Argumentaire

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Le 3e Congrès international francophone Psychiatrie et violence se tiendra à l’Université de Lausanne, les 19, 20 et 21 avril 2017.

Organisé conjointement par le Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires et l’Institut de psychiatrie légale du CHUV de Lausanne, l’Institut de psychologie de la faculté des Sciences sociales et politiques de l’UNIL, l’Institut Philippe Pinel de Montréal et l’Université de Poitiers, ce congrès accueillera des cliniciens, psychiatres, psychologues, des chercheurs, mais aussi des juristes et des représentants des sciences humaines.

Cette rencontre sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion à l’étroite collaboration existant entre praticiens francophones, de part et d’autre de l’Atlantique, dans le domaine de la psychiatrie légale. Elle vise à offrir un lieu de réflexion et d’élaboration autour de la problématique des événements violents dans la pratique clinique. Ce congrès proposera des séances plénières, mais aussi des ateliers et des séances de communications libres.

Il sera centré autour des bouleversements législatifs récents de plusieurs pays et de leurs conséquences sur les pratiques cliniques. Alors que la société est de moins en moins tolérante face à la violence, les institutions se retrouvent confrontées à la nécessité de trouver un juste équilibre entre sécurité, meilleures pratiques et respect des droits des patients.

Comment préserver les droits de la personne présentant des troubles mentaux quand elle est soignée sans son consentement, comment respecter sa dignité, son information, comment faire en sorte que toute restriction de liberté soit adaptée, nécessaire et proportionnée mais aussi cliniquement justifiée, limitée dans le temps et remise en cause en fonction de l’évolution de l’état de santé du patient? Comment faire en sorte qu’isolement et contention ne soient utilisés qu’en dernier recours et dans le respect de la dignité et des droits du patient après une décision (et non une prescription) médicale ?

Le législateur est soumis à la pression populaire, l’amenant parfois à durcir les mesures d’encadrement, notamment lorsque le geste violent est fortement médiatisé. Les intervenants eux-mêmes sont parfois influencés par la perception générale. Cela amène inévitablement à réfléchir sur l’évaluation et la gestion du risque de comportements violents qui constituera un autre axe de notre congrès.

Enfin, la violence intra-familiale en lien avec un trouble mental grave fait régulièrement la une des médias. Les expériences de différentes équipes spécialisées orienteront les échanges autour de ce troisième thème afin de guider les interventions les plus appropriées.

Un fameux congrès de criminologie en 1950 avait vu les communications fondatrices de plusieurs psychanalystes parmi lesquels J. Lacan et S. Lebovici. La séance inaugurale sera l’occasion de faire le point sur ce que la psychanalyse apporte pour penser la violence et sa prise en charge à un moment où se multiplient, particulièrement dans le champ de la psychiatrie légale, les approches réductionnistes qui sont au risque de conduire à l’abandon de toute recherche du sens de ce que la violence de certains comportements peut signifier.

Parmi les orateurs en séance plénière, ont déjà confirmé leur participation : R. Roussillon, F. Ansermet, A. Hazan, C. Müller, E. Bernheim, G. Tremblay, A. Delbreil, D. Sprumont, A. Duc Marwood, P. Forni.

En espérant avoir l’occasion de vous accueillir à cette occasion.

 

Le comité d’organisation

 

 

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