Colloque Lyon 2008

Lyon, 7-8 février 2008 : colloque « La pluralité interprétative 2 »

Une première rencontre autour des pratiques d’interprétation et de la pluralité interprétative, qui s’est déroulée à Lausanne en novembre 2006, a démontré une vraie préoccupation de chercheurs venant d’horizons différents pour les habitudes, les usages, les procédés employés par les acteurs pour comprendre un livre, une conversation, un film, un tableau, etc. Pourtant, interpréter constitue une expérience si ordinaire qu’il n’était finalement pas si facile d’en faire un objet d’étude : le colloque de Lausanne a réuni des comptes rendus d’expérimentation qui ont permis d’élargir une première approche.

Nous proposons, pour poursuivre l’élan donné à cette occasion, un second colloque La Pluralité interprétative 2, où, tout d’abord, nous conserverons comme première direction de recherche les approches empiriques de l’interprétation, qui a réussi à mobiliser dans le premier colloque. Comprendre par l’expérience comment du sens est attribué à un objet sémiotique reste une nécessité et une source de savoir décisif. Les comptes rendus de telles approches seront donc les bienvenues
On se proposera en outre cette année d’ajouter deux autres directions. La première consisterait à prendre au mot l’expression de pluralité interprétative : comment plusieurs sens peuvent cohabiter, comment le même objet peut être conçu de façon aussi différente ? Faut-il alors continuer de le dénommer « objet », ce qui semble supposer une forme d’invariabilité ? On recevra favorablement des projets d’intervention qui posent cette question soit de façon pratique, à la suite d’un constat (par exemple deux critiques différentes d’un livre ou d’un film), soit de façon théorique.
Cette dernière proposition pose la question du statut de l’objet dont il y a interprétation. On se demandera également quel statut donner à l’interprète lui-même. Une tradition sociologique bien enracinée se contente souvent d’en faire un représentant de sa classe d’âge ou de son statut économique. Peut-on aller plus loin en se demandant si une interprétation ce n’est pas un choix de statut social parmi ceux disponibles pour l’interprète ? Par exemple, le même homme peut aller voir Le Seigneur des anneaux en père de famille pour accompagner son fils et, rentré chez lui, lire le dernier Michel Onfray en professeur de philosophie. Une interprétation est-elle liée à un réseau social ? Et ces réseaux sont-ils toujours identiques ? Peut-on, en tant qu’interprète avoir plusieurs identités ? On accueillera volontiers des projets d’intervention qui tenteraient de répondre à ces questions ou à d’autres connexes. La réussite du premier colloque La Pluralité interprétative tenait à son interdisciplinarité. Nous maintiendrons cet état d’esprit dans celui-ci.

Les propositions sont à soumettre avant le 15 octobre sous forme d’un texte d’une page, 1500 signes maximum en les envoyant à :
jpierre.esquenazi@wanadoo.fr

Le comité scientifique est composé de Nicole Everaert-Desmedt, Jean-louis Dufays, Jean-Pierre Esquenazi, Jacques Leenhardt, Pierre LeQuéau et André Petitat.
L’accueil sera assuré par l’Equipe Lyonnaise de recherches en sciences de l’Information et de la Communication (ELICO) (dir. Jean-Claude Soulages) particulièrement l’axe Publics et cultures sur le campus de la Manufacture des tabacs, (Univ. Lyon 3)