Travaux de Master en médecine

Master ès Sciences en sciences infirmières par Sandra Gaillard Desmedt

Titre : « Bien-être spirituel et stratégies de coping des patients atteints de cancer en cours de traitement »

Master conjoint Université de Lausanne, Faculté de biologie et de médecine, Ecole de médecine
et
Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale, Domaine santé, Institut universitaire de formation et de recherche en soins, IUFRS

Directrice de mémoire : Maya Shaha, PhD

Mémoire de Sandra Gaillard Desmedt

Septembre 2013

 

Master en médecine par Marie-Eve Matthey-Doret

Titre : « L’abord de la spiritualité dans les soins aux patients atteints d’un cancer, attitude des médecins oncologues de Suisse romande »

Introduction: Si plusieurs études internationales montrent que les patients atteints d’un cancer souhaitent aborder le thème de la spiritualité avec leurs oncologues, peu de ces derniers disent le faire. Cette étude explore les représentations des oncologues de Suisse romande à l’égard de la spiritualité, leur manière de l’aborder avec leurs patients et les obstacles identifiés lors de tels échanges.

Méthode: Sur la base d’une revue de la littérature, une enquête de 42 questions a été adressée anonymement en 2014, par voie postale, aux 119 oncologues romands avec un rappel un mois plus tard.

Résultats: Le taux de réponse est de 60%. Parmi les répondants, 97% estiment que spiritualité et religion sont des concepts distincts, bien qu’inter-reliés pour 38%. Pour 83%, il est important d’aborder la spiritualité avec leurs patients et 70% disent le faire. Pour 88 respectivement 92% d’entre eux, discuter de cette thématique ne représente ni indiscrétion ni manque de respect à l’égard du patient. Pour 97%, cette pratique n’est pas contraire à leurs valeurs professionnelles et éthiques et 91% estiment qu’elle peut faciliter la discussion de questions relatives à la fin de vie. Enfin, 80% identifient le manque de disponibilité et de formation comme étant les principaux obstacles à aborder la spiritualité et 78% souhaitent participer à une formation.

Discussion & conclusion: Une majorité d’oncologues romands a une représentation de la spiritualité qui dépasse le thème de la religion, estime que cette thématique est importante dans leur communication avec le patient et que son abord ne pose pas de difficultés professionnelles ni éthiques. Hormis leur disponibilité insuffisante, ils identifient le manque de formation comme une lacune majeure et souhaitent être formés.

Ce Master a fait l’objet d’une soutenance orale en février 2016 sous le patronage de la Plateforme MS3.

Le texte du Master est finalisé et une publication scientifique est en cours de rédaction.

Référente académique : C. Mazzocato PD MER