Ecrire le métier: policiers-auteurs

Lecture d’extraits et discussion

En présence des écrivains Yves Patrick Delachaux et Serge Reynaud

Les liens entre monde policier et littérature sont nombreux et existent depuis longtemps. La police est ainsi l’objet de récits abondants et donne matière à un imaginaire particulièrement foisonnant. Aujourd’hui, le succès des récits policiers attire l’attention des professionnels de la police eux-aussi. Certains policiers ou anciens policiers franchissent alors le pas et passent du côté de l’écriture, du roman et de la fiction. Puisant dans leur expérience professionnelle ou jouant avec elle, ces policiers-auteur offrent des descriptions fortes de leur univers professionnel.

En accueillant deux policiers qui écrivent sur leur (ancien) travail de police, nous explorerons les opportunités et les difficultés qu’il y a à « écrire le métier » et se faire le narrateur d’un monde professionnel avec lequel on est familier.

Lieu: Librairire Basta-Dorigny, Université de Lausanne, Campus Dorigny, bâtiment Anthropole

Heure : 18h30

Suivi d’un apéritif

 

Présentation (éditeurs)

Serge Reynaud, Chronique de la main courante. Histoires vécues. Paris: Pocket, 20129782266216319

« Fonction : policier. Mission : défendre la loi, protéger les innocents, arrêter les coupables. Mais au quotidien ? À la fois spectateur privilégié et acteur, l’homme en uniforme est au coeur de la société, de ses moeurs et de ses maux. Depuis son poste d’observation – un commissariat marseillais –, Serge Reynaud égrène des anecdotes, drôles ou tragiques, issues de ses années de service. De braquages ratés en filatures improbables, de la brute épaisse au voyou attachant, l’auteur nous offre des instantanés de la vie d’un flic… le style « procès verbal » en moins !«

 

Yves Patrick Delachaux, Flic de quartier, Genève : Zoe, 2005.

« Le héros de cette autofiction est flic depuis dix ans. Son récit nous emmène dans son quotidien : entre les petits vieux pour qui il faut chasser les fantômes, les querelles de voisinage, la copine pute qui a perdu les clés des menottes de son client ou les poursuites en pleine nuit, le flic trouve pourtant le temps de broyer du noir. Comment continuer à faire respecter les limites de la loi quand le quotidien vous fait douter chaque jour de la justice ? Pourquoi arrêter encore ce petit dealer alors qu’on sait qu’il va recommencer demain ? Comment rester professionnel quand chaque jour renforce nos préjugés ? D’intervention en intervention, on se met à connaître un quartier, ses figures, ses manithumb-large_1e_couv_flic_quartier_pochees et ses ombres. Mais aussi un flic déroutant qui trouve auprès des marginaux la chaleur humaine, les valeurs dont il a besoin pour vivre sa vie.

Premier récit d’un auteur qui est flic depuis 1992, étudiant en sciences de l’éducation, formateur en relations interculturelles et l’un des personnages centraux d’un film documentaire réalisé en 2001 sur le travail de flic de quartier (Pas les flics pas les Noirs pas les Blancs.) Yves Delachaux est né à Genève. »

 

 

Yves Patrick Delachaux, Flic à Bangkok, Genève : Zoe, 2005.

« Ce livre pourrait être une histoire vraie. C’est un roman. Quand on est dépêché par Europol à Bangkok pour y éclaircir le rôle d’un Occidental dans un trafic de drogues et d’enfants d’ampleur internationale, on n’a pas de la ville la vision idyllique d’un dépliant touristique. Patrick, flic blanc, rompu aux techniques de l’élite policière européenne, doit maintenant jouer sur l’échiquier thaïlandais, dont les règles sont bien différentes, et où il apprend comment se donnent les coups à mesure qu’il les reçoit. Au-delà de l’anecdote, c’est la rencontre de l’Orient et de couverture_flic_a_bangkokl’Occident, vue par un policier qui ne connaît de règles que celles édictées par son pays et par les truands. A Bangkok, tout le heurte et le séduit, et il comprend vite que les subtilités de ce monde lui échappent. Alors comment mener à bien son enquête, comment en saisir les enjeux ? »

 

Yves Patrick Delachaux, Grave panique, Genève : Zoe, 2011.

« Après Flic de quartier et Flic à Bangkok, voici le troisième récit de Patrick Delachaux. Grave Panique est la véritable histoire de l’une des dernières missions du policier Delachaux. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 93, dans la couronne parisienne. Il mène l’enquête au cœur d’organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, particulièrement en banlieue. Patrick plonge dans l’univers des bandes de jeunes et celui d’un commissariat. Son constat est rude : son métier de flic de quartier disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre par une police qui se comporte à ses yeux comme une armée d’occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, inspirée par les défis que doivent relever aujourd’hui les polices d’Europe. »

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