Russie portes ouvertes

Dominique Lapierre et Jean-Pierre Pedrazzini, Russie portes ouvertes, 1957

Loin de se développer en vase clos dans le champ de l’édition livresque, l’album photographique a pu entretenir des liens étroits avec la presse et les nouveaux médias d’information de masse. Russie portes ouvertes en 1957 en offre un exemple remarquable. Lorsque Dominique Lapierre et Jean-Pierre Pedrazzini partent à la découverte de l'U.R.S.S. en 1956, c’est pour le compte de deux grands journaux illustrés, Paris Match et Marie-Claire. Cependant, leur voyage débouche non seulement sur la parution d’une série de reportages dans ces magazines, mais également sur un volume de récit de voyage, un film, et surtout sur un livre photographique publié chez Payot à Lausanne.

Le voyage chez les Soviets

Le 14 juillet 1956, deux grands reporters à Paris Match, le journaliste Dominique Lapierre (né en 1931) et le photographe franco-suisse d’origine tessinoise Jean-Pierre Pedrazzini (1927-1956), prennent possession d’une Simca-Marly mise à disposition par le journal et quittent Paris en direction de l'est. Quelques jours plus tard, le passage du pont de Brest-Litovsk entre la Pologne et l'U.R.S.S. marque le point de départ d'un voyage de deux mois et demi et de plus de 15'000 km au cœur de la Russie communiste. Les deux reporters sont accompagnés par leurs épouses ; un traducteur, Stanislas Ivanovitch Petoukhhov – dit Slava –, les rejoint à la frontière, sa femme Vera les retrouvera à Moscou.

  • 1. Fred Kupferman, Au Pays des Soviets : le voyage français en Union soviétique 1917-1939, Paris, Gallimard/Julliard, 1979.

Le choix de la Russie n'est pas anodin. Depuis des décennies, la vie en Union soviétique attise la curiosité des intellectuels et des journalistes occidentaux. Un véritable genre littéraire se développe dans le milieu politico-intellectuel à partir de 1917 : le « retour d'U.R.S.S. », un compte rendu de voyage prétendant retranscrire avec le plus d'objectivité possible les choses vues dans le pays1. De grands auteurs français tels qu’André Gide, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir font des séjours plus ou moins rapides dans l’Union afin d'observer le quotidien d'un pays communiste. La période de dégel qui suit la mort de Staline en 1953 exacerbe encore cet intérêt.

  • 2. John Steinbeck et Robert Capa, A Russian Journal, New York, Viking Press, 1948.
  • 3. Paris Match, n° 305, p. 44-67, et n° 306, p. 46-69.

La photographie accompagne souvent l’expédition. Le reportage illustré le plus célèbre est certainement celui de John Steinbeck et du photographe Robert Capa en 1947 pour le compte du New York Herald Tribune et du Ladies’ Home Journal, qui débouchera à la fois sur une publication en périodiques et sur le recueil A Russian Journal en 19482. Eux aussi revendiquent un regard dépourvu de préjugés idéologiques, un reportage honnête sur la vie réelle des Soviétiques. En 1955, dans une configuration médiatique semblable et avec des ambitions similaires, c’est Henri Cartier-Bresson qui part quelques semaines, offrant à Paris Match un premier grand reportage photographique sur l’Union Soviétique. Il paraît dans deux numéros consécutifs en février 1955, un an seulement avant le départ de Lapierre et Pedrazzini, puis donnera lui aussi naissance à un livre, Moscou vu par Henri Cartier-Bresson3. Certains motifs se retrouveront d’ailleurs d’un reportage à l’autre (fig. 1 et 2).

« Le peuple russe », photo Henri-Cartier-Bresson, Paris Match, n° 305, 1955, p. 60-61

Fig. 1, « Le peuple russe », Paris Match, n° 305, p. 60-61

« En liberté sur les routes russes », photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Paris Match, n° 410, 1957, p. 52-53.

Fig. 2, « En liberté sur les routes russes », Paris Match, n° 410, p. 52-53

Publication dans Paris Match

  • 4. Voir Erika Wolf (éd.), Ilf and Petrov's American Road Trip: The 1935 Travelogue of Two Soviet Writers, New York, Cabinet Books, 2007.

La nouveauté de l’entreprise de Lapierre et Pedrazzini est surtout de prendre la forme d’un raid automobile, dans une tradition qui remonte aux Croisières noire et jaune d’André Citroën, ou au périple des deux auteurs satiriques russes Ilf et Petrov à travers les Etats-Unis en 1934-19354. Mais, chose étonnante pour un journal d'actualité tel que Paris Match, le reportage ne paraît que six mois après sa réalisation. Deux raisons principales peuvent expliquer ce report. D’une part, quelques semaines seulement suivant le retour des deux reporters, l'insurrection de Budapest d'octobre 1956 est sévèrement réprimée par les chars soviétiques, mettant à rude épreuve l'image de l’Union sur le plan international. La Simca-Marly fièrement exposée sur les Champs-Elysées au retour de l’expédition est d’ailleurs rapidement dissimulée face aux nouvelles préventions du peuple français envers la Russie. D’autre part et surtout, Pedrazzini lui-même, envoyé à Budapest en tant que reporter spécial, est touché par les balles soviétiques après quelques jours seulement : rapidement rapatrié en France, il meurt néanmoins le 7 novembre.

Le reportage est finalement publié sur deux numéros en février 1957 (fig. 3). On l’y présente de manière très différente de celui de Cartier-Bresson. Plutôt que de célébrer un travail journalistique abouti, on insiste sur le caractère vacancier et familial du périple (fig. 4) : on met ainsi surtout l’accent sur les derniers instants sereins de Pedrazzini, dont le nom barre la couverture (fig. 5), et on renforce encore l’idée d’un reportage dénué de visées politiques, but déclaré des deux journalistes (fig. 6).

« En liberté sur les routes russes », photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Paris Match, n° 409, 1957, p. 38-39.

Fig. 3, « En liberté sur les routes russes », Paris Match, n° 409, p. 38-39.

« En liberté sur les routes russes », photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Paris Match, n° 409, 1957, p. 40-41.

Fig. 4, « En liberté sur les routes russes », Paris Match,n° 409, p. 40-41.

Paris-Match, n° 409, couverture.

Fig. 5, Paris-Match, n° 409, couverture.

« En liberté sur les routes russes », photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Paris Match, n° 410, 1957, p. 40-41.

Fig. 6, « En liberté sur les routes russes », Paris Match,n° 410, p. 40-41.

  • 5. Marie-Claire publie dans son n° 27 de janvier 1957 un article sur le voyage en U.R.S.S. et la mort de Pedrazzini.
  • 6. « Au cours de leur exploit journalistique, Jean-Pierre Pedrazzini et Dominique Lapierre se sont trouvés devant une matière si riche, ont fait tant de découvertes passionnantes que leurs notes et leurs documents auraient pu remplir de A à Z plusieurs numéros de Paris Match. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de réaliser avec leurs documents (la plupart seront inédits) un album de photos en noir et en couleur qui paraîtra au printemps prochain et qui s'appellera À l'aventure chez les Russes. » (Anon., lettre aux lecteurs, Paris Match, n° 411, p. 5).

D’autres acteurs des médias participent à l’entreprise : à côté de Paris Match, dont le nom orne les ailes de la voiture, apparaît aussi celui de Marie-Claire5, deuxième sponsor officiel. Absent de la surface de la carrosserie, Europe 1 prête un magnétophone pour enregistrer des reportages sonores et des entretiens. On embarque également une caméra 16 mm. Et si la moisson photographique devait au départ déboucher sur une simple publication en magazine, Paris Match annonce, dans une lettre aux lecteurs fin février, que devant la richesse du matériel rapporté, un livre sera édité afin d'offrir un complément fait de documents inédits, sous le titre pressenti d’À l’aventure chez les Russes6.

Du magazine au livre

L’ouvrage, finalement intitulé Russie portes ouvertes, paraît fin 1957, en français et en allemand (So lebt man heute in Russland). La jaquette de la version française retourne d’emblée l’attention sur le reportage lui-même : elle montre l'attroupement coutumier que provoquait le passage de la Marly dans les villes soviétiques (fig. 7). La première planche (fig. 8) décrit par une carte l'itinéraire parcouru et y situe les cinq individus dont les portraits vont rythmer le livre. Celui-ci se structure en effet autour de l’alternance de chapitres décrivant le voyage et de ces portraits exemplaires : un cheminot à Minsk, une vendeuse à Moscou, un paysan d’Ukraine, un chirurgien à Tiflis, un ouvrier à Gorky. Les premiers mettent l’accent sur l’aventure routière, les nombreuses difficultés mécaniques rencontrées, la qualité de l'essence détériorant le moteur français, etc., mais font également découvrir les vastes paysages traversés, les habitudes (fig. 9) et les lieux de rassemblement du peuple soviétique (fig. 10).

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, Lausanne, Payot, 1957, couverture.

Fig. 7, Russie portes ouvertes, couverture.

Russie portes ouvertes, Lausanne, Payot, 1957, p. 10-11.

Fig. 8, Russie portes ouvertes, p. 10-11.

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Lausanne, Payot, 1957, p. 56-57.

Fig. 9, Russie portes ouvertes, p. 56-57.

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Lausanne, Payot, 1957, p. 38-39.

Fig. 10, Russie portes ouvertes, p. 38-39.

Les seconds cherchent à entrer dans l'intimité des cinq sujets présentés. Chacun débute par un portrait serré du personnage (fig. 11) avec, en légende, son nom, son âge, son activité, son adresse, voire son numéro de téléphone comme gage d’authenticité. Les doubles pages qui suivent exposent systématiquement son lieu de travail (fig. 12 et 13) et son logement (fig. 14), détaillent les intérieurs, les possessions personnelles, les appareils ménagers, les garde-robes et les distractions.

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Lausanne, Payot, 1957, p. 41 (détail).

Fig. 11, Russie portes ouvertes, p. 40-41.

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Lausanne, Payot, 1957, p. 42-43.

Fig. 12, Russie portes ouvertes, p. 42-43.

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Lausanne, Payot, 1957, p. 44-45.

Fig. 13, Russie portes ouvertes, p. 44-45.

Russie portes ouvertes, photo Jean-Pierre Pedrazzini, texte Dominique Lapierre, Lausanne, Payot, 1957, p. 48-49.

Fig. 14, Russie portes ouvertes, p. 48-49.

Si la version allemande est proche de l’original francophone par le contenu, elle s’en distingue par la forme : elle ne différencie pas entre les chapitres de voyage et les portraits, modifie en partie l'ordre des images et les mises en pages, et transforme le rapport entre photographie et texte. Là où la version francophone légende abondamment les clichés, ceux de la version germanophone s’en tiennent à un rôle d'illustration du texte principal, dans un rapport moins fort entre les deux arts. Surtout, si les images semblent au premier abord les mêmes entre les deux versions, elles ne le sont pas exactement : les prises de vues utilisées dans le livre allemand s’avèrent parfois imperceptiblement différentes de la publication française, saisies à quelques secondes d’intervalle, comme dans le cas du portrait du cheminot de Minsk. La production photographique de Pedrazzini est en effet considérable au cours du voyage – la préface de Gaston Bonheur parle de 500 bobines –, comme s’il avait moins cherché l'image parfaite qu’une grande quantité de bons clichés, permettant une circulation indépendante des différentes prises. Nous savons, par exemple, que l'Iconothèque de la Cinémathèque française possède elle aussi des variantes de motifs analogues.

De la page imprimée au film

  • 7. En liberté sur les routes d’U.R.S.S. : comment vivent les Russes, réal. Jean-Pierre Pedrazzini et Dominique Lapierre, (...)
  • 8. « Jean-Pierre Pedrazzini était un remarquable photographe, mais ce n'était qu'un cinéaste amateur. (...)

Au-delà de la presse et du livre, les répercussions médiatiques du voyage s’étendront encore au cinéma, avec le film En liberté sur les routes d’U.R.S.S. : comment vivent les Russes, projeté sur les écrans français et belges en juin 19577. Il reçoit un accueil plutôt mitigé de la part d’une critique qui semble déjà lasse des nombreux reportages sur l’Union soviétique et qui lui reproche un caractère trop amateur8.

  • 9. Antonio Mariotti et Bruno Monguzzi (éd.), Jean-Pierre Pedrazzini : URSS-Budapest 1956, derniers reportages de l'autre côté du rideau de fer, Bellinzona, Ed. Casagrande, 2006.
  • 10. Annie et Jean-Pierre Pedrazzini, Une Passion foudroyée : lettres d’amour, Paris 1955-Budapest 1956, Paris, Michalon, 2006.
  • 11. Dominique Lapierre, Il était une fois l'URSS : le fantastique raid automobile de deux jeunes couples français sur les routes interdites du pays des Soviets, Paris, Robert Laffont, 2005.

Cinquante ans après sa mort, en 2006, c’est la vie de Pedrazzini qui fera l’objet d’un film documentaire: Pédra : un reporter sans frontières, réalisé par Villi Hermann. Un livre illustré est également édité à l’occasion de ce jubilé9, ainsi que les lettres de sa correspondance avec sa femme Annie10. Lapierre lui-même participe à cette commémoration en publiant Il était une fois l'URSS, une nouvelle version du compte rendu de 195711.

— Barbara Markowiak

Notes

  • 1. Fred Kupferman, Au Pays des Soviets : le voyage français en Union soviétique 1917-1939, Paris, Gallimard/Julliard, 1979.
  • 2. John Steinbeck et Robert Capa, A Russian Journal, New York, Viking Press, 1948.
  • 3. Paris Match, n° 305, p. 44-67, et n° 306, p. 46-69.
  • 4. Voir Erika Wolf (éd.), Ilf and Petrov's American Road Trip: The 1935 Travelogue of Two Soviet Writers, New York, Cabinet Books, 2007.
  • 5. Marie-Claire publie dans son n° 27 de janvier 1957 un article sur le voyage en U.R.S.S. et la mort de Pedrazzini.
  • 6. « Au cours de leur exploit journalistique, Jean-Pierre Pedrazzini et Dominique Lapierre se sont trouvés devant une matière si riche, ont fait tant de découvertes passionnantes que leurs notes et leurs documents auraient pu remplir de A à Z plusieurs numéros de Paris Match. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de réaliser avec leurs documents (la plupart seront inédits) un album de photos en noir et en couleur qui paraîtra au printemps prochain et qui s'appellera À l'aventure chez les Russes. » (Anon., lettre aux lecteurs, Paris Match, n° 411, p. 5).
  • 7. En liberté sur les routes d’U.R.S.S. : comment vivent les Russes, réal. Jean-Pierre Pedrazzini et Dominique Lapierre, documentaire couleur 16 mm, avec commentaire d’Yvan Audouard, 67 min., 1957. Quelques extraits sont intégrés au film de Villi Hermann, Pédra: un reporter sans frontières. L'aventure de Jean-Pierre Pedrazzini, reporter-photographe de Paris Match, Imagofilm, 2006, 61 min.
  • 8. « Jean-Pierre Pedrazzini était un remarquable photographe, mais ce n'était qu'un cinéaste amateur. Le ton du film réalisé après sa mort par son ami et compagnon de voyage Dominique Lapierre est celui d'un “journal de bord” cinématographique, composé vaille que vaille au hasard des incidents de route, sans la moindre ambition artistique, politique ou autre. [...] Nous avons lu depuis quatre ou cinq ans tant d'articles, de reportages et de livres sur l'U.R.S.S. que notre curiosité se trouve aujourd'hui quelque peu émoussée » (Le Monde, 19 juin 1957) ; « Il ne s’agit pas d’un reportage, mais d’une grande balade en voiture » (André Lang, « En liberté sur les routes de l’U.R.S.S. », France-Soir, 22 juin 1957) ; « Commenté d’un ton léger, il n’est rien de plus qu’un journal de vacances écrit par des touristes curieux et gentils pour leurs amis » (« En liberté sur les Routes de l’U.R.S.S., Dimanche à Pékin », Libération, 20 juin 1957).
  • 9. Antonio Mariotti et Bruno Monguzzi (éd.), Jean-Pierre Pedrazzini : URSS-Budapest 1956, derniers reportages de l'autre côté du rideau de fer, Bellinzona, Ed. Casagrande, 2006.
  • 10. Annie et Jean-Pierre Pedrazzini, Une Passion foudroyée : lettres d’amour, Paris 1955-Budapest 1956, Paris, Michalon, 2006.
  • 11. Dominique Lapierre, Il était une fois l'URSS : le fantastique raid automobile de deux jeunes couples français sur les routes interdites du pays des Soviets, Paris, Robert Laffont, 2005.

Bibliographie

  • Sources
  • LAPIERRE, Dominique et PEDRAZZINI, Jean-Pierre, Russie portes ouvertes, Lausanne, Payot (impression Imprimerie Centrale, Lausanne, et Roto-Sadag, Genève, reliure Maurice Busenhart, Lausanne), 1957. Le livre paraît également aux Editions Vie, Lausanne.
  • CARTIER-BRESSON, Henri, Moscou vu par Henri-Cartier-Bresson, Paris, Delpire, 1955.
  • LAPIERRE, Dominique, En liberté sur les routes d'U.R.S.S., Paris, Editions Bernard Grasset, 1957.
  • LAPIERRE, Dominique et PEDRAZZINI, Jean-Pierre, So lebt man heute in Russland, Hambourg, Im Bertelsmann Lesering, Broshek & Co, 1957.
  • STEINBECK, John et CAPA, Robert, A Russian Journal, New York, Viking Press, 1948.
  • Littérature sécondaire
  • KUPFERMAN, Fred, Au Pays des Soviets : le voyage français en Union soviétique 1917-1939, Paris, Gallimard/Julliard, 1979.
  • LAPIERRE, Dominique, Il était une fois l'URSS : le fantastique raid automobile de deux jeunes couples français sur les routes interdites du pays des Soviets, Paris, Robert Laffont, 2005.
  • MARIOTTI, Antonio et MONGUZZI, Bruno (éd.), Jean-Pierre Pedrazzini : URSS-Budapest 1956, derniers reportages de l'autre côté du rideau de fer, Bellinzona, Ed. Casagrande, 2006.
  • MONTIER, Jean-Pierre, « Henri Cartier-Bresson, figure de l’“intellectuel” ? », Études photographiques, n° 25, mai 2010. En ligne, consulté le 1er mai 2013.
  • PEDRAZZINI, Annie et Jean-Pierre, Une Passion foudroyée : lettres d'amour, Paris 1955-Budapest 1956, Paris, Michalon, 2006.
  • Filmographie
  • LAPIERRE, Dominique et PEDRAZZINI, Jean-Pierre, En liberté sur les routes d’U.R.S.S. : comment vivent les Russes, documentaire couleur 16 mm, avec commentaire d’Yvan Audouard, 67 min., 1957.
  • HERMANN, Villi, Pédra: un reporter sans frontières. L'aventure de Jean-Pierre Pedrazzini, reporter-photographe de Paris Match, Imagofilm, 61 min., 2006.