O. Bauer – Une éducation à la foi, de la foi, dans la foi et par la foi – 2017

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Olivier Bauer[1]

Longtemps, j’ai cru que la foi arrivait comme un cadeau de Dieu, à l’improviste et en totalité. C’est Georges Brassens qui m’en avait convaincu. Contre « [s] on voisin du dessus, un certain Blaise Pascal » qui lui a « gentiment donné ce conseil amical » : « Mettez-vous à genoux, priez et implorez. Faites semblant de croire, et bientôt vous croirez », il annonce que « sur le chemin du ciel [il] ne fer [a] plus un pas », car « la foi viendra d’elle-même ou elle ne viendra pas » (Brassens, 1965). Je l’ai cru, mais j’avais tort. Tort de faire une confiance aveugle même à Tonton Georges, tort de le laisser définir pour moi un concept théologique aussi important. Car si la foi est bel et bien donnée, elle mûrit pourtant. Et si la foi vient bel et bien d’elle-même, elle permet cependant aux croyants-es d’avancer sur les chemins qu’elle leur ouvre.

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E. Parmentier – La bénédiction, un nouveau langage pour dire la grâce ? – 2017

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Élisabeth Parmentier[1]

La « grâce », le « salut », affirmations fondamentales de l’œuvre de Dieu en Jésus-Christ ne « parlent » plus aujourd’hui. Les théologiens s’attachent à rechercher d’autres langages, plus existentiels que juridiques, aux prises avec les besoins exprimés par les contemporains. Dans cette perspective, cet exposé part de l’hypothèse qu’un besoin spirituel majeur de nombreux contemporains – et pas seulement des personnes qui pratiquent une religion – est celui d’être « béni·es ». Non seulement des personnes, mais des objets, des situations, des éléments de la vie sont entourés de bénédiction, et ce, au-delà des cercles religieux[2]. Il y a donc là un potentiel de nostalgie que l’on peut considérer comme un chemin possible pour rejoindre les besoins des contemporains. Mais peut-on faire tout porter à la bénédiction, en perspective chrétienne ?

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