Le savant dans les lettres

Quand les érudits participent à la vulgarisation du Moyen Âge.

Les érudits ne sont pas seulement ceux qui « font avancer la science » en laissant à d’autres le soin de populariser les « arides » matières sur lesquelles ils travaillent. Ils ont été, et ils sont encore, dans bien des cas, les artisans de la réémergence de larges pans de la culture mondiale dans l’imaginaire du grand public. Au Moyen Âge, le rôle joué par nombre d’universitaires et d’érudits dans la réapparition de la civilisation et de la littérature médiévales à l’horizon de notre quotidien est considérable.

Les articles réunis par Alain Corbellari (Section de français), Valérie Cangemi, et Ursula Bähler, évoquent un très large spectre de pratiques: écrivains frottés d’érudition, savants tentés par la littérature ou simplement poussés par un goût vif et empathique de la vulgarisation, érudits désireux de construire des passerelles entre le passé et le présent. Toutes ces évocations sont encadrées par les témoignages directs de deux grands érudits (Michel Zink et Paul Verhuyck) qui ont aussi écrit des romans.

Valérie Cangemi, Alain Corbellari, Ursula Bähler (éds.), Le savant dans les lettres, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », 2014.

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Alain Corbellari

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