Programme

Les JBGE 2018 s’organisent de manière à favoriser les échanges entre les participants.

Douze sessions. trois cours, deux ateliers, une conférence pour les enseignants, deux conférences pour le grand public et un débat sont proposés.

Programme Livre des résumés
Fév
12
lun
Pollution des eaux : quels outils pour une gestion durable ?
Fév 12 Jour entier

 

Comité organisateur: Nathalie Chèvre, Marianne Milano, Jasquelin Pena, Christophe Borel

 

@ A. Walpen

Phosphore et nitrates, micropolluants, plastiques, nanoparticules : le rejet croissant de polluants altère les ressources en eau. Or, les outils de diagnostic de la pollution, notamment l’évaluation du risque qu’elle représente, n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Comment dans ces conditions, gérer de manière durable la ressource en eau? L’idée de cette journée est de présenter de manière transversale (du diagnostic à la gestion) quelques problèmes majeurs de pollution des eaux du XXIe siècle et les solutions durables qui y sont apportées.

Les questions de pollution des eaux font régulièrement la une des médias : qualité des eaux de boisson, plastiques dans les océans, pesticides dans les rivières. Nos modes de consommation et notre usage de l’eau ont indiscutablement un impact conséquent sur la qualité des milieux aquatiques et sur la disponibilité des ressources en eau de notre planète. Or, les méthodes actuellement mises en œuvre par les experts et les scientifiques ne permettent pas d’évaluer l’impact à long terme de ces pollutions. Elles ne soutiennent par conséquent pas encore suffisamment les décideurs amenés à prendre des mesures destinées à gérer durablement les eaux.

Nous vous invitons à soumettre des contributions abordant les questions des microplastiques dans les eaux, des sources de pollutions, du risque des micropolluants et des mélanges, ainsi que du transfert des métaux dans les eaux.

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018
 

 

The UN’s Sustainable Development Goal and the Environment: is the approach of international cooperation changing?
Fév 12 Jour entier
Comité organisateur : Christian Kull,. Valérie Boisvert, René Véron, Mialy Zanah Andriamahefazafy


This one day event will address various aspects of the Sustainable Development Goals (SDGs). The sessions will be held in English and French, the working languages of the international cooperation sector.
Cette journée évoquera sous différents angles les Objectifs du Développement (ODD). La session se déroulera en anglais et en français, langues professionnelles du secteur de la coopération internationale.

@ A. Terrier

We are soon three years into the UN-spearheaded 2015-2030 agenda for sustainable development, known as the SDGs. What role for the environment in the SDGs, and how are the practices of development aid evolving?

The panel sessions will offer a critical reading of the SDGs and their relation to the Environment on the one hand, and to the evolution of the practices of International Cooperation (“Aide au développement”) on the other. They will draw upon the work of all the Development, Societies, Environments research group members, as the SDGs are a unifying theme. Indeed, most of the goals easily connect to one or the other of the research topics of the groups. Examples include farming and nutrition, water and sanitation, deforestation, solid waste management, housing, and so on so forth.

By adopting a both theoretical-critical and a practice-oriented approach, the day’s sessions will be of interest to both academics and local actors from the private sector and civil society in a broad sense (e.g. local NGOs or federations of NGOs, Geneva-based UN offices, local Enterprise foundations, etc.).

Submission of abstracts for presentations and posters to the session should address the following themes:

  • Goal 2: End hunger, achieve food security and improved nutrition and promote sustainable agriculture

  • Goal 6: Ensure access to water and sanitation for all

  • Goal 11: Make cities inclusive, safe, resilient and sustainable

  • Goal 15: Sustainably manage forests, combat desertification, halt and reverse land degradation, halt biodiversity loss

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

 

La durabilité à l’école: état des lieux et perspectives
Fév 12 @ 14:00 – 17:30

 

Informations pratiques:

La participation à la conférence est gratuite. Si vous souhaitez y participer, nous vous prions toutefois de vous inscrire.

Lieu: Aula de l’IDHEAP, UNIL-Mouline

Inscriptions à la conférence

La Faculté des géosciences et de l’environnement cherche à établir des liens plus étroits avec les enseignants du secondaire II du Canton de Vaud (toutes disciplines confondues) intéressés par les programmes de formation continue et des activités de médiation scientifique.

Dans ce but, nous organisons lors de nos prochaines Journées Biennales 2018, une session à l’intention des enseignants du secondaire supérieur de toutes les disciplines. Cette session, intitulée « La Durabilité à l’Ecole : état des lieux et perspectives », vise à créer un espace de réfléxion et de partage autour de l’enseignement de la durabilité ou d’enseignements intégrant cette dimension. A cette occasion, des enseignants du Gymnase, de l’Université et des Hautes Ecoles pourront échanger leurs interrogations, leurs objectifs et leurs expériences dans l’enseignement de cette importante thématique.

Le principe est d’avoir des courtes présentations d’une dizaine de minutes menées par :

  • Des praticiens (enseignants du secondaire II et des Hautes Ecoles).
  • Des théoriciens et scientifiques (pédagogues et chercheurs en sciences naturelles et sciences humaines et sociales de l’UNIL).

L’atelier permettra un échange d’expériences et de préoccupations et d’identifier des besoins et des lignes de travail concrètes.

La manifestation sera suivie d’un apéritif.

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

L’insertion professionnelle des docteur·e·s
Fév 12 @ 16:00 – 18:00
Informations pratiques:

La participation à cet atelier est gratuit

Inscriptions au cours

avec la participation de « Graduate Campus »

Chercher un emploi après un doctorat peut sembler une étape difficile si les perspectives d’avenir n’incluent pas une carrière académique. Quelles compétences valoriser ? Par quels profils les milieux professionnels extra-académiques sont-ils intéressés ? Comment présenter un CV et une lettre de motivation en-dehors du milieu académique ?

Profitant de la rencontre entre l’université et le monde de la pratique professionnelle, cet atelier a pour objectif de parcourir les différentes possibilités offertes aux titulaires d’un doctorat pour s’insérer dans le marché de l’emploi. Le témoignage d’intervenants provenant des sphères académique et professionnelle, ainsi qu’une discussion sur les aspects concrets de la recherche d’emploi sont au programme de cet atelier.

Les intervenants suivants feront ainsi part de leur expérience:

Mme Elisabeth Persoud, responsable de la formation doctorale transversale à l’Université de Lyon, nous présentera le programme qu’elle coordonne qui a pour but de favoriser l’insertion professionnelle des détenteurs de doctorat dans la région lémano-transalpine.

Anne Gabrielle Wüst Saucy, Dr ès sciences et cheffe de la section biotechnologie de l’Office fédéral de l’environnement OFEV/DETEC, représentera un exemple de parcours professionnel au sein la Confédération. Anke Jucker, responsable du développement du personnel du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication DETEC, donnera un aperçu sur les perspectives professionnelles et les possibilités de développement au sein du DETEC.

Le Dr François Girod, Plant manager chez Holcim, évoquera son parcours professionnel après avoir l’obtention d’un doctorat à la Faculté des Géosciences et de l’Environnement. En tant qu’employeur au sein d’une entreprise privée, il pourra également exposer les compétences recherchées chez un docteur ès sciences.

Yannick Poyat, doctorant intégré au dispositif français CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche) partagera son expérience, tant en milieu industriel qu’en milieu académique.

L’atelier se terminera par une discussion. Des questions d’ordre pratique sur les CV et les lettres de motivation pourront aussi être posées non seulement aux intervenants de l’atelier, mais également à la Docteure Verity Elston, Responsable conseil en carrière doctorat et postdoctorat auprès du Graduate Campus (UNIL).

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

Fév
13
mar
Flow R avec Pascal Horton
Fév 13 Jour entier

 

Informations pratiques:

Prix du cours: 0.-

Inscriptions au cours

Flow-R est un logiciel gratuit, développé à l’Université de Lausanne, ayant pour but la réalisation de cartographies indicatives de dangers de laves torrentielles à échelle régionale. Il permet une identification des zones sources potentielles et une estimation de la susceptibilité d’atteinte sur la base d’une quantité limitée de données. Son faible besoin en données (au minimum un modèle numérique de terrain) permet son utilisation dans des pays ne disposant pas d’une grande quantité d’informations sur leur territoire. Flow-R est utilisé pour la cartographie indicative de laves torrentielles dans de multiples pays, sur plusieurs continents.

Le workshop consistera en une application de Flow-R à un cas d’étude. L’identification des zones sources et les propagations seront réalisées de manière guidée, mais en laissant le soin aux participants de tester la sensibilité des différents paramètres.

 

 

 

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

Promotion du vélo en Suisse: Enjeux, mesures et stratégies
Fév 13 Jour entier
Comité organisateur : Patrick Rérat, Dimitri Marincek, Daniel Baehler

En Suisse comme dans plusieurs pays d’Europe, le vélo semble faire son retour. La part modale du vélo dans les villes helvétiques reste encore relativement faible et la marge de progression est importante par comparaison à de nombreuses villes européennes.

Cette session propose, d’une part, de mieux comprendre les différents types de cyclistes et leurs attentes et, d’autre part, de discuter d’initiatives novatrices prises dans ces domaines ces dernières années en Suisse.

Les initiatives novatrices prises en Suisse dans le domaine de la promotion du vélo concernent différents aménagements liés au stationnement (vélostation, etc.), à la sécurité et aux itinéraires cyclables («autoroutes à vélo», etc.). Au-delà des infrastructures physiques, ces initiatives portent également sur l’accès facilité au vélo (subventions pour vélos à assistance électrique, atelier et cours de mécanique, etc.), sur des campagnes de promotion (auprès d’écoliers, d’étudiants, de travailleurs, etc.) ou sur différents services visant à améliorer l’image et l’attractivité du vélo.

La session commencera par deux conférences, dont la présentation des résultats d’une enquête menée à l’Institut de géographie et durabilité de l’Université de Lausanne auprès de 13’000 participant-e-s à l’action « bike to work » en 2016. Elles seront suivies par des interventions de représentant-e-s d’administrations, de bureaux d’étude ou d’associations actifs dans le domaine de la promotion du vélo dans ces différentes dimensions. Dans l’ensemble, l’objectif de la journée est de discuter de la promotion du vélo dans ses différentes dimensions, d’en identifier les enjeux et obstacles et d’échanger sur les expériences novatrices dans notre pays.

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

 

 

Sol, sous-sol et qualité de l’environnement
Fév 13 Jour entier
Comité organisateur : Stéphanie Grand, Eric Verrecchia, Jasquelin Pena

Cette session explore les enjeux liés à l’usage des sols et des matériaux géologiques sous-jacents. L’objectif de cette session est de favoriser la discussion entre les acteurs impliqués dans les aspects législatifs et réglementaires et les acteurs scientifiques / techniques, afin de promouvoir une gestion durable de nos sols et sous-sols.

 

Les sols, tout comme les sédiments et les fragments de roche dont ils sont issus, connus sous le nom de « formations superficielles », remplissent des fonctions essentielles pour l’environnement terrestre. Ils permettent la croissance des plantes en milieux naturels, agricoles et urbains, ils absorbent certains contaminants, ils participent aux cycles élémentaires (C, N, etc.) et aux flux de gaz à effet de serre, et finalement, ils servent de substrat à nos constructions. Le maintien de ces services écosystémiques et sociétaux nécessite une gestion réfléchie, fondée sur des connaissances approfondies des fonctionnements physiques, chimiques et biologiques des sols et des formations superficielles en général.

Cette session vise à identifier des enjeux régionaux liés à la gestion des sols et des formations superficielles en tant que ressource naturelle non renouvelable à nos échelles de temps. Les différents acteurs impliqués en pédologie et géochimie de la surface auront l’occasion de partager leur expérience et d’identifier les besoins futurs en ce qui concerne les connaissances du système sol – formations superficielles.

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

Fév
14
mer
La recherche fondamentale et appliquée en géologie
Fév 14 Jour entier

 

Comité organisateur : Jean-Luc Épard, György Hetényi, Stefan Schmalholz

La recherche effectuée dans les universités semble parfois éloignée des applications directes utiles pour la société. Cette session vise à rapprocher le monde académique de celui de la pratique en proposant des présentations de recherches fondamentales ayant une implication pour la pratique, ainsi que des présentations de problèmes liés à la pratique pouvant déboucher sur une recherche fondamentale.

Des chenaux de haute perméabilité et de porosité autogénérés évoluent dans le temps dans un milieu poreux saturé. Ces caractéristiques de conductivité des fluides sont à la source d’un mécanisme pouvant induire un écoulement vertical rapide, même en présence de barrières a priori imperméables, telles que des formations rocheuses riches en argile.
Modèle numérique haute résolution (512 x 512 x 1024 points de grille) réalisée sur 128 GPU Titan X sur le supercalculateur, nommé Octopus.

Cette session est séparée en deux parties.

La partie académique présentera l’état actuel des recherches, notamment des recherches sur les thèmes de la sismicité, de la géothermie et du développement d’outils informatiques:

  • Quelle est la distribution de la sismicité actuelle? À quel point est-elle liée aux failles ?
  • Quelles sont les nouvelles connaissances géologiques sur la distribution et l’âge des failles ?
  • Comment modéliser les chaînes de montagnes et la distribution des contraintes génératrices de failles ?
  • Quelles sont les connaissances actuelles pour l’application de la géothermie?
  • Quelles sont les avancées dans le domaine du « geocomputing »?

La partie pratique fera ressortir l’aspect pratique de la géologie:

  • Quels sont les moyens techniques utilisés dans le milieu de la pratique pouvant servir pour des recherches fondamentales ?
  • Quels sont les problèmes rencontrés lors de la pratique qui pourraient aboutir à de nouvelles recherches fondamentales ?

Afin de faire le lien entre la recherche fondamentale et le milieu de la pratique, nous faisons appel à des présentations provenant aussi bien de praticiens susceptibles de déboucher sur des questions de recherches fondamentales que de membre du milieu académique intéressé aux retombées pratiques.

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Les grands défis de l’urbanisme au XXIe siècle: L’urbanisme durable peut-il changer la ville?
Fév 14 Jour entier
Comité organisateur : Prof. Antonio Da Cunha, Prof. Dominique Bourg, Dr. Gérald Hess, Dre Muriel Delabarre, Dr Benoit Dugua

@ M.Delabarre

La majorité de la population mondiale est urbaine. Point d’interrogation majeur de l’avenir de la planète, la ville contemporaine est arrivée à un tournant décisif: celui de l’impératif écologique. Cette session se structure autour de trois axes: 1) Quels sont les grands défis de l’urbanisme du XXIe siècle? 2) De quelle manière et à quelles échelles l’urbanisme durable peut-il apporter des réponses aux grands défis de la ville contemporaine? 3) Quelles sont les pistes opérationnelles qui se dessinent dans les villes européennes en matière de fabrication de l’urbain et de réinvention des usages de la ville et de ses espaces publics?

La recherche urbaine contemporaine structure une partie de ses réflexions autour d’une question fondamentale: comment rendre la ville «supportable» par la nature et envisager l’environnent urbain « supportable « pour l’homme?

Deux pistes principales permettent d’explorer cette question: la première relève d’une approche cognitive qui analyserait la ville comme un processeur de ressources, intégrant ainsi les outils de l’écologie scientifique, les apports de la bioéconomie ou encore de l’écologie industrielle; l’autre, plus appliquée, cherche à identifier les stratégies et les pratiques en matière d’urbanisme qui permettent de transformer une vision de l’habitabilité urbaine en projet.

La session est organisée en croisant les regards d’un philosophe, d’une géographe et d’un architecte sur la ville contemporaine et sur son avenir. Des ateliers/tables rondes associant chercheurs et praticiens seront organisés dans une deuxième partie de la séance pour ouvrir le débat et faire émerger des éléments de controverses issus des trois axes abordés lors cette session.

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La production de l’or dans la tourmente
Fév 14 @ 8:00 – 12:00
Comité organisateur: Suren Erkman, Barbara Guénette-Beck

Ces dernières années, les dénonciations se sont multipliées concernant les conditions sociales et environnementales dans les exploitations minières, notamment de l’or. Compte tenu du rôle crucial de la Suisse dans le commerce international de l’or, la problématique de la responsabilité sociale des organisations helvétiques actives dans ce domaine devient de plus en plus pressante. Dans ce contexte, cette session s’intéresse à la responsabilité sociale et environnementale de la Suisse dans l’exploitation, l’affinage et le commerce de l’or ainsi qu’aux pistes de concrétisation de son devoir de diligence.

La Suisse est l’une des principales plaques tournantes du commerce mondial des matières premières. Parmi celle-ci, l’or joue un rôle particulièrement important pour la réputation du pays. Non seulement du fait de son rôle central dans la gestion, la distribution et le financement de ce métal précieux, mais aussi et surtout parce que l’or est la seule matière première qui transite physiquement par la Suisse : entre 60-70% de la production mondiale est affiné en Suisse !

L’or utilisé aujourd’hui provient du recyclage (environ 20-30%), des grandes mines (environ 50-60%) et des mines artisanales (environ 10-20%). La situation des grandes mines est souvent plus ou moins sous contrôle, ce qui n’est souvent pas le cas des mines artisanales ou familiales. Ces dernières années, différents projets d’entraide, des programmes de certification plus ou moins officiels, ainsi que de nombreuses études et rapports, ont dénoncé leurs impacts dévastateurs, aussi bien sur le plan humain qu’environnemental.

Vu le rôle crucial de la Suisse dans le commerce de l’or, la question de son devoir de diligence se pose avec une acuité croissante. Au plan politique, cette question fait l’objet du postulat Recordon, déposé le 21.09.2015 au Conseil des États, qui exige de faire la lumière sur le « Commerce de l’or produit en violation des droits humains ». En effet, les audits sur lesquels les affineurs s’appuient, sont souvent considérés comme insuffisants. Cependant, le rôle de la Suisse dans la filière de l’or ne se réduit pas aux seuls affineurs, d’autres institutions sont directement concernées – minières, financières, commerciales, ainsi que des institutions publiques. Qu’en est-il de leur devoir en matière de responsabilité sociale et environnementale ? Comment se définit-elle et quelles sont les conditions possibles pour une mise en pratique concrète du devoir de diligence ?

Cette session d’une demi-journée comprendra diverses présentations qui aborderont la question du devoir de diligence des institutions publiques ainsi que des entreprises actives en Suisse dans la chaîne de valeur de l’or. Quelles mesures vont prendre les acteurs de la filière pour maintenir et renforcer la réputation de la Suisse, en tenant compte de sa responsabilité particulière ?

Nous invitons les praticiens spécialistes du domaine de la gouvernance, de l’aide humanitaire et du commerce de l’or à soumettre une proposition de communication pour cette session.

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

 

La formidable évolution des êtres vivants
Fév 14 @ 18:00 – 19:30

 

Informations pratiques:

La participation à la conférence est gratuite. Si vous souhaitez y participer, nous vous prions toutefois de vous inscrire.

Inscriptions à la conférence

 

Fossiles extraordinaires de l’explosion cambrienne

Prof. Allison Daley (FGSE, UNIL)

Les tous premiers animaux ont évolué, il y a plus de 500 millions d’années, lors d’un événement évolutif exceptionnel appelé l’Explosion cambrienne. Des fossiles étonnants, conservant des tissus mous, nous révèlent que ces premiers animaux étaient très différents des animaux vivants aujourd’hui. Les plus curieux appartenaient au groupe nommé Radiodonta et ont longtemps été considérés comme les premiers prédateurs… Mais étaient-ils réellement des monstres si féroces?
Lors de cette conférence, nous explorerons ce que nous dévoilent les fossiles sur l’écologie de ces animaux éteints.

 

Les coelacanthes sont-ils des ‘fossiles vivants’?

Dr. Lionel Cavin (Muséum d’histoire naturelle, Genève)

Les cœlacanthes sont des poissons qu’on ne connaissait que sous forme fossile jusqu’à ce qu’un spécimen vivant fut pêché en 1938 dans les eaux de l’Océan Indien. Ces animaux, qui sont évolutivement parlant plus proche des humains que de la majorité des poissons, sont devenus l’emblème des « fossiles vivants » en raison de leur supposée évolution très lente. Mais méritent-ils ce qualificatif ? Des fossiles découverts récemment à près de 3’000 mètres d’altitude dans les Alpes grisonnes apportent un nouvel éclairage à cette question.

 

L’évolution des hominidés et l’influence de la nourriture et de l’environnement sur le développement du cerveau.

Prof. hon. Arthur Escher (FGSE, UNIL)

Le travail de nombreux spécialistes et la découverte de nouveaux fossiles rendent possible la construction d’un schéma simplifié montrant l’évolution des hominidés à partir de formes arboricoles jusqu’aux Homos sapiens actuels. Il apparaît clairement l’influence de l’environnement, de la maîtrise du feu et de la nourriture sur l’évolution du cerveau. Cette évolution concerne aussi bien l’augmentation du volume cérébral que l’organisation interne du cerveau.

 

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

 

Fév
15
jeu
« Au-delà de l’aléa » ou comment proposer une gestion intégrée des risques naturels? (3e Journée de Rencontre sur les Dangers Naturels)
Fév 15 Jour entier

 

Comité organisateur : Marc-Henri Derron, Jean-Michel Fallot, György Hetény, Michel Jaboyedoff, Christophe Lambiel, Stuart Lane, Jean Ruegg

 

@ J. Voumard

« Au-delà de l’aléa » ou comment proposer une gestion intégrée des risques naturels?

Il n’y a pas de solution universelle pour garder vivable une zone de danger. Il faut souvent inventer une solution de réduction des risques originale et propre au site. Échanger ses expériences en la matière est donc primordial pour tous les acteurs des dangers naturels.

La gestion des risques naturels s’appuie, en premier lieu, sur la qualification des aléas; puis ces aléas sont confrontés aux enjeux environnementaux, humains et matériels. À partir de là, des stratégies de réduction du risque doivent être trouvées. Celles-ci sont variées; elles vont de la « mitigation » de grandes surfaces par des mesures de protection aux systèmes d’alerte (EWS : early warning system), en passant par les protections de l’objet. Elles dépendent aussi d’un nombre important de facteurs, tels que la qualité et la fiabilité des documents de base (cartes d’aléas, inventaires), la qualification des vulnérabilités, la réceptivité des populations, les contraintes budgétaires, le cadre légal ou le rôle des assurances, etc.

Nous vous invitons donc à soumettre des contributions relatives à la gestion des risques naturels allant de la cartographie des aléas aux solutions de réduction de risques, pour l’ensemble des phénomènes dangereux (climat : inondation, permafrost, sécheresse, intempéries, ouragan; mouvements de versant : glissement de terrain, chute de blocs, laves torrentielles; avalanches; effondrements; tremblements de terre; …).

 

 

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

Processus participatifs dans la gestion de l’eau et l’aménagement des cours d’eau
Fév 15 Jour entier
Comité organisateur : Joana Guerrin, Emmanuel Reynard

@ J.Guerrin

Les législations sur les eaux et sur l’aménagement des cours d’eau veulent favoriser la participation des usagers et des riverains à la gestion des eaux et à l’aménagement des cours d’eau. Ces nouvelles pratiques posent des questions d’ordres conceptuel, méthodologique et de mise en œuvre pratique. Cette session vise à faire le point sur la mise en œuvre de processus participatifs dans la gestion des eaux et l’aménagement des cours d’eau et à permettre le dialogue entre les chercheurs et les praticiens.

La participation des usagers et des riverains est au cœur des politiques publiques actuelles d’aménagement du territoire. La gestion de l’eau et l’aménagement des cours d’eau sont des secteurs concernés par ces évolutions. Si, en théorie, ces principes participatifs semblent faire consensus auprès des chercheurs, la mise en œuvre, et les retours sur cette dernière sont plus controversés. La participation des riverains est-elle toujours effective, et, si oui, à quel degré? Dans quel(s) objectif(s) les aménageurs mettent-ils en œuvre (ou non) des processus participatifs ? Quelles sont les limites à la participation? Quels en sont les apports du point de vue des chercheurs et des aménageurs?

Nous faisons appel à des présentations qui traiteront plus précisément des questions suivantes :

  • Quelles sont les visions et les approches participatives mises en œuvre dans la gestion de l’eau et l’aménagement des cours d’eau (instrumentales, substantives, normatives), ainsi que leurs limites ?

  • À quels enjeux d’ordres méthodologique et pratique les gestionnaires sont-ils confrontés lorsqu’ils mettent en œuvre un processus participatif ?

  • Quels dialogues et quelles collaborations sont possibles entre les chercheurs et les gestionnaires dans le cadre des processus participatifs ?

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

Cours d’analyse de cycle de vie sur la thématique de l’alimentation
Fév 15 @ 9:00 – 17:00

 

Informations pratiques:

Le cours sera donné par Dr. Sébastien Humbert, Directeur Scientifique et co-fondateur de Quantis (Lausanne)

Prix du cours: 100.- . Le cours aura lieu pour un minimum de 10 personnes inscrites.

Inscriptions au cours

Notre mode de vie n’est pas durable. Ceci, maintenant tout le monde le sait. Les technologies pour réduire significativement nos impacts existent aussi. Le problème est que notre société ne peut pas se permettre de tout faire en même temps. Il nous faut donc une méthode pour identifier les priorités en termes de réduction d’impact.

L’analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode scientifique permettant l’évaluation des impacts environnementaux potentiels de produits, de procédés, de services ou d’entreprises sur l’ensemble de leur cycle de vie : extraction des matières premières ou production agricole, fabrication (transformation), distribution (transports), utilisation, fin de vie (Figure 1 et Figure 2). Cette approche bénéficie, entre autres, du soutien du Programme des Nations Unies pour la Protection de l’Environnement (PNUE), de la Commission Européenne, et repose sur une méthodologie encadrée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), en particulier les normes ISO 14040 (2006) (conditions et guidances) et ISO 14044 (2006) (principes et structure).

 

Lorsque la méthode de l’analyse du cycle de vie est appliquée à la totalité des activités humaines, il s’avère que notre alimentation contribue à environ 30% des impacts globaux.

Ce cours sera l’occasion de vous présenter la méthode de l’analyse du cycle de vie en utilisant l’alimentation comme cas d’étude. Les participants vont donc faire « d’une pierre deux coups » : i) apprendre comment utiliser la méthode de l’analyse du cycle de vie et la compréhension et l’utilisation de ses résultats, mais aussi ii) sortir du cours en ayant déjà appris certaines informations utiles sur comment réduire les impacts associés à leur alimentation.

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La montagne face au changement climatique
Fév 15 @ 18:00 – 19:30

 

Informations pratiques:

La participation à la conférence est gratuite. Si vous souhaitez y participer, nous vous prions toutefois de vous inscrire.

Inscriptions à la conférence

 

Le permafrost face au changement climatique en Suisse

Dr Christophe Lambiel (FGSE, UNIL)Le permafrost désigne les terrains gelés en permanence. Dans les Alpes, ces conditions se rencontrent généralement au-dessus de 2400 m environ. Avec le réseau PERMOS, la Suisse a la chance de disposer du réseau de monitoring du permafrost le plus dense au monde. L’état et les changements du phénomène y sont documentés à partir des éléments suivants : mesures de la température en forages, changements dans la teneur en eau et en glace du sol, variations des vitesses de fluage de glaciers rocheux. A l’aide de ces différentes données, cette présentation montrera comment le permafrost de montagne se comporte face aux modifications climatiques actuelles.

La stabilité des parois de haute montagne à l’épreuve du climat. Une décennie de recherches dans le massif du Mont Blanc

Dr. Ludovic Ravanel (EDYTEM, Université Savoie Mont Blanc)

Éboulements et écroulements rocheux sont les processus géomorphologiques qui affectent le plus profondément l’évolution des parois rocheuses. À haute altitude, ils sont en grande partie attribuables au climat, à travers la dégradation du permafrost, c’est-à-dire le réchauffement des terrains gelés en permanence. Les travaux menés dans le massif du Mont Blanc ont permis d’importantes avancées dans la compréhension de la déstabilisation des parois alpines.

 

Peak Oil, Peak Water, Peak Sediment: les effets du réchauffement climatique sur les glaciers Alpins

Prof. Stuart Lane (FGSE, UNIL)

Le « peak oil » était une idée développée dans les années 1970 pour décrire la pénurie éventuelle de pétrole mondial et son éventuelle réduction de l’importance pour l’approvisionnement énergétique mondial. L’utilisation de ce combustible fossile a conduit à un réchauffement rapide et, dans cette présentation, je montrerai comment le recul rapide des glaciers alpins qui en a résulté conduira à une situation de «peak water», un enjeu crucial pour la production hydroélectrique des Alpes. Je montrerai également comment le recul des glaciers qui en résulte a également des implications sur l’évolution du paysage et conduira vraisemblablement à une situation de «peak sediment».

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

 

 

 

Fév
16
ven
L’agriculture urbaine transforme-t-elle la ville?
Fév 16 Jour entier

 

Comité organisateur: Joëlle Salomon Cavin, Cyril Mumenthaler

© C.Kull

Quelle est la place de l’agriculture dans la fabrique urbaine ? L’objectif de cette session est d’interroger la capacité de l’agriculture à transformer la forme urbaine et son fonctionnement.

L’agriculture urbaine, comprise au sens large, intégrant jardinage et agriculture professionnelle, apparaît actuellement comme un agent particulièrement dynamique de transformation de la ville à différentes échelles : région urbaine, quartiers, espaces publics et même bâtiments. Dans les grandes villes de Suisse, rares sont désormais les projets qui ne prévoient pas d’espaces à jardiner par les habitants, de jardins communautaires, d’espaces publics agricoles ou encore de serres productives en toiture.

Dans le cadre de cette session, nous souhaitons aborder les questions suivantes :

  • En quoi l’agriculture urbaine modifie-t-elle le fonctionnement de l’espace urbain et singulièrement celui des espaces publics ?

  • En quoi oriente-t-elle les nouveaux projets d’aménagement et les formes architecturales ?

  • Qui sont les acteurs et les promoteurs de cette ville agricole ?

  • Comment les instruments de l’aménagement urbain intègrent-ils actuellement l’agriculture?

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Transition énergétique en Suisse: perspectives et impacts environnementaux
Fév 16 Jour entier
Comité organisateur : Bettina Schaefli, Stuart Lane, Emmanuel Reynard

L’abandon de l’énergie nucléaire envisagé par la Suisse requiert une modification considérable du système de production électrique. Cette session sera l’occasion de revoir et de discuter des questions clés concernant la quantification, les impacts environnementaux et socio-économiques, ainsi que la gestion durable des ressources énergétiques disponibles en Suisse.

La session s’intéressera plus particulièrement au rôle des ressources renouvelables disponibles en Suisse dans la transition énergétique et, également, aux enjeux environnementaux qui y sont liés. Une attention particulière sera portée à la production hydroélectrique, à la transition vers des barrages multifonctionnels et à l’intégration des systèmes énergétiques et de différentes sources d’énergies.

Nous sollicitons également des contributions qui discutent les potentiels impacts environnementaux et paysagers de la transition énergétique. Des exemples d’études au-delà de la Suisse compléteront cette session.

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CloudCompare avec Daniel Girardeau-Montaut
Fév 16 @ 8:30 – 12:00

 

Informations pratiques:

Prix du cours: 50.- qui seront reversés, sous forme de dons, au site de CloudCompare, pour soutenir la gestion et les mises à jour du logiciel.

Inscriptions au cours

[su_spoiler title="Détails"]

CloudCompare (http://www.cloudcompare.org) est un logiciel open source, conçu pour le traitement des nuages de points volumineux. Historiquement, ce logiciel a été développé pour comparer les nuages de points en 3D, afin d’en détecter les différences et les changements. CloudCompare est devenu, au fil du temps, un utilitaire renommé pour le traitement des nuages de points de manière générale, et il a de nombreux utilisateurs à travers le monde.

Le logiciel comprend des algorithmes avancés tels que le recalage et le rééchantillonnage de nuages, la gestion des couleurs, normales et champs scalaires, le calcul de statistiques, la segmentation, l'amélioration de la représentation des données 3D, etc. En outre, il possède de nombreux plugins mettant en œuvre des algorithmes avancés issus de travaux scientifiques récents (classification, calcul de distance robuste, reconstruction de surface, etc.).

Lors de ce cours, le créateur et développeur de CloudCompare, Daniel Girardeau-Montaut offrira un aperçu du logiciel, en incluant le recalage, la comparaison des nuages de points et l’utilisation de certains plugins. Le cours s'adresse à tous les participants ayant un intérêt à se perfectionner dans la pratique du traitement de nuages de points.

 

Résumés, présentations et vidéos des JBGE 2018

Débat autour du thème: Comment l’UNIL peut-elle soutenir les Alpes vaudoises et ses habitants dans les développements futurs ?
Fév 16 @ 8:30 – 12:00

 

Informations pratiques:

Vous pouvez vous inscrire à ce débat en envoyant un mail à l’adresse jb-gse@unil.ch

Un apéro dînatoire sera offert sous invitation

Le débat aura lieu de 8h30-12h00 dans la salle 001 de l’IDHEAP

[su_spoiler title="Détails"]Nous organisons, dans le cadre des Journées Biennales des Géosciences et de l'Environnement - Lausanne, 12-16 février 2018, une rencontre avec responsables et acteurs liés aux Alpes vaudoises incluant une table ronde et quelques courtes présentations ; l’objectif en sera d’évaluer comment l’UNIL peut s’intégrer dans l’exploration de nouvelles voies dans le développement de nos régions de montagne.

L’UNIL est en effet susceptible de contribuer à une vision de ce développement pour les prochaines décennies ; elle peut apporter ses compétences dans la gestion du territoire, la mobilité, le tourisme et le sport, l’environnement, les dangers naturels, pour n’en citer que quelques-unes. L’UNIL (la FGSE en particulier) travaille déjà dans les espaces alpins. Les récents projets intégratifs RECHALP et InAlp en attestent et d’autres projets ont été menés, sont en cours ou en voie de développement ; la forte contribution de la FGSE à l’analyse des risques naturels manifeste également un vif et ancien intérêt, tout comme son implication dans la réserve du vallon de Nant. D’autres contributions sont à envisager qui pourront être identifiées et esquissées lors de cette table ronde.

Parmi les questions déjà thématisées et les enjeux liés au projet « Alpes vaudoises 2020 », on peut bien sûr mentionner la réorientation du tourisme et la diversification de l’économie qui sont un axe important de nos recherches. Le concept des Alpes vaudoises 2040 s’orientera sans doute vers un tourisme durable, de 4 saisons, avec une conscience environnementale accrue compte tenu des changements climatiques et globaux. Des analyses et études prospectives pourraient ainsi être réalisées en collaboration avec notre Faculté et l’UNIL.

Cet événement se déroulera le matin du 16 février 2018 et sera suivi l’après-midi par la session : « Apports, limites, contraintes et opportunités de la gestion environnementale du point de vue des responsables politiques et administratifs : comment renforcer la coopération entre les acteurs (politiques, administratifs, économiques et académiques)? »[/su_spoiler]

 

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Médiation des géosciences
Fév 16 @ 9:15 – 12:00

 

Informations pratiques:

Prix du cours: 50.- . Le cours aura lieu pour un minimum de 6 personnes inscrites.

Inscriptions au cours

Comment, pourquoi et par quels moyens vulgariser aujourd’hui les géosciences? Ce cours s’adresse à toute personne intéressée à mettre en valeur l’histoire et les particularités d’un site naturel, à communiquer des résultats de recherche au grand public, à renforcer les liens entre géosciences et société par une médiation de qualité.

Le bureau d’étude Relief est actif depuis 2012 dans la médiation des géosciences, ou comment faire découvrir à un public non spécialiste les particularités géologiques, environnementales ou culturelles d’un site, les processus de surface et l’histoire longue des paysages. Dans le cadre des Journées biennales des Géosciences et de l’Environnement, nous proposons un cours d’introduction aux concepts et techniques de médiation indirecte qui peuvent guider la conception et la réalisation de produits d’interprétation, quel que soit le support (exposition, panneaux, brochures, poster, support numérique).

La médiation en géosciences en environnement implique une approche particulière de l’espace, du temps et de la dynamique de l’environnement, qui n’est pas la même que pour d’autres disciplines très actives en vulgarisation, comme les sciences du vivant ou l’astronomie. Nous aborderons aussi d’autres spécificités disciplinaires, comme l’usage des cartes ou la relation à l’observation.

Le cours se déroule sur 3 x 45 min et aborde les thèmes suivants:
• Les fondements: principes d’interprétation et didactique des géosciences (géographie, géomorphologie, géologie).
• Le cadre: l’approche globale de la médiation (publics, objets, message, supports – voir fig. 1).
• Les techniques: exemples d’application, bonnes pratiques et discussion.

Ces thèmes sont traités dans leur aspects à la fois théoriques et pratiques, sur la base de réalisations concrètes analysées et discutées. Les participants seront invités à travailler eux-mêmes sur un cas pratique.

La formation s’adresse aux universitaires, aux acteurs du développement territorial, aux gestionnaires d’espaces naturels, aux acteurs du tourisme et guides et accompagnateurs désireux de communiquer efficacement avec le public dans le domaine des géosciences.

 

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Apports, limites, contraintes et opportunités de la gestion environnementale du point de vue des responsables politiques et administratifs : comment renforcer la coopération entre les acteurs (politiques, administratifs, économiques et académiques ) ?
Fév 16 @ 13:30 – 17:00
Comité organisateur: Michel Jaboyedoff, Rémy Freymond, Aurélie Terrier, Nathalie Chèvre

@A.Walpen

Depuis les années 1950, la Confédération et les cantons ont mis en place une série de mesures concrètes afin d’intégrer la place de l’environnement dans la gestion des collectivités. Comment ces mesures sont-elles perçues par les différents acteurs impliqués dans la gestion de l’environnement et à différents niveaux institutionnels? Ces mesures constituent-elles un avantage, une contrainte ou des opportunités pour la collectivité? Quel sont les rôles des spécialistes des bureaux privés et du milieu académique ?

Le développement durable est partie intégrante de la politique fédérale suisse : selon l’article 73 de la Constitution fédérale suisse, elle doit œuvrer pour « l’établissement d’un équilibre durable entre la nature, en particulier sa capacité de renouvellement, et son utilisation par l’être humain. »

Protection des ressources naturelles, concentration de l’urbanisme, amélioration de la qualité de l’air, préservation de la qualité de l’eau, conservation de la biodiversité, maintien de la qualité des sols, valorisation des paysages : toutes ces mesures sont mises en place par la Confédération suisse dans sa politique d’environnement. Toutefois, sur le terrain, les gestionnaires ont-ils les ressources et les outils requis pour appliquer ces mesures ? Quels sont les avantages et les contraintes que de telles mesures peuvent leur apporter? Les problèmes environnementaux dépassent les frontières communales, cantonales et nationales ; quels sont les principaux modèles de coopération à ces différents niveaux (intercommunal, inter-cantonal, régional, transfrontalier, international) ?

Cette session vise à ouvrir un espace de discussion entre gestionnaires, praticiens et chercheurs sur la gestion environnementale et la coopération entre les différents acteurs (administratifs, élus, économiques et académiques). L’objectif est d’identifier les problèmes et de proposer des pistes pour des recherches concrètement utiles aux gestionnaires, ou de proposer des alternatives en vue de transformer les contraintes légales en opportunités.

Prévue sur un après-midi, la session s’ouvrira sur des présentations et sera suivie par un débat et des conclusions qui devraient permettre de resserrer les liens entre l’ensemble des milieux concernés et la Faculté des géosciences de l’environnement de l’UNIL et le milieu académique en général.

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