Emmanuelle Mathieu

Emmanuelle Mathieu a été nommée maître-assistante en science politique à l’Institut d’études politiques, historiques et internationales (IEPHI) le 1er août 2018. Son expertise en politique européenne vient compléter l’offre d’enseignement et de recherche de la Faculté.

Quel est le parcours qui vous a amenée à devenir chercheuse ?

Après avoir fait des études de droit, j’ai suivi deux formations complémentaires en politique européenne. L’une théorique, dans laquelle j’étais amenée à passer des journées entières en bibliothèque pour écrire des essais, et l’autre à orientation professionnalisante, basée essentiellement sur un stage, que j’ai réalisé dans une association basée à Bruxelles. Le contraste entre les deux formations a été saisissant. Réalisant que je me sentais nettement plus stimulée dans la formation théorique, j’ai décidé de me dédier à la recherche. Etant alors basée à Bruxelles, j’ai trouvé un poste de chercheure en sciences politiques à l’université catholique de Louvain. C’est là que ma carrière de chercheure a débuté.

Votre domaine/ sujet de recherche en une phrase ?

La plus grande partie de mon travail se situe au croisement entre études européennes et politiques de régulation.

Pourquoi ce domaine/ ce sujet de recherche ?

Mon intérêt pour les études européennes vient de mon attachement à une vie d’expatriée au cours de laquelle j’ai posé mes valises et vécu, pour des durées variables, dans une petite dizaine de pays d’Europe de l’Ouest. Je me sens très européenne. En ce qui concerne mon intérêt pour les politiques de régulation, il doit s’agir de ma formation de juriste qui m’a naturellement orientée, lors de ma reconversion en sciences politiques, vers des sujets dans lesquels le droit joue un rôle important, ce qui est le cas des politiques de régulation.

Pourquoi faire cette recherche à la Faculté des SSP de l’UNIL ?

Compte tenu de sa composition, le laboratoire de recherche dans lequel je m’inscris à l’UNIL, le LAGAPE (laboratoire sur la gouvernance et l’action politique en Europe) est un endroit idéal pour développer des relations de travail fructueuses avec mes collègues les plus proches. Par ailleurs, ayant moi-même un penchant pour l’interdisciplinarité, les phénomènes internationaux et l’analyse historique, je me sens tout à fait à ma place dans mon Institut (l’IEPHI) qui regroupe politologues, internationalistes et historiens.

Qu’attendez-vous de vos recherches ?

A un niveau personnel, la recherche m’amuse, mais surtout, elle est un formidable moyen de grandir intellectuellement. C’est essentiellement ça que j’en attends : une stimulation intellectuelle.

Quelles difficultés éprouvez-vous dans le travail de recherche ?

Il est parfois un peu difficile de rester concentrée et motivée dans ce travail qui se déploie dans un temps très long et se réalise presque dans son entièreté assise à un bureau et dans le cadre duquel le contact humain est très limité.

Quels sont les talents cachés qui vous aident à surmonter ces difficultés ?

Je suis d’une nature très enthousiaste, persévérante et travailleuse, ce qui me permet de garder le cap et de continuer à donner de moi dans les moments difficiles.

Qui serez-vous dans 10 ans ?

Une personne heureuse !