Transfert de connaissances en santé : un partenariat interdisciplinaire au service de la communauté

Le programme pluridisciplinaire i-KnoT (improving Knowledge Transfer in Health) vise à développer des recherches portant sur le transfert de connaissances, que ce soit entre chercheurs/euses et clinicien-ne-s, ou entre soignant-e-s et patient-e-s. Le groupe de pilotage est composé de Bernard Burnand (FBM/CHUV), Michèle Grossen (SSP) et Francesco Panese (SSP/FBM), ainsi que d’un groupe de travail restreint composé d’Emilie Bovet (HESAV/FBM/CHUV), Vincent Pidoux (SSP), Michael Saraga (FBM/CHUV) et Ludivine Soguel Alexander (HESGE).

© Fotolia - Lsantilli
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Un groupe de chercheurs de l’UNIL a lancé un programme de recherche interdisciplinaire afin d’étudier les barrières qui font obstacle à l’application des connaissances en santé, et de développer des approches innovantes dans ce domaine. Plusieurs projets de recherche ont été lancés :

  1. Une revue de la littérature (Bovet & Pidoux, en préparation) montre que la plupart des modèles de transfert de connaissances en santé négligent le contexte dans lequel elles sont transmises et le fait qu’elles sont souvent transformées en fonction du contexte dans lequel elles sont mobilisées.
  2. Le projet de recherche « Knowledge translation in healthcare: A multidisciplinary evaluation », financé par la Fondation Bangerter et dirigé par B. Burnand (2012-2015), vise à saisir les pratiques par lesquelles les médecins mettent leurs connaissances à jour, et à identifier des pistes d’intervention qui améliorent le transfert de connaissances (Bovet, Bengough, Pidoux, Vaucher, Grossen, Panese & Burnand, en préparation).
  3. Le projet « Knowledge translation through tool-supported practices in health care: Production and use of self-management tools in chronic disease. The case of Diabetes », financé par le FNS et dirigé par M. Grossen, F. Panese et B. Burnand, a débuté le 1er septembre 2015. D’une durée de trois ans, il porte sur la production et les usages des connaissances en contexte, notamment par l’analyse des outils de gestion et d’auto-gestion du diabète. Il examine en particulier : 1) les écarts entre usages prévus par leurs concepteurs et usages effectifs des professionnels de la santé; 2) les écarts entre usages des professionnels de la santé et ceux des patients. Deux chercheurs FNS seniors sont engagés dans ce projet : Giada Danesi et Vincent Pidoux. Un-e doctorant-e rejoindra l’équipe prochainement.(d) Le 5 novembre 2015 se déroulera à Lausanne le symposium international « Health Information : Challenges and Strategies » (organisé par B. Burnand, F. Panese, M. Grossen et B. Rossier) qui discutera des théories qui portent sur le transfert de connaissances et des pratiques qui en découlent (iumsp.ch/symposium-health-info).

D’autres projets de recherche sont envisagés, qui impliqueront notamment l’étude du rôle des outils informatiques dans la gestion de la maladie. Un projet de thèse portant sur l’éducation thérapeutique dans le cas du diabète chez les enfants (Marcelo Dos Santos Mamed) est également en cours. Des demandes de financement seront peu à peu déposées, qui concerneront les trois publics cibles : professionnels de la santé, public et décideurs.

Michèle Grossen, professeure ordinaire (IP, UNIL)
Francesco Panese, professeur associé (ISS, UNIL)
Bernard Burnand, professeur ordinaire (FBM/CHUV)