EHPAD des Soeurs de la charité (Besançon, France)

Les Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) des Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret de Besançon

La Province Besançon-Savoie de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Saint Jeanne-Antide Thouret entreprend dans les années 90 la réorganisation de ses maisons de retraite pour sœurs âgées (six maisons au total) qui se répartissent dans l’Est de la France et en Suisse. Des conventions tripartites signées au début des années 2000 entre les associations gérant ces maisons en France, les Conseil Généraux et les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) vont permettre à ces maisons de retraites déjà médicalisées d’obtenir le statut d’EHPAD et ainsi jouir d’aides publiques. La Congrégation des Sœurs de la Charité a donc choisi d’obtenir la reconnaissance étatique (avec tout ce que cela suppose en terme de mise aux normes sanitaires) sans pour autant perdre le contrôle de ses maisons de retraite. Ces EHPAD sont gérés par une direction laïque et une équipe de soins professionnelle, placée sous l’autorité d’un conseil d’administration dont les supérieures sont majoritaires. Dès l’origine, les EHPAD des Sœurs de la Charité se sont ouverts aux religieuses d’autres congrégations, ainsi qu’aux prêtres âgés et aux laïcs. L’EHPAD des sœurs de la Charité de Saint-Ferjeux (Besançon), sur lequel porte en grande partie cette étude, accueille 50 sœurs âgées dépendantes et presque autant de laïcs (dans deux bâtiments distincts). Habilité à l’aide sociale, l’établissement permet donc à la congrégation de bénéficier d’une aide substantielle de l’État pour prendre en charge les frais d’hébergement.

Notre recherche a été principalement menée dans les EHPAD dénommés « Saint Ferjeux » (Besançon, Doubs), « Notre Dames des Cèdres » (Montagney, Haute-Saône) et « Les Balcons du Lac » (Thonon-les-Bains, Haute-Savoie). Ces différents établissements sont aujourd’hui gérés par une association unique : l’association « Maisons Jeanne-Antide ».