Archives pour la catégorie Tribune

Femmes et quotas: les origines du retard suisse

letemps

Par Stéphanie Ginalski
Publié le 29 novembre 2016 dans Le Temps

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Le 23 novembre, le Conseil fédéral a transmis au parlement un message visant à moderniser le droit de la société anonyme. Un enjeu central de cette réforme consiste à introduire des seuils de représentation des femmes dans les sociétés cotées, fixés à un minimum de 30% dans les conseils d’administration et 20% dans les directions générales.

Cette décision s’explique par le retard considérable accumulé par la Suisse en ce qui concerne la présence des femmes parmi les cadres supérieurs des firmes. Elle suscite cependant de vives oppositions au sein des milieux économiques. Pour mieux comprendre les enjeux du débat, il faut revenir sur les facteurs historiques à l’origine de ce retard.

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Le capitalisme suisse reste une affaire de famille

24h

Par Stéphanie Ginalski
Publié le 5 mars 2016 dans 24 Heures

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Souvent considéré comme un modèle de réussite, le capitalisme suisse reste étonnamment peu étudié. Or la gouvernance des grandes entreprises helvétiques a connu de profonds changements au cours du siècle passé. Le livre Du capitalisme familial au capitalisme financier? – issu d’une thèse de doctorat effectuée par l’auteure à l’Université de Lausanne dans le cadre d’un projet du Fonds national suisse sur les élites helvétiques – revient sur ces changements en étudiant le parcours de vingt-deux grandes entreprises du secteur des machines et métaux, principale branche de l’industrie suisse au XXe siècle. Il montre la persistance méconnue du capitalisme familial, dont l’origine remonte à la Première révolution industrielle du début du XIXe siècle.

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Pourquoi le lobbying augmente sous la coupole fédérale

letemps

Par Steven Eichenberger et Andrea Pilotti
Publié le 17 septembre 2015 dans Le Temps

Dans Le Temps du 24 août, Bernard Wuthrich illustrait, d’une part, comment les liens d’intérêt des parlementaires suisses se sont renforcés au cours de la dernière législature et, d’autre part, de quelle manière ces mêmes liens ne concernent pas que les élus de droite. Cette même analyse nous donne l’occasion de préciser quelques éléments, dans le but de mieux situer l’évolution des liens d’intérêt sous la coupole fédérale au cours des deux dernières décennies.

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Le système de milice s’effrite, mais ses fondations sont encore solides

letemps

Par Andrea Pilotti
Publié le 30 juin 2015 dans Le Temps

Lors d’une récente interview à la NZZ , le président d’economiesuisse, Heinz Karrer, a dénoncé l’effritement du système de milice en raison d’une professionnalisation grandissante du parlement qui, à son avis, entraînerait une érosion de la confiance entre la politique et l’économie. Karrer déplore un manque d’expertise économique parmi les parlementaires et appelle de ses vœux une présence plus importante des chefs d’entreprise. La fédération des entreprises suisses, forte d’une déclaration signée par plus de 200 sociétés et organisations de différentes branches, souhaite ainsi freiner la professionnalisation du parlement fédéral.

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Christoph Blocher contre un parlement suisse trop «européen»

letemps

Par Andrea Pilotti
Publié le 16 mai 2014 dans Le Temps

A l’occasion de sa récente démission du Conseil national, Christoph Blocher a critiqué la présumée baisse d’efficacité du parlement au cours des dernières années, en raison à son avis d’une «bureaucratisation outrancière». L’ancien conseiller fédéral UDC appelle de ses vœux une réforme du législatif helvétique, dans le but de revenir au principe d’un parlement de milice. A cet égard, il propose de réduire sensiblement les indemnités versées aux élus fédéraux, d’abolir les commissions permanentes, à l’exception de celle des finances, et de revenir à l’ancien système des commissions ad hoc (en vigueur jusqu’en 1991). Pour ce faire, il n’écarte pas la possibilité de recourir à une initiative populaire.

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