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« L’Amateur en cinéma: un autre paradigme. »

Histoire, esthétique, marges et institutions, sous la direction de Valérie Vignaux et Benoît Turquety, Paris, AFRHC, 2017.

Organisé en quatre temps: L’Amateur un paradigme; L’Amateur ou une autre histoire du cinéma ; Présences de l’amateur ; L’Amateur une figure de l’histoire, cet ouvrage pose la question de l’amateurisme et du sujet de cinéma qu’il produit, en déjouant les hiérarchies esthétiques et sociétales ou les distinctions entre films de famille ou de clubs. Outre les cadres dans lesquels les images sont produites, les auteurs s’attachent à observer les gestes ou les regards afin d’interroger cette relation singulière qu’entretiennent les femmes et les hommes avec ces machines à représenter que sont caméras et projecteurs. Enregistrements du monde – de soi et des autres – dont l’histoire argentique c’est-à-dire cinématographique se constitue comme un temps en soi – une période d’avant le basculement numérique – ce saut technologique qui nous fait passer du xxe au xxie siècles. Après avoir interrogé comment « l’amateur » propose un autre paradigme quant à la compréhension du cinéma, les études conduisent à partir de ces sources nouvelles, inédites, une autre histoire du cinéma rendant manifestes des usages ou des contextes cinématographiques en marges. Ils montrent ainsi comment ces matériaux filmiques peuvent être sollicités à des fins d’histoires culturelles ou sociales, autant que de bouleversement esthétique. Le récit de « l’amateur en cinéma », comme le montrent les contributions rassemblées, a changé : la pratique est à présent pleinement intégrée au champ des études cinématographiques tandis que les œuvres filmées sont réattribuées à leurs auteurs, qu’ils soient fameux ou anonymes. Se découvre de la sorte un autre paradigme au sens où « l’amateur en cinéma » permet de redistribuer les catégories de pensée, conduisant à une interrogation sur le sens ou sur le cinéma lui-même.

L’ouvrage qui rassemble des études dues à François Albera, Dominique Bluher, Teresa Castro, Stéphane Gérard, Anne Gourdet-Mares, Juliette Goursat, Julie Guillaumot, Sébastien Layerle, Boris Lehman, Mélisande Leventopoulos, Roger Odin, Louis Pelletier, Roxane Hamery, Beatriz Rodovalho, Chiara Rubessi, Giuseppina Sapio, Claire Scopsi, Vivien Sica, Cécile Tourneur, Benoît Turquety, Valérie Vignaux et Caroline Zéau, est accompagné d’un dvd comprenant des films issus des collections de Cinéam, la Cinémathèque de Bretagne, la Fondation Boris Lehman, la Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé et le pôle Patrimoine de Ciclic.

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« Inventer le cinéma.
Epistémologie : problèmes, machines »

Lausanne : L’Âge d’Homme, 2014. Prix International Maurizio Grande, 2015.

1055234_f.jpgQu’est-ce finalement que le « cinéma numérique » ? Est-ce simplement le cinéma, fait ou vu avec d’autres machines ? Ou est-ce tout autre chose – une invention à part entière ?

Répondre à ces questions implique d’analyser avec précision les machines qui ont fait et font encore le cinéma, en les replaçant chaque fois dans leur milieu historique et culturel, et de comprendre comment aux machines viennent s’agencer des pratiques qui toujours les dépassent et les reconfigurent. Cela implique aussi d’interroger ce qu’est exactement qu’une invention dans le vaste ensemble protéiforme que constituent les dispositifs médiatiques, de se demander où sont les continuités et les discontinuités dans leur histoire. Si le processus d’invention est « résolution de problème » (Gilbert Simondon), il s’agit d’élaborer une méthode permettant de reconstruire l’histoire du problème « cinéma » apparut un moment comme une solution. Se plaçant au plus près du travail des techniciens – ingénieurs ou praticiens –, Inventer le cinéma propose une épistémologie des machines, permettant de les analyser à la fois comme moment d’un imaginaire scientifique, et comme archives des gestes imaginés ou réels de leurs utilisateurs. On pourra alors se demander de quel problème le « cinéma numérique » est une tâche toujours en cours, elle pourrait bien devoir être confiée au premier venu.

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« Le numérique, technologie et techniques. Problèmes de la couleur »

Techniques et technologies du cinéma. Modalités, usages et pratiques des dispositifs cinématographiques à travers l’histoire, dir. André Gaudreault et Martin Lefebvre, (Rennes: Presses universitaires de Rennes): 175-192.

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« Charles Cros et le problème « cinéma ». Écrire l’histoire avec Bachelard et Simondon, 1895. »

Revue d’histoire du cinéma n° 72, juin 2014.

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« Writing the History of the “Cinema” Problem : Media Archaeology with Historical Epistemology »

At the Borders of (Film) History: Temporality, Archaeology, Theories edited by Alberto Beltrame, Giuseppe Fidotta, Andrea Mariani, Udine : Filmforum, 2015.

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« Toward an Archeology of the Cinema/Technology Relation: From Mechanization to « Digital Cinema » »

Technè/Technology: Researching Cinema and Media Technologies – their Development, Use and Impact
ed. by Annie van den Oever (Amsterdam: Amsterdam UP, The Key Debates, 2013)

9789089645715

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« Das Problem “Kino”. Geschichte schreiben mit Bachelard und Simondon »,
Zeitschrift für Medienwissenschaft, 10 (1 :2014)

UnknownThe first researches on the animation of photographic images between 1850 and 1870 have been the object of discussions in media historiography. How can it be that, some thirty years before the concrete realization of the cinema, problems have been formulated that seem so close to what cinema will later do? And how can we avoid, to give a pertinent account of these parallels, the construction of a teleological history? This article proposes a reconsideration of these questions based on the concept of problem as it has been constructed by Gaston Bachelard and Gilbert Simondon in the histories of science and technology. The example of Charles Cros’s 1867 «Process for the recording and reproduction of colors, forms and movements» illustrates this approach of technological history through the epistemology of problems.

Die ersten Untersuchungen zur Animation fotografischer Bilder zwischen 1850 und 1870 sind Gegenstand verschiedener Diskussionen der Medienhistoriographie. Wie kam es dazu, dass bereits 30 Jahre vor der sich verfestigenden Praxis des Kinos Probleme formuliert wurden, die eine eindeutige Nähe zu dieser aufweisen? Wie kann diesen Parallelen Tribut gezollt und eine teleologische Geschichtsschreibung vermieden werden? Der Artikel schlägt vor, diese Fragen vor dem Hintergrund der Thesen Gaston Bachelard und Gilbert Simondon zum Konzept des Problems in der Geschichte der Wissenschaft und Technologie zu untersuchen. Am Beispiel von Charles Cros «Aufzeichnungs- und Reproduktionsverfahren von Farben, Formen und Bewegungen» wird eine Technikgeschichte über die Epistemologie von Problemen durchgeführt.

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