Les chroniques de Lucas

Les chroniques de Lucas

Civiliste à Connaissance 3 de janvier à juin 2019, Lucas Jemelin participe à certaines conférences, dans le cadre de ses tâches d’information et d’accompagnement des seniors. Il en retire pour nous une chronique, fruit de ses pensées et de ses réflexions autour des sujets traités. Voici ses impressions.

Sauver la planète, c’est dans la tête

« On a tellement peur de mourir et on a tellement besoin de trouver une explication au fait qu’on est sur cette planète et qu’on sait que notre existence va s’arrêter, qu’on met en place tout un tas de stratégies pour se protéger. » Propos éclairants mais également quelque peu effrayants. En effet, si pour sauver la planète, il nous faut modifier notre rapport à la mort, la tâche semble ardue. Une transition aussi spirituelle que matérielle serait ainsi nécessaire. (…)

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L’heure est à la Fête

Sur une place de 17’000 m2, 400 haut-parleurs seront disposés autour d’une scène principale de 1’200 m2. D’une hauteur maximale de 30m de haut, l’arène de 700 tonnes pourra accueillir jusqu’à 20’000 places assises. Pratiquement autant que d’habitants de la ville de Vevey, qui accueillera cette année la légitimement renommée Fête des Vignerons. (…)

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L’Humain et la machine

Présents jadis uniquement dans les films ou dystopies tourmentées, les robots obtiennent une place de plus en plus importante dans notre société. Il faut dire qu’ils sont doués. M. Ballivet, lors de sa conférence à Lausanne, évoque des machines spectaculaires: un robot aide en pharmacie ne commettant jamais aucune erreur d’ordonnance, un robot avocat qui sort de sa gigantesque base de données l’affaire la plus pertinente pour une défense ou même un robot effectuant des sauts périlleux. Mais les robots ne font pas que des sauts périlleux. (…)

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Palais mental

Il est 10h38, le feu est vert. La femme en face sur le passage piéton porte un foulard ocre. La pancarte colorée m’avertit gentiment qu’une exposition d’art débute dans deux semaines, tandis que la vitrine à côté m’apprend que, sur présentation d’une carte étudiant, le kebab avec boisson n’est qu’à 10,50 CHF. Ces informations défilent sous mon regard peu attentif, mon intérêt se portant sur mon smartphone et l’e-mail que vient de m’envoyer une école à laquelle je souhaite m’inscrire. Que vais-je retenir de tout cela? (…)

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Bonheur chiffré

Après la Norvège en 2017, la Finlande se retrouve à la première place du classement 2018 des pays les plus heureux du monde. En effet, l’ONU dévoile chaque année les statistiques représentant le sentiment de bien-être d’échantillons représentatifs des habitants de chaque pays du monde.En marge des indicateurs uniquement financiers, le Produit Intérieur Brut ou le Revenu National Brut, ce sondage confirme certaines idées reçues, telles que la qualité de vie dans les pays scandinaves, autant qu’il interpelle. (…)

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Ondes et méditation? Pourquoi pas

La Boquila Trifoliolata est une liane d’Amérique latine aux aspects singuliers. En effet, cette plante modifie la forme, la taille, l’orientation ou la couleur de ses feuilles en fonction de l’arbre auquel elle grimpe. Cette particularité met en lumière un échange incontestable d’informations entre végétaux, procédé dont on ne saisit parfois pas toutes les mécaniques. Si la dissémination ou la production de gaz par les êtres organiques à des fins de communication sont scientifiquement reconnues dans ce domaine (…)

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Consommation ou décroissance?

Quelques t-shirts, une paire de couverts, un bureau. La mode «minimaliste» propose de réduire drastiquement le nombre d’objets du quotidien pour se concentrer sur l’essentiel, se satisfaire de ce que l’on a déjà. «Moulinex libère la femme» s’est transformé en «Se débarrasser des possessions superflues libère l’esprit». Une tendance qui ne surprend pas tant que ça à notre époque. Partagée entre décisions individuelles et souhaits d’appartenance à un groupe, la consommation a atteint un degré impressionnant en Occident. (…)

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La Connaissance en question

Une étude expose que l’enfant issu d’une procréation médicalement assistée présente une pression artérielle anormalement élevée. Le procédé expérimental répond aux attentes académiques et le résultat est considéré probant au regard de l’incertitude faible. Cependant, moins de 100 enfants ont été auscultés. Ce chiffre peut nous sembler modeste. Au yeux du monde scientifique, il suffit néanmoins à l’expérience pour qu’on lui accorde du crédit.Je m’interroge cependant. Quel regard devons-nous porter sur de tels procédés? (…)

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Presse romande

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. La Gazette de Lausanne, le Journal de Genève ou encore La Suisse ne sont plus. Le Matin ne se lit plus sur papier mais sur la Toile. Toile qui semble inexorablement empêtrer dans ses filets la presse écrite. Cette dernière y perd des plumes. La patte cassée, elle devient le messager boiteux d’un monde médiatique suisse en mutation. (…)

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Chirurgie plastique

A l’heure de la chirurgie plastique à portée de bistouri, qu’aurait fait Cyrano de Bergerac? Bien que ce dernier ait su, à travers le temps, accepter son édifice nasal, il est possible de se laisser aller à quelques réflexions quant à son développement intérieur. (…)

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Pour un meilleur futur

Une armée de moissonneuses-batteuses met fin à un champ de maïs, où chaque épi ressemble un peu plus à son voisin. La moisson est rapide, sauvage. Quel progrès prodigieux depuis les Trente Glorieuses. C’est plus ce que c’était. (…)

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Ecrire!

Ecrire sur des écrivains. Ecrire sur l’AJAR, 23 membres adeptes de la plume collective. Cette après-midi, quatre des leurs sont sur scène et performent la joie de la rédaction, mais aussi de la lecture à plusieurs. Processus bien huilé, cette interprétation me laisse sans voix. (…)

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Rêver…

Lucas vous emmène au pays des songes grâce à ses deux premières chroniques rédigées autour des conférences de notre série thématique sur le rêve: « La science des rêves » et « Le rêve comme dialogue intérieur ».

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Articles de la Revue d’information sociale Reiso

Articles de la Revue d’information sociale Reiso

Dans le cadre d’un partenariat avec la Revue d’information sociale Reiso, les conférenciers de Connaissance 3, dont les thématiques touchent à l’action sociale et à la santé publique, se voient proposer la rédaction d’un article de fond autour de leur intervention. Les articles paraissent alors en marge de leur conférence et contribuent à la visibilité de Connaissance 3 tout en permettant aux participants aux conférences de conserver une trace du sujet abordé.


Mondher Kilani, « L’expression du racisme dans une société démocratique », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 11 avril 2019

Qu’est-ce que le racisme et son expression contemporaine? Quel rapport y a-t-il entre racisme et sexisme ? Quel rôle peut jouer la culture dans une société démocratique et ouverte?


Marc Atallah, « Le transhumanisme: dire adieu au corps? », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 18 mars 2019

Les discours transhumanistes prônent l’amélioration du corps humain en corrigeant ses limites. Cette idéologie, creuset du narcissisme contemporain, semble éloigner l’homme du monde réel. En fait, magnifie-t-elle ou déteste-t-elle les corps?


Manon Schick, « Des règles contraignantes pour les entreprises », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 7 février 2019

Déchets toxiques provoquant des maladies graves, conditions de travail inhumaines, travail des enfants… Une initiative populaire veut obliger les multinationales suisses à respecter les droits humains et l’environnement.


Benoît Girardin, « L’éthique, un défi et une chance en politique », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 31 octobre 2018

Ethique et politique font-ils bon ménage ? Un vif débat oppose tenants des droits humains et avocats des intérêts politiques et économiques. Présentation de six valeurs clés pour les Etats et les sociétés qui aspirent à la justice.


Roger Darioli, « Demain, tous véganes? », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 22 octobre 2018,

Pas un jour sans que les médias publient des informations sur l’activité et les revendications des véganes! Mais combien sont-ils? Qu’en est-il au niveau nutritionnel? Que concluent les études de cohorte et les rapports des experts?


Kaj Noschis, « Comment habiter avec son âge? », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 21 juin 2018

Une étude exploratoire sur des seniors vaudois a montré combien ils tiennent à vivre chez eux le plus longtemps possible. Pas par habitude mais pour rester «utiles aux autres» et mener les activités sociales qui font sens pour eux.


Waltraut Lecocq, « Quand les proches aidants agissent ensemble », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 7 décembre 2017

La société reconnaît l’immense travail accompli par les proches aidant·e·s en Suisse. En revanche, ils et elles ne sont pas encore reconnus comme un partenaire incontournable dans les diverses étapes socio-sanitaires de l’accompagnement.


Françoise Schenk, « Avoir mal, c’est dans la tête. Et alors? », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 3 avril 2017

Il existe des lésions organiques sans douleur et des douleurs sans cause. Sensations, émotions, mémoire et environnement social interagissent sans discontinuer. Analyse des hypothèses actuelles pour cerner les ruses de la douleur.


Fatouma Diawara, « Les prises de décisions en fin de vie », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 24 novembre 2016

Les soins palliatifs mettent les malades et leurs proches au centre des prises de décisions thérapeutiques. Comment assurer des soins qui respectent leur volonté et leur définition personnelle de ce qu’est la «qualité de vie»?


Martine Brunschwig Graf, « Concilier liberté d’expression et lutte contre le racisme », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 10 novembre 2016

La liberté d’expression est un droit fondamental. Le respect de la dignité humaine l’est aussi. Cette liberté trouve sa limite lorsque le respect n’est plus garanti.


Michel Oris, « Inégaux jusque dans la vieillesse », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 20 octobre 2016

Des recherches ont étudié les conditions de vie et de santé dans la population de 65 ans et plus résidant en Suisse. Elles montrent que les inégalités subsistent et parfois s’amplifient. Elles constatent aussi des progrès réels.


Patrick Bodenmann, Françoise Ninane, Brigitte Pahud-Vermeulen, Elodie Dory, Martine Monnat, Jacques Cornuz, Eric Masserey , « Dispositif sanitaire pour les nouveaux migrants », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 1er février 2016

Les réfugiés ont des besoins sanitaires spécifiques qui nécessitent une réponse « généraliste » interdisciplinaire. Elle doit être rapide et adaptée. Comment fonctionne le dispositif mis en place dans le canton de Vaud?


Jean Martin, « L’éthique médicale vue et commentée par Jean Martin », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 4 février 2016

A l’occasion d’une conférence du Dr Jean Martin sur l’éthique médicale, REISO a sélectionné une quarantaine d’articles et de recensions du médecin de santé publique publiés dans la revue depuis 2010.


Sophie Swaton, « L’économie sociale et solidaire », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 26 novembre 2015

Les entreprises sociales et solidaires représentent désormais un emploi sur dix en Suisse romande. Dans quels secteurs travaillent-elles ? Avec quelles ambitions ? Quels principes de base doivent-elles respecter ?


Martine Brunschwig Graf, « La persistance des discours de haine et de racisme », REISO, Revue d’information sociale, mis en ligne le 2 novembre 2015

Aujourd’hui comme hier, les racistes pratiquent la discrimination raciale en faisant appel à une prétendue hiérarchisation des races. La lutte doit être menée sans répit contre leurs discours de haine opiniâtre.

Visite de la pharmacie du CHUV

Visite de la pharmacie du CHUV

La pharmacie du CHUV: quel atout pour les patients!

Affichée rapidement complète, cette visite a enchanté les participant-e-s qui ont été impressionnés par le volume et la diversité des activités déployées par plus de 100 collaborateurs-trices pour une prise en charge thérapeutique de qualité pour plus de 50’000 patients hospitalisés chaque année au CHUV.

Sous la houlette du pharmacien-chef, le Pr F. Sadeghipour, et de l’un de ses adjoints, le Dr Pierre Voirol, nous avons assisté à une présentation de ses diverses missions phares de la pharmacie et à son organisation, puis à la découverte de ses structures.

Un vif intérêt a été suscité non seulement par la performance et la haute fiabilité des trois robots géants assurant de manière continue le stockage et la distribution de plus de 60% des médicaments, mais aussi par les mesures visant à promouvoir la sécurité dans la production, la distribution et l’utilisation rationnelle des produits thérapeutiques, sans oublier son engagement en faveur de l’enseignement et la recherche au sein de l’Ecole de pharmacie Genève-Lausanne.

L’apéro convivial au Carnotzet du CHUV fut l’occasion de sympathiques et fructueux échanges entre les participant-e-s et nos deux hôtes qui furent chaleureusement remerciés pour leur accueil qui restera gravé dans les souvenirs.

Atelier de généalogie: Vogue la galère…

Atelier de généalogie: Vogue la galère…

L’atelier de généalogie a embarqué, mercredi 28 février 2018, sur les barques et galères du Léman malgré les conditions météo exécrables!

Notre beau Léman, notre «océan de poche» a aussi son histoire! Résultat de divers phénomènes géologiques, il est apparu il y a quelques millions d’années déjà.

C’est dans les archives de la Savoie à Turin que l’on trouve la première trace d’une barque sur le Léman en 1261.

En 1300, fut lancé une splendide galère avec une longue coque effilée comme une épée à l’avant et un puissant éperon pour éventrer les bateaux ennemis. Il s’agissait de tenir en respect les pirates savoyards et genevois!

En 1678 un vaisseau amiral est lancé sur le lac «Le Soleil» une magnifique frégate brillamment décorée. A son bord une centaine de matelots, d’officiers, un chirurgien et un pasteur.

Depuis que les hommes ont vécu au bord de l’eau, le Léman les a nourrit et a facilité leurs déplacements. Il faut dire qu’il était très dangereux de se déplacer en pays de Vaud. Les forêts qui bordaient le lac étaient mal famées. S’y cachaient souvent quelques personnages malintentionnés qui profitaient de l’exode des huguenots vers notre région protestante, surtout des camisards poursuivis par Louis XIV.

Sous la domination bernoise, la marine se développe pour le commerce et aussi la sécurité. Les pirates savoyards et genevois devenant de plus en plus féroces, les Bernois ont fait construire deux vrais bateaux de guerre, le petit et le grand ours. Un certain Dantal, fils d’un d’un amiral savoyard «qui avait mal tourné», avait même été jusqu’à attaquer le château à la pointe d’Ivoire.

Les Bernois, alors alliés aux genevois, sont allés plusieurs fois à leur rescousse quand ils étaient attaqués par les savoyards avant que Genève ne se rallie à la Suisse en 1815.

C’est avec l’aide d’ingénieurs hollandais et génois que les barques et galères ont été construites. Les Hollandais étaient en effet doués pour construire des bateaux sur les fleuves. Ce qui explique l’origine fluviale des barques du Léman, soit un fond plat avec très peu de tirant d’eau, ce qui n’est pas l’idéal pour naviguer sur le Léman et dangereux en pleine eau, le pont du bateau étant très proche des vagues. Longues d’une trentaine de mètres et larges de 7 à 8 mètres. Ce n’est que plus tard qu’on y ajoutera des quilles.

Les Bernois ont imposé le cabotage sur le lac à l’usage de commerce. Les marins s’appellent alors «les bacounis».

Toute cette animation sur le lac a peuplé les rives d’un monde pittoresque d’artisans, de matelots et de «tsapoués» (charpentiers).

Avec ses hauts et ses bas, cette activité batelière va durer très longtemps, elle a disparu petit à petit, évincée par le train et les camions.

Lucia Dorier-Chatton, responsable de l’atelier généalogie.

Plus d’infos sur l’Atelier de généalogie

Les peintures de Sébastien Mettraux

Les peintures de Sébastien Mettraux

Impossible de restituer ici la générosité avec laquelle Sébastien Mettraux a su partager ses enthousiasmes, ni les nombreuses découvertes rencontrées aux détours de ses explications: je laisse aux historiens de l’art, et à Karine Tissot du CACY en particulier (voir PDF), le soin de commenter une œuvre en devenir. Je peux en revanche transmettre un témoignage et quelques émotions…

Je me parque devant la gare qui, à elle seule, mérite le déplacement. L’impressionnante horloge marque 13h45: chouette, il me reste le temps d’admirer le bâtiment, trésors «heimatstil» chargé d’histoire et de prendre un petit café au Buffet récemment ré-ouvert. Notre président et quelques participants à la visite sont déjà sur place et devisent sur la terrasse ombragée.

La visite démarre avec l’arrivée de notre hôte, Sébastien Mettraux qui vit et travaille à la gare: une chance et un honneur, mais aussi une source d’inspiration et la possibilité de bénéficier d’assez d’espace pour créer et pour stocker ses œuvres. Il nous emmène d’abord dans son atelier et nous découvrons à la fois les entrailles du bâtiment inauguré en 1915 et le lieu de création d’un artiste contemporain capable de travailler non-stop pendant des heures entières sans quitter son nid.

Il a sorti pour nous divers œuvres et se lance avec plaisir et volubilité dans des commentaires passionnants quant à leur contexte, leur thématique, leur technique: Seb Mettraux peint, grave, sculpte, photographie et nous apprendrons qu’il est même musicien à ses heures!

Il nous parle de sa vie entre travail à l’usine et art, de ses sources d’inspiration, de l’importance des couleurs, de sa fascination pour les machines industrielles et le graphisme d’objets du quotidien : il nous ouvre son monde en nous mettant en main le fil pour relier entre elles ses diverses réalisations. Celui avec lequel il tisse avec talent une œuvre aux multiples facettes.

Patricia Dubois
Secrétaire générale de Connaissance 3

La généalogie, une urgence humanitaire!

La généalogie, une urgence humanitaire!

La définition est audacieuse mais si on se penche sur l’état du monde et sa déliquescence, osons le postulat que dans un esprit de paix et de solidarité pour les générations à venir nous pouvons apporter notre pierre à l’édifice en aidant ceux qui le désirent à connaître leurs racines.

Retrouver ses origines

La principale raison qui pousse de très nombreuses personnes à élaborer leur arbre généalogique est une recherche identitaire. Nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, etc., ont contribué à faire de nous ce que nous sommes. Si on ne les a pas choisis, nous pouvons toujours mieux les connaître et ainsi apprendre sur nous-même. Dans un monde où le présent est tumultueux et l’avenir incertain, retrouver son passé peut apporter une certaine stabilité. Par exemple des enfants ayant été abandonnés par leurs parents et des enfants adoptés sont particulièrement susceptibles de vouloir faire des recherches généalogiques.
Rien de plus difficile, en effet, que de ne pas savoir d’où nous venons. Cela est contraire aux règles de la nature, et c’est pourquoi ces personnes sont parfois amenées à rechercher leurs origines. Les recherches peuvent pourtant s’avérer particulièrement difficiles dans ce cas de figure.

Certes la révision du droit de la famille en vigueur depuis 1970 a introduit beaucoup d’avancées en matière de droit de filiation et du droit de connaître ses origines, mais la vitesse à laquelle les exigences et les dérives sociétales évoluent, cela devient un marathon pour le législateur. C’est un débat éthique auquel nous n’échapperons pas !

La généalogie génétique

La « généalogie génétique » elle, donne aux généalogistes un moyen de contrôler et d’étendre leurs résultats pour la généalogie avec de l’information obtenue par les tests ADN. C’est une réalité mais il y a risque de dérives non négligeables alors que cela devrait rester juste un outil de recherche. Ce marché est très ouvert et très lucratif. Les ventes annuelles de tests par toutes les compagnies et laboratoires sont estimées de l’ordre de 60 millions de dollars (2006)

La psycho-généalogie

Celui qui ne connaît pas son passé est condamné à le revivre… (Goethe)
Une autre facette de la généalogie, la psycho-généalogie. Des recherches très récentes ont pu prouver par l’analyse du sang la transmission des conséquences de traumatismes vécus par des ancêtres par exemple lors d’une guerre et les souffrances ainsi héritées. Et par là même de les analyser, d’apprivoiser les non -dits et faire un travail de reconnaissance au niveau familial. On pourrait appeler ça un « nettoyage ». Enlever des branches mortes pour que l’arbre puisse mieux respirer et laisser un terrain propice au développement harmonieux de l’arbre pour la descendance. Ce travail n’est pas anodin et il convient de le faire avec respect et discrétion pour le bien de tous. Ce qui peut être fait aussi lors d’une thérapie accompagnée. On appelle ça alors un géno-sociogramme !

Un voyage à travers le temps

Mais avant tout la généalogie reste un voyage dans le temps et nécessite beaucoup de persévérance. Elle peut devenir un jeu. Plus on trouve plus on a envie de trouver ! Des outils techniques très performants et utiles sont à la disposition des généalogistes, mais une recherche peut aussi bien commencer avec un crayon, du papier, et un arbre dépliable. Cela peut même permettre de savoir ce que l’on cherche vraiment avant d’aborder le côté technique.

Au-delà de la satisfaction personnelle associée à la recherche, le généalogiste, par ses travaux de recherche sur la famille et la société, contribue à garder vivant le patrimoine de la société à laquelle il s’intéresse. Par le fruit de ses recherches, il apporte une dimension sociale approfondie, en élargissant sa vision de l’origine de sa propre existence qui finalement rejoint celle de ses contemporains, il réalise ainsi et fait réaliser la pluralité des origines de chacun. Les travaux du généalogiste profitent à d’autres disciplines, dont la démographie, la génétique, l’archéologie, l’histoire et l’ethnographie.

Lucia Dorier-Chatton, responsable du groupe Généalogie

Plus d’infos sur l’Atelier de généalogie

Impression en 3D: entre mythe et réalité

Impression en 3D: entre mythe et réalité

L’impression en 3D… un rêve devenu réalité.

Un rêve vendu au grand public notamment ces dernières années. Cependant, entre mythe et réalité il y a un gouffre. C’est ce qu’est venu expliquer Olivier Olmo, directeur opérationnel de la Plateforme des ateliers techniques (PAT) de la Faculté Sciences et techniques d’ingénieur (STI) de l’EPFL, lors d’une conférence de Connaissance 3 le 5 février dernier.

L’impression 3D en bref

L’impression en 3D ou impression tridimensionnelle sont des termes courants utilisés pour parler de procédés de fabrication additive (FA). Il s’agit d’un processus qui permet, depuis un modèle numérique, de réaliser un objet tridimensionnel sans pratiquement aucune limite géométrique. La fabrication additive est par définition un pro-cédé additif. Les matériaux sont appliqués couche après couche au contraire de la fabrication soustractive, par enlèvement de matière, qui concerne les méthodes traditionnelles d’usinage.Pour l’impression en 3D, trois conditions doivent être réunies: les matériaux, l’énergie et un modèle numérique. Du côté des matériaux, il en existe sous différents états, solide (fils, films), liquide ou sous forme de poudre. L’énergie, pour la fusion, le frittage, la polymérisation ou réticulation est apportée au moyen d’un laser, de lampe UV ou d’un corps de chauffe pour les systèmes les plus ré-pandus. Finalement, pour toute création en 3D, il faut préalable-ment créer un modèle numérique en 3D; ici, on est bien loin de la planche à dessin.De nombreux brevets ont été déposés concernant l’impres-sion 3D dont les premiers datent de 1979 et plusieurs centaines sont encore déposés chaque an-née. «On n’a pas encore atteint les limites des technologies et des matériaux employés pour l’impression 3D, d’où le nombre exponentiel de brevets déposés ces quarante dernières années», précise Olivier Olmo.

Avantages et inconvénients

Au niveau industriel, on en parle depuis presque quarante ans. Pourtant on est encore loin d’atteindre la perfection bien que ces technologies sont sur le marché depuis presque trente ans. La fabrication additive ne deviendra une technologie essentielle dans la fabrication de produits manufacturés qu’à l’ horizon 2025. Olivier Olmo nous apprend au travers de sa conférence que l’évolution de la fabrication additive passera obligatoirement par le métal, car ces types de matériaux offrent des perspectives à long terme pour un large spectre d’applications. Actuellement, l’intérêt de l’impression 3D se porte pour la création unitaire allant jusqu’à quelques centaine de pièces, mais ce n’est pas rentable à plus grande échelle car les coûts de fabrication sont très élevés et les moyens actuels ne permettent pas des économies d’échelle. L’intérêt de cette technologie reste cantonné à quelques secteurs industriels comme l’aéronautique et l’aérospatial, pour la fabrication de pièces spécifiques ou encore la médecine pour la fabrication de prothèses orthopédiques, par exemple. D’autre secteurs s’intéressent vivement à cette technologie, comme l’horlogerie et on la trouve de plus en plus dans la joaillerie pour la création de bijoux de formes folles par moulage de modèle en en cire.Rappelons que l’impression 3D peut réduire le poids des pièces en limitant la matière, il ne s’agit pourtant pas d’une standardisation, mais d’une personnalisation. Dans ce sens, l’impression 3D offre une incroyable liberté de conception, tout en réduisant l’outillage nécessaire à la fabrication. L’augmentation de la complexité d’une pièce n’aura finalement qu’une incidence marginale sur le coût de fabrication. Voici quelques avantages, mais l’impression 3D ne fait donc pas de miracles. Elle a ses avantages, mais aussi son lot d’inconvénients; ainsi, tout n’est pas réalisable et l’impression 3D prend du temps voir même beaucoup de temps. Jusqu’à une journée pour l’impression d’une petite pièce de 15 cm de haut sans oublier la complexité d’utilisation des équipements. Finalement, le volume des pièces pouvant être créées est encore relativement restreint à ce jour. L’impression 3D passe forcément par la création d’un modèle numérique en 3D. Ce modèle, si partagé via Internet, par exemple, peut être ensuite être aisément reproduit par n’importe qui. Cela pose un problème qui tient en deux mots: propriété intellectuelle. Pour rappel, la propriété intellectuelle protège l’œuvre résultante et sa forme, non les idées et les informations. Il reste beau-coup à faire encore dans ce domaine pour garantir le respect des droits.

Conclusion

Ces dernières années, les médias et commerces ont vendu du rêve au grand public. L’impression 3D c’est certainement l’avenir. Nombreuses sont les entre-prises qui seront impactées par cette technologie; certains mé-tiers vont donc évoluer. Cette technologie se révèle déjà efficace au niveau industriel dans des domaines de niche, mais pour le grand public c’est plutôt une déception classée parfois au rang d’un simple gadget coûtant cher et n’offrant que des possibilités limitées de fabrication car les difficultés dans l’utilisation des moyens de réalisation des modèles numériques ont souvent été occultées. Il ne faut pas oublier qu’avec l’impression 3D, on a un outil qui permet de valider un concept mais on ne le fiabilise pas, tout du moins par encore…

D’autres conférences

Pour rappel, Connaisse 3 s’adresse en priorité aux seniors, mais elle est ouverte à toutes et à tous sans l’imite d’âge ni consi-dération de diplôme. Elle pro-pose des visites culturelles ou scientifiques, des cours et sémi-naires ainsi que des conférences dont la dernière de la saison se tiendra le 18 mars à l’Hôtel de Ville d’Aigle et portera sur les rapaces nocturnes en Suisse.

Z. Gallarotti
Article paru dans « Le Point Chablais », mars 2016
Lire l’article en PDF

Voyage à Pompéi

Voyage à Pompéi

En automne 2015, Connaissance 3 proposait à ses adhérents un séjour à Naples et Pompéi en compagnie de l’archéologue Michel Fuchs. Chantal de Schoulepnikoff, cheffe de pupitre à Connaissance 3, a participé à ce voyage coorganisé avec le magazine Générations en collaboration avec Histoire et Voyages. Elle nous en fait ici le récit.

POmpei-web-msToutes les conditions étaient réunies pour faire du voyage à Naples, Pompéi, Herculanum, Capri et autres lieux, une magnifique réussite: temps radieux pendant toute la semaine, accompagnement de choix par le professeur Michel Fuchs et par Serena notre guide locale, visites de lieux mythiques dont le nom seul frappe les esprits, qu’aurait-on pu rêver de mieux?

C’est à la suite d’une conférence du professeur Fuchs à Connaissance 3, en novembre 2012, que l’idée d’un voyage à Pompéi sous sa direction a surgi. Le magazine Générations s’est occupé de l’organisation, avec le concours d’Histoire et Voyages. Le succès a été tel qu’il a fallu organiser deux voyages successifs, avec une vingtaine de participants à chaque fois.

Après une première nuit à Fiumicino (dont certains d’entre nous ont découvert qu’il ne s’agit pas seulement d’un aéroport mais aussi d’une charmante petite ville de pêcheurs), c’est à Capoue, ou plutôt à Santa Maria Capua Vetere et à son amphithéâtre, que la première journée a été consacrée. Nous avons pu constater lors du déjeuner que les délices de Capoue ne sont pas un vain mot: la farandole raffinée d’antipasti concoctée par la Locanda Antichi Sapori de Capulla, a laissé de beaux souvenirs gustatifs!

Pompei-web-1Le lendemain, après l’installation dans un confortable hôtel de Naples face à la mer et au Castello Dell’Ovo, c’est la visite de Pompéi qui a occupé toute la journée. Le professeur Fuchs, aussi passionné que passionnant, nous a relaté sur les lieux l’éruption de 79 et ses conséquences: un émouvant parcours qui montre un instantané sans équivalent de la vie quotidienne à l’époque romaine, des temples aux boutiques d’artisans, des palais prestigieux aux thermes, des tanneries aux fresques de la Villa des Mystères, de la maison du chirurgien à celle des plaisirs …

Si nous avions pu appréhender l’architecture de la ville en la parcourant, parfois avec certaines difficultés tant les pavés sont disjoints et les trottoirs inégaux, c’est au musée national de Naples que nous avons pu prendre connaissance des merveilles que recelaient les habitations et les lieux publics: peintures murales, mosaïques, statues, sculptures, objets de culte ou d’usage quotidien, une passionnante découverte commentée par le professeur Fuchs avec son immense culture et son brio habituel.

Changement de décor l’après-midi: Serena, notre guide locale aux vastes connaissances et à l’enthousiasme contagieux, nous a entraînés à travers le dédale des ruelles de sa ville natale, étonnant contraste entre églises baroques, palais somptueux, maisons décrépites et boutiques regorgeant de productions locales, principalement les étonnantes figurines destinées aux célèbres crèches: s’il paraît naturel que le pape François y occupe une place de choix, il est plus surprenant d’y retrouver Angela Merkel, Silvio Berlusconi ou Georges Clooney (photo ci-contre)

Puis ce fut l’embarquement pour Capri, sur une mer d’huile et dans la brume matinale: le dévoilement progressif des rochers de Capri, un véritable enchantement! Après une montée vertigineuse en minibus sur la route étroite et sinueuse judicieusement surnommée « mamma mia », notre groupe s’est séparé en deux: les « marcheurs » sont partis avec le professeur Fuchs découvrir la villa de Tibère, tandis que les « romantiques » ont suivi Serena sur les traces du docteur Axel Munthe dans la superbe villa San Michele (photo ci-contre), dont le projet et l’histoire sont relatées dans le livre-culte de ce médecin et philanthrope suédois, Le Livre de San Michele, paru en 1929.

Serena nous avait ensuite réservé une surprise: un petit bateau nous a emmenés faire le tour de Capri et c’est ainsi que nous avons pu découvrir avec émerveillement certaines des fameuses grottes, les eaux turquoise, les « Faraglioni », ainsi que le « scugnizzo » (une sorte de Gavroche napolitain) juché sur un rocher.

Cette splendide journée a pris fin à Sorrente, où quelques-uns d’entre nous ont fait leurs emplettes de pâtes ou de risotto, de limoncello, de clochettes porte-bonheur de San Michele… ou de personnages de crèches.

Enfin, notre périple s’est terminé par la visite d’Herculanum, ville plus petite que Pompéi, mieux conservée et encore en partie enfouie puisque située sous la ville moderne. Ce qui laisse la porte ouverte à toutes les imaginations! Contrairement à Pompéi, les bâtiments gardent la trace de leurs étages et des structures en bois (qui ont été « lyophilisées » par les coulées successives). L’illusion de la vie y est donc encore plus marquée qu’à Pompéi, d’autant plus que des décors et des objets (par exemple un métier à tisser) ont été conservés.

En 79, après la première éruption, environ 300 habitants se sont enfuis pour trouver refuge sur la plage, où ils ont été rattrapés dans la nuit par la nuée ardente qui les a tués dans leur sommeil. Ils sont encore visibles dans la position où la mort les a saisis (« petrificati »).

L’après-midi a été consacrée à la visite de la Villa de Poppée à Oplontis. Ce magnifique édifice, tout orné de fresques remarquablement conservées (photo ci-contre) en lieu et place, est aussi impressionnant que son immense piscine (60 mètres de long!) et ses jardins. Il faisait sombre quand nous avons parcouru les nombreuses salles, et la lumière d’une lanterne allumée ponctuellement (il ne faut pas risquer d’abîmer les couleurs des peintures) ajoutait encore au mystère de cette Villa.

C’était une belle manière de conclure ce voyage fascinant à travers l’époque romaine, dont on constate qu’elle est en fait bien proche de la nôtre.

Chantal de Schoulepnikoff, bénévole Connaissance 3 et participante au voyage

Voyage à Lisbonne

Voyage à Lisbonne

Du 13 au 20 septembre 2015, Arthur Sauter et Carla Rouge, organisateurs bénévoles de visites culturelles pour Connaissance 3, ont emmené un petit groupe à la découverte de la capitale portugaise. Un séjour riche d’histoire et de culture.

VIS-LisbonneConnaissance 3 Au bord de l’estuaire du Tage, peu avant que le fleuve rejoigne l’Océan Atlantique, la capitale du Portugal est riche d’une histoire et d’une culture marquée par l’outremer. Une croisière sur le Tage, des balades dans divers quartiers historiques (Baixa, Alfama, Bairro Alto), la découverte de monuments et de points de vue, ont fait sentir l’histoire, histoire marquée notamment par les relations avec la Rome antique, par l’épopée des Découvertes, par le terrible tremblement de terre de 1755, et la reconstruction de la ville au temps des Lumières, par la Révolution du 25 avril 1974, dite des œillets, mettant un terme au régime fasciste de Salazar.

La ville blanche est une cité portuaire, commerciale, cosmopolite, où cohabitent des personnes issues d’Asie, d’Afrique et du Brésil, dont cultures et arts culinaires s’interpénètrent souvent.

Tout en gardant le caractère particulier de certains quartiers, la reconstruction a favorisé un urbanisme moderne, ainsi que l’art baroque que côtoie parfois l’Art Nouveau. L’architecture contemporaine marque surtout le quartier de l’Exposition universelle de 1998, visité le dernier jour du séjour. Le cachet de Lisbonne est lié peut-être d’abord à la lumière, à des températures clémentes, aux nombreux belvédères et parcs, aux ruelles de l’Alfama, comme aussi aux trottoirs faits de petits pavés, parfois avec des motifs élégants, aux façades souvent ornés d’azulejos, à la diversité architecturale. Construite sur des collines, la cité oblige à monter et descendre, ouvrant souvent la perspective sur le Tage ou sur le château saint Georges, qui fut palais des Maures avant d’être celui des rois chrétiens.

La période des grandes découvertes (XV-XVIe siècle) fut l’occasion d’un essor scientifique et artistique, dont témoigne notamment le Monastère des Jerónimos (Belém), dont la visite était incontournable… S’y manifeste avec éclat l’exubérance de l’art manuelin et le sentiment de vivre un tournant historique qui ont marqué le début du XVIe siècle.

Un trajet en bus nous a conduits au point le plus occidental du continent européen, au port de pêche d’ Ericeira, au palais royal d’été de Sintra. Un autre nous a menés plus au nord à la découverte d’une partie du pays et de trois monuments classés au patrimoine de l’Unesco : le Couvent du Christ (ancien centre des Templiers) à Tomar, et les monastères historiques de Batalha et Alcobaça. Au retour, coup d’œil sur l’Océan du haut des falaises de Nazaré.

Pour sentir un peu la vie des habitants, que faire de simple sinon parcourir les rues (certaines, il est vrai, envahies par les touristes) se déplacer en métro ou en tram, fréquenter un petit hôtel et des bistrots de quartier? Ce qui n’a pas empêché de goûter à la gastronomie lors d’un repas d’adieux au bord du Tage. Une soirée a conjugué divers plats portugais et du fado chanté par une artiste connue et amie. Un aperçu de la vie culturelle et littéraire a été esquissé au gré des promenades, comme une invitation à partir à la découverte d’une riche littérature.

Carla Rouge et Arthur Sauter, bénévole à Connaissance 3

Cours d’anglais: de Lausanne à Hereford

Cours d’anglais: de Lausanne à Hereford

Quatorze élèves visitent l’Angleterre avec leur professeure

Gwendoline Czajkowska, professeure d’anglais à Connaissance 3, a emmené ses élèves à Hereford, près du Pays de Galles, du 12 au 17 mai 2014. Elle raconte.

Cette année mes étudiants m’ont demandé si nous pouvions aller en Angleterre. Et pour la première fois, nous sommes partis ensemble pour une aventure vraiment agréable. Nous avons passé une semaine à Hereford, près du Pays de Galles, et avons séjourné dans un excellent Bed and Breakfast: le Southbank B&B. Ce dernier est géré par Hilary et Robert Markland, de bons amis à moi et, selon mes étudiants, des hôtes «fantastiques». Chaque jour, ils ont organisé pour nous des activités qui nous ont permis de visiter beaucoup d’endroits très intéressants dans la région. Nous avons aussi assisté à un concert d’orgue et une soirée «Evensong» où nous avons écouté de la très belle musique. Les étudiants ont particulièrement apprécié la magnifique région campagnarde et l’accueil de grande classe d’Hilary et Robert (excellente adresse!).

Au programme:

  • Mardi: un «Black and White Tour» nous a permis d’admirer les beaux paysages de la région et ses superbes maisons, dont beaucoup sont noires et blanches.
  • Mercredi: visite de Hampton Court, un très joli château doté d’un magnifique jardin.
  • Jeudi: tour de la ville de Hereford, avec notamment la visite de la cathédrale et sa Mapa Mundi, la plus ancienne carte du monde – fascinant!
  • Vendredi: shopping et détente avant de reprendre l’avion pour la Suisse.

Gwendoline Czajkowska