Anthropologie – Repenser notre rapport à la nature

Enjeux des mobilisations amérindiennes

Claudia Dubuis, Dre en anthropologie, chargée d’enseignement et de recherche UniNe

«Les oléoducs, ultime combat des Amérindiens» titrait récemment Le Monde. Ces derniers temps, les médias ont beaucoup fait état des mobilisations des Premières Nations contre les implantations d’oléoducs aux Etats-Unis ou au Canada, notamment dans la réserve indienne de Standing Rock.

En quoi le regard anthropologique sur de telles mobilisations apporte-t-il un éclairage intéressant sur le fonctionnement de nos propres sociétés? Sur les rapports que nous entretenons avec la nature? Quelles solutions les mobilisations amérindiennes peuvent-elles apporter face aux défis environnementaux actuels? Autant de questions qui seront débattues dans ce cours d’introduction à l’anthropologie politique de la nature.

Après une présentation de quelques anthropologues spécialistes du rapport à la nature établi par les sociétés dites «autres» (Lévi-Strauss, Descola), ce cours abordera les grandes caractéristiques du rapport de la société occidentale à son environnement, à partir de la foisonnante et récente histoire environnementale qui s’est notamment développée autour du débat scientifique actuel sur l’«anthropocène». Les deux dernières séances illustreront concrètement les liens entre société et nature à la lumière de la situation des réserves autochtones aux Etats-Unis et au Canada ainsi que des mobilisations environnementales actuelles contre l’industrie minière et pétrolière.


Dates
lundis 4, 11, 18 février et 4 mars 2019
Heures
de 15h30 à 17h
Prix
125 fr. (150 fr. non-adhérent) pour 4 séances, supports de cours inclus

Inscriptions