L’agro-alimentaire, ça trompe énormément

La FRC met le doigt sur les zones d’ombre

Conférence de Barbara Pfenniger, Fédération romande des consommateurs
Jeudi 11 janvier 2018, 14h30-16h
Salle du Verger, Penthalaz

Nous entretenons un lien privilégié, même intime, avec l’alimentation, d’où l’ancien adage «On est ce que l’on mange», car nous entrons ainsi en contact direct avec notre environnement naturel ou cultivé. En mangeant nous introduisons les produits du terroir dans notre organisme: or le lien entre notre santé à long terme et l’état de l’environnement en résulte naturellement. Ces dernières décennies, l’extrême partage du travail dont l’homme moderne est tributaire a conféré à l’industrie agro-alimentaire une position de force dans notre société, de sorte que nous avons perdu la maîtrise individuelle de notre alimentation, et surtout la confiance en elle. La production et la transformation industrialisée des aliments suscitent des questions supplémentaires, touchant le consommateur individuel dans un contexte sociétal et global.

Voici trois questions emblématiques: Quelle est la relation entre santé publique et intérêt au bénéfice de l’industrie agro-alimentaire (l’habitant suisse consomme plus de 30 kg de sucre raffiné par an)? Quelle est l’intérêt de l’industrie agro-alimentaire à la protection et à la distribution équitable des ressources (pour produire 1 kg de viande de bœuf il faut 40 kg de céréales et 4000 l d’eau)? Quel rôle joue l’industrie dans l’application durable de pesticides et dans la qualité des sols (en Argentine l’incidence de certains cancers chez les adolescents et les malformations congénitales liées à l’usage du glyphosate est 15 fois plus élevée que la moyenne du pays)? La leçon à tirer est d’éduquer et sensibiliser le grand public pour qu’il achète ses denrées alimentaires en toute connaissance de cause, car c’est lui qui a le pouvoir de décider, de voter avec son porte-monnaie dans une action dite «bottom-up». Tout changement de politique des grands conglomérats agro-alimentaires ne peut venir que de l’initiative du consommateur, votant avec son porte-monnaie. Ce n’est qu’à partir du consommateur informé que la prise de conscience et la pression sur les acteurs remonteront le long de la chaîne alimentaire. Les étapes en sont, outre la consommation, l’acheminement, la transformation, et jusqu’à la production de notre nourriture.

C’est dans ce sens que Connaissance 3 vous invite à la conférence de Barbara Pfenniger, de la Fédération romande des consommateurs (FRC). Face aux choix pléthoriques et aux promesses multiples, les consommateurs s’interrogent. Chaque année, la FRC reçoit de nombreux exemples et questions envoyés par les consommateurs et surtout par ses membres, des consommateurs particulièrement attentifs et perspicaces. Basée sur ces exemples et interrogations, la conférence montrera comment le cadre légal doit empêcher les fraudes, mais manifeste également ses limites, permettant des messages frisant la tromperie. Elle donne des outils pour déceler l’information utile et trouver la qualité recherchée.

Barbara Pfenniger est responsable Alimentation à la FRC, association sans but lucratif et libre de toute influence depuis bientôt 60 ans. A ce titre, elle suit attentivement tous les développements dans ce domaine au sens large, de la fourche à la fourchette. Elle fait valoir les intérêts des consommateurs romands auprès des autorités, des fabricants alimentaires et des distributeurs. Son poste inclut également l’information des consommateurs, passant par le magazine Mieux choisir, son site web www.frc.ch et via la presse en général.

Dans ce contexte le soussigné vous recommande quelques sites d’information d’intérêt général ainsi que plus spécialisé sur la toile pour mettre toute la lumière sur la question:

Michel J. Rossi, comité régional Connaissance 3 Pied du Jura