Connaissance 3 en partenariat avec l’ECAL

« Il faut s’être beaucoup ennuyé pour être réalisateur »

A l’occasion de ses 20 ans d’existence, la fondation Connaissance 3 s’est approchée de la section cinéma de l’ECAL pour la mise en place d’un projet intergénérationnel commun: la réalisation de courts-métrages sur la thématique du vieillissement et de la formation tout au long de la vie. La saison 2017-2018 s’est naturellement ouverte autour de ce projet avec l’intervention de Lionel Baier, responsable de la section cinéma de l’ECAL, lors de la conférence d’ouverture, le lundi 2 octobre.

«Il faut s’être beaucoup ennuyé pour être réalisateur, car c’est de l’ennui que naît la créativité. C’est là que vous commencez à voir le monde en faisant un pas de côté». Lionel Baier, responsable de la section cinéma de l’ECAL, ouvrait lundi dernier la saison de conférences 2017-2018 de Connaissance 3, l’Université des seniors. Une conférence où le réalisateur vaudois a expliqué ses méthodes pédagogiques pour former les réalisateurs de demain. A la question «Le cinéma s’enseigne-t-il?», Lionel Baier a d’emblée répondu «non». Son travail alors? Exercer la curiosité des étudiants et faire confiance à cette curiosité.

Le mandat de Connaissance 3 pour la création de courts-métrages réalisés par les étudiants de l’ECAL entre parfaitement dans cette vision pédagogique. Lionel Baier a également souligné l’intérêt de faire se rencontrer deux générations très éloignées. Du haut de leur «20 ans et des poussières», les jeunes réalisateurs de l’ECAL vont s’interroger sur les enjeux du vieillissement, une réalité aux antipodes de la leur. Cet été, ils ont travaillé à leur scenario respectif et pris contact avec des acteurs, dont certains ont été choisi parmi les bénévoles de Connaissance 3.

A l’issue de la conférence de Lionel Baier, prochainement disponible en podcasts, deux étudiantes, Fanny Reynaud et Coline Confort, ont pris la parole pour présenter les grandes lignes de leur futur film. La première a choisi de se lancer dans la comédie, avec l’histoire d’un homme âgé qui décide un jour de se transformer en canard. Son message au travers de ce scenario ambitieux et décalé: montrer que tout est possible (surtout au cinéma) et que l’on peut devenir ce que l’on veut, à tout âge. La seconde réalisera quant à elle un documentaire qui ouvrira des perspectives sur ce que peut être la vie après la retraite: où et comment vivre? Les autres films promettent également de belles surprises, tant dans le documentaire que la fiction et même la science-fiction.

Le public aura l’occasion de les découvrir dans le cadre d’un événement spécial organisé à Lausanne, au Capitole, au printemps 2018.

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