Atelier de généalogie

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens… (Proverbe africain)

La généalogie une urgence humanitaire! La définition est audacieuse mais si on se penche sur l’état du monde et sa déliquescence, osons le postulat que dans un esprit de paix et de solidarité pour les générations à venir nous pouvons apporter notre pierre à l’édifice en aidant ceux qui le désirent à connaître leurs racines.

Retrouver ses origines

La principale raison qui pousse de très nombreuses personnes à élaborer leur arbre généalogique est une recherche identitaire. Nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, etc., ont contribué à faire de nous ce que nous sommes. Si on ne les a pas choisis, nous pouvons toujours mieux les connaître et ainsi apprendre sur nous-même. Dans un monde où le présent est tumultueux et l’avenir incertain, retrouver son passé peut apporter une certaine stabilité. Par exemple des enfants ayant été abandonnés par leurs parents et des enfants adoptés sont particulièrement susceptibles de vouloir faire des recherches généalogiques.
Rien de plus difficile, en effet, que de ne pas savoir d’où nous venons. Cela est contraire aux règles de la nature, et c’est pourquoi ces personnes sont parfois amenées à rechercher leurs origines. Les recherches peuvent pourtant s’avérer particulièrement difficiles dans ce cas de figure.

Certes la révision du droit de la famille en vigueur depuis 1970 a introduit beaucoup d’avancées en matière de droit de filiation et du droit de connaître ses origines, mais la vitesse à laquelle les exigences et les dérives sociétales évoluent, cela devient un marathon pour le législateur. C’est un débat éthique auquel nous n’échapperons pas !

La généalogie génétique

La « généalogie génétique » elle, donne aux généalogistes un moyen de contrôler et d’étendre leurs résultats pour la généalogie avec de l’information obtenue par les tests ADN. C’est une réalité mais il y a risque de dérives non négligeables alors que cela devrait rester juste un outil de recherche. Ce marché est très ouvert et très lucratif. Les ventes annuelles de tests par toutes les compagnies et laboratoires sont estimées de l’ordre de 60 millions de dollars (2006)

La psycho-généalogie

Celui qui ne connaît pas son passé est condamné à le revivre… (Goethe)

Une autre facette de la généalogie, la psycho-généalogie. Des recherches très récentes ont pu prouver par l’analyse du sang la transmission des conséquences de traumatismes vécus par des ancêtres par exemple lors d’une guerre et les souffrances ainsi héritées. Et par là même de les analyser, d’apprivoiser les non -dits et faire un travail de reconnaissance au niveau familial. On pourrait appeler ça un « nettoyage ». Enlever des branches mortes pour que l’arbre puisse mieux respirer et laisser un terrain propice au développement harmonieux de l’arbre pour la descendance. Ce travail n’est pas anodin et il convient de le faire avec respect et discrétion pour le bien de tous. Ce qui peut être fait aussi lors d’une thérapie accompagnée. On appelle ça alors un géno-sociogramme !

Un voyage à travers le temps

Mais avant tout la généalogie reste un voyage dans le temps et nécessite beaucoup de persévérance. Elle peut devenir un jeu. Plus on trouve plus on a envie de trouver ! Des outils techniques très performants et utiles sont à la disposition des généalogistes, mais une recherche peut aussi bien commencer avec un crayon, du papier, et un arbre dépliable. Cela peut même permettre de savoir ce que l’on cherche vraiment avant d’aborder le côté technique.

Au-delà de la satisfaction personnelle associée à la recherche, le généalogiste, par ses travaux de recherche sur la famille et la société, contribue à garder vivant le patrimoine de la société à laquelle il s’intéresse. Par le fruit de ses recherches, il apporte une dimension sociale approfondie, en élargissant sa vision de l’origine de sa propre existence qui finalement rejoint celle de ses contemporains, il réalise ainsi et fait réaliser la pluralité des origines de chacun. Les travaux du généalogiste profitent à d’autres disciplines, dont la démographie, la génétique, l’archéologie, l’histoire et l’ethnographie.

Lucia Dorier-Chatton, Groupe Généalogie

Dates chaque dernier mercredi du mois – Voir: calendrier et thèmes abordés (février – juin)
Heures 14h30 à 16h30
Lieu Chavannes-près-Renens | Archives cantonales vaudoises (M1 – arrêt Mouline)
Prix Forfait pour l’année académique 30 fr. (35 fr. non-adhérent)

Une séance d’essai gratuite.
Possibilité de commencer à n’importe quel moment de l’année.

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