Voyage à Lisbonne

Du 13 au 20 septembre 2015, Arthur Sauter et Carla Rouge, organisateurs bénévoles de visites culturelles pour Connaissance 3, ont emmené un petit groupe à la découverte de la capitale portugaise. Un séjour riche d’histoire et de culture.

VIS-LisbonneConnaissance 3 Au bord de l’estuaire du Tage, peu avant que le fleuve rejoigne l’Océan Atlantique, la capitale du Portugal est riche d’une histoire et d’une culture marquée par l’outremer. Une croisière sur le Tage, des balades dans divers quartiers historiques (Baixa, Alfama, Bairro Alto), la découverte de monuments et de points de vue, ont fait sentir l’histoire, histoire marquée notamment par les relations avec la Rome antique, par l’épopée des Découvertes, par le terrible tremblement de terre de 1755, et la reconstruction de la ville au temps des Lumières, par la Révolution du 25 avril 1974, dite des œillets, mettant un terme au régime fasciste de Salazar.

La ville blanche est une cité portuaire, commerciale, cosmopolite, où cohabitent des personnes issues d’Asie, d’Afrique et du Brésil, dont cultures et arts culinaires s’interpénètrent souvent.

Tout en gardant le caractère particulier de certains quartiers, la reconstruction a favorisé un urbanisme moderne, ainsi que l’art baroque que côtoie parfois l’Art Nouveau. L’architecture contemporaine marque surtout le quartier de l’Exposition universelle de 1998, visité le dernier jour du séjour. Le cachet de Lisbonne est lié peut-être d’abord à la lumière, à des températures clémentes, aux nombreux belvédères et parcs, aux ruelles de l’Alfama, comme aussi aux trottoirs faits de petits pavés, parfois avec des motifs élégants, aux façades souvent ornés d’azulejos, à la diversité architecturale. Construite sur des collines, la cité oblige à monter et descendre, ouvrant souvent la perspective sur le Tage ou sur le château saint Georges, qui fut palais des Maures avant d’être celui des rois chrétiens.

La période des grandes découvertes (XV-XVIe siècle) fut l’occasion d’un essor scientifique et artistique, dont témoigne notamment le Monastère des Jerónimos (Belém), dont la visite était incontournable… S’y manifeste avec éclat l’exubérance de l’art manuelin et le sentiment de vivre un tournant historique qui ont marqué le début du XVIe siècle.

Un trajet en bus nous a conduits au point le plus occidental du continent européen, au port de pêche d’ Ericeira, au palais royal d’été de Sintra. Un autre nous a menés plus au nord à la découverte d’une partie du pays et de trois monuments classés au patrimoine de l’Unesco : le Couvent du Christ (ancien centre des Templiers) à Tomar, et les monastères historiques de Batalha et Alcobaça. Au retour, coup d’œil sur l’Océan du haut des falaises de Nazaré.

Pour sentir un peu la vie des habitants, que faire de simple sinon parcourir les rues (certaines, il est vrai, envahies par les touristes) se déplacer en métro ou en tram, fréquenter un petit hôtel et des bistrots de quartier? Ce qui n’a pas empêché de goûter à la gastronomie lors d’un repas d’adieux au bord du Tage. Une soirée a conjugué divers plats portugais et du fado chanté par une artiste connue et amie. Un aperçu de la vie culturelle et littéraire a été esquissé au gré des promenades, comme une invitation à partir à la découverte d’une riche littérature.