Habiter avec son âge – 3

Pour-quoi les seniors voudraient-ils déménager?

La première phase du projet de recherche-action «Habiter avec son âge», initié par Connaissance 3 en collaboration avec l’EPFL et soutenu par la fondation Leenaards, est terminée. Onze ateliers de discussion ont été conduits par le Dr Kaj Noschis, chargé de cours à l’EPFL, qui a ensuite étudié les données collectées. Les résultats de la première étape de la recherche viennent d’être présentés au comité de pilotage de Connaissance 3.

Cette première analyse a servi à l’élaboration d’un questionnaire distribué à plus large échelle dans le courant du mois de mai.

Les premiers résultats

Ce qui a frappé le chef de projet est l’engagement des participants aux ateliers qui ont unanimement regretté que ces rencontres se limitent à deux ateliers par groupe. Connaissance 3 tire de ce constat un encouragement non seulement à poursuivre cette recherche-action, mais aussi à reprendre ce thème dans le cadre de ses activités saisonnières.

Vingt-six personnes ont participé aux ateliers. Les discussions ont été menées autour de deux thèmes:

  • «Raisons pour rester dans l’habitation actuelle»
  • «Conditions qui pourraient faire envisager un déménagement»

Les participants ont tout d’abord défini les caractéristiques de leur habitation qui les motivent à y rester. Le lien affectif à son logement, son voisinage, son quartier ou son village est cité en premier; puis viennent une localisation avantageuse en termes de transports ou de services, des raisons économiques (surtout pour les propriétaires plus âgés), enfin la surface et la luminosité du logement.

Parmi les conditions qui motiveraient les participants à déménager, on peut citer des aménagements intérieurs plus faciles à entretenir et mieux adaptés (pas d’escaliers, ni de seuil, accès faciles et ascenseur, salle de bain adaptée), un aspect économique avantageux, la proximité des services et des transports publics, ou encore pour les propriétaires, un balcon à la place du jardin.

«Il s’agit de priorités qui affirment la volonté de rester autonome(s) le plus longtemps possible dans son propre logement, dans l’optique de se débrouiller seul(e-s), commente Kaj Noschis, qui souligne que l’approche de l’habitation est individualiste. Les participants ne souhaitent changer de logement seulement lorsque la santé l’exigera et semblent ne pas envisager de solutions collectives pour une nouvelle habitation. Rappelons aussi que le sondage ne prétend pas être représentatif de toute la population, il s’agit d’un petit échantillon issu des adhérents à Connaissance 3.»

Le questionnaire distribué prochainement permettra de poursuivre cette première analyse et de rendre un rapport cet automne. A suivre…

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