Habiter avec son âge – 2

Quel dernier « chez soi »?

En collaboration avec l’EPFL, Connaissance a initié un projet de recherche-action autour des perspectives d’habitat des seniors. Un peu partout, architectes, promoteurs et politiques proposent des solutions innovantes: habitat groupé, maisons où diverses générations habitent ensemble, maisons pour personnes âgées avec des espaces d’activités et de services intergénérationnels, partage de son logement avec un étudiant, etc.

Mais qu’en pensent les principaux intéressés?

Fidèle à sa philosophie, Connaissance 3 souhaite amener sa pierre au débat en donnant la parole aux seniors intéressés ou concernés par cette question du déménagement et du dernier chez soi: celui où ils se sentiront à l’aise quelles que soient les fragilités de l’âge. La Fondation Leenaards partage notre conviction que les nombreuses études des experts ne sauraient remplacer la voix des seniors et finance cette recherche-action exploratoire.

Depuis novembre dernier, des ateliers de réflexion avec des groupes de personnes concernées se déroulent dans nos locaux sous la conduite du Dr Kaj Noschis, chargé de cours à l’EPFL. Financé par la Fondation Leenaards, le projet «Habitat avec son âge» donnera des indications précieuses sur les motivations des personnes âgées à changer ou ne pas changer de logement.

Les seniors anticipent

projet-Habiter

A 65 ans et encore en forme, les seniors sont pourtant bien conscients qu’ils devront bientôt repenser ou adapter leur logement en fonction de leur santé et de leur mobilité: se rapprocher du centre-ville ou des transports publics si on ne peut plus conduire, sécuriser sa salle de bain, etc.

La majorité des participants aux ateliers habitent leur logement actuel depuis longtemps. Les premières observations de Kaj Noschis, en charge du projet, montrent que ces personnes cherchent avant tout à trouver des solutions pour conserver leur autonomie le plus longtemps possible; elles font d’ailleurs part de leur souhait d’en savoir plus sur les manières d’adapter ou de modifier leur logement en conséquence (et selon les nouvelles normes). La question d’une forme d’habiter différente se pose moins, mais les participants au projet se montrent tout de même demandeurs de plus d’informations sur les nouvelles manières d’habiter, p.ex. les maisons pensées pour locataires âgés.

Si les premières journées d’atelier consistaient d’abord à s’intéresser aux motivations des seniors à rester dans leur logement, les seconds, prévus ces prochaines semaines, aborderont les motifs qui pourraient les inciter à déménager. A suivre donc…

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