Vos fichiers méritent CrashPlan

par Manuel Girardin, coordinateur de support informatique, Ci-UNIL

Le logiciel de sauvegarde automatique des ordinateurs des employés UNIL se modernise et reste la meilleure protection contre les pertes de données, ransomwares compris.

© WavebreakmediaMicro - Fotolia
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Crash…quoi ?

Sorti en 2007, le logiciel CrashPlan est un outil de sauvegarde de données. Produit par la société Code42, sa version professionnelle a été choisie en 2013 par le Centre informatique (Ci) pour la sauvegarde des postes du personnel UNIL. Le principe de fonctionnement est simple. En tant que membre du personnel, vous installez une application sur votre (vos) poste(s) de travail. Quand vous entrez vos identifiants UNIL au premier démarrage de l’application, un compte se créée automatiquement sur les serveurs de sauvegarde du Ci. La première sauvegarde des données de votre session de travail se fait alors dans la foulée. Une fois celle-ci terminée, les données sont sauvegardées toutes les 15 minutes de manière incrémentale. Ainsi, au moins une version des documents de votre session est sécurisée sur nos serveurs.

Un système de versionning vous permet de remonter le temps, jusqu’à 3 mois à partir de la date du jour. Un fonctionnement fort utile pour les documents modifiés régulièrement. Vous pouvez ainsi récupérer, par exemple, la version de votre document du jour précédent, celle qui contient votre chapitre 3 que vous n’aimiez pas hier mais pour lequel vous avez un regain de tendresse aujourd’hui. De leur côté, les fichiers et dossiers que vous glissez dans la corbeille sont quant à eux définitivement effacés du serveur de sauvegarde 3 mois plus tard, vous laissant le temps de récupérer une erreur de manipulation.

Avec 1’565 utilisateurs, la popularité du service n’est plus à prouver. A l’heure actuelle, environ 70TB de données sont sauvegardées sur ce service. Entre 2013 et 2016, un quart des utilisateurs a utilisé les fonctionnalités de récupération du logiciel depuis les débuts du service, pour un total de 3.5 TB de données retrouvées.

Le Ci propose à l’heure actuelle la version 4.3.5 de CrashPlan et prévoit la mise à jour des serveurs et des clients vers la version 5.1 dès le mois de juillet 2016.

Code42 CrashPlan 5.1 : nouveau nom et interface simplifiée

Code42 a sorti la version 5.1 de son produit phare fin décembre 2015, amenant son lot de nouveautés. Son nom d’abord, puisqu’il se présente désormais sous le nom officiel de Code42 CrashPlan au lieu de CrashPlan PROe. Appelons-le CrashPlan, c’est quand même bien plus simple.

Une première modification apparaît lors du chargement de la page http://backup.unil.ch. Alors que les anciennes versions nous permettaient d’apposer notre patte visuelle, Code42 impose désormais son logo sur la page d’accueil du produit. Exit donc le logo UNIL.

Nouvelle interface de la console web CrashPlan
Nouvelle interface de la console web CrashPlan

Les administrateurs du système se réjouiront quant à eux de voir un nouvel outil de reporting arriver avec la version 5.1. Il permettra de tirer quelques statistiques (anonymisées) fort utiles, pour se faire une idée de l’utilisation de CrashPlan à l’U et du type de machines qui y sont connectées.

Les clients Mac, Windows et linux (mais oui, il y a une version Linux !), ainsi que l’application serveur embarquent également leurs propres versions de Java. Il n’est ainsi plus nécessaire que cet outil soit installé sur les machines pour que CrashPlan fonctionne.

Mais c’est surtout l’interface utilisateur qui se met au goût du jour ! Bonne nouvelle : l’interface trop détaillée de la v4 fait place à la simplicité de la nouvelle v5, revue de fond en comble.

Le rendu s’inspire des tendances actuelles du flat design, et cherche à accompagner l’utilisateur dans ses mouvements. Le premier bouton visible à l’ouverture de l’application permet d’accéder à la fonction principale du produit : récupérer ses données !

Le bouton simple et visible qui permet de récupérer ses données est enfin là ! La traduction laisse à désirer (« Obtenir Les Fichiers ») mais l’important est ailleurs.
Le bouton simple et visible qui permet de récupérer ses données est enfin là ! La traduction laisse à désirer (« Obtenir Les Fichiers ») mais l’important est ailleurs.

La navigation dans les dossiers sauvegardés se fait de façon élégante et légère. Le choix des données à récupérer, ainsi que des versions que l’on souhaite retrouver, est intuitif.

La navigation dans l’historique de ses données sauvegardées est devenue plus simple et intuitive.
La navigation dans l’historique de ses données sauvegardées est devenue plus simple et intuitive.

L’accès à quelques paramètres très spécifiques est caché, pour plus de confort visuel, mais reste possible (gestion des dossiers sauvegardés, gestion des réseaux à utiliser ou non). L’icône de la barre des tâches est elle aussi changée, passant de la petite maison au logo de l’entreprise Code42. Là aussi, l’interface de la zone de notifications a été revue.

Si le quota de 100 Go ne vous suffit pas, il est toujours possible de brancher un disque externe. A n’utiliser que pour des données de moindre importance.
Si le quota de 100 Go ne vous suffit pas, il est toujours possible de brancher un disque externe. A n’utiliser que pour des données de moindre importance.

Un transfert de données simplifié

Code42 revoit également son processus en matière de changement de machine. L’utilisateur est pris par la main pour récupérer facilement les données de son ancien ordinateur. Une simple question s’affiche à la première ouverture de l’application : « S’agit-il d’une nouvelle machine remplaçant une ancienne ou non » ?

Au premier lancement, CrashPlan vous demande si vous avez changé d’ordinateur. Dans l’affirmative vous serez pris par la main pour transférer vous-même vos données.
Au premier lancement, CrashPlan vous demande si vous avez changé d’ordinateur. Dans l’affirmative vous serez pris par la main pour transférer vous-même vos données.

IBM se met au Mac et utilise CrashPlan

Invitée à présenter son passage au Mac lors d’une réunion à laquelle l’auteur a pu participer, la société IBM a ainsi indiqué avoir révolutionné la gestion de son parc grâce à deux outils : JAMF et CrashPlan. Elle a ouvert son parc composé de plusieurs centaines de milliers d’ordinateurs au Mac et le succès a été énorme, avec 40% de collaborateurs passés sur cette plateforme. Dans les faits, le collaborateur IBM qui reçoit un Mac passe par CrashPlan pour récupérer les données de son ancienne machine (ou créer un premier profil s’il vient d’être engagé). Muni des droits administrateurs, il utilise ensuite JAMF, un kiosque en ligne, pour installer ses applications. En cas de soucis, il contacte alors son help desk… Si l’on fait abstraction du kiosque, IBM a mis en place une méthode de gestion de parc très proche de celle pratiquée par le Ci !

La v5.1 à l’UNIL, c’est pour cet été

Le Ci va procéder par étapes pour la mise à jour vers la version 5.1 de CrashPlan. Dans un premier temps, les serveurs seront migrés en juillet. Ensuite, les clients seront mis à jour graduellement, en v4.4 puis en v5.1. Un groupe de beta testeurs (j’ai nommé mes collègues du Ci) essuiera les premiers plâtres, puis ce sera au tour de l’ensemble des postes des utilisateurs du service d’être mis à jour.

Si vous disposez déjà du service CrashPlan sur votre machine, la mise à jour se fera automatiquement sur votre (vos) poste(s) à la fin de l’été 2016. Cependant, la v5.1 ne pourra être installée que sur les postes dotés d’un système d’exploitation récent, comme indiqué dans le tableau ci-dessous. Les autres resteront en v4.4. Une exception : si vous travaillez encore sur Mac avec le système Snow Leopard (Mac OS X.6), votre machine ne sera plus compatible avec CrashPlan ! Il sera donc grand temps de mettre votre système à niveau, ce qui pourra se faire sans changer de Mac. En cas de besoin, nous vous invitons à contacter notre help desk.

Tableau des compatibilités

OS Compatible v5 Compatible v4.4.x Non compatible
Mac OS X X.9 et suivants X.7 et suivants X.6 et antérieurs
Windows Windows 7 et suivants Windows XP et suivants Windows XP et antérieurs
Linux Ubuntu 14.04
Red Hat 7 update 1

Crash…plan, ça a l’air top ! Comment l’installer ?

Si vous ne disposez pas encore de cette application et que vous êtes membre du personnel UNIL, le Ci vous propose une documentation rafraîchie et un nouveau formulaire en ligne, disponibles en français et en anglais. Une fois le formulaire rempli, un mail vous est envoyé avec les liens pour télécharger l’installeur. Il suffit ensuite de suivre les indications de notre site. En cas de soucis, notre help desk est toujours à votre disposition. Simple non ? Alors… pourquoi attendre ?

CrashPlan, un bon rempart contre les ransomwares

Vous l’aurez peut-être remarqué, les malwares de type ransomware ont le vent en poupe ce début d’année. Leur principe est de crypter les données de l’utilisateur et de demander une rançon pour pouvoir les décrypter. Rançon qu’il est évidemment inutile de payer, puisque cela n’amènera qu’une autre demande de rançon.

Les adresses @unil.ch ont été la cible d’envoi de masse de ce type de fichiers. Nos spécialistes gérant la messagerie ont vite et bien réagi, et ont permis d’éviter au maximum leurs effets néfastes.

Plus tôt dans l’année, les Mac ont également été pris pour cible, avec un premier ransomware se trouvant dans une version hackée du logiciel de peer-to-peer Transmission.

Une des recommandations pour se prémunir au maximum des effets néfastes de ces malwares est d’avoir un backup à jour. CrashPlan peut donc être salvateur dans de tels cas, puisqu’il permet d’avoir une sauvegarde de ses données ailleurs que sur son disque dur, cible des attaques de ce type de maliciels. Une raison de plus d’installer CrashPlan.

D’autres recommandations sont également à suivre pour se protéger des ransomwares :

  • ne pas ouvrir les pièces jointes de mail douteux
  • mettre à jour régulièrement son système Windows ou Mac
  • sur Windows : disposer d’un antivirus à jour (par exemple la suite de logiciels de sécurité intégrée aux versions récentes de Windows)
  • sur Mac : s’assurer que Gatekeeper, le logiciel intégré à OS X qui vérifie par défaut l’innocuité de toute application installée par l’utilisateur, n’a pas été désactivé (comment vérifier que GateKeeper soit actif ?).