La Campus card renouvelle son infrastructure

interview de Marc-André Baillifard, responsable du pôle services/logistique du Ci-UNIL, par Patrice Fumasoli, rédacteur en chef

Bornes de chargement, de validation, caisses, logiciel et base de données : tout a changé. Peu de nouveautés, mais l’infrastructure a été remise au goût du jour.

17_campuscard
© Sergey Nivens – Fotolia
Seule la carrosserie n’a pas changé : la machine cachée à l’intérieur et le logiciel ont été renouvelés.
Seule la carrosserie n’a pas changé : la machine cachée à l’intérieur et le logiciel ont été renouvelés.

Pourquoi ce renouvellement était-il nécessaire ?
Le matériel était vieillissant et commençait à tomber en panne. Et les fournisseurs n’acceptaient plus de réparer certaines machines, les imprimantes des bornes de validation par exemple.

Qu’est-ce qui change pour les utilisateurs que nous sommes ?
Le changement le plus visible est du côté des bornes de chargement. Notre ancien fournisseur PolyRight sous-traitant désormais cet aspect, le matériel est très différent de la génération précédente, tant physiquement qu’au niveau du logiciel. Les bornes de validation n’ont pas changé extérieurement, mais l’électronique cachée à l’intérieur est neuve, ainsi que le logiciel. L’utilisateur ne remarquera donc qu’un écran d’accueil rafraîchi. Les caisses des cafétérias sont également en cours de renouvellement. Si le hardware et le software changent, l’interface est pour l’instant la même. Le personnel n’est donc pas perdu. Au niveau des changements invisibles, citons l’intérieur des « savonnettes » sur lesquelles vous posez votre Campus card pour payer votre repas à la Banane, ainsi que toute l’infrastructure logicielle du système dans son ensemble.

Quand avez-vous entrepris ces grands travaux ?
L’essentiel a été fait pendant la pause de Noël, ce qui a entraîné quelques perturbations pour les quelques usagers qui fréquentaient encore l’UNIL à ce moment-là. L’équipe était constituée des 2 techniciens du Ci (dont moi), ainsi que de « mon » apprenti et d’un renfort ponctuel d’un technicien PolyRight et du Ci, plus d’étudiants du help desk. Deux semaines de travail ont été nécessaires. Et tout n’est pas encore terminé aujourd’hui, comme le renouvellement des caisses.

Malgré sa lumière rouge clignotante et son « pansement » cette nouvelle borne est parfaitement fonctionnelle ! Le « sparadrap blanc » devrait prochainement disparaître et dévoiler la tant attendue fonction de recharge via les cartes de débit.
Malgré sa lumière rouge clignotante et son « pansement » cette nouvelle borne de chargement est parfaitement fonctionnelle ! Le « sparadrap blanc » devrait prochainement disparaître et dévoiler la tant attendue fonction de recharge via les cartes de débit.

Quand sera-t-il possible d’utiliser sa carte de débit pour charger sa Campus card ?
Ah, vous avez remarqué le « pansement » qui recouvre la partie de la borne qui permet d’insérer une carte de débit ? Entre ce « pansement » et la lumière rouge qui clignote pour signaler que l’automate est prêt à recevoir des billets, de nombreuses personnes pensent que ces machines sont en panne. Une lumière clignotant verte aurait été plus adéquate, mais nous ne pouvons malheureusement pas modifier ce comportement. Quant au « pansement » nous espérons pouvoir l’enlever prochainement. Oui, il devrait bientôt être possible d’éviter l’étape absurde qui consiste à vider un bancomat pour remplir un chargeur Campus card, qui implique de plus des frais inutiles : il faut bien payer du personnel pour remplir les bancomats et vider les chargeurs Campus card ! La technique a été plus vite que l’administration : nous attendons un feu vert pour activer cette fonction très attendue. Nous rêvons également de pouvoir un jour offrir la possibilité de charger sa Campus card 100% en ligne, ce qui simplifierait radicalement la logistique, tout en offrant une solution dans l’air du temps. Dans l’intervalle, je vous rappelle qu’il est déjà possible de mettre de l’argent sur votre Campus card via MyUNIL et votre section e-banking (comptez 2-3 jours de délai).

Quels ont été les principaux problèmes rencontrés ?
Pendant les premiers jours de fonctionnement des bornes de chargement, certains utilisateurs ont eu la désagréable surprise de constater qu’ils avaient mis leur argent sur le compte de la personne qui les avait précédé… problème qui a été vite réglé, et je vous rassure sur le fait que personne n’a perdu un centime. Les caisses des cafétérias ont également posé problème. La moindre coupure de réseau déclenchait une clôture automatique. Ce comportement a été modifié. Les imprimantes thermiques à destination des bornes de validation étaient en rupture de stock chez le fournisseur. Ce qui a ralenti le renouvellement de ces machines, maintenant achevé. Finalement tout s’est bien passé compte tenu de l’ampleur du changement : hardware, software, base de données… tout a changé !

L’intérieur du lecteur de badge est neuf. L’équipe Campus card recycle et minimise au maximum les changements qui pourraient perturber les milliers d’utilisateurs.
L’intérieur du lecteur de badge est neuf. L’équipe Campus card recycle et minimise au maximum les changements qui pourraient perturber les milliers d’utilisateurs.

MyUNIL devrait faire sa révolution et passer en version 3 cette année. Enfin un onglet Campus card en vue qui permettrait de connaître son solde et recharger son compte sur son téléphone ?
C’est effectivement une demande des utilisateurs. Mais il faut encore que les équipes Campus card et MyUNIL se coordonnent. En ce qui concerne PrintUNIL, l’application qui permet de charger son compte en ligne fait un tabac : en quelques semaines plus de 90% des utilisateurs n’utilisent plus qu’elle pour acheter des crédits d’impression ! Les gens plébiscitent les applications en ligne qui simplifient les tâches administratives.

PolyRight est resté le fournisseur unique pour tout ce qui touche la Campus card. Cela pourrait-il changer un jour ?
Notre projet est de séparer contrôle des accès, monétique et accréditation. Il serait ensuite possible d’avoir un fournisseur différent par type de prestation. Ce qui permettrait de diversifier les partenaires et donc de réduire les risques, et peut-être les prix. Mais en informatique, il est parfois également très coûteux d’arriver à faire fonctionner des systèmes de différents constructeurs ensembles… quand vous ne perdez pas tout simplement des fonctionnalités essentielles dans l’affaire.