Sauvegarde hors site de nos serveurs

par Daniel Henchoz (responsable du groupe production et systèmes, Ci-UNIL)

Amélioration de la continuité de service des serveurs de production UNIL hébergés au Ci : délocalisation à Neuchâtel de leurs sauvegardes.

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Pourquoi une sauvegarde de type « image » ?

Les fichiers des serveurs sous la responsabilité du Centre informatique sont sauvegardés régulièrement avec le logiciel Networker sur une baie de stockage DataDomain. Afin de garantir une « reprise après évènement » la plus courte possible pour les machines de production, nous sauvegardons également l’ensemble de la machine avec une sauvegarde de type « image » qui nous permet de restaurer l’intégralité du serveur (système d’exploitation et fichiers de données) en une seule passe. Cette deuxième sauvegarde est effectuée avec le logiciel AVAMAR sur une deuxième baie de stockage DataDomain distincte.

Partage des responsabilités

Nous avons volontairement séparé la gestion des deux systèmes afin de ne pas donner la responsabilité à une seule personne de l’intégralité des sauvegardes des serveurs de production ; deux personnes différentes au sein du groupe sont en charge de ces sauvegardes. Cette démarche devrait nous protéger d’une potentielle erreur humaine.

Pourquoi Neuchâtel ?

Les deux systèmes de sauvegarde étant complétement indépendants, nous avons choisi de délocaliser une des copies sur un site distant. Nous avons pris contact avec nos voisins de l’EPFL qui ont aménagé un datacenter sur le site de Neuchâtel. L’EPFL nous met à disposition un demi rack dans lequel nous avons installé notre système de sauvegarde AVAMAR et le Data Domain attaché ; notre équipe réseau a installé un switch UNIL dans ce rack afin que nous soyons « comme à la maison ». Les sauvegardes quotidiennes incrémentielles se font désormais sur cette ligne 1 Gb/s récemment mise en service.

En cas de désastre majeur sur notre site de Lausanne, nous pourrions ainsi récupérer l’état de la veille de tous nos serveurs de production. Cependant la remise en exploitation nécessiterait un temps potentiellement important pour reconstruire ces serveurs selon l’ampleur des dégâts sur le site de Lausanne.