Moitié de semestre au Québec

Déjà la moitié d’un semestre écoulé… Le temps défile à une de ces vitesses ! Mais revenons au début de cette aventure. J’ai pris l’avion fin juillet pour découvrir le pays en auto-stop, covoiturage et marche à pieds avant de commencer les cours. Ça a été incroyable: les québecois sont d’une générosité débordante, les paysages magnifiques, et les sentiers de randonnée super bien indiqués. Sur mon chemin j’ai croisé des caribous, des orignaux, des ours, des porcs-épics et tant d’autres animaux. Si vous êtes amoureux de la nature, je vous recommande vivement d’aller faire un tour dans le parc national de la Gaspésie (grimper au sommet du mont Albert et du mont Jacques-Cartier en vaut la chandelle). Si vous préférez visiter des villes, vous apprendrez tout sur les luttes entre les colonies française et britannique pour s’approprier le sol canadien et l’histoire du pays dans son ensemble dans la ville de Québec. La vieille ville vaut largement le détour et vous y trouverez de chouettes boutiques.

Parc Mégantic
Parc national de la Gaspésie

 

 

 

 

 

 

 

Sentier des Caps – Charlevoix
Parc national de la Gaspésie

 

 

 

 

 

 

 

 

Après ces vacances de un mois, direction l’université de Bishop. Petite université anglophone de 2’500 étudiants environs, elle se situe dans la ville de Sherbrooke. J’ai commencé mon semestre avec une semaine d’introduction, qui permet aux nouveaux arrivants de découvrir le campus, le fonctionnement de l’université, et surtout les fêtes universitaires. On n’attend pas le week-end ou le jeudi, ici les fêtes s’improvisent n’importe quels jours de la semaine! En gros, les petits nouveaux sont séparés en plusieurs groupes, et le but est de gagner le plus de points possibles en accomplissant des challenges donnés par des juges tout au long de la semaine. Je vous laisse imaginer les challenges! Après cela les cours ont débuté. Très différent de ce que j’ai pu connaître à Lausanne: les classes sont bien plus petites ce qui favorise une interaction avec les professeurs, qui demandent régulièrement aux élèves de partager leurs expériences et de donner leur opinion concernant la matière du cours. En plus de cela, la note finale est répartie sur plusieurs examens et travaux effectués au cours du semestre. Nous avons des examens mi-semestriels, des examens en fin de semestre, mais aussi des rapports à rendre. Petit exemple de devoir à rendre: en cours de criminologie, j’ai dû me rendre au palais de la justice afin d’assister à des procès, puis écrire un papier de deux pages faisant un lien entre ce que j’avais vécu/vu et le contenu des cours. Personnellement ce fonctionnement me convient tout à fait. Cette manière de faire oblige les étudiants de travailler régulièrement durant le semestre, et empêche une surcharge de travail en période d’examen (les examens de fin de semestre valent tout au plus 40% sur la note finale). En plus, devoir rendre des travaux concernant la matière permet de bien mieux se l’approprier.

Université de Bishop
Montréal depuis le Mont Royal

 

 

 

 

 

 

 

Le campus est très convivial de par sa petite taille, et on y croise des étudiants venant du monde entier. Pour l’instant j’ai pu croiser des personnes venant du Canada, des États-Unis, mais aussi du Mexique, d’Équateur, d’Australie, d’Irlande, d’Allemagne, d’Espagne et j’en passe. L’expérience n’en est que plus enrichissante en termes de mixité des cultures. J’ai aussi eu le temps de passer un week-end à Montréal, et je planifie un court voyage à New York.

Finalement, venir à l’université de Bishop m’aura permis de vivre des expériences inédites. J’ai notamment eu la chance d’assister à une conférence de David Hogg, co-fondateur du mouvement March For Our Lives, et de voir des dessins et peintures de prisonniers représentant leur vision de la justice. J’ai aussi eu l’opportunité d’entendre des témoignages d’individus souffrant de schizophrénie dans le cadre de mes cours, et je vais participer au développement d’un workshop pour des individus de la ville vivant en situation de précarité. Un vrai régal en termes d’enrichissement personnel.