Les cours made in USA à TAMIU

Howdy Lausanne !

Voilà maintenant quelques mois que les cours à TAMIU sont déjà bien entamés dans leur programme. Les examens finaux arrivent bientôt avec leur lot de stress mêlé à une excitation étrange, qui nous rappelle aussi qu’un séjour dans une université étrangère signifie également: étudier (si si je vous jure), avant un retour en Suisse qui ne sera que provisoire pour moi étant donné que mon échange durera deux semestres.

Les cours justement parlons-en. En commençant ceux-ci, on se rend bien vite compte que l’expérience d’un séjour à l’étranger dans le cadre d’études universitaires, va bien au-delà du simple « échange culturel ». Les cours en eux-mêmes sont donc une véritable nouveauté en tout cas pour ce qui est des Etats-Unis. Comme d’autres blogueurs qui sont allés étudier en Amérique du Nord, j’ai d’abord été surpris par le nombre de cours à prendre qui est bien plus bas qu’en Suisse. Et pour cause, avec « seulement » 5 cours ce semestre-ci, attendez vous à crouler sous les lectures obligatoires ! Entre 100 et 200 pages par cours et par semaine. Etant étudiant en Lettres, j’avais évidemment pris l’habitude d’enchaîner les lectures mais à un rythme plus irrégulier.

Fort Alamo à San Antonio, théâtre de la résistance de Texans contre les troupes Mexicaines en 1836
Fort Alamo à San Antonio, théâtre de la résistance de Texans contre les troupes mexicaines en 1836

Être un étudiant aux USA est donc très différent. Ici on privilégie la régularité notamment par le biais d’un nombre très bien réparti d’évaluations tout au long du semestre (qui sont évidemment basées sur les lectures). Autant dire que la présence à chaque séance d’un cours est quasi-obligatoire. On est loin de la liberté académique à l’européenne mais c’est un mal pour un un bien on va dire. En revanche, certaines situations peuvent paraître assez étranges à un étudiant européen comme lorsque votre professeur annonce à tout le monde lors du premier cours « j’aimerais que vous ne vous leviez pas pendant le cours donc allez aux toilettes avant ! » ou bien encore l’interdiction formelle d’utiliser son ordinateur portable dans certains cours (même pour prendre des notes !). Encore une fois, ce n’est pas dérangeant et on s’y fait vite surtout qu’on se rend rapidement compte que cette image quelque peu stricte n’est qu’une façade. L’ambiance des cours est en effet très détendue, nos chers professeurs n’hésitant pas à enchaîner les blagues quitte à raconter carrément leur vie pendant un cours sous les éclats de rire des étudiants. Ceux-ci sont d’ailleurs encouragés à prendre la parole en tout temps pour donner leur avis et aussi faire monter leur note de participation par la même occasion.

L'UNIL a les moutons; TAMIU a les daims ! Il n'est pas rare d'en croiser des dizaines sur le campus surtout en fin de journée.
L’UNIL a les moutons; TAMIU a les daims ! Il n’est pas rare d’en croiser des dizaines sur le campus surtout en fin de journée.

Autre chose qui frappe: le contenu des cours. Partir à l’étranger c’est aussi l’occasion d’assister à des cours avec des sujets qu’on ne trouverait pas à Lausanne. J’ai par exemple un cours sur la littérature anglaise d’espionnage qui est extrêmement intéressant. On étudie les principaux ouvrages de la littérature d’espionnage depuis les premiers romans d’avant-guerre jusqu’à la guerre froide et l’inévitable James Bond de Fleming.

Ajoutez à tout cela le cadre génial de Laredo et son climat qui atteint encore parfois les 30° au mois de novembre et vous êtes de suite prêts à attaquer toutes ces lectures !