Leaving home or going home? (Partie 1 – les cours)

Me voilà dans l’avion direction le Canada. J’avais prévu de ne pas rentrer à Noël mais finalement je suis rentrée en Suisse pour deux semaines. J’ai pris l’avion le lendemain de mon dernier examen, qui finissait à 22h (ils sont fous ces Canadiens). À présent je retourne à Ottawa, les cours on repris lundi 8 janvier, je vais donc louper 2 jours. Comme le titre le dit, je ne suis plus très sûre, est-ce que je quitte chez moi ou est-ce que j’y retourne?

Il est temps de faire un petit retour en arrière. Le premier thème que je veux aborder est les cours.

Ca fait très hipster mais j’ai adoré l’habitude de réviser/écrire dans le café entre chez moi et l’uni, Happy Goat. Leurs sandwichs étaient incroyables, leur café très bon, l’ambiance aussi, avec pas mal d’étudiants en train de travailler, et un staff super sympa. Et on te lance pas de regards accusateurs parce que tu squatte le café toute la journée.

J’ai commencé les cours tout début septembre. Les 2 premiers jours j’ai un peu paniqué car j’avais de la difficulté à comprendre les profs, entre la professeure à l’accent ghanéen et celui qui n’articule pas du tout et parle d’un flux continu et monotone. Mais après 2 jours ce n’était plus un problème, ça prend juste un petit temps d’habituation.

J’ai vite lâché mon cours de méthode de recherche qualitative, qui reprenait tout ce que j’avais vu en 2ème à Lausanne. Je me suis ainsi rendu compte que l’uni de Lausanne met l’accent sur l’aspect recherche des sciences sociales, comparé à l’uni d’Ottawa en tout cas. Les élèves de 3ème à Ottawa n’ont presque pas encore eu de contact avec les méthodes de recherche. Il me faut pourtant suivre deux séminaires de recherche, obligatoires à Lausanne. J’ai trouvé des cours qui comportent un minimum de pratique, au 2ème semestre, espérons que ce sera suffisant pour ne pas devoir faire des crédits supplémentaires à mon retour à Lausanne.

Par manque de disponibilités, j’ai choisi un cours de 4ème en français, quelle bonne décision ce fut ! Ce cours est le meilleur que j’ai suivi au semestre d’automne. Le cours portait sur les conflits et mouvements sociaux, nous étions une quinzaine, et la prof était passionnée et passionnante.

Mes 4 autres cours étaient des cours de 3ème année en anglais. Il y en a un que je n’ai vraiment pas aimé, la prof nous sortait des banalités sans aucune explication et sans aller en profondeur sur le sujet. Les 3 autres étaient intéressants.

Une partie des livres que j’ai du acheter pour le premier semestre. Le record en termes de prix: 120$

J’ai pu voir quelle différence peut faire le contexte national dans l’enseignement des sciences sociales. Ici à Ottawa, on ressent l’idéologie libérale, dans le choix ou la critique des penseurs politiques, dans la façon de raconter l’histoire…

Les cours sont plus « scolaires ». Il y a des sortes de devoirs à faire régulièrement, beaucoup de petites évaluations, comme les « midterms » ou encore la participation/la présence. Je ne trouve pas idéal d’avoir de nombreux petits travaux à rendre, car je trouve difficile de produire un travail de fond alors que l’on a droit à maximum 5 pages. J’ai clairement dû travailler plus qu’à Lausanne, mais je ne trouve pas le niveau plus haut pour autant.

J’ai trouvé dans l’ensemble qu’on apprenait moins à analyser de manière critique la politique, mais par contre j’ai trouvé qu’il y avait une plus grande importance donnée aux connaissances théoriques et j’ai été impressionnée par les connaissances précises des penseurs politiques anciens et modernes qu’avaient les élèves.

Mise à jour après le deuxième semestre: dans l’ensemble j’ai eu du plaisir dans mes cours, malgré les quelques-uns qui ne m’ont vraiment rien appris (3 sur les deux semestres), mais ça été l’année la plus stressante en termes d’études.

Le campus, à -18 degré
A Lausanne, je n’ai presque jamais travaillé après 19/20h
Une fois par semaine, j’avais cours de 19h à 22h. Il fallait ensuite continuer de travailler sur un quelconque « paper »
Selfie bibliothèque pour se plaindre, passage obligé