Derniers préparatifs

Voici venu le temps du départ… ! Après des mois de tractations, d’échanges d’e-mails, de négociations en tout genre, de contacts sur place et à l’UNIL et d’énervements ainsi que de joies diverses, il est temps de mettre les voiles. Le 9 octobre, je partirai pour Göttingen, qui sera MA ville pendant une année. Comme Ulysse s’en allant rejoindre Pénélope après la guerre de Troie, j’aurai à naviguer habilement les dix prochains mois entre séminaires, cours et autres enseignements pour m’en aller décrocher mon Graal : mon Bachelor ès Lettres !

Bien sûr, l’aventure s’annonce palpitante, excitante et pleine de dangers. Il me faudra éviter de tomber dans le piège des sirènes allemandes, les soirées estudiantines trop arrosées (à la bière). Trouver mon rythme, mon style et faire miens les apprentissages qui me seront proposés, en cours ou ailleurs. Voir du monde, évidemment – beaucoup même ! -, mais sans chercher à connaître la Terre entière. Courir tous les jours, vite et longtemps, mais sans m’essouffler immédiatement. Surtout, surtout, je devrai arriver à la ligne d’arrivée vainqueur… de moi-même : en ayant fait mon maximum, sans m’être grillé aux différentes étapes de l’année.

C’est qu’il y a un danger – un vrai – à partir en Erasmus : on est plein d’enthousiasme, prêt à bouffer la vie à pleines dents, à mordre dans n’importe quel fruit qui nous passe sous le nez. Sauf que… les choses ne vont pas toujours comme ça. Comme on voudrait. Parfois, il faut savoir lever le nez de notre guidon « Objectif [le nom de notre destination]» et considérer que les gens continuent de vivre leur petite vie tranquille autour de nous sans sembler se préoccuper le moins du monde de notre sort. Ce qui est au fond assez normal : ne partons-nous pas tous les jours en Erasmus, à dire la vérité ? Quand nous allons au travail, rencontrons un pote, embrassons notre copine, etc., ne sommes-nous pas transportés ailleurs – sans frais aucuns, d’ailleurs (ce qui change pas mal par rapport à un « vrai » échange) ? N’est-ce pas ça, notre Erasmus à nous, à tous, au quotidien ?

Cette année, je vais tenir un blog (un site Internet) : www.zarathustrascircus.com. Vous pourrez y retrouver des petites chroniques, des billets sur différents trucs du monde, et surtout la tentative de partager mon point de vue sur la vie telle que je la conçois. Vous pouvez aussi allez sur Facebook sur la page des étudiants d’allemand en échange : « Austausche der Section d’allemand – UNIL ». Tous les billets des « Erasmiens » en échange de la section y seront publiés ! Alors bonne lecture, et à bientôt!

Romain Fardel

Romain Fardel

Romain Fardel

Je m’appelle Romain Fardel, j’ai 22 ans et l’année académique prochaine, je vais partir à Göttingen, en Allemagne. Voici plusieurs mois que j’y pense et que je prépare méticuleusement mon départ. Tout a commencé quand j’ai cherché à savoir quelles étaient les démarches administratives nécessaires pour partir. J’ai empoigné les documents à cet égard, mon ordinateur et mon courage et me suis lancé dans la quête d’un départ en Allemagne. Mon but: une ville de taille moyenne, comme Lausanne, où je pourrais rencontrer beaucoup d’étudiants et surtout parler allemand. Mon objectif, c’est avant tout ça: m’améliorer en allemand, à l’oral.

J’étudie la germanistique (l’étude des langues et littératures allemandes) et la philosophie en branches principales; mon programme à options est l’histoire. A Göttingen, j’étudierai les trois parallèlement. Mon objectif est d’y terminer mon Bachelor. Il me reste peu de cours et de séminaires à faire; j’espère vraiment que tout sera en ordre côté équivalences quand je reviendrai – je n’aimerais pas devoir y passer encore un semestre. C’est le souci quand on part en Erasmus: avec les restrictions inhérentes aux échanges à l’étranger, il est difficile de savoir si l’on pourra y terminer le programme que l’on s’est fixé. Dans mon cas, les choses ont pourtant l’air de bien se présenter: si je joue serré, je suis sûr que ça peut passer.

Je me réjouis énormément de cette année en échange. Je suis persuadé que je vais apprendre une foule de choses, tant du point de vue académique et culturel qu’humain. Une année en échange reste une expérience inoubliable pour la plupart de ceux qui la vivent. Je ne vois pas pourquoi il en irait autrement pour moi!