Conclusion

Lors de cette journée, les participants ont pu rencontrer et échanger avec les scientifiques travaillant sur la problématique de la pollution des eaux par le bâti. Ils ont contribués à la réussite de cet atelier en participant activement aux différentes discussions. Ainsi, il ressort clairement que bien que le risque des micropolluants soit encore considéré comme une querelle d’expert par le législateur et les divers offices fédéraux, il y a un réel intérêt des citoyens, des architectes, des ingénieurs et des entrepreneurs à faire changer les choses. Faut-il attendre d’avoir des preuves scientifiques, comme on l’a fait par le passé avec le cas de l’amiante, avant de prendre des mesures. Peut-on demander aux autorités d’appliquer le principe de précaution ?

Il a été mentionné que l’absence des fournisseurs, des fabricants et des politiques démontre que les réflexions sont au stade académique. Les milieux concernés ne se sentent pas encore impliqués. Pourtant toute la chaîne des matériaux de construction pose des problèmes pour l’environnement intérieur et extérieur.

Il faut également souligner qu’au bout du compte le citoyen paie pour acheter ces produits, il paie pour que la recherche avance dans ce domaine et il va aussi payer pour améliorer leur élimination. Cela ne paraît pas juste par rapport aux fabricants qui devraient aussi contribuer financièrement à la diminution des apports de micropolluants dans l’environnement.

Des outils tels que des labels ou des bases de données doivent être développés pour soutenir les architectes et ingénieurs dans leur travail quotidien face aux micropolluants.

De plus il a été remarqué que les collectivités doivent intégrer la notion de la gestion des eaux de ruissellement dans leur directive et dans leurs futurs projets de bâtiment public. Elles sont l’exemple pour le reste de la société et sont porteuses de messages.

Les conclusions générales de ce dernier atelier rejoignent celles des précédentes journées qui est le besoin d’une meilleure communication et formation des différents acteurs concernés ainsi que, à long terme, la création d’une passerelle d’échange sous forme de conférences régulières ou de plateforme internet. Il faudrait également que les médias prennent le relais pour accentuer la pression vers les politiques et les décideurs de ce pays.