Atelier Bâti

Après un premier atelier sur les médicaments (juin 2012), un second sur les cosmétiques (novembre 2012), le troisième atelier qui a eu lieu le 31 janvier 2013 a abordé la problématique des micropolluants sous l’angle du domaine bâti.

En effet, les micropolluants sont présents dans et sur de nombreux matériaux de construction. Suite à l’usure des bâtiments et aux intempéries, on retrouve ces substances dans les eaux de ruissellement et/ou dans les eaux usées, puis dans les lacs et cours d’eau.

Les conférences et discussions de cette journée se sont focalisées sur les surfaces imperméables statiques, comme les peintures de façade, les traitements des toitures, les traitements du bois, et d’une manière générale tout revêtement extérieur contenant des substances chimiques pouvant être lessivées lors d’intempéries.

Pour ce troisième atelier, nous souhaitions sensibiliser les milieux de la construction, notamment les ingénieurs, architectes et urbanistes, à la problématique des micropolluants issus du domaine bâti. Cette journée a été une réussite car différents corps de métier de la construction étaient présents et ont participé de manière active aux discussions. Avec un bémol d’importance, l’absence des fournisseurs et industriels ainsi que celle des politiques qui sont les acteurs clés pour une meilleure gestion et utilisation de ce groupe de substances.

Lors des discussions de l’après-midi, les participants ont pu partager leur expertise et donner leur avis sur les changements à mettre en place à l’avenir. Il en ressort globalement que les outils pour une meilleure sensibilisation au problème des micropolluants sont la communication et la formation, que ce soit des ouvriers, des architectes ou du législateur. L’application de mesures incitatives financières est également un outil important. Par exemple, en subventionnant l’utilisation de techniques alternatives pour diminuer l’utilisation de biocides sur les façades et toitures.

Il a été relevé que les collectivités devraient donner l’exemple aux citoyens en intégrant la notion de micropolluants dans le développement durable : par leur prise en considération systématique dans le cahier des charges lorsqu’elles mettent au concours des futurs projets d’architecture ou lors de la rénovation de ses bâtiments administratifs.

Conférences

Discussion

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