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Printemps des Compagnies

Hiver à Sokcho / de Frank Semelet / Cette nuit encore jouer les pierres / de Julien Mages / Angèle et Anatole / de Thomas Lonchampt et Emma Pluyaut-Biwer / Théâtre des Osses / du 30 mai au 9 juin 2019 / Plus d’infos

© Sébastien Monachon

Les critiques :

Après la pluie, le beau temps

Par Lucas Lauth
Ce dimanche s’achevait la troisième édition du Printemps des Compagnies, au Théâtre des Osses à Fribourg. Une soirée riche en émotions, avec trois pièces traitant, chacune sous un angle différent, de l’amour hétérosexuel, puis la remise des deux prix du festival, celui du public et celui du jury… [suite]

Le printemps des émotions

Par Natacha Gallandat
Pour la troisième fois, le théâtre des Osses a offert au public venu en nombre un large éventail de pièces sur deux weekends. Le festival Le Printemps des compagnies est une biennale qui présente dix pièces jouées à plusieurs reprises, pour un total de trente et une représentations… [suite]

 

 

Histoires sans gloire et pratiquement sans péril pour quatre voix sur une pente raide

Création du Collectif moitié moitié moitié / Petithéâtre de Sion / du 24 au 26 mai 2019 / Plus d’infos

© Sébastien Monachon

Les critiques :

La montagne, ça vous gagne

Par Lena Rossel
Première création du Collectif moitié moitié moitié, Histoires sans gloire et pratiquement sans péril pour quatre voix sur une pente raide dépeint un imaginaire montagnard touchant et absurde… [suite]

Au choeur de la montagne

Par Brice Torriani
Entre les murs anciens du Petitheâtre de Sion se joue un concert à quatre voix. Le collectif moitié-moitié-moitié, non content d’envoûter par une performance vocale remarquable, se joue du regard sur le traditionnel et le pittoresque… [suite]

Biennale Out of the Box

Pour sa première année en partenariat avec la Biennale des Arts Inclusifs « Out of the Box » (du 20 au 26 mai 2019), l’Atelier Critique propose une série de critiques sur les différents spectacles de danse du festival.

© Caroline Morel Fontaine

Les critiques :

Être serpent comme n’importe quel autre être humain

Par Julia Cela
Sur Happy Island de La Ribot – Dançando com a diferença [suite]

Deux femmes, un combat

Par Johanna Codourey
Sur Femmes en danse de Lila Derridj et Marie Tembe [suite]

Mani-feste

Par Océane Forster
Sur Dévaste-moi de Johanny Bert [suite]

L’espace et nous

Mise en scène d’Alain Borek et le Cabinet Créatif / Théâtre 2.21 / du 28 mai au 2 juin 2019 / Plus d’infos

© Théâtre 2.21

Les critiques :

S’envoler pour « gamma » ?

Par Lucas Lauth
Alain Borek et le Cabinet Créatif proposent, en co-production avec le Théâtre 2.21, une expérience ludique et inattendue à vivre jusqu’au dimanche 2 juin. L’espace et nous incorpore le public au jeu et en fait une communauté qui doit collaborer… [suite]

Liberta Terra Gamma

Par Amina Gudzevic
L’occasion est donnée à un petit groupe de survivant·e·s de l’espèce humaine, les spectateurs du 2.21, de quitter notre planète, qui n’est plus viable. Guidés par Alain Borek et deux de ses acolytes, les spectateurs doivent s’entraider afin de construire un vaisseau et réinventer leur [suite]

 

 

By Heart

De Tiago Rodrigues / Théâtre de Vidy / du 14 au 18 mai 2019 / Plus d’infos

© DR

Les critiques :

Hommage à la mémoire

Par Lucas Lauth
Le spectacle du metteur en scène portugais Tiago Rodrigues, directeur du Teatro National Dona Maria II à Lisbonne, présent à Lausanne pour quatre pièces jouées à Vidy presque simultanément, propose une réflexion sur la mémoire et sa force à la fois intime et politique… [suite]

 

 

Les Enfants du Soleil

Texte de Maxime Gorki / Mise en scène de Christophe Sermet / TPR – Théâtre Populaire Romand / 11 mai 2019 / Plus d’infos

© Marc Debelle

Les critiques :

Quelque chose de plus grand

Par Lena Rossel
Avec Les Enfants du Soleil, Christophe Sermet livre une mise en scène audacieuse et complexe. Des instants de vie, de lutte, de joie et de tristesse s’entrecroisent au sein d’un décor vivant, happant le spectateur toujours plus profondément… [suite]

 

Love is a River

D’après Platonov d’Anton Tchekhov / Mise en scène d’Alexandre Doublet / Théâtre de Vidy / du 8 au 11 mai / Plus d’infos

© Grégory Batardon

Les critiques :

Un rythme à rebours

Par Lucas Lauth
Le metteur en scène Alexandre Doublet présente Love is a River au Théâtre de Vidy jusqu’au samedi 11 mai. Une occasion de revivre ou de découvrir Platonov d’Anton Tchekhov, pensé depuis sa fin… [suite]

Est-ce humain de piétiner comme ça une vie entière ?

Par Amina Gudzevic
Le dernier spectacle d’Alexandre Doublet représente, une heure durant, les quelques secondes qui surviennent juste après le meurtre du héros. Alexandre, Platonov contemporain, gît sur le sol, ou plutôt baigne dans les quelques centimètres d’eau recouvrant la scène… [suite]

 

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

D’après le livret de Hugh Wheeler et son adaptation par Christopher Bond / Par le Collectif Sondheim / Mise en scène de Frédéric Brodard / Théâtre 2.21 / du 2 au 12 mai 2019 / Plus d’infos

© Théâtre 2.21

Les critiques :

Une savoureuse vengeance

Par Lucas Lauth
Frédéric Brodard et l’ensemble du collectif Sondheim proposent au 2.21, jusqu’au dimanche 12 mai, une interprétation de la comédie musicale Sweeney Todd : The Demon Barber of Fleet Street de Stephen Sondheim, présentée pour la première fois en 1979… [suite]

Parangon de la vengeance

Par Ivan Garcia
Sur une musique chorale, avec noirceur, Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, comédie musicale aux airs de tragédie antique, est inspirée d’une légende populaire anglaise… [suite]

Ecritures dramatiques contemporaines / Partenariat avec Le Courrier

Deux lundis par mois, pendant l’été 2018, Le Courrier a publié le texte inédit (extrait) d’un-e auteur-e de théâtre suisse ou résidant en Suisse. L’Atelier critique a eu accès à la version intégrale de ces oeuvres et en propose aujourd’hui une critique, assortie d’un entretien avec leurs auteur-e-s.

© Le Courrier

Les critiques :

Conjurer le mal

Par Julia Cela
Sur La Danse des affranchies de Latifa Djerbi [suite]

La fête des fous (en musique)

Par Ivan Garcia
Sur Lunatic Asylum de Anne-Frédérique Rochat [suite]

La pauvreté invisible et ses voix

Par Fanny Agostino
Sur Si les pauvres n’existaient pas, faudrait les inventer de Jérôme Richer [suite]

L’effondrement des images

Par Maxime Hoffmann
Sur La Chute des comètes et des cosmonautes de Marina Skalova [suite]

Parler d’horreur… en esquissant un mince sourire

Par Johanna Codourey
Sur Un siècle assassiné de Julien Mages [suite]

« Mon théâtre, je le visualise »

Par Océane Forster
Sur Géant…? de Domenico Carli [suite]

 

Retour à Reims

D’après le texte de Didier Eribon / Mise en scène de Thomas Ostermeier / Théâtre de Vidy / du 28 mai au 15 juin 2019 / Plus d’infos

© Mathilda Olmi

Les critiques :

Hier et aujourd’hui

Par Amina Gudzevic
Dans un studio d’enregistrement, une comédienne prête sa voix à la réalisation d’un film documentaire basé sur « l’essai d’auto-analyse » de Didier Eribon : Retour à Reims. Un écran projette les images de ce documentaire. Dans cet espace immuable, les trois comédiens évoluent au rythme des prises de son qui, finalement, effacent la frontière entre le passé et le présent… [suite]

Radote l’intégration, je les attends depuis trois générations

Par Julia Cela
Dans un studio d’enregistrement, Catherine prête sa voix à un film documentaire dont le texte est celui de Retour à Reims, du sociologue Didier Eribon. Peu à peu, l’enregistrement est interrompu par les commentaires des trois personnages présents sur scène… [suite]

 

Pièce

Création par le Collectif GREMAUD/GURTNER/BOVAY / Théâtre de Vidy / du 22 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

© Dorothée Thébert-Filliger

Les critiques :

Critiquer sur Pièce

Par Julia Cela
Le Collectif Gremaud/Gurtner/Bovay célèbre dix ans de collaboration en interprétant trois comédiens un rien amateurs en train de jouer. Des premières répétitions aux interviews télévisées, Pièce fait voir toutes les étapes de la création… [suite]

 

Maintaining Stranger

Texte de Jen Rosenblit / Création et mise en scène de Simone Aughterlony / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 4 au 7 avril 2019 / Plus d’infos

© Jorge León

Les critiques :

La musique des corps

Par Noé Maggetti
Maintaining Stranger, le dernier spectacle de la performeuse et chorégraphe zurichoise Simone Aughterlony, est joué à l’Arsenic dans le cadre du festival Programme Commun. Une expérience musicale et scénique mettant la corporalité au premier plan, qui satisfera pleinement les amateurs et amatrices de performance et de musique contemporaine… [suite]

Dangerous eyes

Par Julia Cela
Un no man’s land rocailleux. Cinq personnages aux contours flous. Des dialogues dont on ne se souviendra pas longtemps. Dans Maintaining Stranger tout paraît temporaire. Les liens que l’on voit se tisser entre les personnages n’existent qu’ici et maintenant… [suite]

 

Summer Break

D’après Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare / Mise en scène de Natacha Koutchoumov / Théâtre les Halles / du 3 au 7 avril 2019 / Plus d’infos

© Magali Dougados

Les critiques :

Cauchemar angoissant

Par Ivan Garcia
Noire et angoissante, cette transposition du Songe d’une nuit d’été met en scène quatre comédiens qui, lors d’une audition, interprètent la fameuse scène de la nuit dans la forêt. De la féérie du songe au cauchemar horrifique, il n’y a qu’un pas… Et c’est celui qu’a décidé de faire Natacha Koutchoumov. Âmes sensibles, faites attention… [suite]

 

Poscriptum

Création et mise en scène de la Cie Les Diptik et Sky de Sela / CPO d’Ouchy / du 6 au 7 avril 2019 / Plus d’infos

© Julian James Auzan

Les critiques :

Surmenage de neurones aux Temps Modernes

Par Jade Lambelet
Le duo comique de la Cie Les Diptik nous plonge dans le quotidien farfelu de deux neurones issus du Centre du Tri du Département des Mémoires. L’humour clownesque et le comique absurde qui naissent de leurs péripéties rendent un brillant hommage aux plus grandes comédies du cinéma burlesque américain du siècle dernier… [suite]

Un duo qui décartonne

Par Océane Forster
Dans leur nouvelle création, Les Diptiks proposent un dispositif axé sur le binôme, dans un cadre diégétique à la fois particulièrement concret et tout à fait allégorique, puisqu’ils incarnent cette fois deux fonctionnaires débordés qui se révéleront petit à petit représenter deux neurones chargés d’archiver les souvenirs d’un écrivain… [suite]

 

Una Costilla Sobre la Mesa : Madre

Création et mise en scène d’Angélica Liddell / Théâtre de Vidy / du 27 mars au 6 avril 2019 / Plus d’infos

© Luca del Pia

Les critiques :

Donner forme à la douleur

Par Lucas Lauth
Comment faire face à la mort ? Celle de sa mère ? Que faire de toute cette insupportable douleur, celle qui ravage intérieurement ? Le dernier spectacle d’Angélica Liddell s’attaque à une thématique intime et prend la forme d’une tentative de mise à distance de la douleur intérieure… [suite]

Ceci est le corps de ma mère

Par Julia Cela
Angélica Liddell montre le deuil et la perte. C’est le théâtre comme cri, comme chant ou comme incantation pour renverser le cycle naturel et mettre au monde la mère perdue. Una costilla sobre la mesa : Madre est une pièce rituelle qui fait voir la violence inouïe du retour à la terre d’un être cher… [suite]

 

 

Granma. Les trombones de La Havane

Concept et mise en scène de Stefan Kaegi & Rimini Protokoll / Théâtre de Vidy / du 28 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

© Dorothea Tucher

Les critiques :

Le lent souffle des trombones

Par Brice Torriani
Dans le cadre du festival Programme commun, la compagnie Rimini Protokoll propose une création de théâtre documentaire, genre qui lui est familier. Dans un dialogue pluriel entre la musique, la projection audiovisuelle et la confession, quatre « experts du quotidien » – comme les désigne la compagnie – dévoilent leur réflexion sur l’héritage que leur a laissé la révolution cubaine… [suite]

Récits d’après révolution

Par Fanny Agostino
Dans le cadre de la cinquième édition du Programme Commun, le metteur en scène Stefan Kaegi signe son retour sur les planches du Théâtre Vidy avec Granma. Les trombones de La Havane. En donnant la parole à la jeune génération cubaine, le membre du collectif Rimini Protokoll exhume l’existence des Cubains et questionne l’héritage d’un passé lourd de conséquence…. [suite]

 

 

Imposture posthume

Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

Pour le spectacle Imposture posthume, l’Atelier critique a collaboré avec l’Atelier d’écriture littéraire animé par Jérôme Meizoz (UNIL) autour d’une proposition de critique créative. Nous publions ici une sélection des textes rédigés dans ce cadre par des participants des deux ateliers.

© David Gagnebin de Bons

Les critiques :

Imposture posthume n’a rien d’une imposture

Par Laurane Quartenoud (Atelier d’écriture)
Le théâtre de l’Utopia Planitia présente la pièce bien connue de Joël Maillard dans une mise en scène identique aux premières représentations qui avaient eu lieu sur Terre il y a 80 ans. Un pari risqué, mais réussi… [suite]

Souffle dans l’immensité

Par Thibault Hugentobler
Quelque part, un 1er avril xxxx. Le réveil a été abrupt. Il reste couché sur le dos, les yeux semi-ouverts fixés sur l’écran de son téléphone, tentant vainement d’éteindre l’alarme. Soupir. Snooze. Encore quelques minutes, histoire de… [suite]

ADA

Par Amina Gudzevic
1 avril 2099. Il est neuf heures précises. Ma batterie est rechargée, mon caisson isotherme s’ouvre. Chaque jour est identique au précédent, ainsi qu’au suivant. Mais apparemment, aujourd’hui est un jour étrange. Je commence donc par télécharger, via le cloud mis à disposition par le gouvernement, Le Journal de ce matin… [suite]

27 mars 3019. Expédition pour la sauvegarde urgente des derniers sites de création humaine. Deuxième jour de fouilles.

Par Jade Lambelet
Vers la fin de la journée, nous parvenions à dégager le seuil d’un bâtiment en ruines, obstrué par un monticule de décombres et de matières indistinctes. Il fallait fouler les pans entiers de crépi, de briques et de planches avant de gagner ce qui semblait être un hall ou un large couloir… [suite]

Comment être humain : notice explicative à l’attention des androïdes, cyborgs et autres humanoïdes.

Par Sarah Juilland
Ce petit manuel s’adresse à deux types de publics distincts et poursuit un double objectif. D’une part, il concerne les androïdes qui prolifèrent en société et vise à perfectionner leur programmation, afin qu’ils se mélangent harmonieusement à leurs voisins humains (ou du moins à ce qu’il en reste)… [suite]

Jeux intellectuels

Par Ivan Garcia
Dans une salle, une personne cachée dans l’obscurité ; nous n’entendons que sa voix. Puis, dans la même salle, une autre personne, également cachée dans l’obscurité ; nous n’entendons, bien entendu, que sa voix… [suite]

Episode 826 : les joutes murales asynchrones

Par Brice Torriani
« Ouiiiii salutations à touuuus, et bienvenue à cette nouvelle conscientisation multisensorielle collective sur le patrimoine préhistorique de la proto-humanité. Je crois que nous n’attendons plus qu’une seule connexion et… [suite]

Anti-charisme opérant et autres tribulations au travers d’une représentation

Par Océane Forster
Tu es déjà en scène quand le public fait son entrée. Tu verras tu vas être surpris parce que ce n’est pas très souvent qu’on en fait l’expérience dans un théâtre, mais la présence d’un comédien ne suffit pas au silence… [suite]

Défossilisation des sons posés sur les choses

Par Julia Cela
Je descends les marches. L’escalier est taillé à même la roche. J’entends le son de gouttes d’eau qui s’écrasent au sol et l’écho. De l’eau suinte des minuscules interstices dans les parois et je m’arrête un instant pour approcher mon visage de l’une de ces toutes petites fentes… [suite]

Traduire Joël

Par Noé Maggetti
Tu prends toujours trop, il faudrait apprendre à dire non, trois jours ce sera jamais assez pour faire le job, en plein week-end en plus on avait des projets, c’est pas cool, c’est vrai il a pas tort, il a rarement tort mais faut bien bouffer, et c’est pas comme si les mandats tombaient du ciel… [suite]

Transgression métaleptique

Par Xavier Balli (Atelier d’écriture)
Ceci est la dernière ligne de la dernière page du dernier roman imprimé, on va pas finir là-dessus quand même ? Eh bien oui ! pensa cyniquement Galaad, refermant le livre avant de le jeter à la poubelle… [suite]

 

 

L’Histoire mondiale de ton âme

Textes d’Enzo Cormann / Mise en scène de Philippe Delaigue et Enzo Cormann / Théâtre de Poche GVE / du 1er au 14 avril 2019 / Plus d’infos

© Dorothée Thébert

Les critiques :

Quand la scène donne sens au monde

Par Brice Torriani
Trois textes divisés en trois parties chacun. Ou plutôt, six pièces courtes. Ou encore six morceaux choisis parmi une anthologie de 99 récits. Telles sont les possibilités de décrire L’histoire mondiale de ton âme. Présentés à Genève sous une forme scindée en trois fois trente minutes, les textes d’Enzo Cormann s’enchaînent dans un élan vigoureux, dans une bourrasque qui retourne la salle par la dextérité des mots… [suite]

Être au monde comme au théâtre : un triptyque philosophique

Par Jade Lambelet
Ce printemps, le Théâtre de Poche invite son public à découvrir six extraits de L’Histoire mondiale de ton âme d’Enzo Cormann. En formule de trois ou de six, ce sont de véritables leçons de philosophie qui sont livrées au spectateur dans ces morceaux de théâtre… [suite]

 

VR-I

Chorégraphie et conception de Gilles Jobin et Artanim / Comédie de Genève / du 28 mars au 14 avril 2019 / Plus d’infos

© Gilles Jobin

Les critiques :

Pérégrinations virtuelles

Par Thibault Hugentobler
La Comédie de Genève accueille ce printemps une création de Gilles Jobin et Artanim où le public assiste à un spectacle de danse dans un monde virtuel. Immergé·e·s pendant des séances d’une trentaine de minutes, les cinq spectateurs·trices décollent vers de nouveaux horizons… [suite]

Immersion en corps étrangers

Par Sacha Toupance
Pour les non-initiés de la réalité virtuelle, VR-I est l’occasion d’une représentation plurielle. Il y a le spectacle, celui du chorégraphe suisse Gilles Jobin, qui propose de multiples danses lentes et martiales, et il y a la représentation du corps des spectateurs, plongés dans cet univers virtuel… [suite]

Je suis invisible !

D’après Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare / Mise en scène de Dan Jemmett / Théâtre de Carouge / du 26 mars au 14 avril 2019 / Plus d’infos

© Sandra Korzekwa

Les critiques :

Resonger la féérie

Par Lucas Lauth
Le metteur en scène britannique Dan Jemmett, avec l’aide précieuse de la traductrice Meriam Korichi, propose une adaptation décalée et haute en couleurs du Songe d’une Nuit d’Été de William Shakespeare. Comme chez l’auteur, le langage est ici souple et poétique… [suite]

Fourmillement coloré

Par Ivan Garcia
Des mises en scène de Shakespeare, il y en a moult ces dernières saisons. Avec Je suis invisible !, le metteur en scène britannique Dan Jemmett livre une interprétation colorée du Songe d’une nuit d’été, qui transpose la fable dans un univers mêlant féérie, rêveries et mécanique, ce qui séduit petits et grands… [suite]

 

 

Le Cabaret des réalités

D’après l’œuvre d’Alejandro Jodorowsky / Texte et mise en scène de Sandra Gaudin / Théâtre du Reflet / 14 mars 2019 / Plus d’infos

© Samuel Rubio

Les critiques :

Au palais des glaces

Par Sarah Juilland
Mêlant univers forain, circassien et freak show dans une atmosphère burlesque et magique, Le Cabaret des réalités propose un numéro d’effeuillage du rapport complexe qui se noue entre réalité et illusion. S’inspirant de l’esprit éclectique, fantaisiste et mutin d’Alejandro Jodorowsky, la création de Sandra Gaudin fait valser les certitudes en préférant l’onirisme au pragmatisme… [suite]

« Les oiseaux nés en cage pensent que voler est une maladie. »

Par Jade Lambelet
Ne nous prenons pas trop au sérieux car nous ne savons rien. Voilà l’impératif qui s’impose à qui voudra s’aventurer dans Le Cabaret des réalités. Dans cette dernière création inspirée de l’œuvre du cinéaste Alejandro Jodorowsky, Sandra Gaudin déploie un univers rocambolesque qui explore les potentiels de la scène dans les numéros successifs de dix comédiens… [suite]

 

 

Mécanique V

D’après Georges Feydeau / Conception par Julie Cloux et Matteo Zimmermann / Théâtre Saint-Gervais / du 8 au 17 mars 2019 / Plus d’infos

© Kleio

Les critiques :

Au-delà des rouages, le temps de l’émerveillement

Par Thibault Hugentobler
La Fédération Spontiste s’attaque au genre du vaudeville en adaptant pour sa nouvelle création Mais n’te promène donc pas toute nue ! de Georges Feydeau. La pièce, jouée intégralement, est encadrée par un dispositif qui interroge ses pratiques et dynamiques dramaturgiques… [suite]

La marquise d’O

Texte de Heinrich von Kleist / Mise en scène de Nathalie Sandoz / La Grange de Dorigny / du 14 au 17 mars 2019 / Plus d’infos

© Benjamin Visinand

Les critiques :

L’élasticité du désespoir

Par Brice Torriani
Après s’être produite au Théâtre Populaire Romand – coproducteur du spectacle – La Cie de Facto porte à la scène l’un des plus grands succès d’Heinrich von Kleist dans l’envoûtante salle de Dorigny. Dans l’exercice périlleux de traduire l’univers de l’un des plus fascinants dramaturges du romantisme allemand, Nathalie Sandoz maintient avec habileté un cap qui en aurait fait chavirer plus d’un… [suite]

Un crime impardonnable

Par Maxime Hoffmann
La Marquise d’O… est l’histoire d’une jeune bourgeoise violentée durant la guerre et qui, pour sauver son honneur après avoir appris qu’elle était enceinte, souhaite retrouver son agresseur pour lui offrir sa main. Nathalie Sandoz adapte pour la scène la nouvelle de Heinrich von Kleist sur un ton comique entaché de tragique… [suite]

 

 

Les Séparables

Texte de Fabrice Melquiot / Mise en scène de Dominique Catton et Christiane Suter / Théâtre du Passage / 13 mars 2019 / Plus d’infos

© Ariane Catton Balabeau

Les critiques :

Cowboys, Sioux et makrouts

Par Lena Rossel
Deux enfants s’observent, se rencontrent et s’aiment, au milieu du tourment du racisme ordinaire de leur quartier résidentiel, de leur école, de leurs parents. Une fable forte et touchante, qui invite à réfléchir et à se reconnaître dans les paroles si justes de Fabrice Melquiot, portées par deux comédiens pétillants… [suite]

Petite humanité

Par Sacha Toupance
Deux enfants plongent dans le passé pour se rappeler le temps de leur rencontre, les premiers instants de leur amour innocent. Dominique Catton et Christiane Suter explorent et propulsent dans la modernité la thématique emblématique des amants ennemis : des amants dont les familles s’opposent… [suite]

 

 

Prométhée enchaîné

D’après Heiner Müller / Mise en scène de Vincent Bonillo / La Grange de Dorigny / du 5 au 10 mars 2019 / Plus d’infos

© Sébastien Monachon

Les critiques :

L’optimisme déchaîné

Par Maxime Hoffmann
La mythologie servait autrefois de moyen réflexif pour penser le monde. Le Prométhée enchaîné de Vincent Bonillo se situe dans la continuité des tragédies d’Eschyle et d’Heiner Müller et utilise le potentiel critique du mythe pour dénoncer les inégalités et la supercherie du langage omniprésentes dans la vie moderne… [suite]

Feu le mythe

Par Julia Cela
La Cie Voix Publique, sous la houlette de Vincent Bonillo, transpose le mythe de Prométhée dans une modernité amère. Une proposition au rythme lancinant, mêlant théâtre et performance… [suite]

 

 

… avec un U-Boot

Création de la compagnie You Should Meet My Cousins From Tchernobyl / Mise en scène de Christian Cordonier et Isumi Grichting / Petithéâtre de Sion / du 31 janvier au 10 février 2019 / Plus d’infos

© Michaël Abbet

 

Les critiques :

Un rêve oxygéné

Par Lena Rossel

Au cœur de la vieille ville, le Petithéâtre de Sion nous ouvre ses portes chaleureuses et nous invite à plonger dans le monde onirique et mélancolique d’Isumi Grichting et Christian Cordonier. Leur création commune est un ovni de malice et de silence, qui invite à rêver et à se retrouver dans la vie de ces deux singuliers personnages… [suite]

Dans l’eau, tout est calme

Par Ivan Garcia

Au Petit Théâtre de Sion, l’ambiance aquatique d’Avec un U-Boot entraîne le public dans un spectacle au sein duquel deux êtres discutent de tout et de rien. Sous la surface, des liens se créent et des souvenirs émergent… [suite]

 

 

Le Journal d’Anne Frank

D’après les textes d’Anne Frank / Mise en scène de Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier / Théâtre des Osses / du 24 janvier au 10 février 2019 / Plus d’infos

© Julien James Auzan

Les critiques :

Bien à toi

Par Thibault Hugentobler
Le Théâtre des Osses présente jusqu’au 10 février une adaptation du Journal d’Anne Frank, entreprise périlleuse à la vue de la notoriété de ce texte. La troupe parie tout de même sur la fraîcheur innocente et pourtant terriblement lucide d’une œuvre troublante… [suite]

Voix intérieures

Par Sarah Juilland
Quoique bouleversant, Le Journal d’Anne Frank ne se réduit pas à un témoignage tragique sur un pan sombre de l’Histoire : c’est aussi, et surtout, le récit de « l’aventure dangereuse […] romantique et intéressante » (Le Journal d’Anne Frank) d’une adolescente inspirée et inspirante… [suite]

 

Girl from the Fog Machine Factory

Création et mise en scène de Thom Luz (Thom Luz – Bernetta Theaterproduktionen) / Théâtre de Vidy / du 16 au 19 janvier 2019 / Plus d’infos

© Sandra Then

Les critiques :

Les maîtres du brouillard

Par Ivan Garcia
Avec Girl from the Fog Machine Factory, le metteur en scène zurichois Thom Luz signe une création basée sur la combinaison entre effets techniques et musique. Le brouillard entraîne le public dans une performance qui fait autant appel aux sensations qu’à l’imagination… [suite]

La Nébuleuse

Par Amina Gudzevic
Quel avenir pour les vendeurs de rêve dans un monde qui prône l’hédonisme matérialiste ? Dans Girl from the Fog Machine Factory, les comédiens, tels des prestidigitateurs, proposent de nouvelles manières d’utiliser des machines à fumée. Cette expérimentation offre une dimension magique à cet élément qui se trouve être l’objet central du spectacle… [suite]

 

 

Le Misanthrope

Texte de Molière / Mise en scène d’Alain Françon / Théâtre de Carouge / du 9 janvier au 8 février 2019 / Plus d’infos

© Michel Corbou

Les critiques :

Des corps de cour

Par Sacha Toupance
Tout au long du spectacle, les chuchotements lointains des aristocrates curieux et fureteurs résonnent. C’est là l’objet que le spectacle se propose d’investiguer : le système de cour de l’époque moliéresque, ses intrigues et ses logiques internes… [suite]

Un peu de froideur humaine

Par Amina Gudzevic
L’air frais de l’hiver s’est engouffré dans le Théâtre de Carouge et atteint les rapports humains qui se jouent sur scène. Dans sa mise en scène du Misanthrope, A. Françon, qui compte plus de cent créations à son actif, porte une attention toute particulière au détail, instaurant une atmosphère minimaliste et glaciale… [suite]

 

Le Royaume

D’après Lars Von Trier / Mise en scène d’Oscar Gómez Mata / Comédie de Genève / du 22 janvier au 6 février 2019 / Plus d’infos

© Mathilda Olmi

Les critiques :

Au royaume des médecins, le théâtre est roi

Par Noé Maggetti
Le metteur en scène Oscar Gómez Mata présente à la Comédie de Genève deux spectacles inspirés de deux œuvres du cinéaste danois Lars Von Trier ; Le Royaume, deuxième volet de ce diptyque, est adapté de la série L’Hôpital et ses fantômes, diffusée entre 1994 et 1997… [suite]

Freak show

Par Thibault Hugentobler
Oscar Gómez Mata et sa troupe proposent, durant cet hiver à la Comédie de Genève, un diptyque adapté de l’œuvre cinématographique et télévisuelle du réalisateur Lars von Trier, Le Direktør, monté en 2017, et Le Royaume, une création dont la première avait lieu ce mardi 22 janvier… [suite]

 

 

Un Instant

D’après Marcel Proust / Mise en scène de Jean Bellorini / TKM – Théâtre Kléber-Méleau / du 8 au 27 janvier 2019 / Plus d’infos

© Pascal Victor

Les critiques :

Auprès d’un mort

Par Maxime Hoffmann
Au milieu d’une grande quantité de sièges, un homme et une femme conversent amicalement en évoquant leurs souvenirs. Ils cherchent les temps passés. Cette pièce s’inspire des écrits de Marcel Proust et donne à entendre des extraits émouvants, dont la puissance réveille chez les personnages, comme chez le public, les souvenirs de fragrances oubliées… [suite]

Œillet & Myosotis

Par Amina Gudzevic
Le souvenir vient sans être convoqué. Il suffit d’un geste, d’une odeur, d’une saveur pour qu’il fasse ressurgir un fragment de vie qui, semble-t-il, avait disparu. Un Instant s’apparente à un mirage bercé par les mots de Proust dans lequel les voix de Camille de La Guillonnière et d’Hélène Patarot s’enlacent jusqu’à se confondre… [suite]

 

 

Digressions et autres détours avant de jouer

Ève Bonfanti & Yves Hunstad / Le Reflet Théâtre de Vevey / du 13 au 14 décembre 2018 / Plus d’infos

© Christian Rouaud

Les critiques :

C’était bien là, non ?

Par Amina Gudzevic
Digressions et autres détours avant de jouer s’apparente à un voyage dont la destination nous est inconnue. Ève Bonfanti et Yves Hunstad ne cassent pas le quatrième mur : il n’a, dans ce spectacle, jamais existé… [suite]

Ceci n’est pas un chou-fleur

Par Mélanie Scyboz
Le nouveau spectacle de La Fabrique imaginaire, compagnie composée et créée par Eve Bonfanti et Yves Hunstad, est une mise en scène de l’écriture et de la répétition de L’heure et la seconde, cinquième pièce de ce duo belge, avant sa représentation dans un festival québécois… [suite]

 

Cinq dans tes yeux

Texte d’Ahmed Belbachir et Anna Budde / Mise en scène d’Ahmed Belbachir et Philippe Macasdar / La Grange de Dorigny / du 20 au 25 novembre 2018 / Plus d’infos

© Camille Chapuis

Les critiques :

De comptoir

Par Julie Heger
Dans l’espoir de créer une intimité avec le public, Mathilde et son père nous racontent, en temps réel, leur voyage en Algérie, terre de leurs origines. Elle est persuadée qu’il possède désormais, suite à une transplantation cardiaque, le cœur d’une femme… [suite]

Jusque dans vos bras

Texte issu d’improvisations des acteurs / Mise en scène de Jean-Christophe Meurisse / Théâtre de Vidy / du 27 au 30 novembre 2018 / Plus d’infos

© Loll Willems

Les critiques :

Pour « un public de crevards »

Par Sacha Toupance
Jusque dans vos bras joue sur le terrain du subversif. Enragés par l’énergie du moment présent et portés par l’improvisation, les Chiens de Navarre se nourrissent de l’actualité politique française et aboient sur ses plus grandes absurdités… [suite]

 

Maelström

Texte de Fabrice Melquiot / Mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe / Théâtre Am Stram Gram / du 29 novembre au 2 décembre 2018 / Plus d’infos

© Xavier Cantat

Les critiques :

Complainte adolescente

Par Noé Maggetti
Le théâtre pour la jeunesse Am Stram Gram accueille un spectacle créé au Festival off d’Avignon 2018 par l’auteur Fabrice Melquiot et la metteure en scène Pascale Daniel-Lacombe. Maelström est une pièce explicitement destinée à un public adolescent, qui se présente comme le monologue intérieur d’une jeune fille malentendante de quatorze ans, en proie à un tourbillon d’émotions propre à son âge… [suite]

À trop pleurer, nous n’avons pas vu le train passer

Par Jade Lambelet
Premier volet du triptyque de Pascale Daniel-Lacombe, Maelström esquisse un tableau sur l’adolescence encadré par une réflexion plus globale sur notre rapport au temps et au monde. Seule sur le quai d’une gare, Vera, à tout juste quatorze ans, crie au monde les tempêtes et les marées qui habitent son cœur… [suite]

 

 

Bernarda

Texte de Federico Garcia Lorca / Mise en scène de Giulia Belet / Théâtre 2.21 / du 30 novembre au 16 décembre 2018 / Plus d’infos

© Loris Gomboso

Les critiques :

Tendues comme un fil

Par Julie Heger
Leur père est mort. Afin de respecter les traditions, Adela et sa sœur se préparent à huit ans de deuil, huit ans qu’elles passeront entre les quatre murs de leur foyer, n’ayant plus que la couture, les commérages et elles-mêmes pour se tenir compagnie… [suite]

Lorca à la moulinette

Par Ivan Garcia
Amour et tradition : c’est sur ces deux thématiques que se développe l’intrigue de Bernarda. En interrogeant les mœurs liées à l’amour, au deuil et à la fidélité, Giulia Belet présente une adaptation de la pièce de Garcia Lorca dont le spectateur peine à saisir la cohérence… [suite]

Funérailles d’hiver

Texte de Hanokh Levin / Mise en scène de Michael Delaunoy / Théâtre du Passage / du 20 au 22 novembre 2018 / Plus d’infos

© Cosimo Terlizzi

Les critiques :

Incontestablement nous sommes là

Par Brice Torriani
Dans la plus tenace tradition du vaudeville, la Compagnie du Passage célèbre sous son toit et en collaboration avec Le Rideau de Bruxelles un mariage, concurrencé par le décès impromptu de la grande tante de la mariée, et par son enterrement qui gâche les préparatifs festifs des deux familles… [suite]

La farce de la farce

Par Lena Rossel
Funérailles d’hiver est un projet né de la collaboration entre la Cie du Passage et le Rideau de Bruxelles. Reprenant une pièce de l’auteur israélien Hanokh Levin, les deux troupes présentent un vaudeville surexcité, à l’humour éculé et répétitif, qui s’enfonce dans le stéréotype du genre en voulant le détourner… [suite]

 

 

Meet Fred

De et par Hijinx Theatre en collaboration avec Blind Summit / Mise en scène de Ben Pettitt-Wade / Théâtre des Marionnettes de Genève / du 15 au 20 novembre 2018 / Plus d’infos

© Tom Beardshaw

Les critiques :

Please tell me who I am

Par Thibault Hugentobler
[Version anglaise de la critique à la suite de la version française]. La compagnie de Cardiff, Hijinx Theatre, présente jusqu’au 20 novembre Meet Fred, une pièce drôle, bouleversante et profondément lucide. Le spectacle, en anglais, traverse la vie de Fred, une marionnette menacée de perdre ses subsides lui permettant de payer les marionnettistes qui le manipulent… [suite]

« Don’t blame me Fred, blame the system »

Par Sacha Toupance
Avec Meet Fred, la compagnie Hijinx Theatre offre un spectacle de marionnettes électrique. Par l’entrain d’une écriture folle, la représentation donne à voir la vie de Fred, un simple pantin aux aspirations banales… [suite]

 

 

La Largeur du Bassin

Texte de Perrine Gérard / Mise en scène de Lucile Carré / Théâtre Poche Gve / du 12 novembre au 16 décembre 2018 / Plus d’infos

© Samuel Rubio

Les critiques :

Le bassin des jeunes filles

Par Lena Rossel
La Largeur du Bassin est le deuxième spectacle créé dans le cadre des ensembles au POCHE. Mobilisant les mêmes comédien.ne.s que ceux que l’on avait vu.e.s dans La résistance thermale et qui seront bientôt à voir dans La Côte d’Azur, la metteuse en scène Lucile Carré synchronise regards et corps à la lumière de la piscine municipale… [suite]

Le monde du silence

Par Mélanie Scyboz
Après La résistance thermale de Ferdinand Schmalz, Le Poche prête son décor de piscine à la pièce de Perrine Gérard, mise en scène par Lucile Carré. Entre nuances pastel et odeur de chlore, La Largeur du Bassin nous replonge dans nos cours de natation à la piscine municipale… [suite]

Amphitryon

Texte de Molière / Mise en scène de Stéphanie Tesson / Théâtre du Passage / 1er novembre 2018 / Plus d’infos

© Victor Tonelli

Les critiques :

Voyage dans le temps

Par Noé Maggetti
Alors que la mode est aux actualisations des pièces classiques, ou à leur transposition dans un contexte contemporain, c’est un parti pris radicalement inverse qu’a choisi la metteure en scène Stéphanie Tesson dans sa version de l’Amphitryon de Molière… [suite]

De l’imposture positive

Par Thibault Hugentobler
Le Théâtre du Passage de Neuchâtel accueillait, ce 1er novembre, Stéphanie Tesson et son Amphitryon, pièce peu jouée de Molière. Cette comédie donne à voir les stratagèmes de Jupiter pour gagner le cœur d’Alcmène, une mortelle, dont il s’est épris… [suite]

 

 

L’hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains

Texte de Philippe Dorin / Mise en scène de Matthias Urban / Le Petit Théâtre / du 31 octobre au 18 novembre 2018 / Plus d’infos

© Philippe Pache

Les critiques :

L’enfant, ce grand metteur en scène

Par Jade Lambelet
En hiver, « on ne peut pas faire trop de chichis ». Que nous reste-t-il de plus que nos mains et nos pieds glacés, que la stérilité de la nature, ses paysages déshabillés et l’espoir de retrouver enfin « un petit jour d’été, comme une petite pièce d’or [qu’on aurait] trouvée au fond de [notre] poche »… [suite]

Comme des enfants

Par Julie Heger
Sur une scène presque nue, deux personnages attendent qu’un dramaturge écrive leur histoire. S’impatientant, ils décident de s’organiser une vie laissant toute place à l’imagination. Des repas imaginaires aux guitares inexistantes, les deux compères meublent leur vie, et la scène, dans l’attente de l’auteur… [suite]

 

 

Automne-Hiver

D’après les textes de Charles Baudelaire et de Jean Racine / Mise en scène et de Yves-Noël Genod / L’Arsenic / du 1 au 4 novembre 2018 / Plus d’infos

© Bruno Perramant

Les critiques :

Que l’amour de l’art vous soit un calmant

Par Brice Torriani
Après La Recherche, spectacle inspiré des écrits de Proust, le comédien et metteur en scène Yves-Noël Genod donne voix à ces deux piliers de la littérature que sont Baudelaire et Racine… [suite]

Une poétique de l’oxymore

Par Maxime Hoffmann
Cette douce saison où chaque jour décline offre une occasion d’invoquer Baudelaire. C’est le noir Automne qui précède l’Hiver, temps où la sève redescend jusqu’au Racine. La poésie était à l’honneur à l’Arsenic ce soir jeudi 1er novembre… [suite]

 

Songe d’une nuit d’été

D’après William Shakespeare / Mise en scène de Joan Mompart / La Grange de Dorigny / du 27 octobre au 3 novembre 2018 / Plus d’infos

© Sofi Nadler

Les critiques :

Voilage de nuit

Par Sarah Juilland
À l’image de la forêt crépusculaire abritant l’action – lieu topique de la transgression –, Le Songe d’une nuit d’été participe d’un esprit subversif et déroutant, entremêlant enchevêtrement d’intrigues amoureuses, mise en abyme de la création artistique et renversements carnavalesques… [suite]

Une invitation au rêve

Par Maxime Hoffmann
Joan Mompart s’est approprié le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare dans une mise en scène poétique et onirique, qui modifie en partie l’histoire originale. C’est bien autour du mot « songe » que se construit cette rêverie théâtrale… [suite]

 

 

Le Large existe (mobile 1)

D’après les textes de Marguerite Duras, Guillaume Dustan et Guillaume Poix / De Manon Krüttli et Jonas Bühler / Mise en scène de Manon Krüttli / Théâtre populaire romand / du 23 au 27 octobre 2018 / Plus d’infos

© Carole Parodi

Les critiques :

Les pantins du désir

Par Jade Lambelet
Le large existe (mobile 1) est le premier spectacle des Belles complications, un ensemble éphémère de trois artistes invité par le TPR pour l’ouverture de sa nouvelle saison. Manon Krüttli, la jeune metteure en scène diplômée de la Manufacture pose la première pierre de cette collaboration… [suite]

La puissance de l’instable

Par Brice Torriani
Le Théâtre Populaire Romand de La Chaux-de-Fonds réitère l’expérience des Belles complications, concept né en 2016 sous l’impulsion d’Anne Bisang, qui a formé à nouveau cette saison une troupe éphémère de six comédien.ne.s, dirigé.e.s par trois metteures en scène, pour autant de spectacles… [suite]

 

La résistance thermale

Texte de Ferdinand Schmalz / Traduction par Mathieu Bertholet / Mise en scène de Jean-Daniel Piguet / Théâtre Poche Gve / du 15 octobre au 16 décembre 2018 / Plus d’infos

© Samuel Rubio

Les critiques :

L’enfer du confort

Par Lena Rossel
Six comédiens, onze personnages, un lieu : la résistance thermale nous plonge dans une fiction à la saveur amère, une réflexion sur le capitalisme et l’industrialisation qui cherchent à s’approprier même les traditions les plus ancrées… [suite]

 

All can be softer

Texte et mise en scène de Renée Van Trier / Théâtre Saint-Gervais / du 06 au 07 octobre 2018 / Plus d’infos

© Renée Van Trier

Les critiques :

Étrangeté et transmédialité

Par Océane Forster
L’artiste polymédiale Renée Van Trier s’est produite partout, a exposé, joué chanté à Amsterdam, Rotterdam, Paris, Los Angeles, Xiamen, Berlin, Lausanne, et ce soir-là, à Genève, au Théâtre Saint-Gervais. Sa dernière création, performance surprenante et inclassable, propose un aperçu des possibilités infinies qu’offre le mélange des arts portés, sans hiérarchie, à la scène… [suite]

F(l)ammes

D’Ahmed Madani / TKM – Théâtre Kléber-Méleau / du 25 au 29 septembre 2018 / Plus d’infos

© Madani Compagnie

Les critiques :

D’une flammèche au brasier

Par Sarah Juilland
F(l)ammes – deuxième partie du triptyque Face à leur destin d’Ahmed Madani – est un spectacle qui donne chaud, tant aux corps qu’aux cœurs. Au fil de la représentation, le public est embrasé par cette création éclectique, où fusionnent confidences, chants, danses et même démonstrations de karaté… [suite]

Ten women show

Par Noé Maggetti
Témoignages successifs de femmes issues de quartiers français « sensibles », F(l)ammes, spectacle d’Ahmed Madani rencontrant un succès important en France depuis près de deux ans, fait une escale au TKM… [suite]

Viens, vis et deviens

Par Thibault Hugentobler
F(l)ammes donne à entendre les expériences de vie de dix femmes habitant la banlieue parisienne. À travers leurs récits, isolés ou entremêlés, les comédiennes rendent compte de l’universalité de ce qu’elles ont vécu, entre aspiration et confrontation… [suite]

Brûlante d’être femme, brûlante d’être soi

Par Jade Lambelet
Le TKM ouvre sa saison avec F(l)ammes, deuxième volet de la trilogie à caractère sociologique Face à leur destin d’Ahmed Madani. Après avoir ouvert la scène à de jeunes hommes issus de quartiers populaires français, c’est au tour, cette fois, de jeunes femmes de venir frôler les planches et de faire résonner la salle de leurs témoignages… [suite]

Les échos singuliers d’une humaine forêt

Par Brice Torriani
Ahmed Madani présente le deuxième volet d’une trilogie qui confronte le public à l’histoire de jeunes habitants de quartiers dits « populaires », racontée par eux-mêmes. Dans ce spectacle, ce sont dix femmes qui nous invitent dans leur monde… [suite]

Ainsi soient-elles !

Par Natacha Gallandat
Donner la parole, entendre ce que dix femmes issues de l’immigration ont à dire de leurs vies, en montrer la réalité complexe et riche, voici l’objectif que s’était fixé Ahmed Madani au début de son projet… [suite]

Symbiose engagée

Par Nadège Parent
Monter un spectacle avec des jeunes femmes non comédiennes issues des quartiers populaires et poétiser les problématiques actuelles de l’immigration et de la place des femmes dans la société, au sein d’univers culturels traditionnels parfois contraignants : tel est le projet ambitieux entrepris par le metteur en scène Ahmed Madani… [suite]

Mais qui sont ces gens ?

De Marion Pulver / Mise en scène de Julien George / Théâtre du Loup / du 5 au 21 octobre 2018 / Plus d’infos

© Carole Parodi

Les critiques :

A quitté le groupe…

Par Océane Forster
Dans l’esprit du vaudeville, Mais qui sont ces gens ? est une pièce commandée à Manon Pulver par le metteur en scène Julien George pour cinq comédiens de L’Autre Cie. Cinq amis qui se connaissent depuis toujours y renouvellent leur tradition : se retrouver une année sur deux au nouvel an pour balayer ensemble l’année écoulée… [suite]

 

Piletta Remix

Texte et mise en scène de la compagnie Le Collectif Wow ! / Théâtre Équilibre-Nuithonie / du 6 au 7 octobre 2018 / Plus d’infos

© Anthony Abbeloos

Les critiques :

La magie du son

Par Natacha Gallandat
Piletta Remix est un conte radiophonique pour petits et grands, une histoire racontée en scène, où les effets sonores, créés devant le public, produisent des images mentales qui se substituent à un décor matérialisé… [suite]

 

La Joie des Autres

Texte et mise en scène de Philippe Soltermann / Centre Pluriculturel et social d’Ouchy (CPO) / du 4 au 7 octobre 2018 / Plus d’infos

© Mehdi Benkler

Les critiques :

Pour le meilleur et pour le pire

Par Nadège Parent
Si Ernest Renan écrivait que « la joie des autres est une grande part de la nôtre », la nouvelle création de Philippe Soltermann repose sur un présupposé exactement inverse… [suite]

 

Variations sur un temps

Texte de David Ives / Traduction de Maryse Warda / Mise en scène de Julien Schmutz / Théâtre des Osses / du 29 septembre au 21 octobre 2018 / Plus d’infos

© Cie Le Magnifique Théâtre

Les critiques :

Attachez vos ceintures !

Par Nadège Parent
Présenter cinq pièces avec seulement six comédiens, en un seul spectacle : c’est le défi que proposait le dramaturge américain David Ives dans son All in the Timing (1993) et que relève brillamment le metteur en scène Julien Schmutz… [suite]

À Contretemps

Par Natacha Gallandat
S’interroger sur la notion de temps, sur son impact dans les destinées en expérimentant différentes déformations de la temporalité, c’est ce que propose d’explorer la comédie Variations sur un temps[suite]

Bigre

De Pierre Guillois / Co-écrit avec Agathe l’Huillier et Olivier Martin-Salvan / Théâtre du Jorat / les 15 et 17 juin 2018 / Plus d’infos

© PASCAL PÉRENNEC

Les critiques :

Joyeux bordel dans mon HLM

Par Lucien Zuchuat
Aidés d’une machinerie fantastique, trois comédiens aux allures de personnages de bande dessinée entraînent le théâtre du Jorat dans une succession haletante de gags… [suite]

Comique de geste

Par Basile Seppey
Bigre a remporté en 2017 le Molière de la meilleure comédie. Une année plus tard, Pierre Guillois, Agathe l’Huillier et Olivier Martin-Salvan présentent au Théâtre du Jorat cette pièce muette… [suite]

 

La Reprise : Histoire(s) du théâtre (I)

De Milo Rau / Théâtre de Vidy / du 30 mai au 2 juin 2018 / Plus d’infos

© Hubert Amiel

Les critiques :

Ce qu’on ne peut pas dire, c’est cela qu’il faut faire

Par Lucien Zuchuat
Dans La Reprise : Histoire(s) du théâtre (I), une troupe d’acteurs liégeois s’empare, pour le réinterpréter, d’un fait divers sordide : la mort d’un jeune homosexuel tabassé par des inconnus… [suite]

Lisières

Par Basile Seppey
Après The Dark Ages, Empire ou plus récemment Les 120 journées de Sodome, Milo Rau revient à Vidy pour présenter La Reprise : Histoire(s) du théâtre (I), une pièce composite… [suite]

 

Roméo et Juliette

De William Shakespeare / Mis en scène par Camille Giacobino / Théâtre du Grütli / du 29 mai au 17 juin 2018 / Plus d’infos

© Isabelle Meister

Les critiques :

Décaler pour mieux dire

Par Aurélien Maignant
La saison 2018 du Grütli s’achève en beauté avec la dernière création de Camille Giacobino : une adaptation de l’intemporel Roméo et Juliette, pleine de sexe et de danger, de clownesque et de décadence… [suite]

 

Les 4 chaperons rouges

De Joël Pommerat, Lucie Rausis, Cédric Simon, Maude Lançon et Ludovic Chazaud / Théâtre du Loup / du 22 mai au 2 juin 2018 / Plus d’infos

© DR

Les critiques :

Qui a peur du grand méchant homme?

Par Thomas Flahaut
Au théâtre du Loup, sous la direction de quatre metteurs et metteuses en scène (Lucie Rausis, Cédric Simon, Maude Lançon et Ludovic Chazaud), quatre chaperons rouges bravent l’obscurité… [suite]

Variations autour d’un même conte

Par Amalia Dévaud
La figure du loup est plus que jamais d’actualité à l’occasion des quarante ans du théâtre du même nom. Le dramaturge Joël Pommerat, signe ici une adaptation du Petit chaperon rouge[suite]

 

Infidèles

D’après Ingmar Bergman / Par les collectifs tg STAN et de Roovers / Le Reflet / du 17 au 18 mai 2018 / Plus d’infos

© Ida Jakobs

Les critiques :

Mise à nu

Par Sarah Juilland
Infidèles – spectacle d’inspiration bicéphale alliant le scénario éponyme rédigé par Ingmar Bergman et son autobiographie Laterna Magica – est une histoire à tiroirs où s’enchâssent deux récits… [suite]

Mentir baiser mourir

Par Louis Vodoz
Au milieu de meubles dont le design simpliste évoque une vitrine Ikea, le collectif flamand tg STAN interprète l’un des derniers textes du Suédois Ingmar Bergman, Infidèles, texte hybride… [suite]

 

La danse des affranchies

De Latifa Djerbi / Mise en scène de Julien Mages / Théâtre Saint-Gervais / du 8 au 19 mai 2018 / Plus d’infos

© Latifa Djerbi

Les critiques :

Dire et faire la révolution

Par Aurélien Maignant
La danse des affranchies, dernière création de Latifa Djerbi, raconte le retour au pays d’une immigrée tunisienne de deuxième génération. Dounia découvre un territoire à la fois connu et étranger… [suite]

Une danse en enfer

Par Amalia Dévaud
Lauréat du concours Textes-en-Scènes 2017, La danse des affranchies raconte la quête émancipatrice de Dounia, une femme tunisienne qui ne supporte plus les interdits de sa culture, de son pays… [suite]

 

Self-Help

Texte et et mie en scène de Tomas Gonzalez, Rébecca Balestra et Igor Cardellini / Théâtre de l’Usine (Genève) / du 3 au 9 mai 2018 / Plus d’infos

© Dorothée Thébert

Les critiques :

En attendant…

Amalia Dévaud
Avec cette quatrième création, la compagnie K7 Productions met en cause l’une des injonctions véhiculées actuellement par la culture de masse : celle du bonheur… [suite]

 

Lisbeths

De Fabrice Melquiot / Concept et adaptation de Valentin Rossier / Théâtre du Grütli / du 1er au 20 mai 2018 / Plus d’infos

© Carole Parodi

Les critiques :

Duplicité de la passion

Par Pierre-Paul Bianchi
Lisbeths raconte une rencontre passionnelle, mais sur la scène les corps des acteurs sont maintenus à distance et ne se touchent pas… [suite]

Mots durs

Par Roberta Alberico
Lisbeth et Pietr, deux esprits, deux corps, deux micros, deux voix racontant dans une création aussi subtile qu’élégante les affres de la relation amoureuse et de son langage… [suite]

 

Éloge du mauvais geste

D’après Olivier Pourriol / Mise en scène de Valéry Cordy / Nuithonie (Fribourg) / du 26 au 28 avril 2018 / Plus d’infos

© Marie-Aurore Dawans

Les critiques :

Les buts de la vie

Par Maxime Hoffmann
Par le commentaire de trois grands moments historiques du football, le spectacle analyse et utilise les mauvais gestes sportifs pour soulever des questions philosophiques primordiales… [suite]

 

Change l’état d’agrégation de ton chagrin

De Katja Brunner / Mise en scène de Anna Van Brée / Le Poche (Genève) / du 23 avril au 13 mai 2018 / Plus d’infos

© Samuel Rubio

Les critiques :

Couloir de la mort

Par Coralie Gil
Un adolescent rebelle se suicide. Alors la parole se déclenche : plusieurs personnages (joués par trois comédiennes) expriment à la fois leur incompréhension du geste et celle de la vie en général… [suite]

 

Big Crunch

De Renaud Delay & Daniel Vuataz / Mise en scène de Frédéric Ozier / Théâtre 2.21 / du 20 au 29 avril 2018 / Plus d’infos

© Cie Silence in the studio

Les critiques :

Des étoiles de passage

Par Lucien Zuchuat
Pour sa deuxième création la Cie Silence in the Studio propose Big Crunch, une comédie musicale douce-amère qui, de rire en larmes, se moque tendrement… [suite]

 

La Ménagerie de verre

De Tennessee Williams / Mise en scène de Daniel Jeanneteau / Théâtre Kléber-Méleau / du 17 au 22 avril 2018 / Plus d’infos

© Elisabeth Carecchio

Les critiques :

Est-ce que tout traverse le verre sans jamais y laisser de trace?

Par Amalia Dévaud
Ménagerie, nom féminin : lieu où sont réunis des animaux dangereux, exotiques, ou rares destinés à être montrés au public. Le huis-clos de Tennessee Williams met en scène le mal de vivre d’une famille modeste, dans le Missouri des années 1930… [suite]

 

Nous, les héros

De Jean-Luc Lagarce / Mise en scène de Robert Sandoz / TPR (La Chaux-de-Fonds) / du 18 au 20 avril 2018 / Plus d’infos

@ Guillaume Perret

Les critiques :

À la dérive

Par Louis Vodoz
À partir de la pièce Nous, les héros de Jean-Luc Lagarce, Robert Sandoz construit un univers aux accents burlesques ; un humour clownesque, quelques acrobaties et des farandoles musicales rappellent l’imaginaire forain… [suite]

Le passé d’une illusion

Par Roberta Alberico
Le TPR relaie ce mois d’avril le succès toujours croissant du théâtre de Lagarce, plus de vingt ans après sa mort, en proposant une mise en scène de Nous, les héros par Robert Sandoz et la compagnie L’Outil de la ressemblance… [suite]

 

Automne

De Julien Mages / Mise en scène de Jean-Yves Ruf / Théâtre la Grange de Dorigny / du 12 au 15 avril 2017 / Plus d’infos

© Vicky Althaus

Les critiques :

La valse des sentiments

Par Sarah Juilland
Avec Automne, Julien Mages fait pleurer dans nos cœurs. C’est l’histoire de l’un de ces vieux couples – comme on en croise si souvent sans les vraiment les remarquer… [suite]

Une valse à mille temps

Par Coralie Gil
Un couple âgé, une heure et demie d’avance au théâtre. L’occasion de lire le programme, de s’interroger sur le titre du spectacle, de faire surgir les souvenirs… [suite]

 

Cargo Congo-Lausanne

Création Rimini Protokoll / Théâtre de Vidy / du 1er février au 23 mars 2018 / Plus d’infos

Pour le spectacle Cargo Congo-Lausanne, l’Atelier critique a collaboré avec l’Atelier d’écriture littéraire animé par Jérôme Meizoz (UNIL) autour d’une proposition de critique créative. Nous publions ici une sélection des textes rédigés dans ce cadre par des participants des deux ateliers.

© Mathilda Olmi

Les critiques :

Je voyageais la nuit

Par Lucien Zuchuat (Atelier critique)
Je voyageais la nuit. Vatché et moi nous étions quittés au carrefour Ndala à l’est de Goma… [suite]

Supplément au Cargo Congo-Lausanne

Par Basil Nelis (Atelier d’écriture)
Les deux hommes s’installent au centre de la cafétéria, à leur table habituelle… [suite]

Pardonnez ma surinterprétation, car elle est grande

Par Fanny Utiger (Atelier d’écriture & Atelier critique)
Des heures, des jours, des années passées dans un camion… [suite]

Vidy là-bas

Par Pierre-Paul Bianchi (Atelier critique)
Il conduit. Une goutte fraie son chemin le long de mon front, le long de mes artères… [suite]

Ordonnance sur les règles de circulation routière, partie quatre : usage des véhicules, chapitre un : dispositions générales, point 3 : espace et temps

Par Julia Cela (Atelier d’écriture)
Les paysages routiers sont les mêmes partout…. [suite]

Vélo Congo-Lausanne

Par Sarah Juilland (Atelier critique)
Rosette Mbemba est une jeune femme congolaise d’une trentaine d’années… [suite]

Ne cédez pas à la parole

Par Amalia Dévaud (Atelier critique)
Au centre de la table, posée sur une scène noire dénuée d’artifices, se trouve un petit camion… [suite]

Récréation

Par Basile Seppey (Atelier critique)
C’était la récré quand Cindy nous a raconté. Les autres faisaient un foot… [suite]

 

Un si gentil garçon

D’après le roman de Javier Gutiérrez / Mise en scène de Denis Lavalou et Cédric Dorier / Théâtre La Grange de Dorigny / du 28 au 30 mars / Plus d’infos

@ DR

Les critiques :

Là où les mémoires sont amères

Par Pierre-Paul Bianchi
En disant les violences sexuelles par le prisme de la mémoire d’un groupe d’amis, Un si gentil garçon fragmente l’indicible pour mieux le dire. Du récit de souvenirs équivoques transparaissent, de l’implicite à l’explicite, les excès d’une jeunesse qui a dérapé… [suite]

Les secrets de Polo

Par Amalia Dévaud
Tu te dis tout de suite que tu aimes le style littéraire de Javier Gutiérrez. Tu vas d’ailleurs essayer d’écrire ce texte dans le même esprit, parce que c’est ce qui te semble le plus juste pour retranscrire l’expérience théâtrale et poétique que tu as vécue… [suite]

 

Le Cromlech

Mise en scène d’Oscar Gómez Mata / TLH-Sierre / 25 mars 2017 / Plus d’infos

@ Alakran

Les critiques :

Un psychodrame postmoderne

Par Roberta Alberico
Le Cromlech, quatrième des « psychodrames » proposés par Gómez Mata, invite le public à participer à une installation collective sur le plateau du TLH. Outre une remise en jeu du rapport entre le spectateur et l’acteur… [suite]

 

Tiefer Schweb

Écrit et mis en scène par Christoph Marthaler / En allemand surtitré en français / Théâtre de Vidy / du 23 au 24 mars 2018 / Plus d’infos

© Thomas Aurin

Les critiques :

Tentative(s) d’évasion

Par Aurélien Maignant
Sur fond de crise migratoire, la dernière création de Christoph Marthaler, Tiefer Schweb, allie burlesque et satire au vitriol dans un huis-clos aussi minutieux qu’explosif… [suite]

 

La Grande Rage de Philippe Hotz

De Max Frisch / Mise en scène de Michel Fidanza / Théâtre La Grange de Dorigny / du 20 au 24 mars 2018 / Plus d’infos

© Didier Deriaz

Les critiques :

Max Frisch et son double

Par Amalia Dévaud
1958, naissance du personnage de Philippe Hotz. En double fictionnel de Max Frisch, il incarne l’archétype de l’écrivain tourmenté : malheureux en amour, malheureux de se trouver trop sérieux pour que quelqu’un le prenne – justement – au sérieux… [suite]

Une incompréhension dans le couple

Par Maxime Hoffmann
Philippe Hotz entre dans une rage froide. Sa femme, Dominique, dite Dodo, vient d’interrompre la procédure de divorce en cours. Pour qu’elle le prenne enfin au sérieux… [suite]

 

Solution intermédiaire

Conception et mise en scène de Stefan Hort / Théâtre Les Halles à Sierre / du 15 au 25 mars 2018 / Plus d’infos

© Céline Ribordy

Les critiques :

Intervalles

Par Basile Seppey
Stefan Hort croise deux gestes autour du mythe d’Icare : la performance musicale et le cirque. Mais plutôt que d’assimiler et de niveler les deux pratiques, la proposition du metteur en scène valaisan invite à les penser distinctement… [suite]

 

Evel Knievel contre Macbeth na terra do finado Humberto

Créé et mis en scène par Rodrigo Garcia / Théâtre de Vidy / du jeudi 15 mars au dimanche 18 mars 2018 / Plus d’infos

© Marc Ginot

Les critiques :

Rêverie révoltée

Par Ivan Garcia
Rodrigo Garcia présente un spectacle fait de tableaux multiples qui rassemble plusieurs figures de la culture populaire et les fait se confronter. Sous-tendu par un discours politiquement engagé… [suite]

De textes et d’images

Par Coralie Gil
Rodrigo Garcia met en scène un spectacle presque aussi mystérieux que son titre, qui fait se succéder les images dans des tableaux toujours plus inventifs. Le texte même devient image… [suite]

 

Clash of Gods

Écrit et mis en scène par Christophe Jaquet et Thomas Burkhalter / Théâtre de l’Arsenic, dans le cadre du festival Programme commun 2018 / du 13 au 28 mars 2018 / Plus d’infos

© Thomas Burkhalter

Les critiques :

« Profitez de la vue »

Par Amalia Dévaud
Une femme enceinte se déplace à quatre pattes, mini-jupe et petite culotte apparente. Un homme-crabe traverse le plateau de ses membres raccourcis et abattus. Du haut de leur estrade, les puissances d’un Olympe métaphorique jubilent… [suite]

Battle de décibels

Par Ivan Garcia
A un soir de l’ouverture du Programme commun, l’Arsenic sort le grand jeu avec Clash of gods. Les créateurs Christophe Jacquet et Thomas Burkhalter présentent un spectacle qui sollicite les sens où la musique tient la première place… [suite]

 

Luxe, calme

Texte et mise en scène de Mathieu Bertholet / Théâtre Vidy-Lausanne / du 8 au 18 mars 2018 / Plus d’infos

© Mathildà Olmi

Les critiques :

« Tous les chemins mènent au même cul de sac »

Par Louis Vodoz
Dans un hôtel de luxe perdu quelque part dans les montagnes alpines avec vue sur le lac, de riches clients viennent finir leurs jours dans un faste décor du XIXe siècle… [suite]

Hôtel du mort

Par Fanny Utiger
Dans une atmosphère sombre, baudelairienne presque caricaturalement, Mathieu Bertholet aborde une difficile thématique, celle du suicide assisté… [suite]

 

Mon histoire vraie 1 – Sara

Texte et et mise en scène de Ludovic Chazaud / Compagnie Jeanne Föhn / Théâtre La Grange de Dorigny / du 27 février au 4 mars 2018 / Plus d’infos

© Fabrice Ducrest

Les critiques :

Il s’est passé quelque chose

Par Fanny Utiger
Mon Histoire vraie ne l’est pas tout à fait. On ne sait plus vraiment, elle a changé en quelques points. Il faudra pourtant bien la dire, mais comment ? Qui la racontera ? [suite]

 

La ferme des animaux

D’après le roman de George Orwell / Adaptation et mise en scène de Christian Denisart / Compagnie Les Voyages Extraordinaires / Théâtre de la Grange de Dorigny / du 18 au 28 janvier / Plus d’infos

© Medhi Benkler

Les critiques :

Révoltes d’autrefois

Par Aurélien Maignant
Après les pingouins de L’Arche part à huit heures, les acteurs de la compagnie des Voyages Extraordinaires renfilent leurs costumes d’animaux dans une adaptation de la célèbre satire politique de Georges Orwell… [suite]

Humainement animal

Par Joanne Vaudroz
Lumière sombre sur scène. Ils arrivent et se font entendre. Ils hennissent, meuglent, braient, bêlent, grouinent ou caquettent, une allègre cacophonie toujours plus puissante est à l’approche… [suite]

 

Monsieur de Pourceaugnac

D’après Molière (texte) et Lully (musique) / Mise en scène de Clément Hervieu-Léger / Conception musicale de William Christie / Théâtre du Reflet / le 16 janvier 2018 / Plus d’infos

© B. Enguerand

Les critiques :

Bourreaux baroques

Par Aurélien Maignant
Célébrant ses 150 ans cette saison, le théâtre du Reflet accueille une comédie-ballet de Molière, Monsieur de Pourceaugnac, créée en France par Clément Hervieu-Léger, résident de la Comédie Française et l’ensemble des Arts Florissants dirigé par William Christie… [suite]

 

 

Le Loup des sables

D’après le roman de Åsa Lind / Adaptation et mise en scène de Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier / Théâtre des Osses / du 12 au 27 janvier 2018 / Plus d’infos

© Isabelle Daccord

Les critiques :

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? »

Par Josefa Terribilini
Le Loup des sables est une pièce conçue avec le sérieux des adultes pour l’innocence des enfants. Au Théâtre des Osses, le duo Pasquier-Rossier offre une adaptation ingénieusement cartoonesque du roman de l’auteure suédoise Åsa Lind… [suite]

Leçons d’un loup

Par Marek Chojecki
« Petits contes philosophiques, pour tout public dès 5 ans » : une mention qui intrigue et qui, pourtant, est très adéquate pour caractériser Le Loup des sables[suite]

 

Quoi/Maintenant

Par le collectif Tg STAN / Théâtre Saint-Gervais / du 11 au 13 janvier 2018 / Plus d’infos

© Koenbroos

Les critiques :

Vertige de la satire

Par Thomas Flahaut
Dans Quoi/Maintenant, les belges de Tg STAN questionnent, dans un montage de deux pièces, la possibilité d’un théâtre satirique… [suite]

Le manège des vanités

Par Julia Cela
Pour la première fois, Tg STAN crée et joue entièrement en français, en donnant corps à deux textes : Dors mon petit enfant de Jon Fosse et Pièce en plastique de Marius von Mayenburg. [suite]

 

Ecritures dramatiques contemporaines / Partenariat avec Le Courrier

Deux lundis par mois, pendant l’été 2017, Le Courrier a publié le texte inédit (extrait) d’un-e auteur-e de théâtre suisse ou résidant en suisse. Aujourd’hui, L’Atelier critique propose une publication de nouveaux extraits inédits de ces pièces de théâtre, assortis d’une critique et d’un entretien avec leurs auteur-e-s.

Le Courrier

Les critiques :

Fenêtre sur rue

Par Thomas Flahaut
Sur Lettre au dealer de ma rue de Julie Gilbert [suite]

Survivre ensemble

Par Josefa Terribilini
Sur Quitter la Terre de Joël Maillard [suite]

Molière, héros tragique

Par Coralie Gil
Sur Ombres sur Molière de Dominique Ziegler [suite]

Nauséabond Edelweiss

Par Aurélien Maignant
Sur Le Rapport Bergier de José Lillo [suite]

Chez ces gamins-là

Par Lucien Zuchuat
Sur Le Projet de Luisa Campanile [suite]

« Il te va bien mon sourire »

Par Basile Seppey
Sur Baromètre de Mali Van Valenberg [suite]

Cold Blood

Cold Blood / Cinématographie de Jaco Von Dormael / Chorégraphie de Michelle Anne De Mey / Texte de Thomas Gunzig / du 9 janvier au 3 février 2018 / Théâtre de Carouge / Plus d’infos

© Julien Lambert

Les critiques :

Jeux de mains

Par Roberta Alberico
Après Kiss and Cry, Michelle Anne De Mey, Jaco Von Dormael et le collectif Kiss and Cry proposent un nouveau spectacle mêlant théâtre, performance, cinéma et nano-danse… [suite]

 

La nébuleuse du crabe

Par le groupe EW (Arnaud Gonnet et Martin Roehrich) / Théâtre de l’Usine / du 14 au 20 décembre 2017 / Plus d’infos

© EW, Théâtre de l’Usine

Les critiques :

Performance et animisme

Par Pierre-Paul Bianchi
Au Théâtre de l’Usine, le groupe EW formule une performance qui se vit comme une expérience holistique. Avec un texte opaque mais lyrique, les gestes chorégraphiés des deux danseurs parviennent à suggérer un univers de correspondances invisibles… [suite]

 

Guerrilla

Par la compagnie El Conde de Torrefiel / Théâtre de Vidy / du 8 au 9 décembre 2017 / Plus d’infos

© Luisa Guitierrez

Les critiques :

Conflits intérieurs

Par Pierre-Paul Bianchi
A Vidy, Guerrilla donne à voir la guerre intérieure, confusément maîtrisée, qui caractérise les paix apparentes des démocraties européennes. Prenant la forme d’une politique-fiction, séparant le texte de l’image scénique, cette pièce dit les tensions entre l’Histoire et l’individu, entre l’individu et lui-même… [suite]

La guerre de 2023 aura-t-elle lieu?

Par Thomas Flahaut
En trois tableaux, le groupe El Conde de Torrefiel met en scène un chœur de jeunes gens qui, par de puissants effets de réel, devient un miroir de notre monde. Guerrila tente d’imaginer le devenir de nos sociétés afin, peut-être, d’en conjurer le sort tragique… [suite]

 

La Farce de Maître Pathelin

Texte de José Pliya / D’après une farce médiévale anonyme / Création-coproduction : Le Petit Théâtre de Lausanne, L’Askéné (Suisse), Cie For (France), L’Atelier Nomade (Bénin) / Le Petit Théâtre / du 6 au 31 décembre 2017 / Plus d’infos

© Philippe Pache

Les critiques :

Du Moyen-Age en Afrique

Par Marek Chojecki
L’humour de La Farce de Maître Pathelin, écrite par un auteur anonyme de l’époque médiévale, semble rester immuable à travers les siècles. Le spectacle présenté en 2017 au Petit Théâtre de Lausanne fait toujours rire son public. Adaptée par José Pliya et mise en scène par Simone Audemars, cette pièce pour cinq acteurs et un musicien est conforme au genre qu’annonce son titre… [suite]

 

André le Magnifique

De Denis Podalydès et al. / Mise en scène d’Antony Mettler / Théâtre du Grütli / du 1er au 17 décembre 2017 / Plus d’infos

© Studio Edouard Curchod

Les critiques :

Prince de sensibilité au royaume des histrions

Par Lucien Zuchuat
Au théâtre du Grütli à Genève, Antony Mettler s’entoure de quatre comédiens pour proposer un André le Magnifique empruntant largement au vaudeville. Pierre Aucaigne éblouit en clown lunaire. Le reste, tissé d’humour épais, peine à décoller… [suite]

 

L’Avare

De Molière / Mise en scène de Ludovic Lagarde / Théâtre de Vidy / du 22 novembre au 3 décembre 2017 / Plus d’infos

© Pascal Gély

Les critiques :

Rire jaune

Par Valmir Rexhepi
C’est dans un espace encombré de caisses et d’autres boites méthodiquement rangées, un hangar, que se joue L’Avare recontextualisé par Ludovic Lagarde. Faisant du rapport à l’argent la question centrale, la mise en scène remotive les relations entre les personnages mais aussi celles qui sont établies avec les spectateurs… [suite]

 

Bienvenue

Création, chorégraphie et interprétation d’Eugénie Rebetez / Mise en scène de Martin Zimmerman / Théâtre La Grange de Dorigny / du 17 au 25 novembre 2017 / Plus d’infos

© Augustin Rebetez

Les critiques :

Le mouvement perpétuel

Par Roberta Alberico
Eugénie Rebetez pose une nouvelle fois ses valises à la Grange de Dorigny avec sa nouvelle création, Bienvenue. De la danse, du chant, de la pantomime, des instruments : elle a plus d’une corde à son arc… [suite]

 

La Dernière Bande

D’après Samuel Beckett / Avec Omar Porras / Mise en scène de Dan Jemmett / TKM / du 14 novembre au 3 décembre 2017 / Plus d’infos

© MARIO DEL CURTO

Les critiques :

À l’ombre d’un magnétophone

Par Josefa Terribilini
Dans La Dernière Bande, Omar Porras prête son théâtre et son corps à Dan Jemmett pour explorer la confrontation d’un un vieil homme avec lui-même. Une mise en scène qui démultiplie les jeux d’échos et de rythme, jusqu’à, parfois, nous perdre… [suite]

Oh les beaux gestes!

Par Coralie Gil
Omar Porras, mis en scène par Dan Jemmett, se met au service du texte beckettien La Dernière Bande jusqu’en décembre au TKM. Une pièce dans laquelle le geste est aussi vital que la parole : On connaît la précision des didascalies, indications de gestes presque chorégraphiques de Beckett… [suite]

 

Donkeyport

Par la Cie S/Z / Mise en scène de Sabine Zaalene / Petithéâtre de Sion / du 9 au 19 novembre 2017 / Plus d’infos

© Sabine Zaalene

Les critiques :

Réversibilité

Par Valmir Rexhepi
Comme cela n’est pas rare dans les spectacles contemporains, Donkeyport se situe entre plusieurs arts de la scène : théâtre, performance, projections vidéo, musique sur plateau. Une palette qui, ici, est au service d’un discours sur l’identité et l’altérité… [suite]

 

Where Do You Wanna Go Today ?

De et avec PRICE (Mathias Ringgenberg) / L’Arsenic / du 7 au 12 novembre 2017 / Plus d’infos

© Senta Simond, Jenna Carlderari

Les critiques :

Hot mess

Par Julia Cela
PRICE, le personnage inventé par Mathias Ringgenberg, est le parfait androgyne. Dans la troisième variation du projet Where Do You Wanna Go Today ? on le voit explorer par la voix et le mouvement des identités, qui renvoient toutes à l’archétype de l’icône pop… [suite]

Where do I wanna go ?

Par Laure Salathé
Adapté à chacun des lieux dans lequel il est joué, Where do you wanna go today se donne au Théâtre de l’Arsenic, à Lausanne, dans sa troisième variation. Mathias Ringgenberg y rend sensible l’évolution d’un personnage au sein de lui-même, la recherche de son identité et de ses émotions… [suite]

 

Le Direktør

D’après Lars von Trier (film) / Mise en scène d’Oscar Gómez Mata / Théâtre de Vidy / du 8 au 11 novembre 2017 / Plus d’infos

© Steeve Iuncker

Les critiques :

La servitude involontaire

Par Aurélien Maignant
Adaptation vaudevillesque d’un film plus sombre qu’il n’y paraît au premier abord, Le Direktør d’Oscar Gómez Mata est une comédie qui s’efforce de penser l’absurdité d’une société où l’autorité de plus en plus invisible rend la servitude involontaire… [suite]

Y a-t-il un directeur dans cette pièce?

Par Roberta Alberico
« How do you feel today? », « respire », « focus », « lâche prise », « enjoy life ». Des slogans typiques du management twittero-instagramesque défilent sur le flipchart d’une entreprise X au rythme d’un morceau deep-tech-house-electroclash… [suite]

 

Passion simple

D’après Annie Ernaux / Cie Émilie Charriot / Théâtre de Vidy / du 7 au 22 novembre 2017 / Plus d’infos

© Agnès Mellon

Les critiques :

De signes et de lumière

Par Josefa Terribilini
Après King Kong Théorie et Le Zoophile, Émilie Charriot termine sa trilogie de monologues debout face au public avec Passion simple, adapté du récit autofictionnel d’Annie Ernaux. Face à nous, sur un plateau nu troué de lumière, Émilie Charriot donne à ce texte son corps et sa voix… [suite]

Pénélope sans prétendant

Par Valmir Rexhepi
Un espace presque nu, habillé uniquement d’une dentelle de lumières, une passion qui se tisse et s’écoule, qui s’incarne dans la bouche, comme un creux que laisse l’absence. L’histoire d’une femme qui attend un homme… [suite]

 

Centaures, quand nous étions enfants

Texte et mise en scène de Fabrice Melquiot / Chorégraphie équestre de Camille & Manolo / Théâtre Am Stram Gram / du 3 au 5 novembre 2017 / Plus d’infos

© Martin Dutasta

Les critiques :

À cheval?

Par Basile Seppey
« Dans cette histoire on ne parle pas de la Corée du Nord, des ouragans ou des gens qui ont des taches de rousseurs, même si ce sont des sujets intéressants. » Non, l’histoire sera celle de Manolo et de Camille, couple fondateur du Théâtre du Centaure, une compagnie de théâtre équestre à Marseille… [suite]

 

À deux heures du matin

De Falk Richter / Mise en scène de Gabriel Dufay / La Grange de Dorigny / du 2 au 4 novembre 2017 / Plus d’infos

© Etienne Malapert

Les critiques :

De cri et de fureur

Par Lucien Zuchuat
À la Grange de Dorigny, Gabriel Dufay adapte À deux heures du matin, brûlot anticapitaliste signé Falk Richter. En dépit de quelques fulgurances poétiques et de traits d’humour piquants, le spectacle sauce « hardolescente », qu’on hurle deux heures durant à pleins poumons, finit par fatiguer… [suite]

Kill the Workflow

Par Coralie Gil
Jeudi 2 novembre à la Grange de Dorigny se jouait A Deux Heures du Matin, de Falk Richter mis en scène par Gabriel Dufay et joué par sept comédiens sortant de la promotion 2016 de l’école des Teintureries. Une pièce sur l’absurdité du système des grandes entreprises, sur la solitude et le sentiment de manque qu’elles génèrent… [suite]

 

La Recherche

D’après A la recherche du temps perdu de Marcel Proust / Création et mise en scène de Yves-Noël Genod / L’Arsenic / du 1er au 5 novembre 2017 / Plus d’infos

© César Vayssie

Les critiques :

Fumée blanche et masse noire

Par Ivan Garcia
Elaborée à partir du matériau proustien, la performance d’Yves-Noël Genod démontre que ce classique de la littérature peut être autant lu que vécu. Par une mise en scène sensorielle, le comédien nous fait éprouver « la marche du temps » et amène le spectateur à se questionner sur l’expérience métalittéraire qu’est La Recherche[suite]

Marcel la nuit

Par Thomas Flahaut
« On peut connaître l’œuvre de Proust de trois manières : la connaître très bien, un peu, ou pas du tout. » Déclare Yves-Noël Genod, chevelure blonde, silhouette longiligne et noueuse d’un Iggy Pop perché sur les talons hauts de bottines argentées, seul au milieu de l’obscurité de la scène dans un improbable costume de satin rouge. « Moi, je suis dans ces trois cas »… [suite]

 

Hocus Pocus

Par la Cie Philippe Saire / Le Petit Théâtre / du 25 octobre au 5 novembre 2017 / Plus d’infos

© Philippe Pache

Les critiques :

Prestidigitation

Par Julia Cela
Au Petit Théâtre, la Cie Philippe Saire remotive et réinvente, dans un spectacle à destination du jeune public, le dispositif lumineux imaginé pour Vacuum en 2015. Un pas de deux en apesanteur, où les danseurs deviennent illusionnistes… [suite]

 

Macbeth

D’après William Shakespeare / Adaptation et mise en scène de Valentin Rossier/ New Helvetic Shakespeare Company / La Grange de Dorigny / du 21 au 29 octobre 2017 / Plus d’infos

(c) Marc Vanappelghem

Les critiques :

Vapeurs de whisky

Par Ivan Garcia
Premier spectacle d’une nouvelle saison théâtrale à la Grange de Dorigny, le Macbeth de Valentin Rossier divise les spectateurs. Alors que la pièce de Shakespeare est une tragédie aux actes sanglants, cette mise en scène plonge le public dans l’univers de Valentin Rossier, un huis-clos teinté d’une fibre dostoïevskienne, dans laquelle règnent folie, ténèbres, manipulation et breuvages alcoolisés… [suite]

L’ivresse du pouvoir

Par Laure Salathé
Macbeth tue Duncan. Puis il tue Banquo. Peu à peu, sa folie prend le dessus. Il ne voit plus clair, ne fait plus la différence entre le réel et ce qu’il imagine. Dans la mise en scène de Valentin Rossier, les spectateurs voient l’action par le prisme de la folie, ne distinguant plus ce qui est du ressort de l’imagination du personnage de ce qui ne l’est pas… [suite]

 

Roméo et Juliette

Roméo et Juliette / De William Shakespeare / Mise en scène d’Omar Porras / TKM / du 19 septembre au 8 octobre 2017 / Plus d’infos

© MARIO DEL CURTO

Les critiques :

Hara-kiri

Par Aurélien Maignant
Omar Porras, directeur du TKM, ouvrait sa saison avec une mise en scène du classique Roméo et Juliette. Mais, en bon globe-trotter dramaturgique, il présente le drame shakespearien… au Japon. L’occasion de questionner notre rapport aux mythes fondateurs de notre société… [suite]

Quand Shakespeare se danse

Par Coralie Gil
La troupe d’acteurs japonais du Shizuoka Performing Art Center (dit SPAC) collabore avec le Teatro Malandro et offre un spectacle où les danses cadencent la poésie shakespearienne. Se mêlent alors l’Orient et l’Occident. Et la magie opère… [suite]

Les amants de Kyoto

Par Thomas Flahaut
Au TKM en septembre, le Teatro Malandro d’Omar Porras et les comédiens japonais du Shizuoka Performing Arts Center déplacent Roméo et Juliette dans un Japon médiévisant. Le metteur en scène tente de jouer entre les cultures occidentales et japonaises au détriment, parfois, d’une mise en dialogue des traditions théâtrales… [suite]

Amants d’un autre monde

Par Laure Salathé
Une Juliette naïve, courageuse et affectueuse, un Roméo fidèle, quoiqu’impulsif et prêt à tout par amour, une nourrice comiquement outrée, un Frère Laurent bon, doux et généreux, des parents intransigeants et la fable de l’amour interdit ; on connaît les personnages de Shakespeare et le mythe qui traverse les générations. Pourtant, Omar Porras parvient à donner à cette pièce, revisitée encore et encore, un souffle nouveau… [suite]

Les nipponeries de Maître Porras

Par Lucien Zuchuat
En ouverture de sa nouvelle saison au TKM, le plus colombien des metteurs en scène romands propose un Roméo et Juliette à la sauce japonaise. Foutraque et survolté, le spectacle réjouit plus qu’il n’emporte… [suite]

Transforme-t-on Shakespeare?

Par Pierre-Paul Bianchi
Au TKM, Omar Porras déplace le trop connu Roméo et Juliette vers le Japon. Après s’y être lui-même rendu, s’y être emparé de la langue, de certains codes visuels et culturels, il revient à Malley, en Suisse. L’aller-retour physique et artistique est bouclé – de l’Europe à l’Asie et inversement – et nous place devant un inévitable questionnement identitaire… [suite]

Estampe véronaise

Par Julia Cela
Sous la direction d’Omar Porras, Roméo et Juliette se pare des couleurs du pays du soleil levant. Une transposition légère à la plastique soignée qui adoucit le drame et fait entendre l’humour dans le texte de Shakespeare… [suite]

Shakespeare en kimono

Par Roberta Alberico
Au bal des Capulet, les acteurs nous tournent le dos et leurs masques nous font face : renversés à l’arrière de la tête, ils nous regardent avec leurs rictus tragicomiques de mort. A leur image, le spectacle se donne sous le signe de la dualité… [suite]

 

Erratiques

De Wolfram Höll / Mise en scène d’Armand Deladoëy / Le Poche / du 16 octobre au 5 novembre 2017 / Plus d’infos

© Samuel Rubio

Les critiques :

Mémoires meubles

Par Pierre-Paul Bianchi
Au Poche de Genève, Erratiques évoque les limites de l’image et du langage face à la mémoire, qui glisse avant qu’on n’ait pu la saisir. Le texte de Wolfram Höll, dans la mise en scène d’Armand Deladoëy, raconte comment c’est d’être un enfant face à de grands bouleversements… [suite]

Plongée dans les eaux troubles de l’enfance

Par Lucien Zuchuat
Dans une quête hallucinée et musicale, Wolfram Höll, jeune surdoué de la dramaturgie germanophone, rappelle par bribes une enfance berlinoise à la croisée de l’Est et de l’Ouest, des rêves de lumière et de la rudesse du béton. Au POCHE (GE), sous la direction satinée d’Armand Deladoëy, le texte se murmure dans la pénombre. Et c’est bouleversant… [suite]

 

Semelle au vent

Cie Jusqu’à m’y fondre / Texte de Mali Van Valenberg / Mise en scène d’Olivier Werner / Théâtre Les Halles à Sierre / du 11 au 15 octobre 2017/ Plus d’infos

© Patrick Van Valenberg

Les critiques :

Un conte fait théâtre

Par Basile Seppey
« Semelle au vent », estampillé « dès 7 ans », ne présuppose aucune limite d’âge supérieure chez ses spectateurs : un spectacle dépourvu de date de péremption… [suite]

Le Petit Prince valaisan

Par Joanne Vaudroz
« Papa ! Dis-moi, dis-moi, dis-moi pourquoi les larmes coulent tièdes alors que le cœur est glacé ? Papa, Papaaaaa ! Dis-moi, dis-moi, est-ce que les œufs brouillés vont se réconcilier ?… 1,2,3 Soleil… » Mais Papa n’est plus. Johannes se retrouve seul avec toutes ces questions. Le goût amer de ce début d’histoire ne deviendra qu’un mauvais souvenir car c’est à ce moment-là que l’aventure commence … [suite]

 

Perdre le nord

Texte de Christiane Thébert / conception Claude Thébert / TPR – Théâtre Populaire Romand (Hors les murs) / La Chaux-de-Fonds / 21 juin 2017

© Dorothée Thébert Filliger

Les critiques :

« Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course / Des rimes »

Par Jehanne Denogent

Perdre le nord est une invitation à sortir des sentiers battus pour penser, rêver, questionner, imaginer la vie et ce que peut le théâtre. On s’attache à ces deux comédiens et on embarque pour un voyage poétique, qui a lieu ici et maintenant… [suite]

L’étourdi et les herbes folles

Par Laure-Elie Hoegen

Soit : les boussoles, les montres automatiques ou de luxe et les meubles immuables sont conçus pour nous soutenir dans notre quête d’orientation, de sens et d’ordre de vie dans le temps qui nous est inéluctablement imparti. C’est avec Lionel Brady et Claude Thébert que pourtant l’on s’octroie, en l’espace d’une soirée, la nécessaire liberté de guetter les herbes folles… [suite]

Interview

de Nicolas Truong, Nicolas Bouchaud et Judith Henry / Théâtre de Vidy / du 20 au 22 juin 2017 / plus d’infos

@C. Renaud Delage

Les critiques :

Le degré zéro de l’interview

Par Joanne Vaudroz

Les gens n’ont plus personne à qui parler dans ce monde où l’individu prime sur la collectivité, où l’égoïsme prime sur le partage. L’interview permet ce partage, ce besoin de s’exprimer sur soi face à quelqu’un qui vous écoute. Mais vous écoute-t-il vraiment ? Le reporter s’intéresse-t-il à vous pour vous-même ? Nicolas Truong, Nicolas Bouchaud et Judith Henry dévoilent les coulisses de l’exercice avec ses stratégies parfois perverses… [suite]

Very bat trip

Conception : Fabrice Melquiot / Réalisation : Eric Linder, Fabrice Melquiot et Pascal Moeschler / Théâtre Am Stram Gram – hors les murs dans le Bois de la Bâtie / du 8 au 11 juin / Plus d’infos

© Am Stram Gram

Les critiques :

Les ailes de l’espoir

Par Laure-Elie Hoegen

Tandis que les joggeurs invétérés et les promeneurs nocturnes peuplent le Bois de la Bâtie et se défont de leurs fureurs, nous sommes emmenés au bord du Rhône, le cœur palpitant de curiosité en quête de sensations fortes. Durant ces quelques nuits, on guette, le temps d’un spectacle, les chiroptères qui arpentent les arcades sous le Pont Butin, devenues le refuge éphémère d’une cérémonie envoûtante, comme un very bad trip[suite]

 

Quitter la terre

Par la compagnie SNAUT / Texte et mise en scène Joël Maillard / Arsenic / Du 6 au 11 juin 2017 / Plus d’infos

© Alexandre Morel – Jeanne Quattropani

Les critiques :

Guide pour sauver la Terre

Par Marek Chojecki

Comment sauver la Terre ? Une question brûlante dans le contexte actuel, à laquelle s’attaquent Joël Maillard et Joëlle Fontannaz. Explorant une solution controversée dans laquelle une partie de l’humanité doit Quitter la Terre, la compagnie SNAUT, dont le nom est un hommage à un personnage du roman Solaris écrit en 1961 par Stanislas Lem, relève le défi de faire de la science-fiction au théâtre… [suite]

Satire galactique

Par Josefa Terribilini

À la fois conférence flegmatique et drame science-fictionnel, Quitter la terre mélange les genres pour ébaucher un portrait de l’être humain risiblement touchant. Avec une nonchalance clownesque, Joël (Maillard) et Joëlle (Fontannaz) plongent dans l’imaginaire d’un vieux carton et en ressortent une question : expédiés en orbite dans une capsule spatiale, comment survivraient des hommes condamnés à vivre ensemble ?… [suite]

 

Still in paradise

Création de Yan Duyvendak et Omar Ghayatt / Théâtre de Vidy / du 6 au 10 juin 2017 / Plus d’infos

© Pierre Abensur

Les critiques :

Game, hate and paradise

Par Jehanne Denogent

Still in paradise est conçu comme un gigantesque jeu combinatoire et modulaire, multipliant les dimensions et les perspectives sur les thèmes de l’islamophobie et de la migration. Souplesse et ouverture : les spectateurs même deviennent mobiles… [suite]

Rencontres au souk

Par Artemisia Romano

Still in paradise créé par Yan Duyvendak, artiste néerlandais établi à Genève, et Omar Ghayatt, artiste égyptien vivant à Berne, est une rencontre qui émane de la nécessité urgente de se rapprocher de l’autre, de mieux se connaître et de faire dialoguer ces mondes que bien souvent tout oppose : l’Occident et le Moyen-Orient, l’inadéquation prétendument parfaite. Les deux artistes travaillent autour des multiples représentations de la différence culturelle, qu’elles soient individuelles ou collectives. Ils les entremêlent voire les entrechoquent…[suite]

 

 

You & Me

Par les Mummenschanz avec Floriana Frassetto, Christa Barrett, Kevin Blaser, Sara Hermann, Oliver Pfulg / Direction artistique : Eric Sauge / Théâtre du Jorat / du 30 mai au 4 juin / Plus d’infos

© Mummenschanz

Les critiques :

Apparitions enfantines

Par Laure-Elie Hoegen

Le soleil rose déclinant sur le champêtre Théâtre du Jorat est un cadre idéal pour le retour des Mummenschanz, teinté cette fois de romantisme, sur le thème de la rencontre et des attirances entre le You et le Me. Le public, venu en nombre dans l’abyssal espace joratien, frissonne et attend – bouche en cœur – les instants féeriques bien connus des tuyaux plissés et autres hommes pieuvres. Mais les Mummenschanz ont-il, après quarante ans de tournée, conservé leur prestige ?… [suite]

 

Printemps des compagnies

Théâtre des Osses / du 19 au 21 mai et du 25 au 27 mai 2017 / Plus d’infos

© Théâtre des Osses

Les critiques :

Un air de renouveau aux Osses

Par Laure-Elie Hoegen

Trois pièces en guise de perce-neige…de mai… [suite]

Mes albatros

Par Artemisia Romano

Le Printemps des compagnies accueille « Où on va, papa ?» une adaptation du texte tendre et poignant de l’écrivain Jean-Louis Fournier qui raconte l’histoire de Mathieu et Thomas, deux enfants différents, « deux petits oiseaux ébouriffés » qui roucoulent autrement… [suite]

 

 

La Cagnotte

De Eugène Labiche / Mise en scène Clémentine Colpin et Christian Geffroy Schlittler / L’Arsenic / du 17 au 21 mai 2017 / Plus d’infos

© Renaud Pidoux

Les critiques :

Un vaudeville à l’Arsenic ?

Par Laura Weber

La Cagnotte présentée à l’Arsenic nous plonge dans la fiction d’un projet collectif qui ambitionnerait d’adapter un classique du théâtre vaudevillesque d’Eugène Labiche. Tous formés à la scène contemporaine, les acteurs et metteurs en scène prennent le parti d’aborder une pièce étrangère à leur répertoire habituel. Ce regard neuf propose une version inattendue et vivifiante, très éloignée de la comédie originale… [suite]

Le vaudeville à l’épreuve du contemporain

Par Artemisia Romano

Clémentine Colpin et Christian Geffroy Schlittler imaginent un collectif d’artistes contemporains cherchant à s’emparer des codes du vaudeville. Ils dessinent le portrait cocasse du monde scénique contemporain et de la profession de comédien. Genres classiques et contemporains se rencontrent et, plus encore, se confondent … [suite]

 

Chekhov’s First Play

D’après Platonov d’Anton Tchekhov / Par la compagnie Dead Centre / Théâtre de Vidy / Du 17 au 20 mai 2017 / Plus d’infos

© Vidy

Les critiques :

Être Platonov

Par Marek Chojecki

Prenez vos écouteurs, asseyez-vous, votre siège vous appartient, faites comme chez vous : c’est ainsi que la compagnie Dead Centre invite à explorer la première pièce d’Anton Tchekhov, Platonov, une oeuvre complexe, proposant de riches réflexions sur le théâtre et sur nous-mêmes. Mais pas d’inquiétude : le metteur en scène est là pour nous expliquer, en direct, cette pièce « bordélique »…[suite]

Entre carte blanche et carte d’identité

Par Laure-Elie Hoegen

Le Dead Center revisite Tchekhov à la manière d’un jus multi-vitaminé et il y a de quoi enchanter chaque palais ! La génération Y est portée aux nues avec un spectacle qui se passe tout près de vos oreilles, dans des casques audio, où s’égrènent les commentaires suivis du metteur en scène sur le spectacle – ce qui amusera également les fines bouches de la méta-théâtralité… [suite]

 

Ressacs

Création de la Cie Gare Centrale (BE) / Théâtre des Marionnettes de Genève / du 16 au 21 mai 2017 / Plus d’infos

©TMG

Les critiques :

La ronde des objets

Par Jehanne Denogent

Au Théâtre des Marionnettes, les objets prennent vie et embarquent un couple dans des aventures aux rebondissements invraisemblables. Fait de bric et de broc, de trucs et de stocks, de clichés et de second degré, l’univers de la Cie Gare Centrale a de quoi déconcerter !… [suite]

 

 

 

 

 

 

Après le Déluge

De Aurélia Lüscher, Bastien Semenzato, Céline Nidegger, Guillaume Cayet / Cie Superprod / Théâtre de l’Usine / du 11 au 17 mai 2017 / Plus d’Infos

©TU

Les critiques :

Le pouvoir de l’abstention ?

Par Artemisia Romano

Une catastrophe a eu lieu, le monde est en rupture : qu’adviendra-t-il ensuite, un instant à saisir pour expérimenter de nouveaux possibles autour du vivre ensemble ? A, B et C se retrouvent tous trois confinés dans un espace exigu. Mais ils ne sont pas totalement seuls : le public est là pour décider de leur sort… [suite]

Semer la confusion

Par Margot Prod’hom

C’est dans un dispositif technique original et compliqué que se déroule Après le déluge. Cette pièce, co-écrite par Aurélia Lüscher, Céline Nidegger, Bastien Semenzato et Guillaume Cayet déploie un univers dystopique et apocalyptique dont on ignore tout. La seule chose dont on est sûr, c’est qu’il faut voter. Mais on ne sait même pas pourquoi on vote. D’ailleurs nos votes ne semblent pas avoir d’impact sur le scénario puisque tout est prévu pour nous montrer que nos décisions ne changeront rien. Alors pourquoi voter ?… [suite]

 

Antoine et Cléopâtre

De Tiago Rodrigues d’après Wiliam Shakespeare / Mise en scène Tiago Rodrigues / TPR La Chaux-de-Fonds / les 12 et 13 mai 2017 / Plus d’infos

©Magda Bizarro

Les critiques :

Tiago et Cléopâtre

Par Basile Seppey

On pourrait croire que l’histoire d’Antoine et Cléopâtre ne peut donner lieu qu’à du sensationnel. Une de ces histoires d’amour agrémentées de complots, de trahisons et de suicides. Une histoire avec des Romains en jupettes rouges, sandales et rantanplan : force batailles navales et grands sentiments. Tiago Rodrigues, l’actuel directeur artistique du Théâtre National Dona Maria II à Lisbonne pose tout au contraire une œuvre dense et mesurée, qui tout en rejouant la tragédie de Shakespeare questionne avec audace les fondements mêmes du théâtre… [suite]

 

La Ligne

Direction artistique de Jean-Baptiste Roybon / Production de la Compagnie Kokodyniack / Théâtre Saint-Gervais / du 9 au 20 mai 2017 / Plus d’infos

© Isabelle Meister

Les critiques :

Émergence d’un « nous » genevois

Par Margot Prod’hom

Aller à la rencontre des êtres humains pour faire émerger l’Humain, c’est le pari de la Compagnie Kokodyniack. Sur un plateau mis à nu, les investigateurs de La Ligne restituent fidèlement les récits et témoignages individuels qu’ils ont récoltés le long d’un parcours tracé à la règle à travers Genève, du Salève au Jura. Jean-Baptiste Roybon, le directeur artistique, en allant à la rencontre de l’autre, fait survenir quelque chose comme une essence, comme un lien qui unit les habitants d’une ville, montrant ainsi que le tout est plus que la somme des parties. Genève, c’est avant tout une communauté humaine… [suite]

Personne(s) au bout de la ligne

Par Laure-Elie Hoegen

La rencontre entre le projet artistique et le public fut salutaire… ou plutôt : les rencontres furent salutaires ! Seize personnes, en approchant La Ligne, ont parlé de leurs traversées de vie et histoires personnelles. Comme si le mouvement fluide de leur quotidien avait été tout à coup percuté et qu’il fallait laisser une trace de ce heurt. Ici, au théâtre, on ne raccroche pas la ligne… [suite]

 

MDLSX

Compagnie Motus / Avec Silvia Calderoni / Théâtre de Vidy / du 9 mai au 13 mai 2017 / Plus d’infos

©Diane Ilarias

Les critiques :

Autour du corps

Par Artemisia Romano

Dans MDLSX, Silvia Calderoni nous ouvre à son intimité, à sa quête d’identité sexuelle dans une société où l’ambivalence des genres est son combat quotidien. Au travers de sa performance, elle dénonce avec engagement, humilité mais aussi révolte sa condition d’intersexué dans un monde hétéronormé et parvient à une réappropriation totale de son corps… [suite]

L’histoire d’un corps

Par Marek Chojecki

MDLSX, un titre intrigant. Que veut-il dire ? Que va-t-on voir ici ? Un mélange entre théâtre et performance, une combinaison dont on ne sait pas trop quoi attendre. Une incertitude conforme au sujet du spectacle qui traite d’un corps androgyne et pose la question de l’intersexuation. Seule sur scène, Silvia Calderoni y répond par une mise en scène originale et une histoire touchante… [suite]

 

Ça ira (1) Fin de Louis

De et mise en scène Joël Pommerat / Comédie de Genève (Bâtiment des Forces Motrices) / 02 au 03 mai 2017/ Plus d’infos

© Elisabeth Carecchio

Les critiques :

Dans cinq ou dix ans, la réforme

Par Laure-Elie Hoegen

Quels sont ces canons qui retentissent par ces fraîches nuits de mai au cœur du Bâtiment des Forces Motrices ? La Révolution frappe aux portes et déstabilise le public genevois : l’auteur-metteur en scène Joël Pommerat et sa troupe présentent Ça ira (1) Fin de Louis et nous replongent dans les bas-fonds d’une Révolution que l’on pensait, à tort, exsangue… [suite]

 

Feu la mère de Madame et Les Boulingrin

La première de Georges Feydeau ; la seconde de Georges Courteline / Mise en scène de Jean Liermier / Théâtre de Carouge / du 02 mai au 21 mai 2017 / Plus d’infos

© Théâtre de Carouge

Les critiques :

Tempétueux vaudeville

Par Thomas Cordova

Un appartement en flammes, un chien qui hurle, le vin qui gicle, des claques qui partent : voilà la tourmente conjugale dans laquelle nous emmènent ces deux créations de début de siècle reprises aujourd’hui par Jean Liermier… [suite]

 

 

 

 

 

Les luttes intestines

Conception et mise en scène de Adrien Barazzone / Théâtre du Loup / du 29 avril au 14 mai 2017 / Plus d’infos

©Théâtre du Loup

Les critiques :

La philosophie dans l’assiette

Par Thomas Cordova

Etre ou ne pas être… en train de digérer ? Et Hamlet, l’œil torve, bras tendu, de lorgner non plus une tête de mort mais une belle assiette de porcelaine bleu turquoise – vide. Voilà peut-être ce que devrait être l’étiquette de la dramaturgie aujourd’hui. Et le bouleversement épistémologique ne s’arrête pas là. Au vu des récentes découvertes scientifiques, le cogito même est à refaire et la question posée : je mange donc je suis ?… [suite]

 

 

 

 

Les Hauts de Hurlevent

De Emily Brontë / Mise en scène Camille Giacobino / Cie Opus Luna Cie / Théâtre du Grütli / du 25 avril au 14 mai 2017 / Plus d’infos

©Théâtre du Grütli

Les critiques :

Passion et vengeance

Par Nadia Hachemi

Les fantômes de Heathcliff et Catherine, couple maudit des Hauts de Hurlevent, hantent en ce moment le théâtre du Grütli. Invoqué avec talent par Camille Giacobino, leur drame se rejoue sous nos yeux dans une mise en scène qui actualise le roman d’Emily Brontë tout en demeurant fidèle à son esprit… [suite]

 

2h14

De David Paquet / Mise en scène par François Marin / Théâtre des Osses, Fribourg / du 27 avril au 7 mai 2017 / Plus d’infos

©Mercedes Reidy

Les critiques :

Si j’avais su …

Par Céline Conus

Une farandole de personnages danse devant nos yeux, arrivant et quittant la scène sur des musiques qui leur ressemblent, ou ressemblent à la situation qui est la leur. Il y a la mère, accablée par une tristesse qui la rend presque folle, le professeur de lycée au bord du burnout, qui a perdu et le goût de vivre et le goût tout court, ainsi que quatre adolescents, traversant tous cet âge délicat à leur façon. C’est le petit monde de 2h14, de l’auteur canadien David Paquet… [suite]

 

Le Zoophile

D’Antoine Jaccoud / Mise en scène d’Émilie Charriot / du 26 avril au 3 mai 2017 / Théâtre de Vidy / Plus d’infos

© Vidy

Les critiques :

Ode à la fange

Par Josefa Terribilini

« L’amour des bêtes, il est dans l’sang, pour certains d’entre nous », répète la voix profonde de Jean-Yves Ruf. Cet amour, la nouvelle pièce d’Antoine Jaccoud et d’Émilie Charriot (créée à l’occasion du petit festival « Être bête(s) » de Vidy) nous le fait partager ; comme un monolithe entre trois murs noirs, un personnage nous adresse avec une tendresse sobre les souvenirs d’une vie avec les bêtes qu’il ne connaîtra plus. Son monde n’est pas le nôtre, ou du moins pas encore. Chez lui, les être humains sont seuls et les animaux sont tous partis. Enfin, presque… [suite]

L’homme à la peluche

Par Laure-Elie Hoegen

L’« Adieu aux bêtes », monologue d’Antoine Jaccoud publié en avril 2017, entre dans l’arène publique du Théâtre de Vidy du 26 avril au 03 mai. La pièce est mise en scène par Emilie Charriot dans le cadre du festival « être bête(s) » sous le titre « Le Zoophile ». La crainte d’un énième débat sur le véganisme s’estompe très vite et laisse place à une fiction dont le sujet touche plus profondément la question des relations entre hommes et bêtes : quid de l’Histoire de l’homme sans celle de la bête à ses côtés ?… [suite]

 

Mon chien-dieu

Texte de Douna Loup / Mise en scène de Joan Mompart / Co-production: Llum théâtre, Le Petit théâtre, L’Arsenic et le Théâtre Am Stram Gram / Le Petit théâtre / du 25 au 30 avril 2017 / Plus d’infos

© Le Petit Théâtre

Les critiques :

Espaces imaginaires

ParLaura Weber

Après Ventrosoleil (2014), Douna Loup et Joan Mompart s’allient une nouvelle fois afin de créer une pièce pour la jeunesse, Mon chien-dieu, au Petit théâtre et à l’Arsenic. Une mise en scène éthérée, faisant la part belle à l’imaginaire, met en valeur cette pièce capable de toucher une large audience, pourvu que celle-ci accepte un instant, non pas de s’abaisser, mais de s’élever au regard de l’enfant… [suite]

Les mots bleus

Par Céline Conus

Se souvient-on, adulte, de tous ces moments où notre esprit est parti chercher des réponses ailleurs que dans la vie réelle, ailleurs que dans la bouche des grandes personnes qui parfois ne savent pas expliquer ? Deux enfants perdus dans le grand bleu de leur imagination stimulée par l’ennui, au cours d’un été où il ne se passe rien. Une aventure qui se dessine au fur et à mesure d’un voyage qui se veut initiatique. Combien existe-t-il de façons d’apprendre la vie ?… [suite]

 

 

Tilt, can we start again ?

Création Cie Klangbox, concept Pascal Viglino / Le Petithéâtre de Sion / du 20 au 30 avril 2017 / Plus d’Infos

© Ribordy

Les critiques :

Les pots cassés

Par Valmir Rexhepi

Tilt est un spectacle-expérience qui… recommençons. Dans le noir, sous des lumières crépusculaires, se détachent les choses et les chairs ; comme une ambiance de Caravage, Tilt va… reprenons. Des tintements, des éclats de son et de lumière, des mots en spirale pour un spectacle pluriel, Tilt nous invite… attendez, il nous faut reprendre. Encore. Pourquoi ?… [suite]

Tilt ou la mayonnaise

Par Basile Seppey

Je connais un petit tour bien utile si, au sortir d’un théâtre, l’on vous assiège, cherchant, avides d’avis, à vous extirper une quelconque sentence sur ce que vous venez de voir : il suffit, suivant l’humeur, de répondre simplement : « ça m’a (pas, assez, beaucoup) parlé ». Vous faites ainsi comprendre à l’assaillant qu’il y a de toute façon toujours une part d’inexplicable ou d’intime à respecter chez un spectateur. C’est précisément ce qui nous porte intimement vers tel ou tel spectacle que les créateurs de Tilt, can we start again ? semblent avoir choisi d’explorer… [suite]

 

Festival Fécule 2017

Festival Fécule 2017 / du 24 avril au 6 mai 2017 / Grange de Dorigny / Plus d’infos

©Fécule

Les critiques :

Mouvements : Voyage au bout du rêve

Par Ivan Garcia

Dans ce foyer de la Grange de Dorigny plus que rempli, un voyage se prépare. C’est dans une ambiance onirique et conviviale que les comédiens et comédiennes de Mouvements vont nous faire traverser le monde en quête d’un secret bien gardé. Est-ce un rêve ? Est-ce une autre facette de la réalité ? Pour le savoir, il faut se laisser entraîner dans le mouvement des danses, des histoires et des musiques… [suite]

L’écharde : convaincre par l’art

Par Marek Chojecki

Un attentat ! Et il a eu lieu ici, près de chez nous ! L’écharde touche des problématiques actuelles liées aux médias, à la différence entre l’information et la vérité, à la médiatisation des attentats terroristes ou encore à l’éthique journalistique. Des sujets complexes et osés sous la plume d’Amina Gudzevic, étudiante à l’Université de Lausanne, présentés par la troupe non-professionnelle Avant-Garde pour le Festival des cultures universitaires, le Fécule… [suite]

 

Mourir, dormir, rêver peut-être

De Denis Maillefer et le Théâtre en flammes (CH) / Arsenic / du 25 avril au 2 mai 2017 / Plus d’infos

@ Virginie Otth

Les critiques :

Revenir à la vie

Par Margot Prod’hom

Mardi 25 avril, l’Arsenic présentait la nouvelle création de Denis Maillefer, en coproduction avec le Théâtre en flammes. Selon sa pratique artistique habituelle, le metteur en scène donne la parole à l’humain, à ce qui fait de chacun de nous des êtres profondément humains, fragiles et sensibles : la mémoire, l’affectivité, les rencontres, le quotidien. En amenant la mort – ce tabou que l’on tient à distance – sur la scène, ce sont en fait les coulisses de nos propres vies qui nous apparaissent. Faire face à la mort, c’est faire honneur à la vie… [suite]

Comme nous

Par Jérémy Berthoud

Autour de deux corps, quatre croque-morts s’installent et témoignent de leur expérience avec la mort mais aussi – et surtout – avec la vie, abordant avec simplicité, émotion et sincérité ce point de passage que nous finirons tous par franchir… [suite]

 

Peinture sur chevaux 2

De Blaise Bersinger / CPO / du 12 avril au 17 juin 2017 / Plus d’infos

© CPO

Les critiques :

Blaise et ses personnages

Par Laura Weber

Dans un espace scénique dépouillé de tout décor, un instrument, un trombone, qui sera vite déplacé hors-scène, sans aucune explication. Le ton est donné : dans Peinture sur chevaux 2 Blaise Bersinger explore différents moyens pour intriguer son public. Déroutant, ce spectacle livre une performance absurde et décalée à mi-chemin entre stand-up et improvisation… [suite]

 

 

 

 

 

Où en est la nuit ?

Mise en scène de Guillaume Béguin / Par la Compagnie de nuit comme de jour / La Comédie / du 04 avril au 9 avril 2017 / Plus d’infos

© Steeve Iuncker

Les critiques :

La nuit tombe sur l’Écosse

Par Marek Chojecki

« Le noir est clair » disent les sorcières de Macbeth. Où en est la nuit ? de Guillaume Béguin propose une adaptation libre de Macbeth de Shakespeare dans laquelle le metteur en scène nous invite à regarder le noir pour réussir à y voir un peu plus clair. Mais il arrive aussi que le noir reste noir… [suite]

 

Etudes hérétiques 1-7

Concept Antonija Livingstone et Nadia Lauro / Arsenic / du 31 mars au 1er avril 2017 / Plus d’infos

© Benny Nemerofsky Ramsay

Les critiques :

Abus de langage

Par Margot Prod’hom

La création d’Antonija Livingstone et de Nadia Lauro pour le Théâtre Garonne actuellement présentée à l’Arsenic pourrait se définir plus aisément par ce qu’elle n’est pas : ce n’est ni une danse, ni une pièce de théâtre à personnages, à intrigue, et à texte, ni une composition esthétique. C’est une performance, dit-on. Une performance de quoi ? Difficile de répondre à cette question. Une chose est sûre : ce sont les spectateurs qui réalisent une performance s’ils parviennent à rester dans la salle jusqu’à la fin de ce non-spectacle… [suite]

Salle d’attente

Par Laure-Elie Hoegen

Sus à la paresse! Les deux soirées dédiées à la pièce Études hérétiques 1-7, du 31 mars au 1er avril 2017, transforment la grande salle de l’Arsenic – Centre d’Art scénique contemporain – en un espace auto-créé et actif où le spectateur est amené à produire lui-même son spectacle. L’attente d‘un début ou d’une histoire n’est ici d’aucun secours…. [suite]

 

Ombres sur Molière

Texte et mise en scène Dominique Ziegler / La Compagnie Les Associés de l’Ombre / Théâtre La Grange de Dorigny / du 23 au 26 mars 2017 / Plus d’infos

©David Deppierraz

Les critiques :

Molière pris en otage par Tartuffe

Par Joanne Vaudroz

Molière chatouille les hommes d’Eglise en écrivant Tartuffe. Le faux dévot questionne dans son essence même l’intégrité religieuse et dérange le milieu ecclésiastique. Si cet imposteur nous est aussi bien connu aujourd’hui que son auteur ainsi que l’ « affaire » qui tourne autour de la création de cette pièce, c’est qu’il nous est peut-être impossible de dissocier le personnage des retentissements qu’il eut sur son créateur. C’est pourquoi l’écrivain, dramaturge et metteur en scène genevois Dominique Ziegler et la compagnie « Les Associés de l’Ombre » questionnent sur scène l’impact de Tartuffe sur son père, Molière… [suite]

 

Hamster Lacrymal

De Pierre Isaïe Duc et la Cie Corsaire Sanglot / TLH, Sierre / Du 30 mars au 9 avril 2017 / Plus d’infos

© TLH Sierre

Les critiques :

Ce hamster qui ne veut pas se taire

Par Kendra Simons

Dans un spectacle absurde et touchant, la Cie Corsaire Sanglot met la pensée sur scène. L’ingrédient magique en est la poésie sonore, marque de fabrique de cette compagnie, qui sera résidente au TLH pour les trois ans à venir… [suite]

Polyphonie cérébrale

Par Artemisia Romano

Mettre en scène la pensée et rendre compte de ces multiples voix intérieures qui nous habitent au quotidien : tel est le pari lancé par Pierre Isaïe Duc et la Cie Corsaire Sanglot dans Hamster Lacrymal, présenté en première au Théâtre Les Halles à Sierre… [suite]

 

 

 

Le Bal des voleurs

De Jean Anouilh / Mise en scène Robert Sandoz / Théâtre Nuithonie / du 23 au 24 mars 2017 / Plus d’infos

©Guillaume Perret

Les critiques :

Bas les masques !

Par Alicia Cuche

Dans cette proposition scénique déjantée de la comédie-ballet de Jean Anouilh, des voleurs trompent la confiance de leurs hôtes afin d’obtenir les trésors tant convoités… Mais au fait, au bal des voleurs, qui trompe qui ? Entre apparences, jeux de dupes, intrigues et passions, la vérité ne se révèle qu’à demi-mots… [suite]

 

Les Molière de Vitez : L’Ecole des femmes

De Molière / Mise en scène de Gwenaël Morin / Les Moliere de Vitez / Par le Théâtre Permanent / Théâtre Saint-Gervais / du 14 au 25 mars 2017 / Plus d’infos

©Pierre Grosbois

Les critiques :

On vocifère avec Molière

Par Margot Prod’hom

Il fallait oser : Gwenaël Morin remet en scène les quatre pièces de Molière que Vitez avait mises en scène en 1978, en les dépouillant jusqu’à ce qu’il ne reste que le texte. Parmi elles L’Ecole des femmes, premier spectacle de la tétralogie. Le Théâtre Permanent veut proposer un autre théâtre, à travers l’exagération. Une exagération qui implique aussi le risque, lorsqu’elle est poussée à l’extrême, de dépasser les limites, et de créer un sentiment de surfait… [suite]

 

Faust

De Johann Wolfgang von Goethe / Mise en scène par Darius Peyamiras / La Grange de Dorigny / du 16 au 19 mars 2017 / Plus d’infos

©Théâtre de l’Usine

Les critiques :

Le diable s’habille en ….

Par Céline Conus

« Là c’est fini. Comment interpréter tout cela ? ». Les derniers mots de Méphistophélès résonnent encore. La question se pose en effet après qu’on a assisté à ce Faust qui tisse décidément de nombreux liens avec notre présent. La mise en scène de Darius Peyamiras cherche à nous rappeler à quel point Faust nous concerne toujours aujourd’hui : œuvre ouverte au temps qui passe, sa signification et sa portée traversent les époques… [suite]

« Le Diable est donc un égoïste »

Par Alicia Cuche

Le Faust de Darius Peyamiras met en avant non seulement la déchéance du savant tourmenté mais également le destin des femmes qui peuplent la pièce de Goethe. La soif de connaissance et d’expériences est présentée dans cette mise en scène comme recherche des plaisirs de la chair… [suite]

 

 

FIRE OF EMOTIONS : THE ABYSS

De Pamina de Coulon / Théâtre de l’Usine / du 16 au 22 mars 2017 / Plus d’infos

©Théâtre de l’Usine

Les critiques :

Emancipation linguistico-réflexive

Par Margot Prod’hom

Entre performance vocale, linguistique et réflexive, le spectacle de Pamina de Coulon nous emporte dans les méandres d’une pensée non-commune, décalée qui pourtant nous touche par sa très fine perspicacité et sa tonalité optimiste. Sur le plateau, ce sont les mots qui agissent, performent, nous affectent ou nous font rire… [suite]

Manifeste pour une pensée ouverte

Par Artemisia Romano

« Le meilleur conseil que je puisse vous donner est vraiment, simplement, de me faire confiance. On va finir par retomber les quatre pattes sur la terre ferme, je vous en fais la promesse » : promesse dûment tenue par Pamina de Coulon, dans la performance The Abyss , deuxième volet de Fire of Emotions (après Genesis en 2014), présenté pour la première fois au Théâtre de l’Usine à Genève… [suite]

 

Amour et Psyché

D’après Molière / Mise en scène Omar Porras / Teatro Malandro / TKM – Théâtre Kléber-Méleau / du 14 mars au 9 avril 2017 / Plus d’infos

© Maria Del Curto

Les critiques :

Retour au mythe

Par Margot Prod’hom

Mardi 14 mars, c’est devant une salle comble que se levait le rideau sur la première création lausannoise du Teatro Malandro depuis qu’Omar Porras a repris la direction du TKM-Théâtre Kléber-Méleau. Du jeu d’acteur au dispositif scénique, en passant par l’éclairage et la pyrotechnie, Amour et Psyché nous ramène au mythe, et dévoile simultanément à nos yeux l’envers du décor, la machinerie humaine et technique qui donne vie au théâtre. Du mythe de Psyché au mythe du théâtre, sur un mode dionysiaque… [suite]

L’équilibre des surprises

Par Marek Chojecki

Un vrai travail d’équilibriste. La dernière création du Teatro Malandro propose la relecture d’une tragédie-ballet de Molière, Amour et Psyché, en cherchant à rendre accessible en 2017 ce texte peu connu qui fut représenté en 1671. Un dispositif scénique dont on peut voir les machineries, ouvert à la vue de tous, et pourtant plein de surprises… [suite]

 

Goupil

Par Les Compagnons de Pierre Ménard / Mise en scène de Nicolas Fagart / le Petit Théâtre / du 8 au 11 mars 2017 / Plus d’infos

© Les Compagnons de Pierre Ménard

Les critiques :

Rossons Renart en LSF

Par Josefa Terribilini

Au Petit Théâtre, Les Compagnons de Pierre Ménard nous offrent une réécriture multiforme et poétique du Roman de Renart. Violoncelliste chevelu à gauche, conteur virtuose à droite et duo de mimes au centre, chaque membre du quatuor se conjugue à la perfection sur la scène nue pour raconter cette histoire. Qui que l’on soit, on rit, on rêve, on imagine, et tout cela grâce à quelques notes et quelques gestes qui composent une langue complexe et simple à la fois… [suite]

Profite bien de ta ruse…

Par Jérémy Berthoud

Rejouer les aventures du Roman de Renart en mimes et en langue des signes est un pari audacieux. C’est pourtant sans peur mais avec une précision sans faille que s’y sont attelés les Compagnons de Pierre Ménard… [suite]

 

Sekunden später

De Nicole Seiler / Chorégraphie Nicole Seiler / Cie Nicole Seiler / L’Arsenic / du 7 au 12 mars 2017 / Plus d’infos

© Simon Broggi

Les critiques :

L’ombre et son contraire

Par Ivan Garcia

Sekunden später, ou Quelques secondes plus tard, si l’on traduisait, met en place une fantasmagorie de paroles, musiques et mouvements qui emmènent le spectateur au pays des ombres et de l’éphémère. Par ce spectacle sensible au premier sens du mot, Nicole Seiler fait appel au pouvoir de l’évocation pour donner vie à l’imaginaire des spectateurs… [suite]

 

Grange 25 = Art + Unil

Mise en scène générale Benjamin Knobil et Ludovic Chazaud / Projet et concept Ludovic Chazaud, Lise Michel, Marika Buffat, Dominique Hauser / Théâtre La Grange de Dorigny / du 2 au 4 mars 2017 / Plus d’infos

Les critiques :

Plein la vue

Par Marek Chojecki

19 spectacles de 10 minutes, dont 4 sont joués simultanément sur 4 scènes différentes, 5 minutes de pause entre les 2 fois 5 sessions présentées, et une collaboration entre des chercheurs de l’UNIL et des metteurs en scène. Ce n’est pas l’énoncé d’un calcul de maths, mais la formule des vingt-cinq ans de la Grange de Dorigny. Dense ? Oui ! Riche ? Oui ! Compliqué ? Finalement, pas tant que ça… [suite]

 

 

 

 

D’autres

De Tiphanie Bovay-Klameth et Alexis Rime / Mise en scène par Tiphanie Bovay-Klameth et Alain Borek / Compagnie TBK / Théâtre 2.21 / du 28 février au 12 mars 2017 / Plus d’infos

©atelierobscur

Les critiques :

Tout en douceur…

Par Jérémy Berthoud

Tendresse. Voilà un mot parmi d’autres pour qualifier D’autres où, seule en scène, Tiphanie Bovay-Klameth interprète différents personnages directement inspirés de son entourage… [suite]

« Je est un autre »

Par Ivan Garcia

Seule sur scène, la comédienne Tiphanie Bovay-Klameth fait vivre les « Autres ». Du pasteur typique de paroisse à la jeune marraine dévouée en passant par la coach de gym, elle nous fait remémorer des personnes qui ont probablement marqué notre vie et peut-être même la sienne… [suite]

 

 

 

 

38 séquences

De Marie Fourquet / Mise en scène Marie Fourquet / Cie Ad-apte / Le Reflet Théâtre de Vevey / du 3 au 5 mars 2017 / Plus d’infos

® Delphine Schacher

Les critiques :

Petit exercice de bovarysme

Par Nadia Hachemi

En ce moment au Reflet, Maria Bernasconi, figure de « la ménagère fribourgeoise de 52 ans », est au centre des préoccupations des six scénaristes sur la scène. Les auteurs de la rts la prennent pour cible d’une série télévisée en train de s’écrire sous nos yeux et ne lésinent sur aucun moyen pour la faire pleurer. L’objectif ? L’amener à « bovaryser devant sa télé» nous expliquent-ils. Un spectacle léger et égayant duquel se dégage en filigrane une critique badine de notre société connectée… [suite]

 

 

 

 

 

Rêve et folie

De Georg Trakl / Mise en scène de Claude Régy / Théâtre de Vidy / du 28 février au 4 mars 2017 / Plus d’infos

®Pascal Victor

Les critiques :

Cinquante nuances de sombre

Par Jérémy Berthoud, Céline Conus, Thomas Cordova, Jehanne Denogent, Ivan Garcia, Margot Prod’hom, Artemisia Romano, Basile Seppey, Joanne Vaudroz

Le texte qui suit est issu d’un exercice guidé de critique créative sur le spectacle de Claude Régy. Il est composé d’une sélection d’extraits de neuf propositions… [suite]

 

 

La petite casserole d’Anatole

D’après l’album d’Isabelle Carrier, adaptation et mise en scène par Cyrille Louge, conception des marionnettes par Francesca Testi / Le Reflet, théâtre de Vevey / 12 février 2017 / Plus d’infos

®Cyrille Louge

Les critiques :

Et toi, ta casserole ?

Par Kendra Simons

Avec ses marionnettes, dans un langage imagé, ce spectacle raconte l’histoire d’un petit garçon bien embêté par sa casserole. A travers le parcours d’Anatole, c’est aussi une question qui est posée au jeune public : et toi, qu’est-ce que tu as dans ta casserole ? A la fois drôle et féérique… [suite]

 

 

Pachinko

Création Aurélien Patouillard / Cie Zooscope (CH) / du 14 au 18 février 2017 / Arsenic / Plus d’infos

© D.A.

Les critiques :

Jeu de billes

Par Jehanne Denogent

À l’Arsenic, la cie Zooscope propose un jeu au fonctionnement simple. Il suffit d’oublier les règles et de laisser son imagination flotter. Une expérience pour des yeux et des esprits curieux !… [suite]

Partir !

Par Nadia Hachemi

« Tout le monde a le droit de prendre part au monde». Certes, mais tout le monde en a-t-il vraiment envie ? En ce moment, à l’Arsenic, la tension entre notre besoin de reconnaissance, d’amour et nos désirs de départ, de fuite et de repli sur soi est sous les projecteurs. Entre notre soif d’union et de séparation, que choisir ?… [suite]

 

Genesis

de et par Jean-Michel Potiron / Compagnie théâtre à tout prix / La Grange de Dorigny / du 2 au 4 février 2017 / Plus d’infos

©La Grange de Dorigny

Les critiques :

Si proches et si loin

Par Jérémy Berthoud

Dans le cadre intime d’une loge de la Grange de Dorigny, Jean-Michel Potiron convie son public pour un spectacle autour de ses projets de mise en scène. Quand théâtralité et convivialité cohabitent avec difficulté… [suite]

Le théâtre est un oiseau rebelle

Par Fanny Utiger

Dans un théâtre, mais pas dans une salle ; face à un artiste, mais qui ne joue que son propre rôle ; avec Pasolini ou Bernhard, mais avec peu de leurs mots seulement… Genesis est une pièce qui feint de ne pas l’être, sans prendre complètement le spectateur dans la supercherie, car le quatrième mur ne s’écroule jamais vraiment… [suite]

 

Il le faut. Je le veux.

de Valerio Scamuffa / Cie Lascam / Arsenic / du 31 janvier 2017 au 04 février 2017 / Plus d’infos

© Valerio Scamuffa – Anastasia Starostenko

Les critiques :

Tu raisonnes ou tu t’émotionnes ?

Par Kendra Simons

On a tous un proverbe, caché quelque part, auquel on s’accroche et qui est censé nous guider vers le bonheur. Seulement voilà, il y a comme un léger décalage entre ce proverbe et… la vie. La création de la Cie Lascam expérimente ce décalage entre mots d’ordre et vie, entre raison et ressenti… [suite]

Ecume

Par Valmir Rexhepi

Valério Scamuffa nous invite dans une réflexion sur la quête du bonheur et l’absurdité de cette quête. On entre doucement, et puis, comme pour souligner l’instabilité de la réflexion, on se perd. Peut-être trop ?… [suite]

 

Gala

De Jérôme Bel / Théâtre de Vidy / du 31 janvier au 3 février 2017 / Plus d’infos

© Théâtre de Vidy

Les critiques :

Tous à la même enseigne

Par Fanny Utiger

Au théâtre de Vidy, Jérôme Bel réunit sur scène des danseurs du quotidien ou du dimanche qui, avec un cran remarquable, livrent un spectacle qui touche autant qu’il enthousiasme. Gala a beau faire jaser nombre de balletomanes, on retrouve dans ce cadre bienveillant une certaine pureté de la danse, qui n’a que faire de l’excellence du mouvement ou de la beauté des corps… [suite]

Le gala pour tous !

Par Jonathan Hofer

Danser pour soi, danser pour les autres, avec les autres. S’approprier la musique, dans son corps entier, la faire sienne. Tout un chacun possède sa propre façon de s’exprimer à travers la danse. C’est ce tout, cette multiplicité universelle que Jérôme Bel cherche à questionner et affirmer dans sa création Gala[suite]

 

Sans Partir

de Julien Mages / Cie Julien Mages / Arsenic / du 19 au 29 janvier 2017 / Plus d’infos

© Sylvain Chabloz

Les critiques :

Délire schizophrénique en musique

Par Kendra Simons

Julien Mages présente sa nouvelle création à l’Arsenic : un monologue poétique qui dessine, en mots et en musique, l’errance – et la désespérance – d’un fou à travers la ville de Lausanne… [suite]

 

Mesure pour mesure

de William Shakespeare / mise en scène Karim Bel Kacem / Théâtre de Vidy / du 18 au 26 janvier 2017 / Plus d’infos

© Théâtre de Vidy

Les critiques :

Je vois tout, je sais tout

Par Alicia Cuche

Big Brother a investi Shakespeare : murs transparents, vidéo-surveillance, personnages espionnés et mis sur écoute. Le public voit sans être vu, entend sans être entendu. On devient témoins et jury. Et pourtant un seul point de vue est permis : prison, ou bureau du pouvoir ?… [suite]

Qui veut aller en prison ?

Par Céline Conus

Assister à une pièce de Shakespeare aujourd’hui, dans une mise en scène qu’on sait ne pas être « classique », c’est remettre encore une fois sur le tapis la question de l’actualisation. La mise en scène doit-elle actualiser les pièces ? Est-ce son rôle ? Comment doit-elle s’y prendre ? Karim Bel Kacem, au Théâtre de Vidy, explore divers moyens pour proposer une réflexion sur le pouvoir d’aujourd’hui tout en gardant sans cesse la pièce de Shakespeare au centre de ses préoccupations. Une véritable expérience, qui réconciliera certains spectateurs avec le théâtre contemporain… [suite]

 

Tokaïdo

Tokaïdo / de Fred Mudry et Pierre Mifsud / Petithéâtre de Sion / du 12 au 22 janvier 2017 / Plus d’infos

©Michael Abbet

Les critiques :

Un Japon

Par Basile Seppey

Le Japon est toujours plus ou moins à la mode. Il bénéficie d’un statut étrange, celui d’autre, de différent, de dépaysant mais sans jamais devenir inconfortable. Comme un envers d’ici, mais pas complètement. Des grandes villes aussi, mais des baguettes. Des vieux villages dans les montagnes, mais des bambous. Fred Mudry et Pierre Mifsud nous entrainent dans leur Japon, celui où ils n’ont jamais été…[suite]

 

Et jamais nous ne serons séparés

de Jon Fosse / mise en scène Andrea Novicov / Cie Angledange / du 12 au 21 janvier 2017 / Théâtre de La Grange de Dorigny / Plus d’infos

© Cie Angledange

Les critiques :

Les objets du désir

Par Josefa Terribilini

Avec Et jamais nous ne serons séparés, c’est une soirée « tout à fait ordinaire » que nous fait vivre la compagnie Angledange. Une femme qui s’ennuie et son mari adultère. C’est du moins ce qu’il semble… Simultanément présents sur la scène et pourtant si déconnectés, les personnages sont déroutants et les époques paraissent s’entrechoquer. Donnant vie avec agilité à cette tragi-comédie beckettienne de Jon Fosse, Andrea Novicov nous fait passer du gloussement au cafard dans l’indifférence rassurante des meubles d’un salon rose orangé…[suite]

Inquiétantes solitudes

Par Ivan Garcia

La solitude, nouveau mal du (XXIe) siècle ! Première pièce du Norvégien Jon Fosse, Et jamais nous ne serons séparés embarque le spectateur dans une tragédie psychologique sombre et angoissante. C’est à huis clos, dans une situation a priori banale, l’attente, qu’Andrea Novicov nous fait sentir à quel point la frontière entre réalité et imaginaire n’est pas si étanche et claire que cela[suite]

PÅG – Morning wood

création et mise en scène Christian Denisart / Compagnie Les Voyages Extraordinaires / du 10 au 15 janvier 2017 / Théâtre 2.21 / Plus d’infos

©Théâtre 2.21. Droits réservés

Les critiques :

Gravlax

Par Laura Weber

Vous ne connaissez pas Påg ?! Ce groupe suédois pourtant incontournable des années 80 ? Il n’est pas trop tard, le quatuor remonte sur scène, pour la sortie de leur dernier album Morning Wood et ils ont décidé d’entamer leur nouvelle tournée à Lausanne, au 2.21…[suite]

ABBA déchante

Par Sarah Simon

Après un accident septentrional qui leur a valu d’être bloqués dans la glace pendant dix-neuf ans, quatre sex-symbols des années 80 reviennent enfin ravir nos oreilles de leurs harmonies. Le présumé groupe suédois PÅG lance la tournée de son nouvel album « Morning Wood » avec plusieurs dates à Lausanne. Preben, Morten, Tåg et Bra sont à rencontrer au Théâtre 2.21 du 10 au 15 janvier 2017... [suite]

J’appelle mes frères

de Jonas Hassen Khemiri / mise en scène de Michèle Pralong / Le Poche (Genève) / du 9 au 29 janvier 2017 / Plus d’infos

©Samuel Rubio

Les critiques :

L’étranger

Par Thomas Cordova

Est-ce que c’est lourd, une tête à porter ? Oui, si c’est celle qu’il ne faudrait surtout pas porter. La tête du coupable. La pièce de Jonas Hassen Khemiri est centrée sur ces visages qu’un contexte de tension, un mouvement de pensée ou une attitude sociale vont mettre au banc des accusés. La mise en scène de Michèle Pralong rend sensible le climat de guerre qui exacerbe les suspicions … [suite]

 

Cette année, l’avenir est en avance

De Robert Sandoz / Mise en scène de Aude Bourrier et Carole Schafroth / Théâtre Am Stram Gram / du 16 au 18 décembre 2016 / Plus d’infos

©Am Stram Gram

Les critiques :

Et si c’était possible

Par Thomas Cordova

En tant que parents un tant soit peu préoccupés par l’éducation de votre progéniture, vous avez bien dû, un jour, vous demander comment lui expliquer l’astrophysique nucléaire et la relativité générale. « Comment faire comprendre, à ces chères têtes blondes, l’incomparable immensité du multivers des potentialités ? » Voilà une préoccupation toute normale, un tracas, hélas, bien commun… Une des solutions est de voir comment Robert Sandoz s’y prend pour vous le montrer et ça se passe sur scène… [suite]

 

 

 

En manque

Création de Vincent Macaigne / Théâtre de Vidy / du 13 au 21 décembre 2016 / Plus d’Infos

© Mathilda Olmi

Les critiques :

L’agression des néons

Par Jehanne Denogent

Au Théâtre de Vidy, Vincent Macaigne nous parle du sentiment de manque, presque physique, lié à l’absence et à la mélancolie. Le corps du spectateur est lui aussi mis à rude épreuve par cette performance, qui laisse un sentiment de colère… [suite]

Passés à tabac

Par Josefa Terribilini

« Pourquoi tout ce fracas ? ». La voix cristalline de la fillette résonne de son innocence au milieu d’un plateau désormais dévasté. Ce fracas, elle l’a vu mais elle ne le comprend pas, parce qu’il est difficile de comprendre. En manque est une anarchie à tous les niveaux, sous toutes ses formes. Détruire tout. Mais pourquoi ? Pour trouver de l’amour vivant, même s’il doit être violent, même s’il ne pourra peut-être jamais être libre. Se battre pour la vie : tel semble être le propos fort de cette performance choc qui ne professe rien et ravage tout, y compris nous… [suite]

 

Miss Poppins

The Divine Company / adaptation et mise en scène Stefania Pinnelli / Le Petit Théâtre / du 7 au 31 décembre 2016 / Plus d’infos

© Philippe Pache

Les critiques :

« Tout se transforme ! »

Par Céline Conus

Un tour de parapluie et la voilà à Lausanne, en 2016 ! La fantastique nounou aide un père et sa fille à « regarder les choses autrement », surmontant ainsi petits soucis et grandes peines, à l’aide de chansons, de danses et surtout de nombreux tours de magie entre apparitions, disparitions, multiplications, jonglage et étincelles. Le tout est plein d’enseignements et l’escale en vieille ville vaut le détour… [suite]

Le champ des possibles

Par Alice Moraz

Magique ! C’est bien l’impression que laisse Miss Poppins, spectacle basé sur le livre de Pamela Lyndon Travers et adapté par The Divine Company. Les comédiens se jouent des difficultés techniques et donnent à voir une version enchanteresse de la célèbre histoire… [suite]

 

Dada ou le décrassage des idées reçues

Mise en scène et montage de Geneviève Pasquier / Théâtre des Osses / du 8 au 23 décembre + 31 décembre 2016 / Plus d’infos

©Théâtre des Osses

Les critiques :

Le bon débarras

Par Josefa Terribilini

Dada ou le décrassage des idées reçues, c’est la démonstration qu’on peut faire une pièce de théâtre de trois bouts de ficelles et deux bouts de carton. Littéralement. Et puis, il faut aussi des acteurs pour les éparpiller, les démonter et les remonter, les découper et les recoller. Ces acteurs, ils sont trois et vous verrez, à la fin, vous les applaudirez… [suite]

Ne cherchez pas à comprendre

Par Alicia Cuche

Au Centre dramatique fribourgeois – Théâtre des Osses, Dada ou le décrassage des idées reçues amène sur scène le mouvement dada dans toute sa créativité. Geneviève Pasquier est allée puiser dans les textes de divers auteurs, notamment Hugo Ball, André Breton, Francis Picabia, ou Guillaume Apollinaire. Le résultat est un spectacle riche en idées et facilement accessible, dont l’on revient avec des questionnements plein la tête. Un joli voyage d’une heure quinze… [suite]

 

Cercle

De Alexandre Chollier / Mise en scène de Jean-Louis Johannides / Théâtre du Loup, Genève / du 07 au 18 décembre 2017 / Plus d’infos

© Christian Lutz

Les critiques :

Une histoire de globe

Par Thomas Cordova

Voir une carte, avouez-le, c’est toujours assez étonnant. Mais non, pas Google Maps… Je vous parle de ces cartes qui respirent un air poussiéreux. De celles qui vous donnent envie d’habiter les régions qu’elles montrent d’une façon assez particulière. Une façon bien à elles qui convoque notre esprit et le pousse à faire le voyage. Et nous voilà investissant ces lignes, ces tracés, de toute notre imagination… [suite]

 

Combat

Performance de Sonia Rickli Performance Company / Théâtre les Halles à Sierre / du 8 au 18 décembre 2016 / Plus d’infos

© TLH SIerre

Les critiques :

Un déplacement avantageux

Par Basile Seppey

J’étais finalement bien content de m’être déplacé jusqu’à Sierre pour ce spectacle. Je l’avoue, au début, j’étais un poil tiède à l’idée de voir quelque chose sur le patois et les modzons. Le mot « performance », dans le programme me rassurant un petit peu, je décidai de risquer le voyage. Et bien m’en a pris, figurez-vous, parce que oui, il y avait du patois, mais pas que… [suite]

 

La conquête de l’inutile

Mise en scène de Oscar Gómez Mata / Cie Alakran / Arsenic / du 7 au 11 décembre 2016 / Plus d’infos

© Javier Marquerie Bueno

Les critiques :

Débauche

Par Valmir Rexhepi

Oscar Gómez Mata et la compagnie Alakran nous amènent aux portes de l’inutile, là où le sens semble s’être enfui mais où paradoxalement il est le plus présent. Enthousiaste, bruyant et brillant, le spectacle fait mouche… [suite]

De l’utilité de l’inutile

Par Nadia Hachemi

« Effort maximum, résultat minimum ». Comment mieux représenter la figure de l’Enthousiaste ? Un drôle de personnage qui, en ce moment, à l’Arsenic, fait l’objet des explorations et expérimentations de la Compagnie L’Alakran. Le plus étonnant ? Son goût de l’inutile. Et si c’était précisément l’inutilité de son objet qui rend l’Enthousiasme essentiel ? Élan désintéressé, il nous empêche de sombrer dans les abîmes du Désespoir… [suite]

 

Nino

De Rébecca Déraspe / mise en scène de Yvan Rihs / POCHE Genève / du 05 décembre 2016 au 29 janvier 2017 / Plus d’infos

®Samuel Rubio

Les critiques :

Mère avec contestation

Par Thomas Cordova

Quel est le rapport entre être enceinte et préparer son suicide ? Ou plutôt : est-ce que devenir mère, c’est nécessairement enterrer une femme ? Non, non, non ! Mettre au monde pour tirer une révérence ? Rébecca Déraspe s’attaque à cette problématique avec piquant et nous dresse le portrait de toutes les mères qui ont oublié d’être femmes… [suite]

 

La Comédie des erreurs

William Shakespeare / mise en scène de Matthias Urban / TKM- Théâtre Kléber-Méleau, Lausanne / du 1 au 22 décembre 2016 / Plus d’infos

©Mario Del Curto

©Mario Del Curto

Les critiques :

« Shakespeare, ça déchire ! »

Par Céline Conus

Le metteur en scène suisse Matthias Urban relève avec brio le défi que constitue la mise en scène d’un auteur classique. Revisitée, entre théâtre et comédie musicale, la pièce de Shakespeare n’en conserve pas moins son esprit et son but : faire (beaucoup) rire !… [suite]

On demande l’original … et la copie conforme

Par Alice Moraz

Dans un décor simple mais protéiforme, le metteur en scène lausannois Matthias Urban propose une version moderne de La Comédie des erreurs. Pièce de jeunesse de Shakespeare qui prouve que l’on ne peut se fier à ce que l’on voit, elle prend vie sur le plateau grâce à six comédiens qui passent sans difficultés d’un personnage à l’autre… [suite]

 

Holes & Hills

De et par Julia Perazzini / Arsenic / du 26 au 30 novembre / Plus d’infos

© Simon Letellier

© Simon Letellier

Les critiques :

Des masques, des figures

Par Nadia Hachemi

Entre le visage que l’on donne à voir au monde et le vrai, celui qui – toujours mouvant et en construction – se cache derrière cette façade, un creux. En ce moment, à l’Arsenic, Julia Perazzini imite et fait tomber les masques, tentant de soulever un pan de voile, à la recherche de la part d’insaisissable qui forme l’identité… [suite]

En (a)pesanteur

Par Jérémy Berthoud

Comme le disait Démocrite, «tout ce qui existe dans la nature est le fruit du hasard et de la nécessité». Comme le performe Julia Perazzini, chaque vie se forme de trous et de collines, de Holes et de Hills… [suite]

 

Dom Juan

De Molière / mise en scène de Jean-François Sivadier / Théâtre de Vidy / du 23 novembre au 3 décembre 2016 / Plus d’infos

®Brigitte Enguerand

®Brigitte Enguerand

Les critiques :

Ô le beau raisonnement !

Par Alicia Cuche

Grâce à une scénographie originale et osée, ainsi qu’à un jeu d’acteurs clownesque, la troupe de Jean-François Sivadier donne de l’ampleur au texte de Molière, bien que le choix d’une diction rapide et essoufflée en complique l’appropriation. Préparez-vous à vous à franchir les frontières entre salle, scène et coulisses… [suite]

 

Morb(y)des

De Sébastien David / mise en scène Manon Krüttli / Poche, Genève / du 21 novembre au 29 janvier 2017 / Plus d’infos

®Samuel Rubio

®Samuel Rubio

Les critiques :

Poésie d’égout

Par Kendra Simons

Une pièce qui nous fait descendre au demi sous-sol, pour aller dans le trou, voir ce qui se cache dans les égouts symboliques des laissés-pour-compte par la société. Y vivent deux sœurs qui tentent de ne pas voir les immondices, chacune à sa manière. En filigrane du monstrueux se dessine une poésie de la fragilité. Un spectacle qui marque… [suite]

Exister dans un monde qui nous efface

Par Sarah Simon

« Salut bande de Freaks ! ». Montréal. Deux sœurs tentent d’échapper à l’ennui. L’une se gave de télé-réalité et de junk food, l’autre est rêveuse et essaie désespérément de communiquer avec le monde extérieur. La pièce nous embarque dans un voyage virtuel, entre rêve, réalité et hallucinations, questionnant ainsi des angoisses qui sont profondément contemporaines… [suite]

 

Ivanov

De et mis en scène par Emilie Charriot, d’après Anton Tchekhov/ par la Cie Emilie Charriot / Arsenic / du 22 au 27 novembre 2016 / Plus d’infos

©Nora Rupp

©Nora Rupp

Les critiques :

Traces

Par Josefa Terribilini

Le vide, le brut, c’est la tragédie de l’existence, à l’image du plateau de l’Ivanov d’Emilie Charriot. L’espace est creux et sombre, seulement taché d’éclairage blême. Les constructions sont effacées : pas de décors, pas de coulisses. Simplement quelques acteurs en noir ou blanc qui parlent et hantent une scène qui les dévore de son néant. Ils essaient, avec leurs mots, de la remplir, cette scène. Et puis ils sortent. Ou meurent… [suite]

Jeu de lumières

Par Valmir Rexhepi

Grâce à une mise en scène épurée, Emilie Charriot invite à voir la pièce de Tchekhov autrement. Ivanov n’est plus au centre, quelque chose d’autre alors se dit, une expérience de la dynamique des relations, des « je t’aime moi non plus ». La lumière, comme une loupe ou un télescope nous amène à la rencontre d’êtres qui s’attirent et se rejettent… [suite]

 

Adishatz (Adieu)

Conception et interprétation de Jonathan Capdevielle / Théâtre les Halles à Sierre / du 17 au 18 novembre 2016 / Plus d’infos

©TLH Sierre

©TLH Sierre

Les critiques :

Un autoportrait

Par Basile Seppey

Adishatz (Adieu) est un autoportrait chanté à la fois exigeant et libéré, une mise à nu hardie qui requiert un réel engagement de la part du public : une fois la glace brisée, au confluent de nos mémoires musicales, se raconte une histoire, toute simple, toute vraie… [suite]

If I run away?

Par Joanne Vaudroz

Lentement, d’un pas nonchalant, la mine renfrognée, les traits du visage crispés comme s’il portait le poids du monde sur ses épaules, l’artiste entre en scène et sort un micro de sa poche. Il se met à chanter. « Life is a mystery ; Everyone must stand alone ; I hear you call my name ; And it feels like home ; When you call my name it’s like a little prayer… » Cet air de Madonna (Like a Prayer, 1989) n’est que l’un des nombreux titres de son répertoire. Jonathan Capdevielle se met à nu dans Adishatz (Adieu)[suite]

 

Stück Plastik

De Marius von Mayenburg / mise en scène de Gianni Schneider / Théâtre de la Grange de Dorigny / du 17 au 26 novembre 2016 / Plus d‘infos

©La Grange de Dorigny

©La Grange de Dorigny

Les critiques :

Exploitation

Par Valmir Rexhepi

Dans un salon tout à fait bourgeois, des personnages plus ou moins distingués cherchent dans l’autre le maître ou l’esclave. Ici, la famille devient le microcosme de l’exploitation ; le foyer, le lieu des luttes… [suite]

Künstlich

Par Laura Weber

Comment mettre en lumière les travers humains, sans être pour autant trop catégorique ? Mise en scène par Gianni Schneider, la pièce de Marius von Mayenburg questionne la possibilité qu’a le théâtre d’explorer les relations entre les hommes et sonde dans un microcosme familial les rapports humains, tout en interrogeant la pertinence même de son propre discours… [suite]

 

Histoire d’un merle blanc

D’Alfred de Musset / mise en scène d’Anne Bourgeois / Théâtre Equilibre Nuithonie, Fribourg / du 16 au 19 novembre 2016 / Plus d’infos

©Clémence Cardot

©Clémence Cardot

Les critiques :

Un spectacle de haut vol

Par Céline Conus

Avez-vous déjà vu un merle blanc ? Qu’est-ce que ce drôle d’oiseau peut bien nous apprendre sur nous, notre rapport aux autres, ou plus radicalement sur la finalité de nos vies, nos destinées ? Pour le savoir, courez vous trouver une place dans la volière et laissez-vous conter L’Histoire d’un Merle blanc[suite]

Connais-toi toi-même

Par Alicia Cuche

Avec Histoire d’un merle blanc, une adaptation scénique de la nouvelle d’Alfred de Musset, Anne Bourgeois et Stéphanie Tesson nous amènent à reconsidérer nos propres déceptions dans notre quête identitaire. Car qui ne s’est jamais senti « merle blanc » dans un monde de merles noirs ?… [suite]

 

Unité modèle

De Guillaume Corbeil / Mise en scène de Manon Krüttli / du 14 novembre 2016 au 29 janvier 2017 / POCHE Genève / Plus d’infos

®Samuel Rubio

®Samuel Rubio

Les critiques :

Entre soupe betterave-tofu-ananas et sorbet glacé aux baies de Gobi

Par Thomas Cordova

Unité modèle, c’est de la haute couture labélisée Roche-Bobois, du vent en poupe Pop, de la technicolore luminothérapique, du rap français biodégradable et équitable… Un conseil : accrochez-vous la coiffure… [suite]

 

What if They Went to Moscow

D’après Les trois sœurs de Tchekhov / mise en scène de Christiane Jatahy / Théâtre Populaire Romand / du 12 au 13 novembre 2016 / Plus d’infos

©TPR

©TPR

Les critiques :

Identité

Par Valmir Rexhepi

Les trois sœurs voudraient partir à Moscou afin de changer, sortir de leur torpeur. La question de la possibilité même de devenir quelqu’un d’autre est concrètement prise en charge par un dispositif scénique qui exploite les échappées possibles des personnages de théâtre par le cinéma… [suite]

 

Landru

Mise en scène de Yoann Pencolé – Cie Zusvex / Théâtre des Marionnettes de Genève / du 4 au 13 novembre 2016 / Plus d’infos

© Diana Gandra

© Diana Gandra

Les critiques :

Mais où sont passés les corps ?

Par Jehanne Denogent

Où sont passés les corps des victimes de Landru ? Enterrés dans le jardin ? Réduits en farine pour en faire des gâteaux ? Envoyés dans l’espace à l’aide de la répulsion terrestre ? En 1921, l’affaire Landru enflamma Paris et attisa les hypothèses les plus folles. Aujourd’hui, la compagnie Zusvex recourt aux marionnettes pour exploiter l’imaginaire débridé que suscite un fait divers à l’allure de conte… [suite]

Aller-retour

Par Valmir Rexhepi

D’une cour de justice au début du XXe siècle aux planches du Théâtre des Marionnettes de Genève aujourd’hui, le procès de Henri Désiré Landru conserve ses aspects spectaculaires et mystérieux. Mesdames et messieurs les jurés, voici les faits … [suite]

 

Le chant du cygne

D’Anton Tchekhov / mise en scène Robert Bouvier / Théâtre du Passage / du 2 au 6 novembre / Plus d’infos

©Fabien Queloz

©Fabien Queloz

Les critiques :

Coup de projecteur à l’intérieur du théâtre

Par Alice Moraz

La Cie du Passage adapte Le chant du cygne, fantaisie courte d’Anton Tchekhov portant sur le théâtre. Le spectacle insère dans l’œuvre originale des scènes qui révèlent les secrets et coutumes des comédiens, ces artistes à la folie douce… [suite]

Du début à la fin

Par Jonathan Hofer

La création de Robert Bouvier et de la Compagnie du Passage est une tempête. Un fracas entre ténèbres et lumière, le choc de la jeunesse et de la vieillesse, du silence et du vacarme… [suite]

 

1985…2045

De Katy Hernan et Barbara Schlitter / par la Compagnie Kajibi Express / du 2 au 20 novembre 2016 / au Petit Théâtre / Plus d’infos

© Philippe Pache

© Philippe Pache

Les critiques :

Un vent de changement

Par Jérémy Berthoud

Entre 1985 et aujourd’hui, entre l’enfance des parents et celle de leurs enfants, il y a quand même un monde. Et que dire des 30 ans à venir ? En 2045, vivrons-nous sur Mars avec les ours polaires ? Le temps passe vite au Petit Théâtre… [suite]

Expérimenter le temps qui passe…

Par Kendra Simons

Combinant dialogue avec le public et expérimentation scénique, Katy, Barbara et Valerio font réfléchir les enfants et leurs parents à tout ce qui peut changer en trente ans. Entre 1985 et 2045, on se trouve pris dans une machine à jouer avec le temps, à travers une mise en scène qui fait rire tout le public… [suite]

 

Karamazov

D’après Les Frères Karamazov de Fédor Dostoïevski / mise en scène de Jean Bellorini / Théâtre de Carouge / du 1 au 13 novembre 2016 / Plus d’infos

© Victor Tonelli

© Victor Tonelli

Les critiques :

Médusés sur radeaux

Par Valmir Rexhepi

Le temps du roman fait place au temps du théâtre sans accroc, comme par magie. Fiodor et ces fils sont à la dérive ; vont-ils toucher terre ?… [suite]

 

Voyage à Tokyo

Mise en scène Dorian Rossel / TPR / du 27 au 30 octobre 2016 / Plus d’infos

© Carole Parodi

© Carole Parodi

Les critiques :

Le vide qui est plein

Par Kendra Simons

[Le TPR accueille ce week-end la Cie STT (SuperTropTop) pour Voyage à Tokyo. Dorian Rossel, qui pratique beaucoup l’adaptation (roman, BD, cinéma), avait déjà exploré la culture japonaise en adaptant au théâtre le manga Quartier lointain en 2009. Il transpose cette fois au théâtre le film de Yasujirō Ozu (Voyage à Tokyo, 1953). Zoom au cœur de ce voyage… [suite]

 

Le Dieu du carnage

de Yasmina Reza / mise en scène de Georges Guerreio / par Baraka et Helvetic Shakespeare Company / du 22 au 29 octobre 2016 / au Théâtre de la Grange de Dorigny / Plus d’infos

© Marc Vanappelghem

© Marc Vanappelghem

Les critiques :

Conflit de désintérêt

Par Fanny Utiger

Un cordial entretien entre deux couples, une querelle d’enfants à régler… mais tant de non-dits, d’incidents de discours et d’egos mal dressés que toute cordialité s’effrite, au risque d’une explosion de tempéraments peu glorieuse. A la Grange de Dorigny, la production de l’Helvetic Shakespeare Company fait honneur au délectable huis-clos de Yasmina Reza…[suite]

 

Carnage domestique

Par Laura Weber

Que laisse présager ce titre évoquant un mystérieux démiurge instigateur de la loi du plus fort ? Les règles du vivre ensemble permettent-elles, malgré cette sourde présence, de maintenir des relations paisibles et raisonnées entre tout un chacun ? L’avènement de la bienséance sociale n’est peut-être pas parvenu à contrer les desseins de cette puissante divinité. Le Dieu du carnage n’a peut-être jamais été aussi acharné que dans le salon du couple Houllié… [suite]

 

 

Fête du Théâtre

Genève / du 11 au 16 octobre 2016

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Les critiques :

À la vie, à la scène ( pour Juste après ou juste avant?)

Par Jérémy Berthoud

Situé au bord de l’Arve, le théâtre de la Parfumerie accueille du 4 au 23 octobre la compagnie 100% acrylique et son Juste après ou juste avant?, création haute en couleur mélangeant avec allégresse scène, coulisses et vie réelle… [suite]

Émulsion verdienne à la sauce moléculaire (pour Bouffons de l’opéra)

Par Alice Moraz

Le metteur en scène franco-américain Benjamin Knobil présente au cœur du café-restaurant l’Alhambar, un vaudeville inspiré de La Traviata de Verdi : une opérette moderne et pleine de saveurs qui parle cuisine et amour… [suite]

Les solitudes d’appartement (pour Appartiamentum. Nous vous invitons à nous inviter à vous inviter chez vous)

Par Ivan Garcia

Un numéro de l’avenue de France, interphone 5-1, un immeuble comme les autres dans un quartier genevois. Avec les autres invités, on boit un peu de tisane et on discute dans le hall en attendant qu’à l’étage, nos hôtes aient fini de préparer la soupe à la courge. Puis, c’est l’heure, on peut monter. On arrive devant la porte et on sonne. C’est alors que tout commence… [suite]

Horizon travail (pour Velours avoine)

Par Valmir Rexhepi

Chanter le travail, sa recherche, les désillusions qui l’accompagnent : le projet se donne dans le charme exigu et intime du Saltimbanque, sur des airs disco-futuristes des années huitante… [suite]

 

Suzette

Texte et mise en scène de Fabrice Melquiot / avec Emmanuelle Destremau, Simon Aeschimann, Alain Frey, Vincent Hänni, Louis Lavedan, Nicolas Rossier et Gabriel Bonnefoy / Théâtre Am Stram Gram / du 27 septembre au 18 octobre 2016 / Plus d’infos

©Elisabeth Carecchio

©Elisabeth Carecchio

Les critiques :

Le cerveau qui pousse

Par Valmir Rexhepi

Suzette grandit vite : de sa naissance à ses vingt ans, nous sommes invités à grandir avec elle… [suite]

 

 

Nouveau monde

de Cie Post Tenebras Lux / Dramaturgie : Claire Deutsch, Raphaël Heyer / Théâtre de l’Usine, Genève / du 13 au 19 octobre 2016 / Plus d’infos

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Les critiques :

Le chaos de Luanda : quand l’absurdité du monde veut sa place sur scène.

Par Alicia Cuche

Nouveau Monde se veut une réflexion sur le chaos africain qui voit une ville riche devenir la capitale des pauvres. C’est également un regard critique sur les investisseurs étrangers et l’utopisme européen d’un Angola économiquement et socialement fleurissant… [suite]

 

Empire

de Milo Rau / avec Ramo Ali, Akillas Karazissis, Rami Khalaf et Maia Morgenstern / Théâtre de Vidy / du 5 au 8 octobre 2016 / Plus d’infos

©Marc Stephan

©Marc Stephan

Les critiques :

Chair en canon

Par Jérémy Berthoud

Après The Civil Wars et The Dark ages, le metteur en scène Milo Rau présente Empire, dernier volet d’une trilogie consacrée à l’Europe. Dans ce dernier opus, l’accent est mis sur la quête d’une identité européenne commune, polyglotte et pluriculturelle… [suite]

D’infanticides patries

Par Fanny Utiger

Bien malchanceux sont les enfants de Médée qui ne peuvent échapper aux fatales griffes de leur mère. Sont-ils mieux lotis, les peuples qui, sous l’autorité de quelque violent despote, risquent leur vie en leur patrie même ? Rami, Maia, Ramo et Akillas en réchappèrent. Milo Rau leur cède la parole… [suite]

Le documentaire ouvert

Par Basile Seppey

Milo Rau, avec Empire, clôt sa trilogie européenne, du 5 au 8 octobre 2016 au Théâtre de Vidy. Cet ultime volet est un écrin, celui d’une rencontre avec quatre comédiens au parcours atypique qui, à travers une série d’anecdotes personnelles, brossent avec une simplicité désarmante le portrait en creux de notre Europe… [suite]

Différentes langues pour une même voix

Par Joanne Vaudroz

La dernière pièce du metteur en scène alémanique Milo Rau, dont on qualifie volontiers la production de théâtre documentaire, clôt la trilogie initiée en 2014 par The Civil Wars et poursuivie en 2015 par The Dark Ages. Cette dernière création garde le même principe que les précédentes : elle se fonde sur les récits de personnes aux biographies similaires malgré leurs cultures différentes. Ces parcours de vie sont utilisés comme matière première pour la trame de la pièce… [suite]

 

Les petites filles aux allumettes

Textes et mises en scène de Antoine Jaccoud, Joël Maillard et Philippe Vuilleumier / Par la Compagnie Léon / Théâtre 2.21 / du 12 au 15 octobre 2016 / Plus d’infos

©la Cie Léon

©la Cie Léon

Les critiques :

Hors-champ

Par Valmir Rexhepi

Le conte danois La petite fille aux allumettes paru au milieu du XIXe siècle est repris par la Compagnie Léon pour une triple réécriture scénique. Ne pas jouer le texte, mais ce qu’il y a autour, dans le hors-champ des mots, de la narration… [suite]

 

La Boucherie de Job

De Fausto Paravidino / mise en scène de Hervé Loichemol / du 4 au 21 octobre 2016 / La Comédie (Genève) / Plus d’infos

© Marc Vanappelghem

© Marc Vanappelghem

Les critiques :

Tableau d’un monde en faillite

Par Émilie Roch

Entre la chambre froide d’une petite boucherie de quartier et les portes d’une grande banque se joue la parabole de Job, réactualisée à l’heure du libéralisme. Dans la pièce de Fausto Paravidino mise en scène sur les planches de la Comédie de Genève par son actuel directeur, Hervé Loichemol, Job prend les traits d’un patriarche bon et aimant, dont le commerce sur le déclin fait exploser le noyau familial. Un drame poignant, où tragique et burlesque s’entremêlent…[suite]

Dans le monde, un juste et deux clowns

Par Ivan Garcia

Et si de la volonté de faire le Bien émergeait le Mal ? C’est l’interrogation qu’Hervé Loichemol a voulu saisir en donnant une nouvelle vie à La Boucherie de Job, de l’auteur italien Fausto Paravidino, dans laquelle le Job biblique est devenu un Job du monde contemporain. En somme, un honnête homme obligé de subir les misères du monde auxquelles son propre fils n’est pas parfaitement étranger…[suite]

 

Chapeau, le costume!

De Victorien Kissling, Alain Mettral et Daniel Cornu / mise en scène Yasmine Saegesser / Théâtre du Jorat / 26 juin 2016 / plus d’infos

Les critiques :

©ACCV

©ACCV

Un pan de terroir sur les planches du Jorat

Par Emilie Roch

Dimanche dernier, à Mézières, mille spectateurs ont fait un bond dans le passé lors de la représentation de Chapeau, le costume !, un spectacle théâtral de danses folkloriques et chants du Pays de Vaud en costumes traditionnels créé à l’occasion du centenaire de l’ACCV (l’Association Cantonale du Costume Vaudois). Le costume de travail, le costume du dimanche, le costume montagnard … [suite]

« Ce merveilleux pays, où tout peut arriver… »

Par Marie Reymond

Quelle place doit-on donner aux traditions aujourd’hui ? Que vient faire le costume Vaudois au XXIe siècle ? Que peut nous apprendre l’Histoire sur notre identité… et sur demain ? Ce spectacle présente différentes facettes du folklore vaudois : art choral, danse et musique traditionnelles, mêlés dans une intrigue qui nous ramène aux origines de l’Association Cantonale des Costumes Vaudois. … [suite]

Finir en beauté

De et par Mohamed El Khatib / Théâtre de Vidy / du 28 au 29 mai 2016 / plus d’infos

©Mohamed El Khatib

©Mohamed El Khatib

Les critiques :

Bravo, mes condoléances

Par Valmir Rexhepi

Finir en beauté, c’est commencer dans le doute. L’intimité crue de Mohamed El Khatib nous vole au visage, on ne peut rien faire pour l’éviter. Tant mieux. Sous le chapiteau du théâtre de Vidy, assis sur des tabourets dans une atmosphère qui se veut intime, on attend, nous autres spectateurs venus pour Finir en beauté. … [suite]

Présentation de saison

De Lionel Chiuch / mise en scène de Lionel Chiuch et Frédéric Polier / Théâtre du Grütli / Du 24 mai au 12 juin 2016 / plus d’infos

©Johanna Heather Anselmo

©Johanna Heather Anselmo

Les critiques :

Pourquoi le théâtre

Par Marie Reymond

Qu’est-ce que le théâtre aujourd’hui ? Vaste question qu’aborde Présentation de saison. Plusieurs personnages – un directeur de théâtre, un médiateur, quelques artistes – se retrouvent pour la présentation de saison. Peu avant la conférence, tout ce petit monde des arts de la scène, qui peine à s’entendre sur le bien-fondé de ses pratiques, les décortique au moyen d’une série de métaphores. … [suite]

Petit exercice d’herméneutique

Par Nadia Hachemi

Ce soir au théâtre, c’est la panique ! La présentation de saison débutera d’une minute à l’autre et tout semble mal tourner. Dans cette pièce sur les coulisses de l’art, les spectateurs sont entrainés dans une véritable dramatisation des questions que pose l’acte de représentation. Un spectacle dont l’absurde n’a rien à envier aux pièces de Ionesco. … [suite]

Place

Création pluridisciplinaire de La Section Lopez / mise en scène et écriture Adina Secretan / Arsenic / du 20 au 26 mai / plus d’infos

©Sylvain Chabloz

©Sylvain Chabloz

Les critiques :

Loups encoquillés

Par Julia Cela

Faites Place au discours schizophrène de l’habitant citadin, entre paranoïa démographique et culpabilité bien pensante. Librement inspiré de la Poétique de l’Espace de Gaston Bachelard, cette performance punk et muette questionne le droit à l’espace, géographique comme social. Le texte en gros et gras défile en fond de scène. Blanc sur noir. … [suite]

ECRIRE !

Par Jehanne Denogent

Le spectacle Place, actuellement à l’Arsenic, propose une expérience profondément dérangeante. A déconseiller à ceux qui cherchent au théâtre un moyen de s’évader de la réalité . Quelle tâche difficile de prendre la plume après Place! Il ne semble n’y avoir plus aucune conviction, plus aucune légitimité sur laquelle m’appuyer. … [suite]

Taxi-Dancers

De et par Marie-Caroline Hominal / Théâtre de Vidy / du 20 au 29 mai 2016 / plus d’infos

©DR

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Les critiques :

Sensualité chorégraphiée

Par Elisa Picci

Marie-Caroline Hominal ressuscite une pratique datant des années 1920-1930 : celle des Taxi-Dancers, soit des femmes qui, en échange d’un peu d’argent, devenaient la cavalière d’un homme le temps d’une danse. Le spectateur se retrouve plongé dans une ambiance intimiste, où les corps se touchent et s’enlacent le temps d’une chanson. … [suite]

Rencontres par le toucher

Par Amandine Rosset

Marie-Caroline Hominal nous fait découvrir en ce moment au Théâtre de Vidy les « Taxi-Dancers », très à la mode dans les années folles. Le spectacle, interprété avec lenteur et profondeur, raconte la reviviscence par trois jeunes femmes nostalgiques des moments forts vécus dans un club désormais déchu, au travers de danses variées et de touchers évocateurs. … [suite]

Fresque

Sur une idée de Marius Schaffter & Jérôme Stünzi / par le collectif Old Masters / Théâtre de l’Usine / du 19 au 25 mai 2016 / plus d’infos

©DR

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Les critiques :

Contemplation et création

Par Deborah Strebel

Contemplation, dialogue et verdicts hésitants. Tel est le programme proposé par le collectif Old Masters en ce moment au Théâtre de l’Usine. De l’observation d’une esquisse aux débats sur sa conception, Fresque dévoile les coulisses de l’élaboration d’une œuvre avec une douce lenteur. Le jeune collectif Old Masters, lauréat du prix Premio en 2015, se passionne pour la thématique de la création. … [suite]

« C’est la maison de mon esprit »

Par Fanny Utiger

L’art ne cesse de s’interroger lui-même. Sur la scène du Théâtre de l’Usine Fresque le questionne, le triture, et se joue d’un public qui en reste parfois déconcerté. Étagères jaunâtres faussement symétriques sur un plateau irradié des rayons d’un nid de néons. On se croirait en Allemagne de l’Est. Ou devant un projet Ikea inachevé. En haut de cette structure, une caisse de contre-plaqué … [suite]

Tiramisù

Création de la Compagnie Mezza-Luna / mise en scène Dominique Bourquin / CPO / du 19 au 20 mai 2016 / plus d’infos

©Bussard

©Bussard

Les critiques :

La vie, la mort, les petits bonheurs, tout ça.

Par Sabrina Roh

C’est fleuri, coloré, chantant. Ça ne parle pourtant pas que de bonheur, ce « salopard » qui arrive sans qu’on y soit préparé. Tiramisù n’est pas la recette d’un gâteau mais celle de la vie. Une sympathique balade qui manque peut-être de relief. Entre les fleurs, le mobilier et les vêtements des comédiens, on a toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. … [suite]

Eraritjaritjaka

Inspiré des observations d’Elias Canetti / mise en scène Heiner Goebbels / Théâtre de Vidy / du 17 au 21 mai 2016 / plus d’infos

©Marco Del Curto

©Marco Del Curto

Les critiques :

Quelle heure est-il ?

Par Jehanne Denogent

Il faut quelques minutes pour déchiffrer le titre Eraritjaritjaka. Avec malice, la pièce de Heiner Goebbels se joue aussi de nos montres. Il est 20h. Le public est installé. Entre 20h et 21h25, nous allons vivre une expérience temporelle déconcertante, mais ça, nous ne le savons pas encore. Pour l’instant, chacun s’est arrangé, avec plus ou moins de succès, pour arriver à l’heure au théâtre de Vidy. … [suite]

Black out

Par la compagnie Philippe Saire / Le Reflet / du 12 au 15 mai 2016 / plus d’infos

©PhilippeWeissbrodt

©PhilippeWeissbrodt

Les critiques :

Sable mouvant

Par Deborah Strebel

A l’occasion de la fête de la danse, le théâtre veveysan le Reflet accueille le célèbre spectacle Black out de la Cie Philippe Saire. Joué plus d’une centaine de fois dans de nombreux pays, cette courte performance en noir et blanc aux effluves de caoutchouc est un chef d’œuvre de clair-obscur. … [suite]

Poésie de la matière

Par Valmir Rexhepi

Trois corps se livrent à l’écriture de l’espace, au fond d’une fosse qui se donne pour nous comme une page. Œuvre à l’œuvre, Black out perturbe nos manières de voir, expérimenter, vivre le spectacle. Les sièges avaient disparu. Pour le coup, on se retrouvait en petit comité autour d’une fosse, un trou carré de quelque deux mètres de fond. … [suite]

La Ballade du mouton noir

Par le collectif Opus 89 Collectif / Equilibre-Nuithonie / du 11 au 21 mai 2016 / plus d’infos

©Oups 89 Collectif

©Opus 89 Collectif

Les critiques :

Les Nuithoniens débattent

Par Nadia Hachemi

Quelle est la voie vers un monde meilleur ? Doit-on aller la chercher dans le passé, dépoussiérant le vieux mythe du « bon sauvage » ? Assurément pas, selon Joséphine de Weck et son collectif Opus 89. Le changement c’est ici et maintenant. Dans un spectacle qui suscite tant le rire que la réflexion, toutes les potentialités du dispositif théâtral sont exploitées dans une optique engagée. … [suite]

Collages et utopies

Par Josefa Terriblini

La Ballade du mouton noir, c’est l’exhortation d’une jeunesse qui refuse d’être la « génération de la dépendance ». Un cri unanime, touchant dans sa pureté, décousu dans sa formulation. Ils sont cinq et ils cherchent les Nuithoniens. Ainsi débute l’expérience. Il s’agit bien d’une expérience, puisque les personnages (ou comédiens, la frontière est rapidement éradiquée) se livrent à une quête sur plusieurs niveaux … [suite]

Les Reines

De Normand Chaurette / mise en scène Zoé Reverdin / Théâtre du Grütli / du 19 avril au 8 mai 2016 / plus d’infos

©Isabelle Meister

©Isabelle Meister

Les critiques :

« Game of thrones » au féminin

Par Emilie Roch

« Etes-vous la reine d’Angleterre ? », demande la reine Elisabeth à deux reprises à Isabelle, fille du comte de Warwick, lorsque celle-ci tarde à lui obéir. « Non » ne peut qu’admettre la jeune noble à contrecœur. « Pas encore », ajoute-t-elle la seconde fois, après l’annonce de la mort du roi. Telle est l’ambiance qui règne au château royal londonien, un soir d’hiver de l’an 1483, et sur la scène du Grütli ces jours-ci. … [suite]

La Mort-Marraine

Librement adapté du conte des frères Grimm par Anne Quesemand / Cie Mezza-Luna / Le Petit Théâtre / du 27 avril au 1er mai 2016 / plus d’infos

©Claude Bussard

©Claude Bussard

Les critiques :

Qui vivra mourra

Par Waqas Mirza

Heidi Kipfer revêt sa redingote noire, et fait sienne la yourte du Petit-Théâtre le temps d’une heure enchanteresse. Ce conte des frères Grimm réactualisé laisse bouche-bée tous ses invités. « Il faut qu’on soit tout devant pour avoir la meilleure place ! ». Étonnant enthousiasme d’un petit chérubin à l’entrée, pour un spectacle intitulé La Mort-Marraine. … [suite]

De l’éternelle mort la sereine ironie

Par Fanny Utiger

Dédramatiser la mort ne semble point être chose facile, encore moins lorsqu’il s’agit de s’adresser à de jeunes enfants. La Compagnie Mezza Luna relève pourtant le défi avec justesse, et une bonne dose d’ironie. Dans une contrée lointaine, et en des temps inconnus, un cordonnier pleure son épouse disparue. Un malheur n’arrivant jamais seul, l’homme ne trouve pas de parrain ni de marraine pour leur dernier enfant … [suite]

L’Opéra de quat’sous

Mise en scène Joan Mompart / Théâtre Equilibre Nuithonie / du 26 au 27 avril 2016 / plus d’infos

©Carole Parodi

©Carole Parodi

Les critiques :

« Gardez-vous bien de jeter la pierre aux opprimés »

Par Luc Siegenthaler

Mais qui sont au juste les oppresseurs dans L’Opéra de quat’sous ? M. Peachum ? Mackie ? Brown ?… Ou les spectateurs ? Créé en 1928, L’Opéra de quat’sous est toujours aussi éclatant. Souhaitant que le spectateur garde un esprit critique face à ce qu’il voit et qu’il ne se sente pas submergé par les émotions, Brecht multiplie dans ses pièces les effets de distanciation … [suite]

Bérénice

De Jean Racine / mise en scène Olivier Chapelet / Théâtre du Passage / 22 avril 2016 / plus d’infos

©Raoul Gilibert

©Raoul Gilibert

Les critiques :

Passage en silence

Par Waqas Mirza

Pour un soir seulement, l’histoire tragique du triangle amoureux antique s’installe à Neuchâtel. Sans laisser d’impressionnantes traces, elle ne fait que passer, dans tous les sens du terme. « Je vous rappelle juste que c’est une langue ancienne, et que pour réussir à faire des alexandrins, l’auteur devait déplacer des mots pour faire rimer les vers.. » … [suite]

Ta façon de mentir

Par Catherine Delmar et Alain Guerry / Théâtre 2.21 / du 19 avril au 1er mai 2016 / plus d’infos

©Casolo Atelier obscur

©Casolo Atelier obscur

Les critiques :

Dialogue de sourds

Par Camille Logoz

Catherine et Alain. Deux prénoms fortement sexués qui d’emblée, révèlent le fossé entre les genres mis en scène – ou en œuvre – dans ce spectacle. Un homme, qui prend énormément de place, maladroit, qui veut mieux faire mais qui ne sait pas comment s’y prendre. Il se voit et se sent prédateur sexuel. Il ne peut pas s’en empêcher. … [suite]

Petite psychanalyse entre amis

Par Nadia Hachemi

Alain et Catherine ne sont pas épanouis. Dès leur rencontre, ils ont retrouvé chez l’autre les marques de leur propre dénuement. Sur scène, ils vont tenter d’avancer ensemble pour améliorer leur vie. Un homme et une femme, Alain et Catherine, déambulent sur la scène éclairée tandis que les spectateurs s’installent. Puis tous deux s’immobilisent. … [suite]

Sugungga

Conception YoungSoon Cho Jacquet / par la Cie Nuna / Le Petit Théâtre / du 13 au 24 avril 2016 / plus d’infos

©Philippe Pache

©Philippe Pache

Les critiques :

Gongs de Yodel

Par Waqas Mirza

Le Petit Théâtre de Lausanne continue sa saison sur une voie résolument contemporaine, et propose une création expérimentale de la compagnie Nuna. « Avez-vous déjà lu le conte Sugungga? », me demande-t-on en me proposant un petit livret illustré qui contient le célèbre pansori coréen, classé au Patrimoine immatériel de l’humanité. Sept pansoris ancestraux sont définitivement perdus. … [suite]

Les lapins heureux yodlent

Par Marie Reymond

Comment évoque-t-on une histoire sans utiliser la parole ? Comment Sugungga, conte issu de la tradition coréenne ancestrale du pansori (art du récit chanté accompagné d’un tambour), peut-il nous parler sans qu’un mot ne soit prononcé ? Dans le café du théâtre, peu avant que le spectacle ne commence, les adultes sont entourés des enfants qu’ils accompagnent. Ils lisent l’histoire de Sugungga[suite]

Figaro divorce

D’Ödön von Horváth / mise en scène Christophe Rauck / TKM / du 14 au 24 avril 2016 / plus d’infos

©Simon Gosselin

©Simon Gosselin

Les critiques :

L’intemporel Figaro

Par Elisa Picci

Avec sa nouvelle mise en scène, Christophe Rauck redonne vie à l’emblématique personnage de Figaro, grâce au texte du dramaturge de langue allemande Ödön von Horváth. Avec une pièce écrite en 1936, le metteur en scène nous montre pourtant que les thèmes abordés sont d’une actualité déconcertante. Le Mariage de Figaro de Beaumarchais s’arrête au seuil de la Révolution française. … [suite]

Figaro en contre-plongée

Par Josefa Terribilini

« Depuis ce fameux mariage de Figaro je suis un tout autre homme ». Le ton est donné d’entrée de jeu. Plus d’idéalisme, plus de pétillants ballets d’intrigues ni de virevoltants domestiques. Avec Horváth, Figaro est devenu un petit bourgeois égocentrique, le Comte et la Comtesse émigrent et sombrent, et la Révolution se fait individualisme. … [suite]

La Suppliante

De Bastien Fournier / mise en scène Marine Billon / par la Compagnie du Homard / TLH (Sierre) / du 14 au 24 avril 2016 / plus d’infos

©Elie Romero

©Elie Romero

Les critiques :

Soi-même comme l’autre ?

Par Suzanne Crettex

Que faire de la misère quand elle apparaît sous les traits d’une jeune mère, quand elle dort devant notre porte, et quand elle est hors-la-loi ? Fermer les yeux, tourner la tête ?… Ces questions que pose La Suppliante nous rappellent aussi que la responsabilité politique rejoint intimement la responsabilité individuelle. … [suite]

Femme non-rééducable

De Stefano Massini / traduction Pietro Pizzuti / mise en scène Dominique de Rivaz / Théâtre des Osses / du 14 au 24 avril 2016 / plus d’infos

©Catherine Meyer

©Catherine Meyer

Les critiques :

La force de l’écrit

Par Camille Logoz

Dominique de Rivaz et Dominique Bourquin se saisissent du texte de Stefano Massini pour donner corps et voix à la figure d’Anna Politkovskaïa, militante et reporter russe ayant couvert la guerre de Tchétchénie sans demi-mots, avec la volonté de révéler l’atrocité du conflit et la souffrance des populations. La matière du texte est fournie par les carnets, articles, mémoires etc. … [suite]

« Le sang, la neige. »

Par Fanny Utiger

La vie d’Anna Politkovskaïa, femme non rééducable, est représentée et contée sur scène. Ce « mémorandum théâtral » rend hommage et justice au destin d’une journaliste engagée tout entière pour la liberté. Dans une Russie autoritaire et corrompue, ou en Tchétchénie, « terre de personne », Anna Politkovskaïa, journaliste militante, se bat pour les droits de l’Homme. … [suite]

CTRL-X

De Pauline Peyrade / mise en scène Cyril Teste / Le Poche / du 11 avril au 1er mai 2016 / plus d’infos

©Samuel Rubio

©Samuel Rubio

Les critiques :

Vous avez 1 nouvelle notification

Par Josefa Terribilini

Ida. Lit. Chambre. Blanche. Vin. Rouge. M&M’s. Sonnerie. Téléphone. SMS. E-mail. Ecran. Ecran. Ecran. Une nuit dans le nuage informatique d’une jeune femme cernée de buildings, c’est ce à quoi nous invite le texte frappant de réalisme que signe l’auteure et dramaturge Pauline Peyrade. Comme un cycle continuellement redémarré, cette nuit-là semble à la fois se dérouler en un clic … [suite]

De l’autre côté de l’écran

Par Luc Siegenthaler

« Il a vu. Il m’a vue, moi ». Tel est le souhait le plus cher d’Ida : se mettre en scène virtuellement pour se faire voir et être aimée. La mise en scène de Cyril Teste présente l’envers des écrans : une réalité monotone, sombre, complexe, qui ne s’appréhende pas avec des « like ». Dans Ctrl-X, le spectateur est plongé dans un univers désenchanté … [suite]

$.T.O.r.M.

D’après Théorème de Pier Paolo Pasolini/ mise en scène Vincent Bonillo / Cie Voix Publique / La Grange de Dorigny / du 11 au 17 avril 2016 / plus d’infos

©Pénélope Henriod

©Pénélope Henriod

Les critiques :

Du silence aux cris

Par Nadia Hachemi

Quand l’univers du metteur en scène Vincent Bonillo, connu pour ses âpres critiques de la société contemporaine, rencontre celui de Pasolini, un spectacle des plus décapants est à prévoir. Une attente qui ne sera pas déçue! Dans une atmosphère pesante où règnent les non-dits, un jeune homme d’une beauté spectaculaire arrive en grand fracas, chamboulant des personnages aliénés et vides … [suite]

Quiétude apparente pour tempête intérieure

Par Deborah Strebel

Après s’être intéressé au bonheur dans sa dernière création, la Compagnie Voix Publique revient avec une adaptation libre de Théorème de Pier Paolo Pasolini. Exprimant l’essence des interrogations pasoliniennes au sujet de la bourgeoisie, $.T.O.r.M. est un spectacle épuré traitant de dévorantes agitations intérieures. Dans un espace entièrement blanc, six personnages sont assis au fond de la scène. … [suite]

La Mélopée du petit barbare

De Julien Mages / mise en scène Julien Mages / Cie Julien Mages / Arsenic / du 8 au 14 avril 2016 / plus d’infos

©Sylvain Chabloz

©Sylvain Chabloz

Les critiques :

Les intrus de nos songes

Par Nadia Hachemi

Entre le sommeil et l’éveil, l’onirique et le cauchemardesque, ce spectacle prend la forme d’un songe. Le personnage s’élance, fuyant ou poursuivant des bribes de son passé. Tiraillé entre l’univers familier de l’enfance et celui plus incertain de la mort, le jeune homme est perdu. Heureusement, l’intruse qui hante son sommeil le guide. La salle s’assombrit complètement. … [suite]

Le dit d’Igor Cierda

Par la compagnie eohem / Petithéâtre / du 8 au 16 avril 2016 / plus d’infos

©DR

©DR

Les critiques :

Igor ne parle pas mais dit

Par Sabrina Roh

La musique, la musique « contre » la danse, la danse sans la musique, la danse avec la musique. Des tableaux. Les tableaux d’une vie. La vie d’Igor. Les percussions ouvrent le bal. Dans le fond, la danseuse, à moitié dans l’obscurité, reste immobile. C’est que la musique crée une atmosphère un peu inquiétante. Cependant, quelques chaleureux accents orientaux se font déjà entendre. … [suite]

Chronique poétique d’une mort annoncée

Par Suzanne Crettex

Igor Cierda… Le nom sonne doux, tout en évoquant un personnage tiré d’un roman de Garcia Marquez. A qui, il faut le dire, le spectacle emprunte un peu de son « réalisme magique ». Un rythme grave de percussions qui semble provenir des tréfonds de la terre, des murs bruts au béton épais, une salle voûtée en pierres apparentes, un corps immobile dans la pénombre ; ainsi commence la pièce. … [suite]

La grenouille avait raison

De James Thierrée / Théâtre de Carouge / du 5 avril au 8 mai 2016 / plus d’infos

©Hughes Anhes

©Hughes Anhes

Les critiques :

Fléchir

Par Valmir Rexhepi

James Thierrée, nous conduit jusqu’à l’ouverture, sous l’arbre. Personne n’est en retard. Personne n’est à l’heure non plus. Il n’y a plus de temps, si ce n’est celui, onirique, qui coule par plaisir, parfois par remous. Nous voilà tombés dans le trou. J’étais dans un rêve. Dans l’hémicycle aux sièges drapés de rouge, d’autres personnes prennent place. … [suite]

Une libellule sur un cerceau

Par Jehanne Denogent

Avez-vous déjà vu … une nymphe qui se transforme en otarie ? Une pile d’assiettes qui ne dégringole jamais ? Un paillasson rampant ou une fille dont le corps forme plus de mots que le dico ? Bientôt, oui ! Sans le remarquer, quelque part entre la porte d’entrée, le billet déchiré ou le moelleux du siège, je suis tombée dans un monde magique. … [suite]

Sans peau

Texte et mise en scène Pierre Lepori / Théâtre 2.21 / du 29 mars au 3 avril / plus d’infos

©dfhn

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Les critiques :

Sur les cendres d’un grand incendie

Par Deborah Strebel

Après une longue carrière en tant que critique théâtral à la RSI et à la RTS, Pierre Lepori passe avec excellence de la théorie à la pratique en mettant en scène une adaptation de son premier roman Sans peau. Une poignante histoire qui questionne les notions de culpabilité et de pardon. Issu d’une famille de pompiers, Samuel (Pierre-Antoine Dubey) est paradoxalement devenu pyromane. … [suite]

Prométhée pyromane

Par Valmir Rexhepi

C’est son roman ; c’est aussi sa première pièce. Pierre Lepori allume une folie, Sans peau, un spectacle qui nous marque au fer rouge. Il y a d’abord une voix. L’air vibre dans le noir, plein des mots de Carlo (Jean-Luc Borgeat). Puis quelque chose s’allume, chatoie dans un coin ; une flamme dont la pâle lueur suffit pourtant à sculpter dans la masse noire une forme grise … [suite]

George Dandin et La Jalousie du Barbouillé

De Molière / mise en scène Hervé Pierre / par la troupe de la Comédie-Française / Le Reflet / le 20 mars 2016 / plus d’infos

©Lot

©Lot

Les critiques :

Les épreuves d’un mari trompé

Par Deborah Strebel

Le dimanche 20 mars 2016, la troupe de la Comédie-Française a un fait une halte au théâtre Le Reflet pour une représentation de George Dandin suivie de La Jalousie du Barbouillé. Dans les deux cas, il était question d’adultère et de mariage arrangé entre deux classes sociales : sur un mode classique et sérieux d’abord, puis plus rapide et déjanté. … [suite]

Deux faces de la farce

Par Amandine Rosset

La Comédie Française était de passage à Vevey pour une représentation exceptionnelle. Les huit comédiens sont passés de l’histoire de George Dandin, dans une mise en scène classique, à celle de son double grotesque le Barbouillé, sur un mode beaucoup plus libre, où les interprètes ont pu jouer avec le public et même intégrer de l’actualité veveysanne toute fraîche. … [suite]

La Mouette

D’Anton Tchekhov / mise en scène Thomas Ostermeier / Théâtre de Vidy / du 26 février au 13 mars 2016 / plus d’infos

©Arno Declair

©Arno Declair

Les critiques :

Immersion

Par Camille Logoz

Thomas Ostermeier présente à Vidy une interprétation riche et sensible de La Mouette de Tchekhov. Une perspective sur le monde actuel, une temporalité appesantie et un humour sincère donnent le ton à cette pièce aux étranges accents de justesse et de familiarité. Sur scène, l’espace est tantôt hermétiquement clos, tantôt grand ouvert, incluant le public. … [suite]

De Tchekhov et au-delà

Par Suzanne Crettex

Il fallait oser faire apparaître des personnages tchekhoviens, tout droit sortis de la campagne russe, sur des chansons des Doors ou de Velvet Underground. Leur faire lire des passages d’un des derniers Houellebecq. Et surtout, faire allusion à Daesch et aux réfugiés politiques syriens tout en gardant à l’esprit que La Mouette avait été jouée pour la première fois un 17 octobre 1896 … [suite]

De l’envol à la chute

Par Nadia Hachemi

Le théâtre. Son glamour et ses périls. Les vocations et désillusions qu’il suscite. Que représenter et comment ? Actuellement à Vidy l’art dramatique est le centre de tous les conflits. L’attente. C’est ainsi que cette pièce s’élance dans un préambule ultra contemporain où dialoguent deux personnages avant le début d’une pièce enchâssée. Cette entrée en matière étrange annonce d’emblée la tonalité … [suite]

Niveaux de gris

Par Fanny Utiger

D’une histoire tragi-comique dans laquelle on ne voit pas grand chose si ce n’est l’ennui de personnages déprimés, Thomas Ostermeier questionne et triture le théâtre dans une pièce au flou riche et passionnant. Vautrés sur des bancs, ils attendent, désœuvrés, dans un grand cube gris, pareil à un bunker ou au fond d’un immense garage. … [suite]

Faire du moderne avec des Anciens

Par Waqas Mirza

Quand Ostermeier met en scène La Mouette d’Anton Tchekhov au théâtre de Vidy, c’est l’occasion de retrouvailles fructueuses. Réunion de connaisseurs: d’abord, celle d’un metteur en scène avec une troupe francophone qu’il a dirigée dans Les Revenants en 2013; ensuite, celle d’une actrice, Valérie Dréville, qui joue le rôle d’Irina … [suite]

Recyclage et autres petites philosophies suspectes

Conception Katy Hernan et Adrien Rupp / par la Compagnie Zooscope / Théâtre St-Gervais / du 15 au 26 mars 2016 / plus d’infos

©Sylvain Chabloz

©Sylvain Chabloz

Les critiques :

Théâtre vert

Par Julia Cela

La Compagnie Zooscope propose un spectacle écologique, où les costumes, la musique, les lumières et des bouts de vie de chacun des comédiens sont recyclés en une pièce aussi inédite que le personnage qui la porte : le tout premier plancton de l’histoire de l’art vivant. J’aime bien pouvoir choisir mon siège au théâtre. Quand le placement est libre, je suis toujours un peu en avance. … [suite]

Les Fondateurs font des enfants

Conception de Zoé Cadotsch et Julien Basler / Le Petit Théâtre / du 16 au 20 mars 2016 / plus d’infos

©Laurent Nicolas

©Laurent Nicolas

Les critiques :

À l’épreuve de la récréation

Par Valmir Rexhepi

La compagnie « Les fondateurs » s’arrête sur les planches du Petit Théâtre pour livrer une performance toute en simplicité. Mais simple ne rime pas avec facile. Proposée déjà durant la saison 2013/2014 au Théâtre de l’Usine, au Théâtre de la Bavette à Monthey et au TLH de Sierre, la pièce Les fondateurs font des enfants resurgit en ce printemps timide au pied de la cathédrale de Lausanne. … [suite]

Gonflés à bloc

Par Waqas Mirza

La compagnie « Les fondateurs » met la patience des petits à l’épreuve. Sur une scène sans décor peuplée par des acteurs, la pression monte petit à petit. Avec de nombreux éclats… de ballons, de rire, et parfois pire. Pleine à craquer, la salle intime du Petit Théâtre lausannois en ce mercredi après-midi. Pendant que le jeune public prend place sur ses longs bancs rouges, … [suite]

Nous sommes repus mais pas repentis

À partir de Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard / mise en scène Séverine Chavrier / Théâtre de Vidy / du 9 au 20 mars 2016 / plus d’infos

©Samuel Rubio

©Samuel Rubio

Les critiques :

Je déteste Wagner

Par Julia Cela

De retour de l’asile psychiatrique Steinhof, Ludwig Wittgenstein partage un premier repas avec ses sœurs dans la maison familiale. Nous sommes repus mais pas repentis est un spectacle où l’expérience esthétique élégante et brutale fait entendre avec brio le texte de Thomas Bernhard. En regardant le plateau, on s’imagine une boîte à musique. … [suite]

Fiasco sous haute tension

Par Camille Logoz

Séverine Chavrier monte à Vidy sa version de Déjeuner chez Wittgenstein. Ce texte de Thomas Bernhard met en scène le retour à la maison du philosophe pour un repas de famille après un séjour à Steinhof, hôpital psychiatrique aux abords de Vienne. Un spectacle saturé, entre farce et maladie, qui se nourrit des travers exacerbés de ses personnages pour créer un huis clos oppressant. … [suite]

Sallinger

De Bernard-Marie Koltès / mise en scène Sandra Gaudin / La Grange de Dorigny / du 10 au 12 mars 2016 / plus d’infos

©Julie Masson

©Julie Masson

Les critiques :

Du rire aux larmes

Par Deborah Strebel

La compagnie Un air de rien s’est intéressée pour la première fois à un texte de théâtre : celui de Sallinger, écrit par Bernard-Marie Koltès. Au sein de cette pièce tragique, elle injecte de petites doses d’humour. Juste de quoi alléger le discours cynique de l’auteur sans en altérer le piquant. Devant un rideau ocre fermé, une brochette de personnages s’aligne. … [suite]

Impertinence

Par Valmir Rexhepi

Puissant et rythmé, Sallinger est une balle chevrotine, un obus explosif, une grenade incendiaire qui nous saute à la figure sans crier gare. Sandra Gaudin tient la barre. À bord, les comédiens de la compagnie Un Air de Rien s’affairent pour aborder la pièce écrite par Koltès à la fin des années septante. Après plusieurs créations, la metteuse en scène et sa compagnie partent pour la première fois à la conquête d’un texte de théâtre … [suite]

Blanche/Katrina

De Fabrice Gorgerat / mise en scène Fabrice Gorgerat / par la Compagnie Jours tranquilles / L’Arsenic / du 4 au 13 mars 2016 / plus d’infos

©Philippe Weissbrodt

©Philippe Weissbrodt

Les critiques :

Du désir au cimetière

Par Nadia Hachemi

Cinquante ans après le débarquement de Blanche à l’arrêt « cimetière » de la ligne de tramway « Désir », La Nouvelle-Orléans est à nouveau envahie : Katrina. Simple coïncidence ? Fabrice Gorgerat n’est pas dupe ! Le spectacle ouvre l’enquête. Dans la relation d’amour et de haine qui lie l’homme à la terre comme elle liait entre eux les héros de Tennessee Williams, … [suite]

On va tout dallasser Pamela !

Création et mise en scène Marielle Pinsard / Théâtre de Vidy / du 4 au 13 mars 2016 / plus d’infos

©Marielle Pinsard

©Marielle Pinsard

Les critiques :

Petit précis d’une drague à l’africaine

Par Jehanne Denogent

La température du chapiteau s’élève de quelques degrés au théâtre de Vidy avec On va tout dallasser Pamela ! : un lexique savoureux et haut en couleur de la séduction à l’africaine Dallasser : expression d’origine sénégalaise signifiant fêter, s’amuser, crâner en soirée – Le rythme est annoncé, celui d’un spectacle cadencé, énergique, festif. … [suite]

« Faut pas me chauffer le rognon ! »

Par Elisa Picci

On va tout dallasser Pamela ! analyse la façon de draguer dans les pays d’Afrique francophone. Pour ce faire, sept personnages racontent leur rapport à la séduction en fonction de leur lieu d’origine. Adresses au public, danses, chants, tout est mis en œuvre pour plonger le spectateur dans une ambiance entièrement africaine. … [suite]

Claptrap

Conception Marion Duval / interprétation Marion Duval et Marco Berrettini / Théâtre de l’Usine (TU) / du 4 au 9 mars 2016 / plus d’infos

©Dorothée Thébert Filliger

©Dorothée Thébert Filliger

Les critiques :

Persodiens

Par Valmir Rexhepi

Quand commence le spectacle ? S’achève-t-il ? Claptrap floute avec insistance et entrain la frontière entre fiction et réalité. Marion Duval et Marco Berretini nous attendent devant le rideau gris tandis que nous prenons place, plus ou moins bruyamment, sur les différents niveaux de gradins, enjambant les chaises, nous excusant, pardon, oui, désolé, merci, ce n’est rien. … [suite]

C’est pour de vrai

Par Sabrina Roh

Marion et Marco s’aiment. Pour passer encore plus de temps ensemble et célébrer leur relation, ils ont écrit une pièce à la hauteur de leur amour. Ça donne Claptrap, une magnifique histoire d’amour, une véritable célébration des sentiments entre un homme et une femme, une ode à la sincérité. En fait non, ce n’est pas ça. Je vous mens. Mais comment pouvez-vous en être certain ? … [suite]

Cupidon est malade

De Pauline Sales / mis en scène Jean Bellorini / Le Théâtre du Passage / 21 février 2016 / plus d’infos

©Elisabeth Careccio

©Elisabeth Careccio

Les critiques :

L’amour expliqué aux enfants

Par Elisa Picci

S’inspirant du Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, Pauline Sales cible sa pièce sur des questions très actuelles comme l’amour, le désamour, le remariage ou encore le divorce. Instruments de musique, terrain de football, pot de confiture et philtre d’amour de Cupidon, un mélange d’éléments simples et efficaces pour expliquer aux enfants les péripéties amoureuses de leurs parents. … [suite]

Jouer sur le terrain de Cupidon

Par Emilie Roch

Librement inspiré du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, Cupidon est malade aborde avec fraîcheur et originalité le thème du divorce et du remariage à travers le point de vue des enfants. « Un mariage est une bonne journée pour enterrer une hache de guerre », déclare Lysandre à sa toute nouvelle épouse Hermia, un peu attristée dans sa robe blanche en tulle. … [suite]

Imaginer les lézards heureux

D’après le roman L’Île des condamnés de Stig Dagerman / mise en scène Ludovic Chazaud / par la Cie Jeanne Föhn / Théâtre La Grange de Dorigny / du 16 au 20 février 2016 / plus d’infos

©Francesca Palazzi

©Francesca Palazzi

Les critiques :

L’impossibilité de l’île

Par Suzanne Crettex

« Rester debout mais à quel prix ? Sacrifier son instinct et ses envies. » Comme dans la chanson d’Etienne Daho, ces cinq naufragés, interprétés par les membres de la compagnie Jeanne Föhn, sont au « dernier jour du reste de [leur] vie ». Une ambiance de condamnation à mort imminente qui sert de cadre à une interrogation un peu confuse sur l’absurdité et la liberté. … [suite]

Condamnés à leur liberté

Par Josefa Terribilini

« À quoi sert le désir de révolte quand on ne se révolte pas alors qu’on est rassasié ? » La culpabilité de l’Homme est au centre du questionnement sans fin de cette production de la Cie Jeanne Föhn, adaptée d’un roman de Stig Dagerman. Sur une île déserte, cinq naufragés et un papillon marin tournent et retournent la question de la liberté … [suite]

Piccoli Sentimenti

Conception Antonio Catalano et Alain Moreau / écriture, marionnette et mise en scène Alain Moreau / Le Reflet (Vevey) / du 13 au 14 février 2016 / plus d’infos

©Melisa Stein

©Melisa Stein

Les critiques :

Les grands sentiments d’une petite marionnette

Par Amandine Rosset

La troupe belge du TOF théâtre propose en ce moment à Vevey un voyage dans un univers rempli de surprises et de poésie. A travers une histoire très simple racontée sans un mot, le public découvre une petite marionnette à l’aspect bien particulier, qui explore le monde en éprouvant de nombreux sentiments. Dès leur entrée dans la salle, les spectateurs ont les sens en éveil. … [suite]

Du vent… des fantômes

D’Eve Bonfanti et Yves Hunstad / TKM / du 9 au 14 février 2016 / plus d’infos

©Olivier Garros

©Olivier Garros

Les critiques :

Le vide de l’absolu ou le spectacle paléontologique

Par Josefa Terribilini

La petite dame du premier rang a vu juste : « c’est le monde à l’envers ! ». Dans ce deuxième volet de La Trilogie sur le théâtre (que l’on peut d’ailleurs voir sans avoir assisté au précédent), les belges Eve Bonfanti et Yves Hunstad imaginent un spectacle à rebours des attentes qui sans cesse surprend, déconcerte, stimule. Baignés dans la lumière crue d’une scène en préparation, … [suite]

Mais d’ailleurs le théâtre, c’est quoi ?

Par Sabrina Roh

Avec le deuxième volet de La Trilogie sur le théâtre, Eve Bonfanti et Yves Hunstad continuent leur voyage dans les abîmes du théâtre. Alors que l’on se demandait dans La Tragédie comique, pourquoi venir au théâtre et pourquoi en faire, ce sont les prémices d’une pièce qui sont dévoilées dans Du vent… des fantômes. Tout ce qui se passe en amont de la représentation mais qui n’est jamais montré. … [suite]

La Tragédie comique

De Yves Hunstad et Eve Bonfanti / mise en scène Eve Bonfanti / TKM / du 2 au 7 février 2016 / plus d’infos

©Olivier Garros

©Olivier Garros

Les critiques :

Ai-je bien fait de venir ?

Par Jonathan Hofer

La question intervient dès les premières paroles sur le plateau. A la fin du spectacle, tout le monde sait que Yves Hunstad est bien le seul à la poser. Le premier amour de la Fabrique imaginaire entame la trilogie sur le théâtre à Kléber-Méleau. Et si la suite est au goût de l’entrée, c’est un véritable banquet qui s’annonce ! Il est tout seul, ils sont un, il est deux. … [suite]

L’illusion véritable d’une tragédie comique

Par Suzanne Crettex

Avec La Tragédie comique, Yves Hunstad – seul présent sur scène – et Eve Bonfanti nous emmènent dans une création époustouflante, au rythme de mises en abymes, de jeux de miroirs, de paradoxes. Un théâtre dans le théâtre dans la plus pure tradition baroque pour interroger la vanité et la nécessité fondamentale de continuer à raconter des histoires. … [suite]

NEONS, never ever, Oh ! Noisy Shadows & Vacuum

Concept, chorégraphie, texte de Philippe Saire / par la Compagnie Philippe Saire / TLH / le 30 janvier 2016 / plus d’infos

©THL

©TLH

Les critiques :

Des images en mouvement

Par Justine Favre

Deux hommes sur scène, pour deux pièces dansées, toutes deux conceptualisées et chorégraphiées par Philippe Saire. C’est ce que proposait le Théâtre des Halles ce 30 janvier 2016. L’équipe de Vacuum (2015) et NEONS never ever, Oh ! Noisy Shadows (2014), en tournée dans toute la Suisse et bientôt de passage à Paris, a bien fait de s’arrêter dans la petite ville valaisanne. … [suite]

Marla, portrait d’une femme joyeuse

Ecrit et mis en scène par Denis Maillefer / L’Arsenic / du 28 janvier au 7 février 2016 / plus d’infos

©Virginie Otth

Les critiques :

Au bonheur du sexe

Par Elisa Picci

Marla est une jeune femme de 25 ans, escort girl, qui « aime le sexe, aime jouir et faire jouir ». Le public fait connaissance avec cette personnalité tout à fait fascinante grâce à la plume de Denis Maillefer et l’interprétation de Magali Heu. Le spectacle présente une profonde réflexion sur le rapport de l’individu au corps et au sexe, par le témoignage à la fois drôle et lucide de Marla. … [suite]

Regardez-moi

Par Camille Logoz

Marla. Un prénom féminin, annoncé d’entrée de jeu, martelé, dans lequel tient aussi le sujet du spectacle : une jeune femme indépendante, libre d’avoir choisi la prostitution, un travail qui lui correspond ; un rôle, une performance, une image à entretenir, maintenir, soigner. Un outil. Mais aussi une zone de flou, une existence qu’on estompe, un statut auquel on refuse droits, respect et considération. … [suite]

Le Sorelle Macaluso

Texte et mise en scène Emma Dante / La Comédie (Genève) / du 26 au 31 janvier 2016 / plus d’infos

©Carmine Maringola

©Carmine Maringola

Les critiques :

Passi d’Angelo

Par Julia Cela

Une pièce pour se rappeler, peut-être, la force de l’amour qui soude une famille. Plongé dans une intimité complice, on suit, en voyeur attendri, les souvenirs de sept sœurs : des scènes intimes, de joie franche, de tendresse ou de douleur, tissées sur une trame chorégraphique gracieuse, comme des pas d’ange. … [suite]

Le Conte d’hiver

De William Shakespeare / mise en scène Frédéric Polier / Théâtre du Grütli / du 26 janvier au 14 février 2016 / plus d’infos

©Théâtre du Grütli

©Théâtre du Grütli

Les critiques :

Fait divers

Par Jonathan Hofer

Un roi, une reine, de la jalousie, un ours meurtrier, un bandit de grand chemin, des bergers et de la musique. Vous l’aurez compris, la troupe de l’Atelier Sphinx donne à voir dans son interprétation du Conte d’hiver de Shakespeare un spectacle au contenu des plus hétéroclites. A l’occasion du 400e anniversaire de la mort de Shakespeare, le théâtre du Grütli et l’Atelier Sphinx, emmenés par Frédéric Polier, s’attaquent au Conte d’hiver. … [suite]

Langages universels

Par Marie Reymond

Ce qu’il y a de surprenant avec Shakespeare, c’est que malgré les siècles qui nous séparent de son époque et le nombre incalculable de représentations auxquelles ses pièces ont donné lieu, on ne se lasse pas de voir et revoir ses oeuvres. Ce Conte d’hiver en particulier est une invitation au partage de l’expérience humaine universelle. Cela commence avec les instruments. … [suite]

La vie que je t’ai donnée

De Luigi Pirandello / mise en scène Jean Lermier / Théâtre de Carouge / du 26 janvier au 14 février / plus d’infos

©M.D. Curto

©M.D. Curto

Les critiques :

Entre vie et mort

Par Jonathan Hofer

Comment réagir face à la mort d’un fils ? Et s’il continuait à vivre à travers sa mère, s’il ne s’agissait, finalement, que d’un second don de vie ? Ou alors faut-il se laisser mourir avec lui ? « Se martyriser, se consoler, s’apaiser. Oui, c’est bien cela la mort ». Entre vie et mort, clarté et ténèbres, pleurs et rire, Jean Lermier donne à voir un spectacle construit dialectiquement. … [suite]

Citizien Jobs

De Jean-François Peyret / avec Jos Houben / Théâtre de Vidy / du 19 au 29 janvier 2016 / plus d’infos

©Maella Mickaelle Maréchal

©Maella Mickaelle Maréchal

Les critiques :

« Apple » à la réflexion

Par Deborah Strebel

Jean-François Peyret a voulu disséquer le mythe de Steve Jobs. Pour cela, il a eu recours aux talents comiques et poétiques de Jos Houben. En résulte une pièce où rire et réflexion se mêlent dans une évocation biographique libre d’un feu cyberboss milliardaire. La scène est vide, seuls quelques points blancs sont inscrits sur le sol. … [suite]

« Connect the dots »

Par Simon Falquet

C’est un spectacle plus sérieux qu’il n’en a l’air, et plus drôle que ce qu’on pourrait attendre d’un tel sujet. À Vidy, Jean-François Peyret réécrit le mythe de Steve Jobs, de la naissance à la montée aux Cieux, et Jos Houben lui donne vie avec un humour merveilleux d’ingéniosité et de lucidité. Je dois me confesser : je n’avais pas trop trop envie d’y aller. … [suite]

Te haré invencible con mi derrota

D’Angélica Liddell / par Angélica Liddell, compagnie Atra Bilis Teatro / Théâtre Saint-Gervais / du 19 au 23 janvier 2016 / plus d’infos

©Susana Paiva

©Susana Paiva

Les critiques :

Pisser dans un violon(celle)

Par Luc Siegenthaler

La défaite exprimée par Angélica Liddell sur scène dans Te haré invencible con mi derrota ne laisse pas le spectateur invincible. Elle le tourmente, l’épuise, l’exténue. Jusqu’à la catharsis. Etranges correspondances qu’établit sur scène Angélica Liddell avec Jacqueline du Pré, prodige britannique du violoncelle des années soixante, morte à 42 ans de la sclérose en plaques. … [suite]

Du spiritisme rock’n’roll

Par Deborah Strebel

Angélica Liddell interprète pour la première fois en Suisse son spectacle Te haré invencible con mi derrota, créé en 2009. Une époustouflante et très intense tentative de dialogue avec l’au-delà. Frissons et envoûtement garantis. En 2009, Angélica Liddell, alors âgée de 42 ans, s’intéresse au destin tragique de la violoncelliste Jacqueline Du Pré, décédée en 1987 – à l’âge de 42 ans. … [suite]

Dans la mer il y a des crocodiles

D’après Fabio Geda / mise en scène Isabelle Loyse Gremaud / Théâtre des Osses / du 15 au 31 janvier 2016 / plus d’infos

©Jonas Haenggi

©Jonas Haenggi

Les critiques :

Du récit à la scène : un voyage difficile

Par Lauriane Pointet

Après les spectacles Eldorado ou Une Enéide, la question de la migration est à nouveau au cœur de la programmation théâtrale romande avec Dans la mer il y a des crocodiles, une adaptation du livre éponyme de Fabio Geda présentée jusqu’à fin janvier au Théâtre des Osses. Dans la mer il y a des crocodiles, c’est avant tout l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari, parti d’Afghanistan à 10 ans … [suite]

L’enfant courage

Par Chantal Zumwald

De l’Afghanistan à Turin, en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce, un jeune garçon clandestin lutte pour sa survie durant cinq années. Ce récit de vie poignant et véridique évoque le courage et la foi d’un jeune héros inattendu, Enaiatollah Akbari, âgé d’environ dix ans lors de son départ. L’histoire de Dans la mer il y a des crocodiles est un récit de vie recueilli par l’écrivain italien Fabio Geda … [suite]

Les Aventures de Huckleberry Finn – Part one

D’après le roman de Mark Twain / adaptation et mise en scène Yvan Rihs / TPR / du 12 au 15 janvier 2016 / plus d’infos

©Yvan Rihs et Camille Mermet

©Yvan Rihs et Camille Mermet

Les critiques :

Théâtre à Narnia

Par Simon Falquet

Arriver en train à La Chaux-de-Fonds comme on entre à Narnia, passant en l’espace d’un tunnel du stratus vaudois à un paysage féérique de sapins et de neige. C’est déjà une belle aventure, et peut-être le meilleur conditionnement pour le spectacle présenté actuellement au Théâtre populaire romand : Les Aventures de Huckleberry Finn – Part one. … [suite]

Les critiques :

Un jeu d’enfants

Par Jonathan Hofer

« AVERTISSEMENT : Quiconque essaiera de trouver un sens à ce récit sera poursuivi ; quiconque essaiera d’y trouver une morale sera banni ; quiconque essaiera d’y trouver une intrigue sera fusillé. Par ordre de l’auteur. » C’est sur cette épigraphe que commence la représentation, un voyage entre le pays de l’enfance et le Mississippi. … [suite]

Plan Cul

Concept, jeu et musique de Philippe Wicht Böse Wicht Zone / l’Arsenic / du 12 au 17 janvier 2016 / plus d’infos

© Böse Wicht Zone

© Böse Wicht Zone

Les critiques :

« I’m super horny tonight »

Par Sabrina Roh

Il y a plusieurs façons d’aimer le sexe, selon le personnage hautement sensuel et très peu pudique qu’incarne Philippe Wicht dans Plan Cul, sa dernière performance créée à l’Arsenic. Si certains aiment l’acte quand il est sauvage, ou d’autres quand l’ambiance est romantique, il y en a qui optent plutôt pour du sexe radical, sans chichis. … [suite]

Rapports

Par Josefa Terribilini

« J’ai rien senti », chuchote Philippe Wicht. Et pourtant, cette performance ne laisse pas indifférent. Dans PLAN CUL, qu’il conceptualise et interprète, l’artiste nous fait crûment parcourir tous les sentiments contradictoires constitutifs de ce genre de rencontres au travers une série de sons, de lumières et de mouvements qui souvent nous emmènent loin dans son propos, mais nous dérangent parfois. … [suite]

Sauvage : Opéra de Chambre

De Dominique Lehmann (musique) et Pierre Louis Péclat (livret) / mise en scène Hélène Cattin / Théâtre de la Grange de Dorigny / du 8 au 10, puis du 15 au 17 janvier 2016 / plus d’infos

©Lauren Pasche

©Lauren Pasche

Les critiques :

Pulsions sauvages

Par Emilie Roch

Impudique et effrontée, la mystérieuse Liaraca se divertit à gratter la fine couche de bienséance qui régit les rapports entre quatre amis de la bonne société. Sauvage : Opéra de Chambre donne à voir et à entendre le choc entre un monde « primitif » incarné par Liaraca, libre de toute convention sociale, et les membres d’un monde civilisé, empêtrés dans leurs jugements de valeur. … [suite]

Civilités et sauvagerie

Par Amandine Rosset

Comment réagir face à la sauvagerie ? Est-ce que tout le monde n’aurait pas une part sauvage au fond de lui-même ? Et finalement, qu’est-ce que la sauvagerie ? Voilà les questions que soulève l’opéra tragicomique repris par Hélène Cattin. La metteure en scène Hélène Cattin s’est lancé le défi de diriger sa première pièce musicale. … [suite]

Tiempos

De et par Danièle Chevrolet et José-Manuel Ruiz / cie Les Héros Fourbus / Petithéâtre de Sion / du 26 décembre 2015 au 3 janvier 2016 / plus d’infos

©Michaël Abbet

©Michaël Abbet

Les critiques :

Nostalgie et travail du temps

Par Chantal Zumwald

Difficile démarche que d’expliquer ce qu’est le temps. C’est pourtant le défi que s’est lancé la compagnie valaisanne des Héros Fourbus, créée en 2007. Danièle Chevrolet et José-Manuel Ruiz, accompagnés d’une musique originale de Stéphane Albelda jouée en live par Fanny Hugo, ont choisi d’illustrer ce temps qui passe à l’aide de marionnettes de bois articulées, qu’ils ont créées eux-mêmes aidés de Christophe Kiss. … [suite]

Cette année Noël est annulé

Carte blanche à Robert Sandoz / Laboratoire spontané du Théâtre Am Stram Gram / du 15 au 20 décembre 2015 / plus d’infos

©Elisabeth Carecchio

©Elisabeth Carecchio

Les critiques :

Et le Vent volera Noël

Par Waqas Mirza

Le directeur du théâtre Am Stram Gram Fabrice Melquiot a mis le metteur en scène Robert Sandoz à l’épreuve en lui imposant le titre d’un spectacle à monter pendant les fêtes : “Cette année Noël est annulé”. Défi relevé à cent à l’heure. Un trio d’improvisateurs comiques, dont Sandoz lui-même, divertit les enfants pendant une heure, et parvient même à leur enseigner deux ou trois choses. … [suite]

Les coulisses à l’honneur

Par Lauriane Pointet

Créer en une semaine un « spectacle pour enfants de qualité », telle était la mission donnée à Robert Sandoz dans le cadre des laboratoires spontanés du théâtre enfance et jeunesse Am Stram Gram à Genève. Le metteur en scène a relevé le défi avec ses deux comparses Adrien Gygax et Ernesto Morales. … [suite]

Wild West Women

De Caroline Le Forestier / par Le Théâtre de l’Ecrou et Solentiname / mise en scène Augustin Bécard / Théâtre de La Grange de Dorigny / du 10 au 12 décembre 2015 / plus d’infos

©RAP

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Les critiques :

Pionnières d’hier et d’aujourd’hui

Par Chantal Zumwald

Dans un monde de pionniers, aux Etats-unis, en 1851, trois femmes asservies de différentes façons brisent leurs liens avec un passé douloureux pour se jeter dans l’inconnu, avec la liberté et l’espoir d’une vie meilleure comme seules forces, au milieu d’un monde hostile, farouchement dirigé par des hommes avides de domination. … [suite]

Emancipation trail

Par Fanny Utiger

Sur l’Oregon trail, émancipation genrée et générique. Ou comment trois femmes dépoussièrent le western et se font une place dans un monde qui souvent n’en a laissé qu’aux hommes. Charlotte, jeune esclave noire exploitée, violentée, violée par son maître, à la recherche du fils qu’on lui a retiré. Rose, réprimée par un mari qu’elle n’a pas choisi et qui lui reproche sa vivacité intellectuelle comme sa soif d’apprendre et de lire. … [suite]

 

Orthodhoxes

Écrit et mis en scène par Casimir M. Admonk / TU –Théâtre de l’Usine / du 10 au 16 décembre 2015 / plus d’infos

©TU

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Les critiques :

On n’est plus des enfants

Par Léa Giotto

Une pesanteur artificielle évoquant tour à tour la chute ou l’ascension. Ou les deux à la fois. Ou aucun des deux. Les corps se balancent au bout d’un fil, l’œil est absent et l’allure folle. La transposition d’un texte poétique sur scène sans aucun passage du texte en question, voici ce qui est offert au spectateur. Celui-ci doit être prêt à s’approcher, de plus en plus, encore un peu, pour aller directement au ressenti. … [suite]

En suspens

Par Laura Weber

Composé de chorégraphies aériennes, Ohrtodhoxes se développe par une succession de scènes en lévitation. Mais l’équilibre de ce ballet aérien se révèle précaire, et pointe la crainte d’un vacillement. Pour sa première création théâtrale, Casimir M. Admonk compose une pièce pour le moins déroutante. … [suite]

 

Une Énéide

D’après L’Énéide de Virgile / conception et mise en scène Sandra Amodio / texte et adaptation Sébastien Grosset / La Grange de Dorigny / du 3 au 5 décembre 2015 / plus d’infos

©Hélène Tobler

©Hélène Tobler

Les critiques :

L’épopée des invisibles

Par Emilie Roch

La metteure en scène Sandra Amodio a vu un parallèle entre l’épopée d’Enée, célèbre héros virgilien, contraint de fuir sa Troie natale par la voie maritime, et le destin de millions de migrants qui, tous les jours, risquent leur vie en mer dans l’espoir d’une vie meilleure. De la rencontre de l’antique Enéide et d’une réalité contemporaine est né un spectacle soucieux de donner un corps et une voix à ceux qui forment cette masse indistincte et déshumanisée que nous relaient les médias. … [suite]

Bienvenue aux Enfers

Par Suzanne Crettex

« Toute une foule se ruait et venait se répandre sur la rive : des femmes, des hommes, les corps des héros magnanimes, des fils, des filles […] Mais le sombre passeur prend les uns, puis les autres ». Récité par une voix off, cet extrait de L’Enéide de Virgile fait étrangement écho « au récit de milliers de migrants qui échouent au large de Lampedusa et aux frontières de l’Europe » … [suite]

 

La damnation de Faustino

Écrit et mis en scène par Claude-Inga Barbey / par la compagnie Sans Scrupules avec le concours de Séverine Bujard, Yvonne Städler, Patrick Lapp, Rémi Rauzier / Théâtre St-Gervais/ du 1er au 19 décembre 2015 / plus d’infos

©Isabelle Meister

©Isabelle Meister

Les critiques :

À gorge déployée

Par Valmir Rexhepi

Faustino arrive sur terre pour traquer l’espoir et en priver le monde, pour le compte d’une compagnie d’assurance démoniaque. Une pièce toute en rires… En cette fin d’année 2015, Claude-Inga Barbey nous propose une pièce qui, dès les premiers instants de jeu, veut tirer sur la fibre comique : La damnation de Faustino. … [suite]

 

On ne badine pas avec l’amour

D’Alfred de Musset / mise en scène Anne Schwaller / TKM / du 1er au 23 décembre 2015 / plus d’infos

©Mario del Curto

©Mario del Curto

Les critiques :

Et soudain, c’est le drame

Par Lauriane Pointet

Camille et Perdican étaient destinés à s’aimer… mais lorsqu’ils se retrouvent après des années de séparation, l’orgueil s’invite à la fête et l’amour devient un jeu dangereux. Le grand classique de Musset est à savourer jusqu’à fin décembre sur les planches du théâtre Kléber-Méleau. … [suite]

Je suis venu te dire que je m’en vais

Par Waqas Mirza

La mise en scène d’Anne Schwaler capture parfaitement les aspects comiques de la pièce de Musset. En résultent de nombreuses scènes particulièrement divertissantes. Après l’euphorie d’une première heure hilarante, le rythme s’essouffle pourtant. « Je connais les femmes, il faut leur jeter de la poudre aux yeux! » s’exclame d’un ton confiant le baron. … [suite]

 

Rentrer au volcan

Création et mise en scène Augustin Rebetez / Théâtre de Vidy / du 27 novembre au 11 décembre 2015 / plus d’infos

©Augustin Rebetez

©Augustin Rebetez

Les critiques :

Au-delà du réel

Par Elisa Picci

Avec Rentrer au volcan, Augustin Rebetez nous invite à entrer dans un monde à la fois sombre et poétique, où le réalisme ne trouve plus aucune place : les corps humains se disloquent et les décors prennent vie. Un mélange de performances tant vocales que physiques dans un univers archaïque, étrange et parfois teinté d’humour. … [suite]

Sombre fabrique à rêves

Par Simon Falquet

Augustin Rebetez rentre au théâtre avec une patte artistique déjà éprouvée. Sa première création, Rentrer au volcan, croise la musique, la danse et la performance dans un univers infernal peuplé de démons masqués et d’installations grotesques. J’ai beaucoup ri durant le spectacle. … [suite]

 

Le nozze di Figaro

De Wolfgang Amadeus Mozart, à partir du livret de Lorenzo da Ponte / mise en scène Galin Stoev / direction musicale Alexis Kossenko / Théâtre du Reflet (Vevey) / 24 novembre 2015 / plus d’infos

©Richard Dugovic

©Richard Dugovic

Les critiques :

Une « trop » folle journée de noces

Par Waqas Mirza

Galin Stoev met en scène les Noces de Figaro de Mozart. Un amant qui saute du balcon, un mari cocu lui-même adultère, un fiancé jaloux au service de son rival… Cet opéra-bouffe déroule une série infinie de situations incongrues qui se laissent copieusement dévorer. Difficile de quitter le théâtre du Reflet sans ressentir un trop-plein d’émotions. … [suite]

Tel est pris qui croyait prendre

Par Marie Reymond

Figaro et Susanna s’aiment ; ils vont se marier. Seulement voilà : leur seigneur le Comte s’intéresse d’un peu trop près à Susanna. Les amoureux mettent tout en place pour venir à bout de l’audacieux. Tout ne se passe pas comme l’avaient prévu les deux intrigants, et plus d’un personnage sera pris alors qu’il croyait prendre. … [suite]

 

Tristesse animal noir

D’Anja Hilling / mise en scène Collectif Sur un Malentendu / L’Arsenic / du 23 au 29 novembre 2015 / plus d’infos

©Nicolas di Meo

©Nicolas di Meo

Les critiques :

Un cauchemar à la belle étoile

Par Amandine Rosset

Lundi, les six jeunes comédiens du Collectif Sur un Malentendu présentaient Tristesse animal noir, une histoire vraisemblable, dramatique et emprunte d’ironie et de folie qui pose la question du deuil et du choc post-traumatique. La pièce parle de l’expérience d’un groupe d’amis avant, pendant et après le drame qui changera leur vie. … [suite]

Théâtre ardent

Par Valmir Rexhepi

Six personnages vont passer par les flammes, certains vont en ressortir, carbonisés au-dedans comme au-dehors. Six comédiens se partagent la scène pour nous livrer une pièce au titre énigmatique dont on n’essayera pas de percer le mystère : Tristesse animal noir, composée par Anja Hilling, en allemand, puis traduite en français avec le concours de Silvia Berutti-Ronelt en collaboration avec Jean-Claude Berutti. … [suite]

 

El Triunfo de La Libertad

De La Ribot, Juan Dominguez et Juan Loriente / Théâtre de Vidy / du 20 au 21 novembre 2015 / plus d’infos

©Gregory Batardon

©Gregory Batardon

Les critiques :

Pourquoi viens-tu au théâtre ce soir ?

Par Simon Falquet

J’étais d’accord avec mon collègue Basile en sortant voir la pluie à la fin du spectacle. Mais avant de vous expliquer sur quoi nous étions d’accord, laissez-moi vous parler du couple qui vient au même moment nous demander un briquet. Je les félicite d’avoir fait partie du groupe des courageux qui ont décidé de rester jusqu’au bout. Ils n’ont pas tout à fait décidé, finalement, ils nous confient qu’ils étaient surtout coincés dans les rangs du fond. … [suite]

 

Mamma Helvetia (un rapport familial)

Un projet de Georg Scharegg et Theater Chur / mise en scène Georg Scharegg / La Grange de Dorigny / du 20 au 22 novembre 2015 / plus d’infos

©B. Faessler

©B. Faessler

Les critiques :

La Suisse, une famille pas comme les autres

Par Deborah Strebel

Qu’est-ce que la Suisse ? Un petit pays au milieu de l’Europe, reconnu pour sa démocratie et ses banques ? Et si c’était une grande famille ? Georg Scharegg et sa troupe ont mené l’enquête. Pendant un an, ils ont parcouru tout le pays, des endroits les plus reculés aux plus urbanisés. Mamma Helvetia est le fruit de leurs recherches. … [suite]

Intra-muros Helevetiae

Par Fanny Utiger

Tout y est, ou presque. Voyage, avec Mamma Helvetia, dans la Suisse, la belle et la moins belle, entre l’appréhension de son avenir et le souci du respect de ses traditions. « D’abord je me sens Lausannoise, puis Vaudoise, puis francophone… et enfin je me sens Suisse », dit une des actrices, Lausannoise le temps seulement de quelques déclarations. … [suite]

 

Werther!

D’après Les Souffrances du jeune Werther de Johann Wolfgang von Goethe / mise en scène Nicolas Stemann / Théâtre de Vidy / du 19 au 29 novembre 2015 / plus d’infos

©Krafft Angerer

©Krafft Angerer

Les critiques :

L’amoureux fait son show

Par Sabrina Roh

Le metteur en scène Nicolas Stemann et le comédien Philippe Hochmair proposent à Vidy une version bilingue de Werther !, spectacle créé en Allemagne en 1997. Voilà presque vingt ans qu’ils donnent à voir leur lecture des Souffrances du jeune Werther de Goethe. Un tour de force dans lequel l’amoureux égocentrique paraît bien plus égocentrique qu’amoureux. Werther aime Lotte. … [suite]

 

Autour d’Aloïse

De Sébastien Ribaux / mise en scène Sébastien Ribaux / Théâtre 2.21 / du 17 au 29 novembre 2015 / plus d’infos

©Sophie Pasquet-Racine

©Sophie Pasquet-Racine

Les critiques :

Plurielle

Par Valmir Rexhepi

Sébastien Ribaux nous mène à la rencontre d’Aloïse Corbaz. Mais Aloïse est multiple, insaisissable. Alors on reste autour, pour ne pas trop la brusquer, pour qu’elle ose sa folie devant nous. Il est de ces rencontres heureuses qui se font au hasard d’un regard. Sébastien Ribaux frôle Aloïse Corbaz, vêtue de mots, de peintures, de dessins. Peut-être bien qu’elle le bouscule un peu, toute suspendue qu’elle est sur les murs de la collection de l’Art brut … [suite]

Du dessin à la scène

Par Deborah Strebel

Sébastien Ribaux présente un spectacle autour d’Aloïse Corbaz, artiste suisse emblématique de l’art brut. Sa vie et son œuvre picturale sont évoquées avec délicatesse et poésie non pas dans une logique linéaire mais dans un hypnotique mouvement tourbillonnant. Aloïse Corbaz (1886-1964) est née à Lausanne. Une fois sa scolarité terminée, elle devient couturière. Elle aime un prêtre défroqué. Cette passion fait scandale. … [suite]

 

Conférence de choses – L’intégrale

De François Gremaud / avec Pierre Mifsud / 2b company / L’Arsenic / 15 novembre 2015 / plus d’infos

©2b company

©2b company

Les critiques :

Associations libres

Par Nadia Hachemi

A quel esprit brillant devons nous donc l’invention de la poubelle ? Comment les comètes se forment-elles ? Où peut-on trouver des pissoires pour femmes ? Tant de questions que vous ne vous êtes jamais posées mais dont Conférence de choses vous donnera la réponse. Un dimanche matin à l’Arsenic, 10h, une salle remplie de poufs auxquels font face une table et une chaise. … [suite]

De choses à d’autres

Par Justine Favre

Imaginée en 2013 par François Gremaud, coécrite et jouée par le comédien Pierre Mifsud, la version intégrale de Conférence de choses a eu lieu ce dimanche 15 novembre au théâtre de l’Arsenic, après neuf représentations partielles de précisément 53.333 minutes chacune dans divers lieux de la région lausannoise. « Tu crois qu’on va réussir à rester toute la durée du spectacle? » … [suite]

 

Intrigue et amour

De Friedrich Schiller / mise en scène Yves Beaunesne / TPR (La Chaux-de-Fond) / 14 novembre 2015 / en tournée jusqu’en mars 2016 / plus d’infos

©Guy Delahaye

©Guy Delahaye

Les critiques :

Schiller rajeuni

Par Laura Weber

Figure de proue du romantisme allemand, Friedrich von Schiller écrivait en 1784 Intrigue et amour, pièce subversive à l’encontre de l’ordre social et du pouvoir tyrannique. Aujourd’hui, malgré les décennies qui nous séparent de cette période, le cri révolutionnaire de Schiller n’a pas perdu de sa vigueur, notamment grâce à sa remarquable mise en scène par Yves Beaunesne. … [suite]

Mise à jour

Par Léa Giotto

Remettre au goût du jour une œuvre phare du romantisme révolutionnaire allemand, voici le projet ambitieux de Yves Beausnesne. Mais la question se pose : est-il possible, en 2015, de faire résonner des questions de 1784 ? Se révolter contre un système qu’il jugeait corrompu et obscurantiste au travers d’une histoire d’amour impossible. … [suite]

Les Acteurs de bonne foi

De Marivaux / mise en scène Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier / Théâtre des Osses / du 14 novembre au 8 décembre 2015 / plus d’infos

©Carole Parodi

©Carole Parodi

Les critiques :

Quand l’amour (se) joue

Par Emilie Roch

Après L’Illusion comique de Corneille qui avait ouvert avec éclat la saison 2014-2015 du Théâtre des Osses, le duo formé par les co-directeurs du Centre dramatique fribourgeois, Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier, renouvelle son aventure dans le registre comique classique avec une pétillante adaptation d’une pièce en un acte de Marivaux, Les Acteurs de bonne foi. … [suite]

Pour folâtrer et rire

Par Josefa Terribilini

Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier poursuivent leur exploration du théâtre dans le théâtre ; après l’épique Illusion comique cornélienne, c’est une jolie comédie de Marivaux qu’ils choisissent de revisiter. Fresque paysanne dans la paille d’une écurie, ça pétille, ça tambourine, ça danse, ça rit, c’est exutoire. « Ils font semblant de faire semblant ! » s’exclame Blaise entre deux bégaiements. … [suite]

Frères ennemis (La Thébaïde)

De Jean Racine / mise en scène Cédric Dorier / La Grange de Dorigny / du 11 au 15 novembre 2015 / plus d’infos

©Alan Humerose

©Alan Humerose

Les critiques :

Macbook, mini-bar et mère maudite

Par Waqas Mirza

Cédric Dorier lève la poussière sur la famille maudite des Labdacides et insuffle à la tragédie du Grand Siècle une tonalité de série-télé. Deux frères ennemis se déchirent sur un plateau où la tension entre classique et moderne est artistement exploitée. Par un jeu habile d’anachronismes, la compagnie Les Célébrants prouve que l’œuvre de Racine a su rester intemporelle. … [suite]

Frères, je nous hais

Par Justine Favre

Cédric Dorier, familier des adaptations mais aussi des créations novatrices, présente en ce moment à La Grange de Dorigny la Thébaïde, première tragédie de Racine. Faisant le choix audacieux (d’aucuns diront étonnant) de suivre strictement le texte de l’auteur dans sa forme classique tout en transposant la scène dans un contexte contemporain indéterminé, le metteur en scène a parié sur la plasticité et la portée universelle de l’œuvre, la modelant de telle sorte qu’elle nous touche malgré l’archaïsme de la langue de l’époque de Louis XIV. … [suite]

Sul concetto di volto nel figlio di Dio

De Romeo Castellucci / mise en scène Romeo Castellucci / Théâtre de Vidy / du 11 au 15 novembre 2015 / plus d’infos

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Les critiques :

« Ecce homo » ou l’expérience-limite de Castellucci

Par Suzanne Crettex

Réunir sur une même scène les humeurs les plus dégradantes du corps humain et un visage monumental du Christ, peint par Antonello da Messina au XVe siècle, c’est à ne pas s’y méprendre, interroger les valeurs de notre culture occidentale et, par là même, du théâtre. Et si, après tout, le Christ était tout près de notre misère ; bien plus près que ce que l’on pense ? Avec Sul concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu), présenté à Avignon en 2011, c’est une création absolument déroutante que nous propose Romeo Castellucci … [suite]

Lorenzaccio

D’Alfred de Musset / mise en scène Catherine Marnas / La Comédie (Genève) / du 10 au 14 novembre 2015 / plus d’infos

©Pierre Grosbois

©Pierre Grosbois

Les critiques :

De la perdition à la révolution

Par Sabrina Roh

Après Lignes de faille, la metteuse en scène Catherine Marnas revient à la Comédie de Genève en s’attaquant à un chef-d’œuvre de la littérature romantique. Avec Lorenzaccio, elle signe une mise en scène qui traduit toute la complexité du héros, tout en renforçant la signification du geste de ce dernier contre une société avilie. Qu’on se le dise franchement, la lecture de Lorenzaccio n’est pas de tout repos. … [suite]

Quand le drame romantique devient politique

Par Lauriane Pointet

Est-il possible de renverser un pouvoir tyrannique pour établir à la place une République ? La question n’est pas propre à l’actualité, puisqu’elle était déjà au cœur de la pièce de Musset. Catherine Marmas en propose une version dépoussiérée et riche en interprétations. Remettre au goût du jour le drame de Musset, voilà l’ambition de Catherine Marnas. … [suite]

 

 

L’Histoire du soldat

De Charles-Ferdinand Ramuz / musique d’Igor Stravinsky / par le Teatro Malandro / mise en scène Omar Porras / Théâtre Le Reflet (Vevey) / du 7 au 8 novembre 2015 / plus d’infos

©Elisabeth Carecchio

©Elisabeth Carecchio

Les critiques :

Explosive et poétique descente aux enfers

Par Emilie Roch

A l’occasion de ses 25 ans, le Teatro Malandro, compagnie fondée par Omar Porras, s’invite dans les salles de Suisse romande et de France pour rejouer son interprétation exceptionnelle de L’Histoire du soldat, créée en 2003 au Théâtre Am Stram Gram à Genève. La scénographie haute en couleurs des frères Porras offre une deuxième et vigoureuse jeunesse à cette pièce musico-théâtrale, née de la complicité entre Ramuz et Stravinsky en 1918. … [suite]

Carnaval militaire

Par Camille Logoz
Omar Porras et sa troupe Teatro Malandro reprennent à leur sauce L’Histoire du soldat de C.-F. Ramuz et Igor Stravinski, en l’assaisonnant des éléments qui font depuis toujours le succès de leur théâtre festif et claironnant : masques, mimes et confettis. Le Diable fait sursauter à chacune de ses entrées, apparaissant dans une explosion sonore, un embrasement et un nuage de fumée. … [suite]

 

Bataille

Concept et interprétation de Delgado Fuchs et Clédat & Petitpierre / L’Arsenic / du 4 au 8 novembre 2015 / plus d’infos

©Arya Dil

©Arya Dil

Les critiques :

Mouvements

Par Valmir Rexhepi

Deux armures et deux buissons se déplacent sur la scène. Ça fait du bruit, de la musique, des images. Bataille appelle l’œuvre d’Uccello (la Bataille de San Romano) au risque souvent de n’être lu qu’à travers cet angle. Pourtant, il y a autre chose, une grammaire du corps, une syntaxe du mouvement qui émerge durant la performance. Un langage singulier qui, au-delà de son lien au tableau, peut se faire comprendre. … [suite]

Ça (s’) épuise, une armure

Par Fanny Utiger

Que feraient-ils, les chevaliers de San Romano, s’ils avaient quartier libre dans le tableau d’Uccello ? Dans Bataille, deux d’entre eux sont livrés à eux-mêmes et s’occupent pour une heure… Dieu sait ce qui est passé par la tête de celui qui un jour se dit que les chevaliers batailleraient en armure, cette cinquantaine de kilos de métal leur garantissant au combat autant de discrétion que de praticité. … [suite]

 

Je suis Antigone

De Ella / par la compagnie Lunatik / mise en scène Jean-Luc Borgeat et Elphie Pambu / Petithéâtre / du 5 au 15 novembre 2015 / plus d’infos

©David Gaudin

©David Gaudin

Les critiques :

Antigone, post-scriptum

Par Suzanne Crettex

Nous qui croyions en être quittes avec la petite Antigone, morte dans son tombeau avec Hémon à ses pieds, laissant Créon seul à attendre la mort dans son palais comme un tyran ; nous avions tort. Désormais, c’est aux Enfers que la fille d’Œdipe cherche le repos, et qu’elle revit avec Créon une dernière et éternelle confrontation. Après Vêtir ceux qui sont nus de Luigi Pirandello, Jean-Luc Borgeat revient sur la scène du Petithéâtre de Sion avec la compagnie Lunatik. … [suite]

L’enfer c’est les nôtres

Par Josefa Terribilini

Créon et Antigone se retrouvent dans les Enfers pour reprendre et peut-être achever leur confrontation acharnée. Deux figures, deux paroles animées par des logiques qui leur sont propres, revisitées sur un pied d’égalité. Dans un non-lieu et un non-temps, dans une froideur feutrée, c’est avec une remarquable finesse que la compagnie Lunatik réétudie un mythe où Justice, Devoir et Famille sont autant de notions qui s’entrechoquent et se troublent. … [suite]

 

Silencio

De Julien Schmutz et Robert Sandoz / mise en scène Julien Schmutz / par Le Magnifique Théâtre / Equilibre-Nuithonie / du 3 au 14 novembre 2015 / plus d’infos

©Guillaume Perret

©Guillaume Perret

Les critiques :

Les grotesques fantômes du futur

Par Nadia Hachemi

Creuser le passé, déterrer les morts pour comprendre son présent et se projeter vers le futur. Silencio est une pièce hantée, remplie de fantômes dansants. Récit bizarre d’une descendance maudite dans lequel la jouissance de la vie et l’horreur de la mort se superposent dans un spectacle d’une drôlerie macabre et grinçante. Conter. Dire la vie, la mort aussi : tel est le rôle de Silencio, un inquiétant personnage élégamment habillé et coiffé d’un chapeau haut de forme. … [suite]

La voix du silence

Par Chantal Zumwald

Un Français, descendant d’Indiens Kuna et atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob est hanté par des rêves récurrents. Il décide de partir à la recherche de sa mère décédée, pour un peu de moelle osseuse. Son voyage va l’amener dans le cimetière français de Catoun, dans la forêt panaméenne. Ambiance peu rassurante sur le plateau de Nuithonie : cimetière, crânes, croix, dans une atmosphère brumeuse digne des landes du Devonshire qui rappelle le fameux Chien des Baskerville[suite]

 

Je m’appelle Jack

De Sandra Korol / par la Cie Face Public / Mise en scène Michel Toman / Le Petit Théâtre / du 28 octobre au 15 novembre 2015 / plus d’infos

©Philippe Pache

©Philippe Pache

Les critiques :

Rencontre avec soi-même

Par Laura Weber

Dans Je m’appelle Jack, la « vérité vraie du dedans » d’un individu se détermine grâce à une distinction simple, et cela depuis des temps immémoriaux : une vérité « rose facile » pour les filles, « bleu compliquée » pour les garçons. Et tout semble aller très bien comme ça. Mais que se passera-t-il lorsque l’héroïne de la pièce, Elie, se révoltera contre la couleur de sa vérité, chamboulant ainsi cette catégorisation ancestrale bipartite ? Je m’appelle Jack termine un cycle entamé par l’auteure Sandra Korol en 2011. … [suite]

Où est Jack?

Par Léa Giotto

Explorer l’écart entre qui l’on croit être, qui les autres pensent que nous sommes et qui l’on est vraiment. Voici le projet ambitieux initié par l’auteure Sandra Korol avec Je m’appelle Jack, une pièce autour de la question délicate des identités de genre et conseillée dès 7 ans. Elie a enfin perdu sa dernière dent de lait. Dans son monde, c’est l’événement le plus important d’une vie. C’est le jour où l’on quitte l’enfance pour se confronter à qui l’on est vraiment. … [suite]

 

Shake

D’après La nuit des rois / de William Shakespeare / mise en scène Dan Jemmett / Théâtre de Carouge / du 27 octobre au 15 novembre / plus d’infos

©Mario del Curto

©Mario del Curto

Les critiques :

Une comédie qui secoue

Par Alice Moraz

C’est une pièce de Shakespeare complètement métamorphosée et bien loin des conventions du théâtre élisabéthain que présente la mise en scène de Dan Jemmett. Musique, danse et plaisanteries font de Shake une comédie débridée et remise au goût du jour. Viola aime Orsino qui aime Olivia qui est tombée amoureuse de Viola travestie en garçon… Cette chaîne amoureuse trouve une issue heureuse grâce au retour de Sébastien, le frère jumeau de Viola qui avait fait naufrage avec elle sur les côtes de l’Illyrie, et dont s’éprend Olivia, trompée par la ressemblance qu’il a avec sa sœur. … [suite]

Shakespeare: agiter avant emploi

Par Elisa Picci

S’inspirant de La Nuit des Rois de Shakespeare, Dan Jemmett propose une mise en scène teintée de l’humour shakespearien et modernisée pour le public d’aujourd’hui. Des personnages sur-vitaminés, de la musique qui swingue, un décor unique, tout est réuni pour nous embarquer dans une illusion originale. L’intrigue reste fidèle à celle de La Nuit des Rois: après avoir été séparée de son frère jumeau Sébastien à cause d’un naufrage, Viola se retrouve à la cour du duc Orsino où elle se déguise en garçon pour pouvoir s’intégrer. … [suite]

 

Sound of Music

Sound of Music / Mise en scène Yan Duyvendak / Théâtre de Vidy / du 27 au 31 octobre 2015 / plus d’infos

©Sébastien Monachon

©Sébastien Monachon

Les critiques :

All right, good night ?

Par Luc Siegenthaler

Des danseurs vêtus pour la plupart de costumes brillants exécutent des chorégraphies sur scène. Ils chantent en souriant le leitmotiv du spectacle « All right, good night ». Le spectacle passé, le spectateur est-il vraiment apaisé ? Dans Sound of Music, il est saisi d’un étrange sentiment d’inquiétude. Tout ce qui compose une comédie musicale est bien là : des danseurs jeunes et séduisants, des musiques joyeuses rappelant les plus grands airs de Broadway, des chorégraphies souples, légères et chaleureuses. [suite]

Une musique en demi-teinte

Par Jonathan Hofer

Et si nous parlions de la fin ? Celle du spectacle ? Non, la vôtre, la mienne : la fin de l’Homme. Ah non ! pas un mardi soir après huit heure de travail. Et si je vous la chante ? Alors là, ça change tout ! Yan Duyvendak signe, dans sa dernière création, une comédie musicale façon Broadway tout à fait saisissant. Avec l’aide de Christophe Fiat, Olivier Dubois et Andrea Cera – pour le texte, la chorégraphie et la musique – le néerlandais aborde tous les sujets : guerre, climat, propriété intellectuelle, suicide, … [suite]

 

Le voyage d’Alice en Suisse

De Lukas Bärfuss / traduction Hélène Mauler et René Zahnd / mise en scène Gian Manuel Rau / La Grange de Dorigny / du 22 au 25 et du 29 au 31 octobre 2015 / plus d’infos

©Martin Reeve

©Martin Reeve

Les critiques :

La mort comme dernière liberté

Par Lauriane Pointet

Un voyage en Suisse sans billet de retour : si Alice se rend à Zurich, c’est bien dans l’idée de pouvoir y bénéficier de l’aide au suicide. Un sujet difficile mais toujours actuel, traité avec beaucoup de subtilité par la Compagnie Camastral. Ce n’est pas souvent que l’on sort d’un spectacle avec un goût pâteux dans la bouche, et le cœur légèrement retourné. C’est pourtant ce qui s’est produit en ouverture de saison du théâtre de la Grange de Dorigny. … [suite]

 

La Cerisaie

D’Anton Tchekhov / par la Cie du Passage et Cie G. Bouillon / Théâtre du Passage (Neuchâtel) / du 22 au 25 octobre 2015 / plus d’infos

©Cosimo Terlizzi

©Cosimo Terlizzi

Les critiques :

Une maison de fous

Par Camille Logoz

Sur un territoire qu’elle refuse d’abandonner, une famille à l’avenir incertain lutte pour préserver son ordinaire des effets de l’aliénation. À trop essayer de rester maîtres de leurs terres et d’eux-mêmes, ses membres finissent par perdre la face et la tête. Un drame, apparemment, mais que les protagonistes vivent comme un doux délire fantastique. La Cerisaie raconte les derniers jours passés par une famille aristocrate et leurs domestiques sur leurs terres en Russie. Sans moyens pour rembourser les intérêts, ils sont contraints à vendre le domaine familial avant la fin de l’été. … [suite]

À la lumière des regards

Par Marie Reymond

Une famille russe voit son domaine menacé de vente si elle ne trouve pas un moyen de rembourser les intérêts de ses dettes. Réunis pour la première fois depuis des années, ses membres sont amenés à revisiter leur passé lié au domaine dans un processus de deuil. Aidés par l’utilisation de la lumière, les spectateurs sont happés dans les introspections des différents personnages, que l’on suit avec passion. Dans cette mise en scène, le personnage principal, c’est la demeure elle-même. … [suite]

 

FriScènes 2015

Festival international de théâtre Friscènes / Nouveau Monde (Fribourg) / du 19 au 25 octobre 2015 / plus d’infos

Friscenes

Les critiques :

La Cantatrice Chauve

Le comique du rien

Par Nadia Hachemi
Comédie de l’identité et du non-sens de la vie sociale, La Cantatrice Chauve de Ionesco ne rime à rien. La Compagnie Vol de Nuit, une troupe d’amateurs bourrée de talent, en présente une mise en scène qui exploite pleinement toute la drôlerie de cette anti-pièce farcesque. Un couple très british attend ses amis qui arriveront à l’improviste en échangeant des banalités. Non-sens ? Ne vous en formalisez pas, la pièce n’ira pas en s’éclaircissant ! … [suite]

L’absurde au sommet de son art

Par Lauriane Pointet
Quatre chaises miniatures, deux lampes, une porte qui s’ouvre sur rien : il n’en faut pas plus à la Compagnie Vol de Nuit pour proposer une mise en scène dynamique et efficace du grand classique du théâtre de l’absurde. Difficile de résumer une pièce aussi insaisissable que La Cantatrice chauve ! Inspiré par l’absurdité des dialogues et des situations dans les manuels d’enseignement de l’anglais, Ionesco propose dans son texte une réflexion sur la vacuité du langage et le non-sens des expressions de la langue courante. … [suite]

Un Roi se meurt

Un roi, la mort et la musique

Par Lauriane Pointet
La compagnie du Théâtre de l’intérieur propose une adaptation sans complexe, intelligente et efficace de la pièce de Ionesco. Des personnages qui se trémoussent sur scène sur une musique disco et dans un déluge de confettis, avant même que les spectateurs ne soient entrés dans la salle, cela peut surprendre. D’autant plus quand la pièce s’intitule Un roi se meurt et qu’il s’agit, comme l’indique clairement le titre, d’une adaptation de la célèbre pièce Le roi se meurt d’Eugène Ionesco. … [suite]

FreeScènes

Dürrenmatt hors des murs

Par Emilie Roch
Quitter la salle et emmener les spectateurs dans les rues de Fribourg pour déambuler au fil de l’œuvre de Dürrenmatt : voilà le défi lancé par le festival FriScènes dans le cadre du projet « FreeScènes », relevé par deux troupes locales. Une cour d’école, le couloir d’un collège, un salon de coiffure, autant de lieux inattendus où se déroulent les « FreeScènes », créations expérimentales et hors compétition du festival. … [suite]

The Shrink’s Cabinet

Keep Calm and Savour

Par Josefa Terribilini
Assister à une confrontation entre la sulfureuse Marilyn et la reine d’Angleterre ? à la rencontre exceptionnelle de Sigmund Freud avec Tarzan ? à un débat physico-politique opposant Albert Einstein à Fidel Castro ? Vous en rêviez ? La compagnie des Caretakers l’a fait ! Dans cette nouvelle comédie cosignée par Marco Battaglia et Jack R. Williams, une tablée de personnages hauts en couleur nous embarque dans un monde british et onirique, et tout cela en un seul repas. Un petit régal ! … [suite]

File d’attente

Par Valmir Rexhepi
The Shrink’s Cabinet nous conduit dans l’univers institutionnalisé du repas de famille.Sur fond de morale, l’histoire peine à prendre. On y arrive, c’est bientôt Noël, ses repas, ses foies gras, ses dindes, champagne, rouge, blanc, dessert, fromage, encore un coup de blanc ?, dis merci à grand-mère, encore une tranche ? Tu n’as rien mangé… On ne sait pas de quoi sera fait le jour à venir, mais pour le soir du repas Noël, aucun doute, on s’y attend. … [suite]

Ephémère

Envisager les voix

Par Valmir Rexhepi
Dans la nuit, des voix se rencontrent, par radios interposées. Elles s’entendent, s’écoutent, s’imaginent. Ephémère propose, avec une rare poésie, de voir l’effet des voix, d’écouter le contact des corps. Dans une main statique, un verre s’allume. De part et d’autre de la scène, des colonnes de radios jettent des voix. Prise d’antenne. C’est Ephémère, création de Geoffroy Mathieu, interprétée par trois comédiens du Théâtre de l’Aurore. L’histoire se déroule sur les ondes : les personnages sont d’abord des voix qui se donnent par les appareils. … [suite]

Le Café des Voyageurs

La quadrature du cercle

Par Alice Moraz
Présenté au festival FriScènes, Le Café des Voyageurs exploite pleinement les possibilités du langage et de la voix pour servir une pièce qui oscille entre le rire et la folie tragique. Une femme (jouée par un acteur masculin) au milieu d’un cercle blanc au sol. Autour d’elle son majordome, Robert, dessine le plan de son appartement, dont il effacera ou rajoutera des pièces au fur et à mesure de la performance. … [suite]

Porte de Montreuil

Les vieux potes qui expliquent tout

Par Chantal Zumwald
Grands éclats de rires dans la salle de FriScènes ce vendredi soir : d’une énorme malle à jouets s’échappent deux potes, pas toujours très éclairés, mais qui pourtant font tout pour le paraître, souvent par le bluff. Qui n’a jamais rêvé d’un immense coffre à jouets ? Celui qui trônait au centre de la scène de Porte de Montreuil sortait de l’ordinaire par sa dimension « extra large », capable de contenir une dizaine d’hommes, si ce n’est plus. Mais il n’en contenait que deux, et pas n’importe lesquels. … [suite]

 

La Suisse et la mort

Conception et interprétation FUR compagnie / Théâtre de l’Usine / du 15 au 21 octobre 2015 / plus d’infos

©Théâtre de l'Usine

©Théâtre de l’Usine

Les critiques :

La Suisse en quelques clichés

Par Deborah Strebel

Conçue et interprétée par la FUR compagnie, La Suisse et la mort est une revue satirique parcourant une série de sujets intimement liés à l’Helvétie. Dès l’entrée dans la salle, le spectateur est immergé dans un univers cent pour cent suisse. Alors que six comédiens se tiennent face au public avec une pomme sur la tête, une odeur de fondue au fromage se répand peu à peu. Cette spécialité culinaire helvétique est préparée en direct. … [suite]

Dérangements

Par Valmir Rexhepi

Dégagé de toute intrigue, La Suisse et la mort se donne sur le mode de ces châteaux composés de pièces en enfilade. L’architecture, tout comme le titre, est difficile à cerner, mais on avance. Sans le souci de la continuité, on passe d’une scène à l’autre. Le banal devient surprenant, le quotidien captivant, l’ordinaire dérangeant. Issus de la Manufacture (Haute École de Théâtre de Suisse Romande ), c’est sur la scène du Théâtre de l’Usine que les comédiens Agathe Hazard-Raboud, Jérôme Chapuis, Julien Jacquérioz, Piera Bellato, Rébecca Balestra, Simon Romang se retrouvent pour fabriquer La Suisse et la mort. … [suite]

 

Love on the (méga) byte

Texte et mise en scène Benjamin Knobil / composition et piano Lee Maddeford / Théâtre 2.21 / du 14 au 18 octobre 2015 / plus d’infos

©Atelier Obscur Julie Casolo

©Atelier Obscur Julie Casolo

 

Les critiques :

#La complainte burlesque de la e-machine

Par Sabrina Roh

Se jouant des frontières entre musique et théâtre, la Compagnie 5/4 s’embarque dans un vaudeville chanté où la technologie s’en mêle. Love on the (méga) byte, un spectacle méga drôle ? To be continued… Fin du spectacle, les masques sont tombés. Dominatrix découvre l’identité live d’Hackman et se rend compte qu’elle a en fait couché avec Mégabyte. Ce dernier, policier de son métier, est prêt à fuir avec un trader corrompu. To be continued ? … [suite]

Un vaudeville qui cherche son rythme

Par Josefa Terribilini

Trois voix humaines et une voix électronique. Mais cette dernière ne contaminerait-elle pas les trois premières ? Internet a-t-il définitivement transformé les relations sociales, au point d’y devenir lui-même un protagoniste omniprésent ? Voilà la thématique que cette opérette aux accents grivois se donne pour mission d’explorer, en désordre et en chanson. Lee Maddeford, compositeur d’origine américaine et adepte de théâtre, s’allie à Benjamin Knobil, auteur et dramaturge vaudois, pour signer cette toute nouvelle création de la compagnie lausannoise 5/4. … [suite]

 

Clôture de l’amour

De Pascal Rambert / avec Stanislas Nordey et Audrey Bonnet / Théâtre de Vidy / du 30 septembre au 4 octobre 2015 / plus d’infos

©Marc Domage

©Marc Domage

Les critiques :

Vivarium de l’amour

Par Fanny Utiger

La scène de la salle Charles Apothéloz devient pour quelques heures le ring du combat viscéral d’un homme et d’une femme au crépuscule de leur amour. Un texte cru et sophistiqué, un jeu d’acteurs puissant, un réseau allusif complexe font la richesse de cette pièce et des échos qu’elle provoque en chacun. Gymnase désert, terrain vide, lumière glacée. Un homme et une femme débarquent. … [suite]

De l’élasticité du discours amoureux

Par Camille Logoz

Clôture de l’amour est une pièce désormais célèbre pour sa forme élémentaire et pourtant nouvelle : un personnage parle tandis que l’autre se tait, les rapports s’inversant à mi-spectacle. Un texte avec lequel Pascal Rambert déstabilise l’ordre du familier et de l’étranger, faisant s’articuler les niveaux du drame personnel et de l’histoire universelle. Il trouve le moyen pour le faire dans une langue qui se tort et se tend dans une pénible exploration de l’amour et de la rupture, à la recherche de mots pour les exprimer. … [suite]

Un amour obsolète

Par Emilie Roch

Propulsés face au constat irrévocable que l’amour n’est pas fait pour durer toujours, deux amants de longue date expriment leur désarroi au sein d’une bouleversante scène de rupture signée Pascal Rambert. Comme un téléphone ou un ordinateur portables, l’amour entre Stan et Audrey est arrivé au terme de sa durée d’utilisation. « Nous sommes des appareils amoureux sophistiqués à programmation courte et nous ne le savions pas ». … [suite]

 

Münchhausen ?

De Fabrice Melquiot / mise en scène Joan Mompart / Théâtre Am Stram Gram/ du 29 septembre au 18 octobre/ plus d’infos

©Elisabeth Carecch

©Elisabeth Carecch

Les critiques :

Love from Gibraltar

Par Julia Cela

Moi, Son seul pote, Elle et l’Inconnu au bataillon deviennent les héros des aventures contées par le fantôme du Baron de Münchhausen, narrateur de ses exploits : un grand voyage ponctué de flatulences qui s’échappent du Baron, comme les histoires qu’il n’a pas le temps de raconter. Les cheveux en houppette dégarnie, un sourire tranquille sur le visage, le Baron de Münchhausen regarde les spectateurs s’installer : il attend la pleine attention de son auditoire. … [suite]

 

Répétition

De Pascal Rambert / Mise en scène Pascal Rambert / Théâtre de Vidy / du 6 au 9 octobre 2015 / plus d’infos

©Marc Domage

©Marc Domage

Les critiques :

Brève histoire de la pêche à la ligne

Par Simon Falquet

Le spectateur est souvent quelque chose de très simple. Depuis sa place, il suit des yeux le jeu des acteurs et n’a qu’une seule véritable exigence. Il faut qu’il puisse rentrer chez lui avec sa phrase ou son mot, un petit bout capté dans l’instant précis qu’il aura reconnu comme le coeur du propos. Il n’y a pas de place déterminée, ce cœur peut battre à l’ouverture, comme l’annonce d’un thème, ou dans un centre de symétrie au milieu du spectacle, ou bien souvent à la fin, en point culminant d’une longue ascension. … [suite]

Un goût de vertige sur fond de mondes possibles

Par Suzanne Crettex

Répétition, la dernière pièce de Pascal Rambert, emmène le spectateur sur une scène de théâtre, pour suivre le quotidien d’un groupe de quatre vieux amis qui avaient fait leur idéal de la scène. Sur fond de dispute et de règlements de compte, ils liquident tout ce à quoi ils ne veulent plus croire. Depuis la grande salle du théâtre de Vidy, regardez la scène prête pour la représentation. Qu’y voit-on? Une salle de gymnastique bordée de part et d’autre de deux panneaux blancs, un panier de basketball auquel manque le filet. … [suite]

 

La possible impossible maison

De Forced Entertainment / Traduction française Aurélie Cotillard / Mise en scène Tim Etchells / Théâtre de Vidy / du 6 au 15 octobre 2015 / plus d’infos

©Vlatka Horvat

©Vlatka Horvat

Les critiques :

Regard d’enfant

Par Valmir Rexhepi

Entrer dans une maison, puis sortir. Dans l’intervalle, une quête. C’est le programme auquel le spectateur est invité dans La possible impossible maison. Mais on ne sait quand on est entré et si l’on est sorti. Ingénieux, immersif, le spectacle touche bien au-delà du public visé. Venu de l’autre côté de la Manche, le premier spectacle pour enfant du collectif Forced Entertainment est transposé à Vidy dans la langue de Molière. … [suite]

Alain au pays des merveilles

Par Waqas Mirza

Faite de projections sur des cartons et de bruitages artisanaux qui accompagnent une intrigue saugrenue, la nouvelle pièce signée Forced Entertainment enchante les petits autant qu’elle interloque les grands. Un spectacle farfelu « fait-main ». “Ca fait quoi comme bruit, un trou?”Aucun, répondrait toute personne saine d’esprit. Aussi ne s’attendrait-on jamais à s’entendre poser une telle question au beau milieu d’une pièce de théâtre dédiée à la petite enfance. … [suite]

 

Le Noshow

Mise en scène Alexandre Fecteau / Equilibre-Nuithonie/ Du 7 au 10 octobre 2015

©Renaud Philippe ©Cath Langlois

©Renaud Philippe ©Cath Langlois

Les critiques :

Cartes sur table

Par Elisa Picci

Le Noshow, c’est un jeu avec des isoloirs, une billetterie secrète, une bataille de marshmallows et des coups de téléphone en plein spectacle. Mais ce sont aussi des acteurs à l’accent chantant, des conceptions sonores et vidéos originales et surtout une véritable réflexion sur le théâtre et les tristes constats que cela implique. Alexandre Fecteau et ses comédiens issus du collectif Nous sommes ici (fondé en 2008) et de la troupe DuBunker (fondé en 2005) présentent pour la première fois en Suisse Le Noshow, … [suite]

Le théâtre est-il une bataille de marshmallows ?

Par Alice Moraz

Combien est-on prêt à payer spontanément pour un spectacle ? Les subventions financent-elles les artistes ou les spectateurs ? La difficulté de gagner sa vie en faisant du théâtre ou en travaillant dans le monde artistique est-elle une fatalité ? Le NoShow, un non-spectacle québécois spectaculaire, coproduction du Collectif Nous Sommes Ici et du Théâtre DuBunker, aborde tout cela et bien plus encore. Le spectacle s’ouvre sur une Assemblée Générale extraordinaire mais seuls quatre des sept membres prévus sont présents. … [suite]

D’acier

De Silvia Avallone / mise en scène Robert Sandoz / Théâtre du Loup / du 6 au 18 octobre 2015 / plus d’infos

©Guillaume Perret

©Guillaume Perret

Les critiques :

Tra sogno e realtà

Par Deborah Strebel

Adapté du premier roman de Silvia Avallone, D’acier dresse, avec une beauté saisissante, le portrait d’une jeunesse italienne tiraillée entre ses désirs et ses désillusions. Née en 1984, Silvia Avallone a passé une partie de son adolescence à Piombino, ville industrielle toscane. C’est aussi le lieu dans lequel se déroule le récit de son premier roman, D’acier. Paru en 2010, cet ouvrage lui a valu des prix en Italie et en France. … [suite]

Le désenchantement adolescent

Par Nadia Hachemi

Une aciérie qui surplombe la ville, mortelle et pourtant nécessaire. Au large d’une plage insalubre, « Elba », l’île de tous les fantasmes, réceptacle des désirs d’évasion de personnages adolescents. Dans D’acier, la dure réalité se dresse pourtant comme un mur sous les yeux d’un groupe de jeunes désemparés. Le spectateur lui-même ne peut que sentir son ombre glaçante planer au-dessus de lui. … [suite]

 

Mademoiselle Werner

De Claude Bourgeyx / mise en scène Yann Mercanton / CPO / du 01 au 04 octobre 2015 / plus d’infos

©Fabian Sbarro

©Fabian Sbarro

Les critiques :

La cocasserie de l’ennui

Par Nadia Hachemi

Dramatiser le banal, le transfigurer par l’humour et le fantasme pour l’alléger et l’animer : Mademoiselle Werner est une pièce aussi dérangeante que réjouissante dans son extravagance, qui ne peut qu’ébranler le spectateur.
Après avoir mis en scène en 2004 le roman de Claude Bourgeyx Les petites fêlures, Yann Mercanton continue sur la même lancée en s’attelant au deuxième volet de ce texte qui se concentre sur la fille de l’héroïne, Mademoiselle Werner. … [suite]

 

Home-Made

de Magali Tosato / mise en scène Magali Tosato / Théâtre de Vidy / du 22 septembre au 4 octobre 2015 / Plus d’infos

©Samuel Rubio

©Samuel Rubio

Les critiques :

Un produit du terroir suisse

Par Jonathan Hofer

« Regardez comme il est mignon ! » ; « N’est-il pas adorable mon fi-fils ? » ; « Le portrait craché de sa maman ! ». Entre traumas de l’enfance et doux souvenirs, le spectacle Home-Made interroge la place de notre passé : comment puis-je me débarrasser du poids de mon éducation pour devenir quelqu’un ? La jeune Magali Tosato signe sa quatrième mise en scène dans le spectacle Home-Made, actuellement au théâtre de Vidy. … [suite]

Soif d’identité

Par Elisa Picci

Avec Home-Made, Magali Tosato offre une remise en question de tous les fondements qui façonnent de manière générale l’être humain. L’enfance, la famille, le cadre social et surtout la mère deviennent soudain de profonds sujets de réflexion. Une mise en scène qui ne laisse pas de marbre et invite à repenser certains concepts fondamentaux. Cette pièce est inspirée du roman de Fritz Zorn, Mars : le protagoniste, un richissime Zurichois, apprend qu’il est condamné par un cancer en phase terminale. … [suite]

 

Oblomov

d’Ivan Gontcharov / mise en scène de Dorian Rossel / du 1er au 12 septembre 2015 (relâche le 7 septembre) / Théâtre de l’Orangerie / plus d’infos

 © Théâtre de l'Orangerie

© Théâtre de l’Orangerie

Les critiques :

Mon lit, mon refuge

Par Deborah Strebel

Spectacle profond et rythmé, ponctué par de jolis moments d’humour, « Oblomov » présente le prototype du paresseux, grand adepte de la sieste et roi de la procrastination. Après avoir été jouée à plusieurs reprises l’année passée en Suisse, au forum de Meyrin et au Théâtre Kleber-Méleau, l’adaptation par Dorian Rossel du célèbre roman de mœurs d’Ivan Gontcharov paru en 1859 est partie en tournée en France. … [suite]

 

La Maladie de la famille M

de Fausto Paravidino / mise en scène Andrea Novicov / du 14 au 25 juillet 2015 / Théâtre de l’Orangerie / plus d’infos

© Théâtre de l'Orangerie

© Théâtre de l’Orangerie

Les critiques :

Troubles de communication

Par Deborah Strebel

Tragi-comédie contemporaine avec ces personnages drôles bien qu’un peu abîmés, La maladie de la famille M impressionne par la subtilité de son texte. Les compagnies Superprod, Jeanne Föhn et Angledange en proposent une délicate et rafraîchissante mise en scène. Luigi, vieille homme vulnérable et veuf dont la mémoire flanche peu à peu, vit avec ses trois enfants … [suite]

 

Un Tramway nommé désir

de Tennessee Williams / mise en scène Zoé Reverdin / du 23 juin au 11 juillet 2015 / Théâtre de l’Orangerie / plus d’infos

© Marc Vanappelghem

© Marc Vanappelghem

Les critiques :

« L’antidote contre la mort, c’est le désir! »

Par Noémie Desarzens

La reprise, par la genevoise Zoé Reverdin, de la pièce de Tennessee Williams créée en 1947 à Broadway signe l’ouverture estivale du Théâtre de l’Orangerie, dans un cadre tout à fait charmant. Un climat saisissant qui entraîne son public dans une atmosphère de brutalité animale. Sur scène, une construction métallique marque les contours de l’étroit deux pièces de Stanley et Stella. … [suite]

Quelque chose en nous de Blanche DuBois

Par Frédéric Guignard

La production genevoise d’Un tramway nommé Désir, présentée au théâtre de l’Orangerie cet été, fait le pari de refuser l’identification totale entre comédiens et personnages. Sous la direction de Zoé Reverdin, les acteurs prennent plaisir à révéler la primauté de leur jeu sur les personnages qu’ils incarnent, avant d’être emportés par cette tragédie domestique, grâce à eux sublimée. … [suite]

33 tours et quelques secondes

conception Lina Majdalanie et Rabih Mroué / du 13 au 14 juin 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

© Louis Sarmad

© Louis Sarmad

Les critiques :

Entre fiction et imaginaire : portrait du Liban contemporain

Par Noémie Desarzens

  • Entre fiction et imaginaire : portrait du Liban contemporain

    Comment rendre compte de l’absence sur scène ? C’est à ce défi que répond le spectacle 33 tours et quelques secondes. Dans le creux laissé par le suicide d’un certain Diyaa Yamout, jeune libanais de 28 ans, se dresse un portrait de la société contemporaine libanaise et de ses multiples facettes. Sur le plateau, aucune ... suite

Votre ami Diyaa s’est suicidé (j’aime; commenter; partager)

Par Lucas Morëel

  • Votre ami Diyaa s’est suicidé (j’aime ; commenter ; partager)

    Cette pièce originale vous emmène dans un voyage sur la toile. Plus précisément, sur le mur Facebook de Diyaa Yamout. « Vous avez de nouvelles notifications. » « N’oubliez pas de relever vos messages vocaux » « La révolution 2.0 a commencé, allez-vous participer à cet événement ? » Une fois installés au cœur d’un ... suite

Nid de coucou

d’après Ken Kesey / par le Footsbarn Theatre / du 11 au 12 juin 2015 / Théâtre du Jorat / plus d’infos

© Jean-Pierre Estournet

© Jean-Pierre Estournet

Les critiques :

L’oiseau en cage rêvera des nuages

Par Deborah Strebel
Théâtre itinérant, le Footsbarn Theatre s’arrête deux soirs à la Grange sublime pour proposer une originale et festive version carnavalesque de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Fondé en 1971 au sein de la grange de la famille Foot, dans la région des Cornouailles, le Footsbarn Theatre se produit aussi bien en salle que sous … [suite]

La loi de McMurphy, un souffle de liberté

Par Cecilia Galindo
Pour deux jours, Randle McMurphy vient semer le trouble au Théâtre du Jorat, transformé pour l’occasion en hôpital psychiatrique. L’idée peut sembler glaçante, mais les personnages de Nid de coucou, incarnés par les comédiens de la troupe franco-anglaise du Footsbarn Theatre, ont su apporter un peu de joie et de chaleur dans cette atmosphère stérilisée. … [suite]

 

Cheer Leader

création du Think Tank Theatre / mise en scène de Karim Bel Kacem / co-mise en scène et chorégraphie Maud Blandel / du 2 au 13 juin 2015 / Théâtre Saint-Gervais / plus d’infos

© François Blin

© François Blin

Les critiques :

La face cachée des majorettes

Par Deborah Strebel

  • La face cachée des majorettes

    Spectacle bilingue (espagnol, anglais), Cheer Leader dévoile poétiquement les Pom Pom girls en coulisse. Dans une semi-obscurité, cinq jeunes femmes vêtues du même costume bleu et blanc sont assises en rond et effectuent une série de mouvements. Toutes tiennent des pompons dans leurs deux mains. En effleurant le sol, ces boules argentées provoquent de doux ... suite

Evanescent, -e, adj.

Par Jehanne Denogent

     

    Comme on choisit sa pizza

    par la compagnie Outrebise / mise en scène Maude Lançon / du 2 juin au 14 juin 2015 / Théâtre 2.21 / plus d’infos / en tournée jusqu’au 4 juillet

    © Jeanne Quattropani

    © Jeanne Quattropani

    Les critiques :

    Un seul spectateur

    Par Laura Weber

    • Un seul spectateur

      En tout, Maude Lançon propose très exactement 8 426 880 mises en scène possibles, elle les a comptées elle-même. Car Comme on choisit sa pizza est une pièce rigoureuse, (dé)construite à partir de huit grands types de choix contenant respectivement entre quatre et vingt options soigneusement retranscrites par un diagramme sur le mur. Ce protocole ... suite

    Chacun sa cuisine

    Par Léa Giotto

    • Chacun sa cuisine

      Une comédienne, un spectateur, une représentation unique. L’équation semble facile. Or elle s’avère relever d’un calcul presque irréalisable. Entre un spectateur, guidé dans un processus très précis mais qui a tous les choix en mains pour emmener la performance où il le souhaite, et une artiste qui a préparé minutieusement une multitude d’options mais qui ... suite

     

    Tair

    de Fabrice Melquiot / d’après un poème de Philippe Jaccottet / du 2 au 7 juin / Théâtre Am Stram Gram / plus d’infos

     © Elisabeth Carecchio

    © Elisabeth Carecchio

    Les critiques :

    Les mots font corps

    Par Jonas Guyot

    • Les mots font corps

      Comment mettre en mouvement un poème ? C’est le défi que s’est lancé Fabrice Melquiot accompagné par deux acrobates et un musicien. En reprenant les trois questions principales posées par un poème de Philippe Jaccottet, le metteur en scène et son équipe livrent un triptyque poético-acrobatique qui enchantera petits et grands. Cinq jours, c’est le ... suite

    Poème tu étais, poésie tu redeviendras

    Par Nicolas Joray

    • Poème tu étais, poésie tu redeviendras

      Incorporer un poème, au sens propre. Pour ce « Laboratoire Spontané », Fabrice Melquiot se fait le metteur en corps de Oiseaux, fleurs et fruits de Philippe Jaccottet. Ici, les mots s’effacent pour laisser place aux notes de musique, aux pas de danse et aux numéros de cirque. Entre profondeurs et hauteurs, légèreté et sérieux, ... suite

     

    Festival Le Printemps des compagnies

    Le Printemps des compagnies / du 22 au 31 mai 2015 / Théâtre des Osses (Fribourg) / plus d’infos

    Le Printemps des compagnies

    Les critiques :

    Ouvertures livresques (Ma Solange, comment t’écrire mon désastre et L’Interrogatoire)

    Par Nicolas Joray

    • Ouvertures livresques

      Place à « la création d’aujourd’hui » au Théâtre des Osses ! Sur les planches du centre dramatique fribourgeois, des livres : objets emblématiques de deux des spectacles donnant le coup d’envoi à cette première édition du Printemps Des Compagnies. D’un côté, quatre comédiennes se font les porte-voix modulables d’un ouvrage de Noëlle Renaude – ... suite

    Éclairés jusqu’aux Osses (Le jour où j’ai tué un chat , Ma Solange, comment t’écrire mon désastre et Zazous Zaz)

    Par Nicolas Joray

    • Eclairés jusqu’aux Osses

      Restobar, Studio, Atelier de construction : le festival qui se tient au Théâtre des Osses se targue d’investir « tous les lieux possibles » du centre dramatique fribourgeois. En ce dimanche, les lieux semblent programmatiques des spectacles qui s’y déroulent. Au menu : spectacle musical divertissant, épisode hilarant, agencement de listes épatant. Lumière tamisée. Il ... suite

    Quand Chessex subit l’interrogatoire (L’Interrogatoire)

    Par Jonathan Hofer

    • Quand Chessex subit l’interrogatoire

      Les lumières s’éteignent, l’Ogre raisonne et résonne. Pendant près d’une heure et demi, la confrontation fait rage, elle bouscule, elle chamboule. Le décor se déchire. Laisse place à la nudité, au rire, à la haine, au vide. La voix profonde séduit tout de suite. Le physique, d’une ressemblance frappante avec celui de l’auteur, impressionne par ... suite

    Les brumes du soi et de l’Histoire (Les Ogres et Y penser sans cesse)

    Par Nicolas Joray

    • Les brumes du soi et de l’Histoire

      Vendredi soir : voici venue la seconde salve de spectacles en ce dernier week-end du Printemps Des Compagnies. Parmi ceux-ci, tant Les Ogres de Anna Van Brée que Y penser sans cesse mis en scène par Nalini Selvadorey tentent une rencontre entre un soi et un moment de l’Histoire. Pour le premier, la Seconde Guerre ... suite

    Une pensée pour eux (Y penser sans cesse)

    Par Jonathan Hofer

    • Une pensée pour eux

      Dépaysé, meurtri, abandonné. Grandir dans un pays qui n’est pas le sien, dans une langue qui n’est pas la sienne. Y penser sans cesse s’ancre dans un paysage berlinois et, comme les stolpersteine, le texte fait ressurgir les mémoires des victimes de la guerre. Moitié supérieure d’un visage noir, robe noire, pieds nus, éclairages sous ... suite

    Hilarant choc de civilisations (Röstigraben)

    Par Deborah Strebel

    • Hilarant choc de civilisations

      Le festival « Le Printemps des Compagnies » a proposé à deux reprises un joyeux dîner-spectacle dominical. Alors que sur scène on essaie tant bien que mal de franchir la « Röstigraben », dans la salle on déguste justement une assiette de röstis. Comédie en deux actes, le premier d’une durée d’un quart d’heure et ... suite

    Le juste prix (Haute-Autriche)

    Par Deborah Strebel

    • Le juste prix

      Haute-Autriche présente un couple dont la vie est régie par la société de consommation. Leur bonheur préconçu tend à s’effriter avec l’arrivée d’un enfant. Assis côte à côte, Heinz et Anni semblent hypnotisés. Silencieux, ils observent droit devant eux et sont traversés par une série de sentiments que leurs expressions et gestuelles laissent parfaitement entrevoir. ... suite

    Déjà l’automne des compagnies (Röstigraben, Ma Solange, comment te décrire mon désastre et Haute-Autriche)

    Par Nicolas Joray

    • Déjà l’automne des compagnies

      En ce dimanche soir, le rideau tombe sur la première édition du Printemps des Compagnies. Cette journée de clôture a vu défiler notamment trois spectacles instituant chacun un rapport aux identités : jouant avec elles, pour le premier ; les multipliant, pour le second ; s’interrogeant sur leur oppression, pour le dernier. Drôle, riche et ... suite

     

    Comme il vous plaira

    de Shakespeare / mise en scène Camille Giacobino / du 26 mai au 14 juin 2015 / Théâtre du Grütli / plus d’infos

    © Théâtre du Grütli

    © Théâtre du Grütli

    Les critiques :

    Peace & Love

    Par Deborah Strebel

    • Peace & Love

      Camille Giacobino met pour la première fois en scène un texte classique. Son choix s’est porté sur la pièce de Shakespeare Comme il vous plaira. Une belle actualisation de cette comédie pastorale, portée par des personnages hauts en couleur et interprétés avec brio et énergie. Un tapis de feuilles mortes recouvre le plateau. Aux abords ... suite

    « Partons, non vers l’exil, mais vers la liberté ! » : exploration du désir et de la passion amoureuse

    Par Noémie Desarzens

     

    Parlement

    composition et mise en scène Joris Lacoste / du 27 au 29 mai 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

    © Huma Rosentalski

    © Huma Rosentalski

    Les critiques :

    Jouer avec les mots

    Par Sabrina Roh

    • Jouer avec les mots

      C’est dans une farandole de mots et de sons que le public du Théâtre de Vidy a été emporté mercredi 27 mai. Dans un solo d’une heure, Parlement propose une immersion dans la matérialité de la langue ainsi qu’une prise de distance par rapport au pouvoir de la parole. Une expérience intense et réussie. Bababa. ... suite

    Paroles morcelées, culture fragmentée

    Par Luc Siegenthaler

    • Paroles morcelées, culture fragmentée

      « Dans toutes les langues, jouer avec les mots est un passe-temps fort agréable, à la portée de tout le monde ». Joris Lacoste ne joue pas avec les mots : il les caresse, les maltraite et les questionne. Dès les premières secondes de Parlement, une pluralité de discours, d’extraits de dialogues et de monologues ... suite

     

    Abymes

    texte et mise en scène d’Audrey Cavelius / du 19 au 24 mai 2015 / Théâtre Arsenic / plus d’infos

    © Julie Masson

    © Julie Masson

    Les critiques :

    Dans le rêve éveillé, « je est un autre, l’autre c’est moi »

    Par Laura Pallù

    • Dans le rêve éveillé, « je est un autre, l’autre c’est moi »

      L’esprit est comme une machine à traverser le temps qui nous permet de voyager dans le passé et le futur. Grâce à l’imagination, on devient créateurs de notre destin, en changeant les événements vécus et en fabriquant de possibles développements pour l’avenir. Dans les rêves éveillés tout est possible, car notre psyché est vaste et ... suite

    Réveillons-nous!

    Par Chantal Zumwald

    • Réveillons-nous!

      Avec Abymes, NoNameCompany offre un diptyque composé de « Living Gallery » et de « La poétique de l’autre », deux spectacles complémentaires présentés sur deux scènes différentes. Ces deux tableaux riches et fantasques flirtent avec les motifs de l’illusion et de la désillusion, de la solitude et de la mort. L’héroïne est un soi ... suite

     

    Viande, morceaux choisis

    d’après une idée de Thierry Jorand et Marcel Mühlestein / mise en scène Corinne Müller et Eric Jeanmonod / du 16 au 31 mai 2015 / Théâtre du Loup / plus d’infos

    © Elisa Larvego

    © Elisa Larvego

    Les critiques :

    Manger moins pour manger mieux

    Par Deborah Strebel

    • Manger moins pour manger mieux

      Passionné par son métier, Francis vit son dernier jour de boucher avant de léguer son affaire à Guy, son beau-fils. Cette émouvante transmission sera l’occasion de réfléchir autour de nos habitudes alimentaires. Viande, morceaux choisis ne cherche pas à condamner définitivement le régime carné mais vise à sensibiliser le public, en douceur, sur la consommation ... suite

    Ne pas sang faire

    Par Lucas Morëel

    • Ne pas sang faire

      Les départs à la retraite ont toujours un goût aigre-doux. Et là… ça manque d’herbe. C’est Francis qui le dit. Et Francis, la viande, il connaît. C’est son métier. Enfin… c’était. Parce qu’aujourd’hui, c’est son dernier jour à Francis. Alors le collectif du Loup vous invite à l’accompagner jusqu’au bout du voyage. Mais attention, ça ... suite

     

    L’âne et le ruisseau

    d’Alfred de Musset / mise en scène Christian Geffroy Schlittler / du 12 au 23 mai 2015 / Théâtre Saint-Gervais / plus d’infos

     © Isabelle Meister

    © Isabelle Meister

    Les critiques :

    L’amour hésitant

    Par Nicolas Joray

    • L’amour hésitant

      Temps étendu entre les répliques, musique jazz au tempo lent, absence de montée d’énergie significative dans le rythme général : au risque d’agacer ou d’ennuyer, hésitation et lenteur sont déclinées de multiples manières sur la scène du Théâtre Saint-Gervais. Le style était annoncé : « la tragi-comédie de l’amour prend des allures de songe étrange ... suite

    L’amour est un ruisseau tumultueux

    Par Jonas Parson

    • L’amour est un ruisseau tumultueux

      Deux couples sur le point de se marier, des hésitations, des relations floues, agrémentées de stratagèmes et quiproquos: la dernière pièce, posthume, de Musset, est une comédie qui nous parle de cette réticence à s’engager. Pièce de salon, elle devient entre les mains de Christian Geffroy Schlittler, qui poursuit ici son travail de réappropriation des ... suite

     

    Constellation*Cendrillon

    Conception et mise en scène Laurent Gachoud / Cie de l’Oranger/ les 7 et 8 mai 2015 / Equilibre-Nuithonie / plus d’infos

    © Nuithonie

    © Nuithonie

    Les critiques :

    Il était une fois une thérapie

    Par Maëlle Andrey

    • Il était une fois une thérapie

      Imposant une thérapie familiale à Cendrillon, la nouvelle création de Laurent Gachoud et de la compagnie de l’Oranger revisite de façon contemporaine le célèbre conte inscrit dans nos mémoire par Perrault, les frères Grimm et Walt Disney. Elle en propose une lecture inédite, luminescente et poétique. « Une inspiration, une expiration. Une inspiration, une expiration ... suite

    Cendrillon tu nais, Cendrillon tu resteras

    Par Chantal Zumwald

    • Cendrillon tu nais, Cendrillon tu resteras

      Laurent Gachoud, prince-metteur-en-scène-thérapeute-dramaturge et géobiologue revisite, avec Constellation Cendrillon, l’illustre conte issu de la tradition orale napolitaine recueilli par Giambattista Basile au XVIe siècle et adapté ensuite par Perrault et par les frères Grimm. Défiant le temps, l’animateur de blanc vêtu tente de soulager, avec la complicité du spectateur et de Wikipedia, l’âme tourmentée d’une ... suite

     

    Les Bonnes

    de Jean Genet / mise en scène David Fauvel / du 6 au 8 mai 2015 / Théâtre du Crochetan / plus d’infos

    © Théâtre du Crochetan

    Les critiques :

    Plaisir fiévreux des petits jeux cruels

    Par Alice Bottarelli

    • Plaisir fiévreux des petits jeux cruels

      Sont-elles folles, ou lucides dans leur révolte secrète ? Claire et Solange s’engagent tout entières dans un jeu pernicieux, qui leur permet d’affirmer leur dignité de femmes, tout en se couvrant d’humiliations. Dans une ambiance troublante où tout sur scène semble fait de plastique rose et de substances collantes, les deux bonnes s’amusent à se ... suite

     

    Riquet

    d’Antoine Herniotte / d’après Charles Perrault / mise en scène Laurent Brethome / du 5 au 10 mai / Théâtre Am Stram Gram / plus d’infos

    © Elisabeth Carecchio

    Les critiques :

    Une belle mocheté!

    Par Jonathan Hofer

    • Une belle mocheté!

      Que faire quand on est moche mais très intelligent ? La réponse paraît évidente : il faut s’autoproclamer « prince de la nuit » ! Fermer les yeux, ne plus vivre du regard des autres et danser toute la journée. Adapté du conte de Perrault par Antoine Herniotte, Riquet raconte l’histoire d’un prince et de ... suite

    Quand l’amour offre la liberté

    Par Jonas Parson

    • Quand l’amour offre la liberté

      Deux royaumes voisins, un prince dont la laideur n’a d’égal que son esprit, deux princesses, l’une belle et l’autre intelligente, des fées: au premier abord, tout semble rester fidèle au conte de Perrault. Mais rapidement la pièce s’écarte du conte, pour affirmer avec force l’amour et l’ouverture contre une uniformité des beautés et des intelligences. ... suite

     

    La Bibliothèque

    par la Cie EnVol / mise en scène Diana Fontannaz / du 2 au 3 mai 2015 / Théâtre du Jorat / plus d’infos

    © Chantal Dervey

    Les critiques :

    Si les nouvelles technologies pouvaient réaliser les rêves d’enfant

    Par Alice Bottarelli

    • Si les nouvelles technologies pouvaient réaliser les rêves d’enfant

      Dans le cadre lui-même enchanteur du théâtre du Jorat, la compagnie EnVol tente de nous emmener vers les cieux du rêve éveillé, par le biais de dispositifs techniques aussi spectaculaires qu’imposants – voire écrasants. La pièce repose principalement sur ces prouesses : projections sur d’immenses écrans qui entourent la scène, objets animés d’une vie propre ... suite

     

    Farniente

    mise en scène de Sandra Gaudin / du 5 au 10 mai 2015 / CPO / plus d’infos / en tournée jusqu’au 14 juin 2015

    © Cie Un Air de Rien

    © Cie Un Air de Rien

    Les critiques :

    Le sable, le soleil et le pouvoir d’achat

    Par Laura Weber

    • Le sable, le soleil et le pouvoir d’achat

      Pourquoi part-on en vacances, finalement ? Sandra Gaudin engage, avec la compagnie vaudoise Un air de rien, un examen approfondi sur les congés payés. Derrière le repos promis par chaque départ en vacances se cachent des réalités économiques et sociales moins excitantes. Lors de l’entrée en salle, les spectateurs se retrouvent face à un vacancier ... suite

    Un air de rien

    Par Léa Giotto

    • Un air de rien

      Qui sommes-nous lorsque, n’ayant plus d’obligations, nous pouvons enfin profiter de ces quelques jours de vacances desquels nous avons tant rêvé ? La troupe Un Air de Rien se propose de questionner, sur un ton léger et décalé, notre rapport aux vacances en ce qu’elles constituent un phénomène social particulièrement illustratif de notre irrationalité. Au ... suite

     

    Les Particules élémentaires

    d’après Michel Houellebecq / mise en scène Julien Gosselin / du 29 avril au 1er mai 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

    © Simon Gosselin

    © Simon Gosselin

    Les critiques :

    Particules anthropoïdes

    Par Deborah Strebel

    • Particules anthropoïdes

      Créée en 2013, Les Particules élémentaires est la première adaptation théâtrale française du deuxième roman de Michel Houellebecq paru en 1998. A moins de trente ans, le metteur en scène Julien Gosselin a pris le pari fou de s’attaquer à l’un des plus sulfureux et talentueux écrivains encore en vie. Cette réjouissante et scrupuleuse transposition ... suite

    Particules meurtrières

    Par Chantal Zumwald

    • Particules meurtrières

      «Si vous pouviez lécher mon coeur, vous seriez empoisonné» : la formule, issue de Shoah de Claude Lanzmann, a donné son nom au collectif SVPLM dirigé par Julien Gosselin. Il l’a souvent entendue dans la bouche du directeur de l’Ecole professionnelle supérieure d’art dramatique de Lille, dans laquelle il a été formé. Créé en 2009, ... suite

     

    Festival Fécule 2015

    Festival Fécule 2015 / du 20 avril au 3 mai 2015 / Grange de Dorigny / plus d’infos

    © Fécule 2015

    © Fécule 2015

    Les critiques :

    The Forest of Athens : Songe d’une soirée de printemps, ou As You Like Shakespeare

    Par Alice Bottarelli

    • Songe d’une nuit de printemps, ou As You Like Shakespeare

      Vous croyiez connaître vos classiques, maîtriser Shakespeare sur le bout du doigt ? Et pourtant un doute vous saisit : le grand homme aurait-il vraiment écrit cette comédie déjantée et décalée, où les fées sont addicts à l’opium, où les sorcières mijotent des potions improbables et cumulent des fiascos innombrables, où un acteur ivre et ... suite

    DH2 : Deux impros pour un dénouement

    Par Deborah Strebel

    • Deux impros pour un dénouement

      Le Pool d’Improvisation du Poly quitte les auditoires de l’EPFL pour envahir deux soirs de suite le théâtre de la Grange de Dorigny. Bonne humeur et belle énergie sont au rendez-vous. Le Pool d’Improvisation du Poly (P.I.P.) propose cette année deux soirées dans le cadre du festival des cultures universitaires Fécule et clôt ainsi la ... suite

    Macbeth et The Forest of Athens : Shakespeare au Fécule

    Par Frédéric Guignard

    • Shakespeare au Fécule

      En matière de théâtre, il semblerait que seules deux choses soient indépassables: la dichotomie entre tragédie et comédie, qui n’a guère été que reformulée au travers des siècles – et Shakespeare. C’est en tout cas ce que semble confirmer le Fécule (Festival des cultures universitaires), et en particulier les toujours féconds étudiants-comédiens en langue et ... suite

     

    Pas grand-chose plutôt que rien

    texte et mise en scène Joël Maillard / du 28 avril au 3 mai 2015 / Arsenic / plus d’infos / en tournée jusqu’au 17 mai 2015

     © SNAUT

    © SNAUT

    Les critiques :

    Être ou ne pas être

    Par Nicolas Joray

    • Comment être humain : notice explicative à l’attention des androïdes, cyborgs et autres humanoïdes

      Par Sarah Juilland

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Ce petit manuel s’adresse à deux types de publics distincts et poursuit un double objectif. D’une part, ... suite

    • Être ou ne pas être

      Des écouteurs suspendus au plafond amorcent une descente : on veut nous faire entendre un discours sur la décroissance. Finalement non, marche arrière. Terminer le spectacle par un poème, plutôt ? Jouant avec les possibles, Joël Maillard met en scène la contingence. La première chose qui frappe est la configuration inhabituelle du lieu : une ... suite

    • Poème d’une humanité en fête

      Par Jade Lambelet

      Une critique sur le spectacle :
      Sans effort / Non-écriture et fabrication de Tiphanie Bovay-Klameth, Joël Maillard et Marie Ripoll / Mise en scène de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 1er au 6 octobre 2019 / Plus d’infos

      Après Quitter la terre et Imposture posthume, nous retrouvons Joël Maillard et ... suite

    • Sans mot écrire

      Par Margaux Farron

      Une critique sur le spectacle :
      Sans effort / Non-écriture et fabrication de Tiphanie Bovay-Klameth, Joël Maillard et Marie Ripoll / Mise en scène de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 1er au 6 octobre 2019 / Plus d’infos

      Sans Effort, la nouvelle création de la compagnie SNAUT ... suite

    • Transgression métaleptique

      Par Xavier Balli (Atelier d’écriture)

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Ceci est la dernière ligne de la dernière page du dernier roman imprimé, on va pas ... suite

    • Traduire Joël

      Par Noé Maggetti

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Tu prends toujours trop, il faudrait apprendre à dire non, trois jours ce sera jamais assez pour ... suite

    • Défossilisation des sons posés sur les choses

      Par Julia Cela

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Je descends les marches. L’escalier est taillé à même la roche. J’entends le son de gouttes d’eau ... suite

    • Anti-charisme opérant et autres tribulations au travers d’une représentation

      Par Océane Forster

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Tu es déjà en scène quand le public fait son entrée. Tu verras tu vas être surpris ... suite

    • Episode 826 : les joutes murales asynchrones

      Par Brice Torriani

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      « Ouiiiii salutations à touuuus, et bienvenue à cette nouvelle conscientisation multisensorielle collective sur le patrimoine préhistorique de ... suite

    • Jeux intellectuels

      Par Ivan Garcia

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Dans une salle, une personne cachée dans l’obscurité ; nous n’entendons que sa voix. Puis, dans la même ... suite

    • 27 mars 3019. Expédition pour la sauvegarde urgente des derniers sites de création humaine. Deuxième jour de fouilles.

      Par Jade Lambelet

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Vers la fin de la journée, nous parvenions à dégager le seuil d’un bâtiment en ruines, obstrué ... suite

    • ADA

      Par Amina Gudzevic

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      1 avril 2099

      Il est neuf heures précises. Ma batterie est rechargée, mon caisson isotherme s’ouvre. Chaque jour ... suite

    • Souffle dans l’immensité

      Par Thibault Hugentobler

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      « Que restera-t-il de nous
      Quand l’eau sera montée ?
      Encore combien de temps, bébé
      Encore combien ... suite

    • Survivre ensemble

      Par Josefa Terribilini

      Une critique sur le texte de la pièce:
      Quitter la Terre / De Joël Maillard / Pièce créée en juin 2017 à l’Arsenic / Plus d’infos

      Imaginer des décennies d’humanité avec seulement deux personnages, c’est le principe de la ... suite

    • Satire galactique

      Par Josefa Terribilini

      Quitter la terre / Par la compagnie SNAUT / Texte et mise en scène Joël Maillard / Arsenic / Du 6 au 11 juin 2017 / Plus d’infos

      À la fois conférence flegmatique et drame science-fictionnel, Quitter la terre mélange les genres pour ébaucher un portrait de l’être humain risiblement touchant. Avec ... suite

    • Les solitudes d’appartement

      Par Ivan Garcia

      Appartiamentum « Nous vous invitons à nous inviter à vous inviter chez vous » / de Joël Maillard / mise en scène Camille Mermet, Aline Papin et Cédric Simon / production du Théâtre populaire romand (La Chaux-de-fonds) / Fête du Théâtre / Genève / le 16 octobre 2016.

      garciasuite

    • Hors-champ

      Par Valmir Rexhepi

      Les petites filles aux allumettes / textes et mises en scène de Antoine Jaccoud, Joël Maillard et Philippe Vuilleumier / Par la Compagnie Léon / Théâtre 2.21 / du 12 au 15 octobre 2016 / Plus d’infos

      Le conte danois La petite fille aux allumettes paru au milieu du XIXe siècle est repris par ... suite

    Faites votre choix

    Par Jonas Guyot

    • Faites votre choix

      Après Rien voir et Ne plus rien dire, Joël Maillard explore une nouvelle fois l’univers du Rien. En s’appropriant les codes de la publicité et le vote comme principe de la démocratie, le metteur en scène interroge l’impact que ces choix quotidiens peuvent avoir sur le monde. En entrant dans la salle de théâtre, le ... suite

    • Transgression métaleptique

      Par Xavier Balli (Atelier d’écriture)

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Ceci est la dernière ligne de la dernière page du dernier roman imprimé, on va pas ... suite

     

    20’000 lieues sous les mers

    d’après Jules Verne / par la Cie Imaginaire Théâtre / mise en scène Sydney Bernard / le 26 avril 2015 / Théâtre du Passage / plus d’infos

    © Cie Imaginaire Théâtre

    © Cie Imaginaire Théâtre

    Les critiques :

    Dans les profondeurs de l’imaginaire

    Par Camille Logoz

    • Dans les profondeurs de l’imaginaire

      Un professeur qui fait parler ses vieux fossiles, un bureau qui se transforme en sous-marin : c’est dans un monde fantastique qui défie les frontières du réel qu’entraîne cette conférence à laquelle le jeune public est solennellement invité. Du grand spectacle. L’expérience commence dans le foyer : des panneaux officiels indiquent l’entrée de la salle ... suite

    Plongeon au cœur d’une fantastique féérie

    Par Elisa Picci

    • Plongeon au cœur d’une fantastique féérie

      Sydney Bernard propose dans son adaptation du texte de Jules Verne Vingt Mille Lieues sous les mers un fantastique voyage à bord du Nautilus. Un spectacle époustouflant qui mêle le texte original de 1869 à des effets de sons et de lumières fantastiques. Une mise en scène qui ravira à coup sûr les petits comme ... suite

     

    BiT

    par la Cie Maguy Marin / conception Maguy Marin / du 22 au 24 avril 2015 / Théâtre de Vidy / plus d’infos

    © Didier Grappe

    © Didier Grappe

    Les critiques :

    Farandole de vies

    Par Chantal Zumwald

    • Farandole de vies

      La danseuse et chorégraphe française Maguy Marin propose pour quelques jours sa dernière composition, BIT, au public lausannois. Elle se dit ici surtout influencée par les tableaux très rythmiques de Paul Klee. Cette performance très applaudie, composée avec des moyens très simples, fascine et surprend en hypnotisant le spectateur du début à la fin. Après ... suite

    • Si j’avais su …

      Par Céline Conus

      2h14 / De David Paquet / Mise en scène par François Marin / Théâtre des Osses, Fribourg / du 27 avril au 7 mai 2017 / Plus d’infos

      Une farandole de personnages danse devant nos yeux, arrivant et quittant la scène sur des musiques qui leur ressemblent, ou ressemblent à la situation ... suite

     

    Les arbres pleurent-ils aussi?

    par la Cie Fabienne Berger / du 25 avril au 2 mai 2015 / Equilibre-Nuithonie / plus d’infos / en tournée jusqu’au 8 mai 2015

    © Mario del Curto

    © Mario del Curto

    Les critiques :

    Correspondances

    Par Nicolas Joray

    • Correspondances

      On peine d’abord à distinguer les éléments qui se balancent, à moins d’un mètre du plateau : il s’agit des têtes des danseuses suspendues par les pieds. Ces chauves-souris humaines tiennent dans leurs mains ce qui semble être des portables, qui les éclairent. À Nuithonie se mêlent et s’emmêlent nature et industrie. Le son des ... suite

    La vie secrète des Arbres

    Par Chantal Zumwald

    • La vie secrète des Arbres

      Performer et chorégraphe née à Lausanne, Fabienne Berger propose des spectacles issus de son expérience en danse classique et en Modern Jazz, enrichis de techniques orientales et de yoga, qui influencent son rapport au mouvement, introduisant, par exemple, dans son travail, la notion de « transfert de poids ». Elle crée sa propre compagnie en ... suite

     

    Orlando ou l’impatience

    de Olivier Py / mise en scène Olivier Py/ du 23 au 26 avril 2015 / Comédie de Genève / plus d’infos

    © Christophe Raynaud de Lage

    © Christophe Raynaud de Lage

    Les critiques :

    L’Impatience à bout

    Par Léa Giotto

    • L’Impatience à bout

      Questionner le théâtre au travers du théâtre et en faire une métaphore du rapport au monde : voici l’ambitieux projet qu’Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon, propose dans Orlando ou l’Impatience présenté à la Comédie de Genève jusqu’au 26 avril. Afin de conduire le spectateur dans les dédales de sa réflexion sur le théâtre et ... suite

    Le théâtre en mouvement

    Par Laura Weber

    • Le théâtre en mouvement

      Olivier Py, directeur du festival d’Avignon depuis 2013, présente à Genève une comédie qui raconte le parcours d’Orlando, un jeune homme à la recherche de son père. Le spectateur est emporté avec le protagoniste dans une quête effrénée où chaque père potentiel incarne un théâtre possible. Car si Orlando ou l’impatience est parsemé de réflexions ... suite

     

    Le Dératiseur de Hamelin

    de Nicolas Yazgi / mise en scène Julie Burnier et Frédéric Ozier / du 22 avril au 10 mai 2015 / Petit Théâtre de Lausanne / plus d’infos

    © Sylvain Chabloz

    © Sylvain Chabloz

    Les critiques :

    Opé-RAT rock

    Par Maëlle Andrey

    • Opé-RAT rock

      C’est « interpellée par l’injustice et la cruauté de la légende ancestrale du Joueur de flûte de Hamelin » que la compagnie vaudoise Pied de Biche choisit de se servir du fort potentiel de réinterprétation du mythe, en le transformant en un extraordinaire conte musical. Les cloches d’Hamelin sonnent. Plusieurs petites maisons « distordues ... suite

     

    La Visite de la vieille dame

    de Friedrich Dürrenmatt / mise en scène Omar Porras / du 17 avril au 9 mai 2015 / Théâtre de Carouge / plus d’infos / en tournée jusqu’au 24 mai 2015

    © Marc Vanappelghem

    © Marc Vanappelghem

    Les critiques :

    Parade fatale

    Par Camille Logoz

    • Parade fatale

      C’est une formidable mascarade que nous offre Omar Porras pour sa troisième création de La Visite de la vieille dame, à Genève. Cet increvable succès, bardé de couleurs, entraîne le public dans une danse macabre, qui jusqu’au bout ne perdra rien de sa festivité. Cette réussite était-elle programmée, au vu de l’écho international rencontré par ... suite

    Meurtre au bal masqué

    Par Cecilia Galindo

    • Meurtre au bal masqué

      Au Théâtre de Carouge, Omar Porras et sa compagnie Teatro Malandro créent pour la troisième fois La Visite de la vieille damela plus connue des pièces helvétiques. Masques, décor de carton, visions oniriques et mélodies folkloriques : la touche Porras renforce le grotesque du texte de Dürrenmatt et joue avec une théâtralité assumée. Des feuilles ... suite

    • Quand le drame romantique devient politique

      Par Lauriane Pointet

      Laurenzaccio / d’Alfred de Musset / mise en scène Catherine Marnas / La Comédie (Genève) / du 10 au 14 novembre 2015 / plus d’infos

      Est-il possible de renverser un pouvoir tyrannique pour établir à la place une République ? La question n’est pas propre à l’actualité, puisqu’elle était déjà ... suite

     

    C’est peut-être

    Conception, écriture et jeu Geneviève Guhl et Sophie Solo /du 16 au 26 avril 2015 / Petithéâtre de Sion / plus d’infos

    © Michael Abbet

    © Michael Abbet

    Les critiques :

    Chefs d’œuvres oubliés

    Par Joanna Bravo Carmona

    • Chefs d’œuvres oubliés

      L’oiseau blanc qui vole dans le ciel tombe parfois dans l’oubli et cède le pas aux bêtes qui laissent leur trace sur le sol : c’est par cette image que Geneviève Guhl (Cie L’ascenseur à poissons) et Sophie Solo (Cie In Verso) témoignent de la disparition d’œuvres sublimes, emportées par le temps, tombées dans l’oubli. ... suite

    Trésors négligés

    Par Deborah Strebel

    • Trésors négligés

      Après avoir collaboré sur trois spectacles, Geneviève Guhl et Sophie Solo reviennent présenter à Sion une pièce autour des œuvres oubliées, dans un cadre intimiste à l’image du café-théâtre. Poésie, sincérité et nostalgie sont au rendez-vous. Le spectacle s’ouvre sur quelques douces notes de musique, échappées d’une guitare sèche. Personne n’est sur scène mais le ... suite

     

    Othello

    de Shakespeare / mise en scène d’Eric Salama /du 15 au 30 avril 2015 / Théâtre St-Gervais à Genève / plus d’infos

    © Isabelle Meister

    © Isabelle Meister

    Les critiques :

    Une épidémie de jaloux

    Par Anaïs Gasser

    • Une épidémie de jaloux

      Pour son cinquième spectacle en résidence au Théâtre Saint-Gervais, Eric Salama choisit de revisiter Othello, un grand mythe shakespearien dont il souhaite démontrer l’actualité et la pertinence. Au moyen d’une distribution réduite, le metteur en scène resserre l’intrigue à l’essentiel : la jalousie, l’altérité, et toutes les conséquences de l’aveuglement. Bien connue, l’histoire d’Othello est ... suite

    Ô jalousie, quand tu nous tiens!

    Par Joanna Bravo Carmona

    • Ô jalousie, quand tu nous tiens !

      Quatre ans après avoir proposé Hamlet au Théâtre d’été de l’Orangerie, Eric Salama visite à nouveau le répertoire shakespearien en proposant une adaptation d’Othello, dont l’intrigue se resserre autour de cinq protagonistes. Avec sa Compagnie 94, le metteur en scène genevois met l’accent sur les passions irrationnelles et contagieuses qui font naître chez le plus ... suite

     

    En attendant Godot

    de Samuel Beckett / mise en scène Jean Lambert-wild, Marcel Bozonnet et Lorenzo Malaguerra / 1er avril 2015 / Théâtre du Passage / plus d’infos

    EN ATTENDANT GODOT

    © Tristan Jeanne-Valès

    Les critiques :

    Deux hobos africains ont rendez-vous avec Godot

    Par Deborah Strebel

    • Deux hobos africains ont rendez-vous avec Godot

      Jean Lambert-wild, Marcel Bozonnet et Lorenzo Malaguerra proposent une exotique relecture d’un grand classique du théâtre de l’absurde sous l’angle de l’exil. La salle est comble, la lumière s’éteint peu à peu, faisant taire les derniers bavardages du public neuchâtelois. Une quinte de toux retentit, suivie de quelques grognements, un doux éclairage révèle alors un ... suite

     

    Le Moche

    de Marius von Mayenburg / mise en scène Nathalie Sandoz / du 24 au 31 mars 2015 / Théâtre du Passage / plus d’infos

    © Guillaume Perret

    © Guillaume Perret

    Les critiques :

    Visage trouvé, identités troublées

    Par Nicolas Joray

    • Visage trouvé, identités troublées

      Après Jérémy Fischer et Trois hommes dans un bateau sans oublier le chien, la compagnie neuchâteloise De facto s’empare d’un texte de Marius von Mayenburg, et explore les sables mouvants de la notion d’identité. Situé derrière une paroi de plastique ressemblant furieusement à une vitre de douche destinée à flouter les corps, Lette appuie sa ... suite

    Une beauté fracassante

    Par Elisa Picci

    • Une beauté fracassante

      Nathalie Sandoz propose dans sa mise en scène du Moche une comédie originale où les questions portant sur les standards de beauté et la lutte pour le succès s’entrecroisent joyeusement. Derrière l’humour se cache aussi une réflexion profonde sur les diktats de beauté qui régissent notre société.

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    Berthollet

    de Charles-Ferdinand Ramuz / mise en scène Mathieu Bertholet / du 26 au 28 mars 2015 / La Grange de Dorigny / plus d’infos

    © PA Bertholet

    © PA Bertholet

    Les critiques :

    Les gestes du boucher

    Par Anaïs Gasser

    • Les gestes du boucher

      Premier volet de la trilogie ramuzienne créée par Mathieu Bertholet dans le cadre de sa résidence en terre valaisanne, Berthollet est l’adaptation théâtrale d’une nouvelle de l’écrivain vaudois. Le lent ballet quasi mécanique exécuté par les acteurs, leurs voix profondes qui racontent les événements, traduisent la détresse terriblement cruelle et pourtant banale d’un boucher de ... suite

    Lorsque les maux et les mots font corps

    Par Joanna Bravo Carmona

    • Lorsque les maux et les mots font corps

      Que feriez-vous si vous vous retrouviez seul(e) au monde ? Directeur artistique et metteur en scène de la compagnie MuFuThe créée en en 2008, le Valaisan Mathieu Bertholet propose dans une transposition scénique de Berthollet, nouvelle écrite en 1910 par Charles-Ferdinand Ramuz, un regard singulier sur une oeuvre régionale, aux modes d’expression multiples et aux ... suite

    • Transgression métaleptique

      Par Xavier Balli (Atelier d’écriture)

      Proposition de critique créative sur le spectacle :
      Imposture posthume / Texte, mise en scène et jeu de Joël Maillard / Arsenic – Centre d’art scénique contemporain / du 26 au 31 mars 2019 / Plus d’infos

      Ceci est la dernière ligne de la dernière page du dernier roman imprimé, on va pas ... suite

    • Rossons Renart en LSF

      Par Josefa Terribilini

      Goupil / Par Les Compagnons de Pierre Ménard / Mise en scène de Nicolas Fagart / le Petit Théâtre / du 8 au 11 mars 2017 / Plus d’infos

      Au Petit Théâtre, Les Compagnons de Pierre Ménard nous offrent une réécriture multiforme et poétique du Roman de Renart. Violoncelliste chevelu à gauche, ... suite

     

    Gulliver

    d’après Voyage à Lilliput de Jonathan Swift / mise en scène Karim bel Kacem et Adrien Kuenzy / du 18 au 29 mars 2015 / Le Petit Théâtre (Lausanne) / plus d’infos

    VISUEL_GULLIVER

    © Petit théâtre

    Les critiques :

    Gulliver à huis-clos

    Par Maryke Oosterhoff

    • Gulliver à huis-clos

      « À mi-chemin entre théâtre et cinéma » annonce le programme du Petit Théâtre. S’agirait-il d’un énième spectacle aux multiples effets de projection ? Non. Ici c’est la mise en scène elle-même qui relève d’effets de montage, soutenus notamment par une création sonore parfaitement maîtrisée. Pour le deuxième volet de leur trilogie « pièces de ... suite