« Une année en Allemagne ? Ben t’es courageuse ! »

La fameuse Johanneskirche au centre de la vielle ville.

La fameuse Johanneskirche au centre de la vielle ville.

C’était pas tout à fait les commentaires que j’ai reçus mais ça en approchait. Je vais tenter de vous prouver que l’idée de partir était une idée super ! Göttingen, est une petite ville, à peu près de la taille de Lausanne, mais toute plate. Les vélos sont partout ce qui peu même parfois être plus dangereux que de croiser des voitures … j’ai eu en une année heureusement un seul accident ! Pourquoi suis-je partie loin de nos montagnes, de notre beau lac et de la petite famille des théologiens lausannois pour découvrir (oh étrange) une faculté avec des centaines de membres (entre 100 à 200) ? L’aventure, voir du pays, découvrir la théologie réputée de l’Allemagne, changer d’horizon, apprendre à connaître d’autres étudiants dans le monde qui étudient théologie, voilà ce qui m’a motivé et je n’ai pas été déçue !

J’ai eu la chance de loger dans le Theologisches Stift de Göttingen. Situé à 10 min. de la faculté, à 5 min. du centre ville ce lieu était parfait. Une vie intense durant les semestres entre vie communautaire (nous vivions à 36 et mangions 2 fois par jour en semaine ensemble) et travail à fournir pour l’université. Le Stift était quelque peu la carte de visite extérieure de la faculté et nous avons par ce biais là organisé des conférences et des visites. Chaque habitant de la maison avait un ministère en son sein. Je me suis tout d’abord occupée du planning de la chambre d’ami et ai eu comme deuxième responsabilité l’ordre interne entre les habitants de la maison. Ce lieu m’a permis de m’intégrer très facilement au sein des étudiants allemands et de vivre une riche expérience!

Lors d’une soirée culturelle donnée pour les amis et les professeurs un chœur a été monté… il ressemblait quelque peu au chœur de fac ! ;)

Lors d’une soirée culturelle donnée pour les amis et les professeurs un chœur a été monté… il ressemblait quelque peu au chœur de fac ! 😉

Concernant les cours, ce fut formidable. J’ai eu le plaisir de choisir mes cours et de suivre ainsi tout ce qui me passionnait. J’ai exploré des terrains inconnus tels que les cours de religions à l’école, ou la théologie de l’AT. J’ai pu également comprendre de l’intérieur ce que c’est que de travailler avec la source Q, l’intertextualité, l’exégèse théologique. J’ai découvert le luthéranisme dans son cœur avec la professeure très charismatique Frau Axt-Piscalar et la théologie du XXème siècle avec le professeur Martin Laube. Du côté de la TP, ils ont une méthodologie et une théorie développée dans bien des domaines, j’ai ainsi découvert une autre approche de la « cure d’âme » (Seelsorge en Allemand). Avec le professeur Spieckermann, j’ai pu me plonger dans la sagesse de l’AT qui comprenait un panorama de la sagesse dans le Moyen-Orient et l’Egypte ancienne. Finalement ce sont mon examen et mes 3 travaux écrits de séminaires qui m’ont permis d’avancer personnellement autant en théologie que dans la langue (travail ardu qui porte encore aujourd’hui ses fruits).

Lors d’une soirée au Stift, (à droite) les professeurs Spieckermann (AT) et Feldmeier (NT) nous ont présentés leur livre : Der Gott der Lebendigen (The God of the living pas encore traduit en français !).

Lors d’une soirée au Stift, (à droite) les professeurs Spieckermann (AT) et Feldmeier (NT) nous ont présentés leur livre : Der Gott der Lebendigen (The God of the living pas encore traduit en français !).

 

J’ai eu à côté de cela l’occasion de participer à l’orchestre de l’université, de visiter des lieux de l’Allemagne qui étaient pour moi encore inconnus, de profiter des occasions de découvrir une paroisse luthérienne et de participer au Kirchentag à Hamburg (grande fête de l’Eglise protestante allemande (EKD) qui a lieu tous les deux ans dans une grande ville de l’Allemagne).

Le Kirchentag avec comme moto le verset « So viel du brauchst » (tout ce dont tu as besoin Ex 16, 18)

Le Kirchentag avec comme moto le verset « So viel du brauchst » (tout ce dont tu as besoin Ex 16, 18)

Die Hafencity à Hamburg

Die Hafencity à Hamburg

 

 

 

 

 

 

Ce séjour m’a également permis de prendre goût à la bière (Ema en est témoin !) ainsi qu’au vin chaud pendant la période de Noël. Les marchés de Noël sont en effet de traditions allemandes et les autochtones savent cultiver ces traditions-là !

Ici le marché de Goslar

Ici le marché de Goslar

Cette expérience a été riche en découvertes : celle d’une autre culture et de nouveaux horizons en théologie. Cela m’a également permis d’approfondir mes connaissances dans la langue allemande. Je vous motive à faire une année à l’étranger cela en vaut la peine, et si par hasard Göttingen vous tente n’hésitez pas à m’écrire ! (Cf. l’annuaire du site)

 

Noémie

Article mis à jour le 27 octobre 2013