Message de la présidente de l’AESR pour la cérémonie d’ouverture des cours de l’année académique 2013-2014

Monsieur le Vice-Recteur,
Madame la présidente de la FEJUNIL
Monsieur le Doyen,
Mesdames et Messieurs les professeur-e-s,
Mesdames et Messieurs les membres du corps intermédiaire
Chers camarades étudiantes et étudiants,

J’ai le plaisir de vous souhaiter à toutes et tous, au nom de l’Association Interfacultaire des Étudiants en histoire et sciences des religions, une cordiale bienvenue à cette séance d’ouverture des cours.

Lors de la leçon inaugurale, il y a deux ans, le discours de notre association évoquait la future restructuration des plans d’études en sciences et histoire des religions. Ce processus est désormais bien entamé puisque les nouveaux Bachelor sont entrés en vigueur cette rentrée.

La mise sur pied du cursus complet en FTSR a demandé un travail colossal à la commission concernée et ne manquera pas d’en donner encore à nos conseillers aux études. Lors des réunions de la commission pédagogique, il nous a fallu nous reposer les questions centrales propres à nos disciplines et aux fondements de notre faculté : que sont les sciences des religions ? Quelles sont les bases indispensables à faire figurer dans un tel cursus ?

La complexité du plan d’études final révèle la richesse et la diversité des approches et des méthodes présentes au sein de notre faculté ; il existe plusieurs façons d’étudier les phénomènes dits religieux, plusieurs disciplines et une pluralité de sources. Cette diversité implique pour les étudiants de s’orienter vers l’une ou l’autre méthode, vers l’un ou l’autre objet.

Les choix dans un cursus impliquent une réflexion tant sur soi-même que sur son sujet d’étude. Une association d’étudiants ne peut que se réjouir qu’une faculté offre une formation qui pousse à une démarche réflexive et non à une consommation passive de la formation académique.

Cette démarche épistémologique est le propre des sciences humaines et sociales qui construisent leurs objets. C’est aussi pourquoi nous nous réjouissons de l’adjonction des « mineures » en Lettres et SSP qui offriront aux étudiants une ouverture sur d’autres outils, d’autres approches mais aussi sur des thématiques transversales aux sphères dites du religieux.

Les débats sont toutefois loin d’être terminés puisqu’il s’agira cette année de se pencher sur le cursus du Master. Les avis, aussi bien parmi les professeurs que parmi les étudiants, divergent bien souvent.

Toutefois, les discussions qui se sont déjà tenues lors d’une assemblée de l’AESR ont révélé le souhait d’un Master qui saura conserver son originalité et la richesse de ces nombreuses thématiques ; ceci tout en offrant aux étudiants sortant de notre faculté une carte de visite cohérente et attractive pour les futurs employeurs. Certains anciens étudiants nous ont fait part de la difficulté qu’ils ont eues à valoriser leur formation dont l’identité disciplinaire et les compétences paraissaient parfois obscures aux yeux des employeurs potentiels. C’est par ailleurs à ce titre que nous espérons voir les intérêts des étudiants primer sur d’éventuels autres enjeux.

J’adresse à ce propos un message d’encouragement et de vœux de succès au futur comité de l’AESR qui sera élu la semaine prochaine et qui aura entre autre la charge de s’impliquer dans ce nouveau chantier.

Pour ma part, je quitte le comité après quatre ans d’activités, qui furent très riches, tant sur le plan humain qu’intellectuel. Je profite de ce moment pour remercier les camarades avec lesquels j’ai partagé cette expérience associative.

Et il ne me reste qu’à vous souhaiter, à toutes et à tous, étudiants, membres du corps intermédiaires et membres du corps enseignants, au nom de l’AESR, une excellente année académique.

Sybille Rouiller